Méfiez vous des vaches... et oui des vaches!!!

Cyrille M a écrit :
Robert a écrit : C'est très con ou quoi , un Patou ? Ca sait pas faire la différence entre un homme et un loup ? Normalement, c'est plutot futé un chien , et en plus, ça se dresse ! Quand j'apprends qu'un patou s'est attaqué a un randonneur, ça me laisse songeur : c'est un peu comme si on me disait qu'un chien d'avalanche a chercher a bouffer le type qui était coinçé sous la neige !
+1 avec Robert, moi aussi l'agressivité du patou me laisse dubitatif, ca ressemble pas aux chiens, et encore moins à des chiens vivants libres et en pleine nature…
Je ne sais rien des patous. Rien.
Mais je sais l'évolution de deux de nos femelles sloughia. Sur la portée de huit chiots, deux étaient blanches : Pôlaire et Palmyre. Trois nous sont restés sur les bras, pas vendus à temps, Pôlaire, Pénélope et Patchouli. Et ça bouffe, des jeunes sloughis… Ça bouffe même des dictionnaires, ou même des tubes de médicaments qu'ils n'auraient jamais dû approcher. Pôlaire était affectueuse et collante, très dépendante de l'homme, contrairement à Patchouli, physiquement superbe et fort, mais très peureux. Pénélope était la plus intelligente pour un lévrier, fort joueuse, peu peureuse. Sortir les quatre chiens était une épreuve physique insoupçonnée, dont je suis le seul à ne pas avoir eu le dessous, à ne jamais les avoir suivis ni sur le ventre ni sur les fesses. Papa s'est fait renverser par leurs paniques. Ma soeur aussi, et notre mère souvent.
Tous trois avaient la queue qui faisaient des moulinets quand ils entendaient dans la cour le cliquetis de la roue libre de ma mopette, dans la cour de l'immeuble cinq étages plus bas. La fête totale quand j'entrais…
Les deux derniers cités sont morts empoisonnés : ils ont bouffé une boulette empoisonnée, disposée par quelque ennemi de leurs nouveaux propriétaires respectifs. Notre mère a donné Pôlaire à ceux qui lui avaient déjà acheté Palmyre. Deux ans plus tard, je suis passé avec ma jeune épouse à cet Hôtel d'Angleterre à Mamers. Pôlaire et Palmyre étaient constamment attachées sous l'escalier, et étaient devenues folles à lier. Le proprio les a fait sortir sur un terrain voisin, tenues par le valet de l'hôtel. En une demi-heure, jamais Pôlaire ne m'a reconnu, n'a accepté que je l'approche, folle de peur et de rage pour le restant de ses jours.
Voilà : un chien, ça réserve plein de surprises, selon leur expérience qui nous est généralement inconnue.
Neuf ans plus tard, avec mon épouse et nos deux aînés, nous avons repris le beauceron d'une femme qui était submergée sous ses chiens. Il a toujours été féroce envers les inconnus, et les autres chiens. Il a mordu une infirmière qui m'avait écarté, un peu bourrue. Il a fallu l'euthanasier. Pourtant Bertrand l'aimait bien, son Nabis qu'il appelait "Papita !". Il nous a fait des dégâts immenses : sièges des véhicules déchiquetés, porte défoncée, encadrement de porte gratté jusqu'à la brique, etc.
Je ne suis nullement surpris des surprises fort pénibles que certains patous nous font. Des compte-rendus de randonneurs en Bulgarie, Turquie, Macédoine, Roumanie font état du danger certain présenté par les chiens de bergers, et de l'absence totale de coopération des bergers avec les randonneurs.
Modifié il y a 12 ans
Témoignage très intéressant Jacques, c'est sur que la facon dont on vit avec les chiens, influence grandement leur comportement envers l'homme…
Modifié il y a 12 ans