document sur le ski de promenade

voici un lien intéressant concernant notre activité favorite

http://archimede.datacenter.dsi.upmc.fr/revue-eps/media/articles/pdf/70106-45.pdf
Modifié il y a 7 ans
dans le même genre, en un peu plus long, un article de la revue de géographie alpine très intéressant : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rga_0035-1121_1981_num_69_3_2470
0sâ sôtre de la rài ! / Osez sortir des sentiers battus !
Modifié il y a 7 ans
documents encore d'actualité sur de très nombreux points,
Modifié il y a 7 ans
Très intéressant tout cela … :-D
Dans le premier article, on parle de Gallet, je présume qu'il s'agit de Pierre, qui fut un des piliers de l'ANCESF. je crois qu'il était prof de gym de son état et avait une approche très "pédagogique" du ski de fond mais peut-être un peu trop puriste pour le grand public, comme on peut le lire dans le second article.
En effet, on y lit qu'au delà du ski, c'est l'aspect culturel, comme dans les Pays Nordiques.
L'ANCESF ne voyait que par les skis à farter, très difficile à appréhender pour le grand public, car si le fartage permet/oblige à connaître la neige, l'apprentissage très empirique , demande du temps, de la disponibilité, de bons conseils et d'habiter proche de la neige.
Malgré tout sa fonctionnait dans les années 70 et 80. Impressionnant de voir ces skieurs qui reculaient ou bottaient et qui revenaient quand même …
Mais pour les foyers locaux, dur, dur … En effet, je me souviens de séances de défartage de skis à grande échelle au foyer de fond des Pradeaux-Grandrifs dans le Forez. On y passait beaucoup de temps, car lors de fartage poussette, une couche de plus et les skis repartaient, mais en cas de fart en tube, bonjour les dégâts …
Puis le pas de patineur est venu, avec une clientèle débarqué du cyclisme et qui avant était réticente à cause du fartage, mais une clientèle beaucoup plus sportive, pour qui l'aspect culturel passait après l'aspect dépassement de soi et compétition.
Comme le dit fort justement notre ami Jacou, le ski de fond sur piste de maintenant, c'est de l'athlétisme.
Je crois que la comparaison est relativement juste et c'est pourquoi le ski de fond sur piste a tant perdu de pratiquants. Imaginons que du jour au lendemain, les nombreux adeptes de la course à pied se retrouvent à tourner autour d'un stade et l'on divise leur nombre par X à la puissance X …
Comme il est dit dans le second article à demi mot, le ski de fond n'est pas vraiment un ski marchand, à l'image de la course à pied ou de la randonnée pédestre et le sur-aménagement des "stades" de fond a conservé les sportifs qui veulent des pistes damées "au laser" et laissé dans l'expectative les pratiquants occasionnels qui ne comprennent plus pourquoi ils doivent payer un "jambon beurre" au prix d'un" repas de noce", alors que leur désir se situe entre les deux, au niveau d'un "repas d'auberge type casse-croûte".

Et le développement de la raquette et du ski de randonnée pour les plus téméraires est le reflet de la recherche d'autre chose plus proche de la nature, plus éloigné de l'autoroute des neiges, un peu le sentier monotrace du randonneur pédestre qui n'apprécie guère la route forestière où des VTT l'y double à vitesse grand V.
Et le fondeur de "base" dans sa trace de classique bien à droite sur la bande d'arrêt d'urgence de l'autoroute des neiges a la même sensation de prendre des courants d'air quand un skateur le double.

Donc ces deux articles nous montrent un peu que le virage du passage d'une discipline confidentiel à une activité grand public n'est pas toujours facile à négocier, on l'a vu encore avec le VTT, qui patine depuis quelques années, alors que l'alpin, quoi que l'on dise ou pense, que l'on soit pour ou contre, est toujours là, générant de l'activité et des emplois.
Et à la fin, dans le développement d'une activité "touristique", l'aspect financier, donc créateur de richesse et d'emploi est celui qui demeure, loin devant l'aspect culturel, certes très respectable mais moins à même de faire vivre le bonhomme.

Modifié il y a 7 ans