fin de la gamme Madshus Eon Epoch Annum


Modifié il y a 3 semaines
Je crois que vous avez bien malheureusement fait le tour du problème.
J'aime bien l'analogie avec le "gravel" et le bon sens, le truc un peu bâtard qui n'excelle nulle part sauf dans une certaine polyvalence.
Mais quel a été l'impact des manifestations de gravel sur sa reconnaissance…et les ventes…?



Modifié il y a 3 semaines
Gedryg
Un mot tabou dans le forum : "compétition"
suis fin prêt pour une compét de … planté de tête !smile
plus sérieusement, tu la verrais comment cette compét ? genre du ski-alpinisme mais sans peau, talon libre ?
Que la fente soit avec vous !
Je vais un peu me contredire, mais quand le Telemark est sorti de l'anonymat, des compétitions et manifestations se sont organisées, mais je n'ai pas l'impression que 3 décennies plus tard il est bien décollé (… sauf le talon évidemment smile). Mais contrairement au SRN, les fabricants de fixations ont planché sur des innovations !


stofdefou
genre du ski-alpinisme
sauf que le SRN c'est aussi du plat…
Et c'est peut-être bien là tout le problème… pour expliquer aux gens ma pratique quand je leur dis que je vais ou suis allé skier smile
Modifié il y a 3 semaines
J'ai lu l'analyse intéressante, complète et détaillée de TVE1964 et je me suis déjà arraché quelques cheveux à la simple évocation du mot tabou, prononcé par Gedryg.

Stofdefou pourra témoigner… j'ai participé à la compétition de planté de groin en utilisant mes skis de 55 mm dans une neige lourde en pilotage sans visibilité.

Je skie avec des outils qui varient de 55 mm à 114 mm au patin… je préfère les chaussures souples aux plus rigides.

Le champ du SRN est étendu…

La difficulté principale vient du fait que le ski nordique a trop souvent été réduit à la seule compétition sur pistes damées et aux grandes courses populaires.

Le SRN progresse lentement mais sûrement avec des adeptes plus nombreux chaque hiver, du moins dans le Jura.

L'offre en matière de skis et de chaussures est assez large pour un petit marché… les chaussures pourraient être améliorées et les fixations aussi (en réalité, j'aimerai que Rottefella produise à nouveau la Riva de première génération parfaitement adaptée à notre pratique).

Par contre, notre terrain de jeu se réduit entre le manque d'enneigement et la multiplication des zones de quiétudes (nécessaires et utiles à la préservation de certaines espèces).

Le SRN est trop souvent oublié et traité par-dessus la jambe dans la formation des enseignants de ski alors qu'il constitue une alternative intéressantes, un bon moyen de gagner sa vie les hivers à faible enneigement.

Talon libre
Libère ton talon, libère ton esprit…
http://www.montagn.com
Modifié il y a 3 semaines
N_75
sauf que le SRN c'est aussi du plat…
bien sur, et même essentiellement en fonction des terrains.
le SRN, pour moi,  c'est du vagabondage, se balader en dehors des traces et infrastructures "mécanisées", peu importe les skis, chaussures et fixations.
Comme beaucoup ici, j'ai pratiqué le ski de fond, tant alternatif que skating, que ce soit en "compétition", (la première fut le "paris givré" et c'est du reste comme ça, qu'habitant alors Paris, j'ai découvert les Belles Combes et en suis tombé amoureux…smile ou pour faire parti d'un groupe.
J'ai aussi beaucoup fait de SRA, prolongement des mes activités d'alpiniste amateur. J'ai aussi fait beaucoup de randos avec des skis de fonds…
Alors, pourquoi je vous raconte tout ça ? Et bien pour moi, le SRN, c'est un peu comme une synthèse des ces pratiques de glisse: pouvoir aussi bien faire une sortie "plate" et manger la fondue, que se taper une bonne grimpette avec, peut être, la récompense d'une belle descente, tout ça sur une sortie…
Pour ça, le Jura (mais pas que) est idéal.
Concernant le matériel, je ne me suis jamais autant amusé que depuis que j'ai les Annum, je préfère les chaussures en cuir (même si aujourd'hui j'ai ressorti les Excursion à lacets) et les N75 (car j'ai toujours eu ça et pas vraiment essayé autre chose !)
Il y a quand même un large panel de matériel de SRN et donc de quoi satisfaire les pratiques de chacun, sachant que le ski universel, pas plus que la chaussure parfaite, ni la fixation idéale n'existe…
talonlibre
Stofdefou pourra témoigner…
j'ai même des preuves… smile
Que la fente soit avec vous !
N_75
J'aime bien l'analogie avec le "gravel" et le bon sens, le truc un peu bâtard qui n'excelle nulle part sauf dans une certaine polyvalence.
Mais quel a été l'impact des manifestations de gravel sur sa reconnaissance…et les ventes…?
Je ne suis pas spécialiste, mais je pense qu'il est très difficile de mesurer les ingrédients de la pâte une fois qu'ils sont mélangés. Les manifestations réseaux sociaux, et globalement exposition sur internet sont "indispensables" pour lancer un nouveau sport (ça n'en est pas un) ou une nouvelle mode (c'en est une). Mais je sais que c'est le créneau le plus dynamique du vélo (hors VAE) (pas les plus gros volumes, bien évidemment).

Les modes ont besoin d'un terreau fertile pour prendre . Ce n'est que sur la durée qu'on voit si elle ne sont que ça ou si elles se transforment en pratiques plus durables.

Dans le cas du gravel, je pense que le virage vers une pratique sportive mais qui délaisse le bitume bien lisse et les chronos est clairement dans l'air du temps. On n'arrête pas de parler d'"aventure" en vélo gravel, qui n'est ni plus ni moins que de l'itinérance en autonomie (tiens tiens, ça ne vous rappelle pas une autre pratique?smile). Moi qui fais du vélo en étapes sur plusieurs jours, en VTT rigide antédiluvien ou randonneuses depuis 30 ans, ça me fait évidemment marrer de voir les jeunes (et moins jeunes) se sentir les pionniers (comme moi à la fin des années 80 sur mon VTT). Mais j'ai vite compris qu'il faut pas les priver de ce sentiment. Ca ne sert que mon mon propre égo. Ils ont besoin de ça.

Je digresse, mais un peu volontairement car je pense que le SRN serait finalement plus attractif s'il était promu comme le "ski d'aventure" plutôt que comme le énième sport de glisse. Les raquettes ça n'asticote pas les hormones des jeunes. Mais se faire une escapade au contact direct de la nature, avec l'adrénaline de pouvoir se perdre si on fait n'importe quoi, de se faire la petite fondue dans un abri/buron/cabane, de skier sous la pleine lune et de conserver avec tout ça le plaisir de la glisse, je pense que ça serait plus attirant.

Le gravel se distingue du vélo de voyage/cyclo-camping par une approche plus légère, du matos (soi-disant) simple, l'idée d'aller vite et loin, où je veux, route et chemins, sans prise de tête. Ne serait-il pas intéressant de promouvoir le SRN avec une approche similaire: plus léger, compatible piste et hors piste, pas de pulka mais un équipement plus léger genre SRA, plus tourné vers l'itinérance que les sommets (mimic du SRA).
J'ai déjà pensé que les collectivités (communes, PR, etc.) devraient tenter de développer un peu les abris de construction légère, assez spartiates mais permettant de s'affranchir de la tente pour le public des VTTistes/graveleux en itinérance l'été. Et en rédigeant ce post je me dis que ça pourrait aussi servir l'hiver sur des itinéraires de traversées. Dans mon coin (Sud Massif Central) on pourrait faire des choses pas mal pour des W-E ou même plus pour des traversées ou des boucles genre GR de Pays avec ce type de relais. Y  a que dalle en infrastructure pour les randos hivernales à part certains spots (hauts plateau ardéchois je crois). C'est bien ce que les finlandais proposent dasn leurs parcs, non?

A voir ce que vous en pensez.

En fait , j'avoue ne pas être certain de vouloir que la pratique se développe tant que ça compte tenu du nombre assez restreint de spots pour cette approche; et du nombre de jours avec de la neige pour en profiter smile… Gros égoïste que je suis!!
tve1964
On n'arrête pas de parler d'"aventure" en vélo gravel
Tout comme pour le SRN, il n'y avait pas de matériel réellement dédié, il fallait faire avec ce que le marché proposait, soit "routiser" un VTT tout rigide ou se casser le dos sur un vélo de cyclo-cross, soit apprendre à s'en sortir avec des allumettes. Car depuis une quinzaine d'années, le marché du SRN a élargi son offre et propose désormais un matériel autrement plus facile à dompter pour un novice, et autrement plus amusant pour les autres (même sur les skis les plus étroits de la gamme).

tve1964
je pense que le SRN serait finalement plus attractif s'il était promu comme le "ski d'aventure"
J'ai l'impression que le marché automobile l'a bien compris. Il y eu la mode des gros 4X4 pour passer les trottoirs comme on disait, la mode écologique les a mis au rebus, et les firmes ont inventé les SUV. J'ignore complètement ce que cela veut dire, mais je constate qu'un filon a été découvert, grosses campagnes marketing sur fonds de magnifiques paysages à l'appui.
Je déteste les anglicismes, mais je suis prêt à penser que le terme "backcountry" serait plus apte à éclairer le public sur une pratique pourtant ancestrale.
Mais personnellement peu m'importe que le SRN se fasse une place au grand jour…sauf peut-être qu'il puisse reprendre "les parts de marché" parties vers la raquette il y a 30 ans, pour ne plus avoir à ronchonner toutes les fois qu'il me faut faire mordre mes écailles dans les trous laissés par les raquettes sur les chemins smile. Et sauf que faute de demande, les fabricants délaissent pour de bon le créneau du SRN. Cela a failli pour le présent sujet, c'est acté pour la Garmont/Scott Excursion, Voilé vend des fixations norme 75 mais ne les accepte pas sur ses propres skis, à qui le tour…

tve1964
C'est bien ce que les finlandais proposent dasn leurs parcs, non?
A la différence (pour ce que j'en connais) que le mot respect se trouve encore dans le dictionnaire finlandais, mais qu'il a malheureusement disparu du français…
tve1964
En fait , j'avoue ne pas être certain de vouloir que la pratique se développe tant que ça compte tenu du nombre assez restreint de spots pour cette approche; et du nombre de jours avec de la neige pour en profiter smile… Gros égoïste que je suis!!
justement (et je pense ne pas être le seul) autant je pousse volontiers des débutants vers des professionnels de SRN pour découvrir l'activité, autant je trouve le balisage d'itinéraires (souvent communs à la raquette) injustifié (sauf à justifier une redevance… ) Par exemple, sur le Haut Bugey, ou le Jura Sud, les rencontres sont exceptionnelles, tant les pratiquants (surtout en raquettes) se concentrent sur les itinéraires balisés, voir damés… et finalement, tant mieux. Moi aussi, en gros égoïste que je suis, ça me laisse plus de place pour faire ma trace smile
Que la fente soit avec vous !