Le SRN, ça casse les genoux ?

sancho a écrit :

…. va falloir que je songe à le récupérer ce "ski de fond magazine" :-D


Ton adresse par MP . Mais il s'appelle "reviens " mon exemplaire : c'est un cadeau d'un ami .

Sur le reste : j'ai observé comme toi une sacré évolution dans les idées autour du nordique .
Tu as reperé un mouvement chez certaines instances : ce ne sont sans doute pas les seules : je pense au CAF par exemple … Certaines stations évoluent aussi tout doucement .
Pour les années qui viennent , je suis tout a fait optimiste.
Une des raisons est précisément contenue dans ce sujet :
Non ! Le SRN ça casse pas les genoux …Ca casse rien du tout , c'est pas violent, c'est modeste , sympa , ça ne vise qu'à amener du plaisir , sans frime , sans compétitions , sans hélico-hosto toutes les 5 minutes .
Bien sur , on peut avoir une pratique plus engagée , le matériel le permet largement , mais le " cœur" de la pratique, c'est la ballade au grand air , les petites combes à découvrir etc …Bref , le plaisir à l'état pur .
Evidemment, les gens qui composent les instances dont tu parles ont certaines contraintes a respecter, notamment en matière d'enseignement et d'encadrement : il y a aussi les contraintes économiques des stations , mais ce sont des gens intelligents qui savent très bien que la donnée essentielle c'est de procurer du plaisir aux gens .
Modifié il y a 6 ans
Merci Robert pour ta proposition sur le ski de fond magazine, mais je dois pouvoir le récupérer pas trop loin de la maison.
Le CAF fait partie des membres du CNDN, mais ils ne sont pas dans la catégorie "immobiliste".
Je dirais même que le volume de sorties organisées par le CAF pour faire découvrir et partager du SRN, dépasse de très loin la somme des sorties proposées par des professionnels.
Ce qui me fatigue c'est que d'un point de vue instance, le SRN ça intéresse tout le monde sauf les principaux concernés qui auraient un rôle facile à jouer pour permettre la démocratisation de cette activité.
Pour le CNSNMM, le SNMSF ou la FFS: à part l'élitisme dans le ski il n'y a pas grand chose qui vaille.
Quand le monde du ski nordique est en crise ce sont eux qui sont en première ligne, mais ils sont incapables de faire une auto-critique.
Ils obtiennent des fonds du ministère pour analyser la crise et tenter de l'enrayer. Ça se chiffre en million d'euros d'argent public pour sortir le nordique de la mouise: des études marketing, des plans de communication, des aménagements de sites… Franchement c'est très bien tout ça, mais une des principales cause du problème du ski nordique en France, à mon sens, c'est que les moniteurs de ski ne sont vraiment pas intéressants pour redonner un côté populaire à l'activité. Ils sont sélectionnés uniquement sur des performances sportives et techniques, et ils sont formés à coup de bourrage de crâne élitiste. Ça donnera encore des médailles aux jeux, mais c'est pas avec ça qu'on pourra redonner un côté populaire au ski nordique.
Modifié il y a 6 ans
Je trouve vraiment dommage que le sujet initial ait dévié sur cette très intéressante discussion…!!

Dommage parce que ceux qui s'intéressent à leurs genoux perdront l'info qu'ils recherchent, et surtout vraiment dommage de dissimuler ce super sujet du devenir du SRN, sur lequel je viens de tomber par hasard… :-D


Sancho est tombé dans la marmite il y a longtemps, trouve toujours de chouettes arguments, et il possède une grande connaissance des fondements de nos activités de glisse.

Même si fondamentalement, je fais mon sauvage, et n'adhère pas spécialement au développement et à la démocratisation du SRN (la nature n'a pas besoin d'une surfréquentation), les mesures mises en oeuvre pour redynamiser le ski nordique sont intéressantes à connaitre.

En tous cas, merci Sancho pour tous ces éclairages pertinents…

Et sinon, mes genoux vont plutôt pas mal. :-D :-D
Modifié il y a 5 ans
Bonjour;
Pour revenir au sujet initial
Le SRN: risque pour les genoux?
La réponse semble possible, du moins logiquement de manière au moins aussi précise que le sont nos connaissances en matière de physique et de physiopathologie traumatique.
Partant du principe physique et anatomo-physiologique comme quoi toute limitation intrinsèque (ou externe dans le cas présent de fixation indéchaussable) du degré normal de liberté de mouvement d'une articulation (cheville ici) entraîne, dans le cas d'un forçage mécanique surpassant la capacité normale d'amortisssement/absorbtion de ladite articulation, un effort d'absorption superieur dans l'articulation voisine (genou) qu'en cas d'amplitudes normales dans la première; on devrait être en capacité d'affirmer que la présence d'une fixation indéchaussable, y compris seulement en bout de pied avec talon libre, augmente le risque de lésion dans le genou dans le cas de choc suffisament intense pour qu'un déphasage entre l'axe du ski et celui du fémur soit trop important pour que la cheville, même décollée du ski, encaisse les degrès excessifs correspondant à cette divergence (que le genou devra, qu'il le puisse ou non, lui, encaisser dans tous les cas).

Donc, en gros, un risque, à priori oui, mais seulement si choc et rotations importantes (j'axe ici l'approche sur les entorses ou ruptures des lca et lcp, ou ligaments croisés). 

La question que l'on peut se poser maintenant est:
À partir de quelle vitesse/conditions le risque sort du domaine du négligeable?

jaur
À partir de quelle vitesse/conditions le risque sort du domaine du négligeable?
C'est bien la question à se poser ! Je me suis déchiré le ligament latéral intérieur en ski de piste, à relativement faible vitesse en ski alpin, la fixation n'a pas déclenché donc pied bloqué et le genou a encaissé la rotation.
Même situation en SRN, et malgré les chaussures rigides (T4), c'est la cheville qui a souffert.





JMC
Pas trop de problème me concernant pour le moment … malgré un genou avec la moitié d'un ménisque en moins smile ! Faut dire que je suis plutôt pépère dans les descentes donc les risques sont très limités, à part mon genou droit de temps en temps récalcitrant qui ne me permet pas de pratiquer une génuflexion de rêve smile smile
May the Force be with you
J'ai essayé le SRN pour la première foi hier.
C'est super. Je contrôle bien mieux le freinage et virages qu'en ski de fond. Je vais ou je veux. Par contre l'indéchaussabilité des fixations me perturbe. Même avec le talon libre, impossible de désaxer pied et ski qui restent parallèles. "Le gars de la location m'a dit pas de risque, en cas de choc puissant ça défixera quand même". J'ai mis mon ski dans toutes les positions possibles, même en bourrinant, je reste scotché. (En espérant ne pas avoir abîmé le materiel(. 
Bref, je me régale mais je ne suis pas à l'aise en descente. Dans ma tête, même à 35km/h à peine, une branche ou une pierre = un ligament …
Existe-t-il des skis de randonnée alpine avec écailles?
Ou des skis de randonnée nordique avec saut de fixation déclenchable?
Car le type de terrain qui m'attend est le suivant: pente assez prononcée précédée de long plateau d'altitude.
A ma connaissance ça n'existe pas. Si le terrain est plutôt vallonnée le SRN avec peaux est intéressant, si en revanche tu grimpes constamment surtout avec de fortes pentes et des descentes raides la rando alpine est plus adaptée.
May the Force be with you