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SRN : vous n'êtes pas obligé de faire du Telemark !

Les vidéos de Sancho :

<center><iframe frameborder="0" width="480" height="276" src="http://www.dailymotion.com/MonNuage"></iframe><br /><a href="http://www.dailymotion.com/video/xhcwa9_montagnes-du-jura-ski-nordique_travel" target="_blank">Montagnes du Jura : ski nordique</a> <i>par <a href="http://www.dailymotion.com/MonNuage" target="_blank">MonNuage</a></i></center>

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Praticien du Ski Sauvage.
Modifié il y a 7 ans
Bien, les videos !
Oui, mais …dans la vraie vie , on skie comment ?

En fait avec ce type de matériel, sur piste, je doute
qu'il soit possible de skier au delà des pistes bleues
à moins d'ètre très très fort . Qu'en pensez vous ?
Modifié il y a 7 ans
Tout dépend de la qualité de la neige, bien plus que du skieur.

Il est possible par neige douce et régulière pour un bon skieur de faire des virages dans du bien raide… loin du SRN.

Le même skieur dans une croûtée jurassienne infâme et crée par la bise fera du pas tournant, ou au mieux du stem sauve qui peut.

Cela dit, ce matériel large est plus stable et tolérant que les anciennes lattes toutes fines.

Avec des Annums ou des Epochs, on peut prendre un réel plaisir en descente sur des pentes larges, en bonne neige… comme une piste bleue non balisée loin des stations.

Ah, les prairies de Bois d'Amont… il va y avoir du nouveau pour les amateurs de bois dans ce coin là.

Talon libre
Libère ton talon, libère ton esprit…
http://www.montagn.com
Modifié il y a 7 ans
Dans la vraie vie, on apprend soit seul, soit grâce à des amis qui peuvent être de plus ou moins bon conseil, soit avec des gus en rouge ou en bleu qui s’évertuent à traduire, au travers d'un discours technique juste, ce qui se passe lorsqu'on glisse.
C'est très bien de pouvoir décrire la mécanique des forces qui interviennent dans un virage de skieur, c'est très bien d'avoir un éventail d'exercices péda, avec une progression à mettre en oeuvre, mais je crois qu'il manque une dimension psychologique importante qui n'est pas suffisamment prise en compte dans le cursus des moniteurs et qui pourrait être utile à la transmission des plaisirs de la glisse.

Avec - 20°C et 50km/h de bise on voit encore des parents assez fous pour laisser leur gamins en cours de ski, et on voit même des moniteurs qui pensent qu'ils sont en train d'enseigner du ski.
Quand un client à froid, faim, envie de pisser ou a peur, c'est inconfortable, ça ne sert à rien de lui expliquer comment ces skis peuvent lui apporter du plaisir tant qu'on a pas solutionné ces autres problèmes.
Les barrières sont dans nos têtes, la peur est le principal frein à l'apprentissage, mais si j'ai froid, j'ai froid et faut que je me réchauffe avant de songer à faire autre chose.
La peur peut être consciente ou inconsciente.

On peut prendre la pire des têtes brûlées, qui n'y connait rien au monde de la glisse et qui affirme qu'il n'a pas peur de la mort, on peut le poser au dessus d'une pente et l'envoyer en trace directe sans une explication, il finira par soit se raidir et perdre l'équilibre, soit par faire un arrêt Briançon, mais il ne fera en aucun cas de petite godille du premier coup.

Dans l'apprentissage, la grande majorité des chutes ne sont pas liées à de vraies fautes techniques mais à deux types de réactions qui ne sont que la manifestation de nos appréhensions: soit le cheval se cabre devant l'obstacle, on se raidit, le vent s'engouffre dans les branches trop raides et on mange la neige; soit les cuisses flanchent non pas par manque de puissance mais parce que oups! on a glissé.
On a tous en nous des instincts de survie qui nous poussent à réagir de la sorte en ski quand la situation devient critique soit par manque de maîtrise, soit par appréhension d'un élément extérieur qui craint (approche d'une bassine, d'un arbre, d'une cassure dans la pente…smile soit souvenir d'un trauma qu'on pense passé depuis longtemps… .

Pour progresser, il faut réussir. Et pour réussir il faut que le défi qui suit, soit proche de ce que je connais déjà. Ensuite on prend confiance en répétant ses gammes sans se planter.
Si je me plante après avoir réussi plein de fois, là j'apprends vraiment.
Si en essayant je tombe sur mon séant, c'est que j'ai manqué de confiance en moi au départ de la situation, et du coup je n'ai pas vraiment essayé, ai j'ai le droit de recommencer avec plus de conviction.
Si ça fait 3 fois que j'essaie et que je me tâle les fesses, faut vite que je revienne sur du plus basique pour aujourd'hui et peut être que ça ira mieux demain.

Si je suis bien parti puis que j'ai fini par me raidir avant de me déséquilibrer sans même avoir anticipé de quel côté j'allais chuter: c'est que je me suis déjà plus engagé, en tous cas suffisamment pour ne plus pouvoir décider de tomber sur les fesses, je devais donc être plus proche, mais j'ai douté. J'ai le droit de penser qu'au coup d'après je ne vais pas me raidir, mais si ça ne marche pas faut que j'arrête de me faire violence car je vais rentrer en passant par la case urgence.

On peut apprendre seul par essai erreur si on est capable d'avoir une image précise de ce que l'on veut faire, de ce que nous faisions avant la chute, et en ayant conscience qu'il ne faut pas non plus trop se faire violence dans l'apprentissage.
Car si je pousse le bouchon trop loin dans mes nouvelles mises en situation, mon inconscient sécuritaire va très vite me rappeler qu'une petite chute bien placée, représente un danger bien moindre pour sa survie qu'un défi sur-dimensionné par rapport à la maîtrise que j'ai de mes planches. On stagne dans l'apprentissage quand la chute est inconsciemment devenue un refuge.
Pour sortir de cette spirale, il faut un brin de volonté et de bons choix de terrains en fonction de la neige pour tenter d'atteindre des objectifs réalisables.
Quand j'étais dans le cursus du BE, j'ai croisé un cinquantenaire passionné de saut à ski, qui avait décidé de s'y mettre, il n'avait jamais sauté, et il a progressé suffisamment pour réaliser son rêve de passer sur grand tremplin avec des skis de saut. Il a réussi sans avoir à passer par la case médecin, s'il avait du y aller où s'il s'était mis dans des situations trop effrayantes, il n'aurait sans doute jamais atteint son but.

Un petit pas suit un autre petit pas, si je grille une étape, la progression se ralentie voir même elle s'arrête.
Dans le domaine des possibles, j'ai connu un septuagénaire qui avait découvert la glisse à l'age de la retraite et qui était inscrit sur un séjour d'une semaine sur les crêtes, et même un octogénaire qui après un séjour crêtes est revenu pour un week-end d'initiation au télémark.
Il ne suffit pas de vouloir pour pouvoir, ni de vouloir et de comprendre la théorie pour pouvoir; la progression en ski c'est comme un escalier en spirale que l'on se construit, il y a des paliers, des marches, des hauteurs de contremarche à définir. Certaines fois il ne faut pas hésiter à redescendre d'un étage pour être bien sûr qu'on a rien fait de travers au niveau inférieur, car si à la base la spirale est bancale on se fera toujours rattraper par la gravité avant d'avoir atteint la hauteur espérée.

Modifié il y a 7 ans
Robert a écrit :

En fait avec ce type de matériel, sur piste, je doute
qu'il soit possible de skier au delà des pistes bleues
à moins d'ètre très très fort . Qu'en pensez vous ?

Dans le cursus du BE fond on s’entraîne sur piste rouge avec des skatings pour être noté sur de la fluidité dans des murs de bleu.
Avec un annum et une paire de bcx, sur la piste rouge de la vidéo ça laisse une vraie marge. Est ce que ça veut dire que je suis très très fort?
Je crois pas, en tous cas dans le BE j'étais pas major de promo en descente. C'est un concept matériel qui renaît de de ces cendres, mon arrière grand père avait les mêmes en juste un peu plus long et lourd. C'est un ski de plaisir tout neuf dans les rayons de nos magasins, je pense que c'est amené à devenir populaire, et avec encore un peu de temps on devrait voir émerger des vidéos de vrais super méga forts en descente.

Entre ce genre de skis et les vieux skis droits d'avant je pense que tu dois te découvrir des nouveaux talents de descendeur tous les jours. Encore quelques à priori à laisser tomber et tu nous tourneras peut être des backflips dans les hivers à venir :lol:
Est ce que tu as déjà essayé tes époch avec des chaussures hautes de tk plastique? ça se manie comme des skis de tk, voir même mieux en certaines situations (forêt)
Je vois déjà talonlibre se fâcher tout rouge, mais je pense que ça aide à se rendre compte de la maniabilité du ski, même si je suis d'accord qu'après on ne sent plus rien sous ses doigts de pieds maître Jedaï.

Et je rejoins talonlibre, un annum dans une grosse couche de poudre, c'est no limit dans le degré de pente.
Modifié il y a 7 ans
Toujours aussi interessants, tes posts , Sancho .
Ma réflexion sur la limite d'utilisation du matériel de SRN en station aux pistes bleues mérite quelques explications . C'est vrai qu'objectivement on n'a guère que les limites qu'on s'est fixé dans la tète …

Pour autant je maintiens l'essentiel de ce que j'ai écrit : Le classement de leurs pistes par les
stations est loin d'ètre un système parfait mais il a le mérite d'exister et il permet d'apprécier sans trop d'erreur les difficultés objectives qu'on peut rencontrer . Bien souvent c'est assez déroutant : certaines pistes sont classées rouges ou noires alors que leurs pentes sont, dans l'ensemble ,assez moderées et on se demande parfois si la station n'a pas surclassé l'une ou l'autre de ses pistes pour flatter l'égo de ses clients !
En fait , j'ai observé que ce classement correspond tout de mème et avec une bonne dose de fiabilité au niveau de difficulté maximum qu'on peut rencontrer sur le parcours ( pentes, bosses etc) et cela, dans les conditions de neige les plus défavorables .Donc , ce que j'écrivais peut parfaitement ètre corrigé en précisant que dans de bonnes conditions de neige et en gardant a l'esprit qu'on n'est jamais a l'abri des surprises , les pistes d'une station ne sont pas -en principe-inabordables ….Mais , si j'ai évoqué le niveau piste bleue comme limite d'utilisation des pistes de station pour un skieur évoluant avec un matériel de SRN mème le mieux adapté , c'est en ayant a l'esprit que ce qu'on trouve généralement dans les sations, c'est :

1° Un terrain qui ressemble a de la neige , mais qui n'en a plus que l'aspect ….J'exagère a peine : C'est une neige dammée et re-dammée à grands coups d'engins en tous genres de façon a durer le plus longtemps possible dans la saison qui ,le matin a la consistance d'un revètement de béton dont la surface est légèrement grattée pour lui donner un petit air appétissant et qui a mesure que la journée s'avance ressemble a une soupe au navet .
2° Des skieurs bien lourds , chaussées de grosses bottes bien lourdes avec des skis bien lourds et bien affutés et qui n'ont qu'une idée en tète : parvenir le plus vite possible au bas de la piste …
En fait , la " neige " des stations , c'est avant tout un revètement de sol parfaitement calibré pour un type de skieur souvent pressé et lui mème passablement calibré !
C'est là qu'est la difficulté : L'enfer , c'est les autres …En station ,équipé en SRN s'aventurer
sur une " rouge " , c'est un peu comme s'aventurer à vélo sur une autoroute bien glissante ou la vitesse ne serait limitée ni pour les voitures, ni pour les camions !

Est-ce que j'ai déja essayé mes Epoch avec des chaussures de tlk plastique ? Non , mais c'est une suggestion que je vais suivre , c'est effectivement un type de ski qui se prète bien a l'experimentation scientifique . Je caressais l'idée de m'acheter une paire de ces petites
merveilles :

http://www.andrewshoes.com/dettaglio_prodotto.php?cat=2&id_p=16&lang=it

Elles ont l'avantage ( considérable ) d'ètre en cuir et d'ètre cependant tout aussi rigides que des coques plastique . Le seul inconvénient , c'est qu'on ne peut absolument pas marcher a peu près normalement avec ça . Vu le prix , j'ai renonçé et je me contenterai de louer à l'occasion une paire de pompes plastique pour faire l'essai . Je te raconterai !
Modifié il y a 7 ans
je dois etre completement debile mais en general quand j'allais sur les pistes de ski alpin je prenais du materiel alpin,faut il etre bete!Par contre Robert je trouve tes godasses epatantes sur un plan esthetique,sont fort ces Italiens,dommage que je ne le sois qu'a moitié.
Modifié il y a 7 ans
Les pistes restent un bon endroit pour accumuler du dénivelé négatif (des descentes) et affiner sa technique.

Le matériel moderne de SRN passe bien sur les pistes.

Un peu de hors-piste de proximité permet de faire des essais dans toutes les neiges et de s'améliorer.

Je n'adore pas les remontées mécaniques mais elles permettent de progresser…

Talon libre
Libère ton talon, libère ton esprit…
http://www.montagn.com
Modifié il y a 7 ans
christian8 a écrit :
je dois etre completement debile mais en general quand j'allais sur les pistes de ski alpin je prenais du materiel alpin,faut il etre bete!

Oui, a priori ! :-D

Mais , en fait sans compter l'usage d'"apprentissage " que
signale Talonlibre, si le SRN devait se répandre d'avantage, je ne serais pas surpris de voir certaines sations offrir des prestations dans cette direction : quelque chose qui combinerait la possibilité de faire
des itinéraires interessants avec l'usage de certaines remontées mécaniques : Il me semble qu'a Autrans ils ont experimenté une combinaison ski de fond et remontées mécanique pour l'accès a la Molière . Dans un domaine un
peu différent, je crois que Chamrousse fait une offre pour
les randonneurs alpins …

Les grosses bottes que j'ai signalées ne sont pas seulement
belles : elles sont aussi hyper-confortables et je ne crois pas que des " tout-plastique " seraient supérieures en termes de rigidité . Si ce genre d'objet te tente et si
te débrouilles en italien , contacte les : ils sont très
sympas . En tout état de cause il faut absolument prendre une pointure au-dessus de celle qui est indiquée .
Modifié il y a 7 ans
La piste est un bel outil pour progresser, en tous cas c'est mieux d'expérimenter son matériel de srn dans ses premières descentes sur piste que sur de la neige croutée.
C'est certain que cela présente un certain nombre d'inconvénients: le bruit, les bolides et le prix…
Avec la gratuité sur le domaine de Métabief, et en appréciant la descente en SRN, j'ai déjà trouvé une belle palette de parcours où les skieurs alpins ne peuvent aller. Au premier rayon de soleil après une chute de poudre, en utilisant quelques remontées et en tirant des bords on a vite fait de prendre du caviar en descente. Si on arrive à faire abstraction des quelques artifices utilisés, on y prend vite goût.
Modifié il y a 7 ans