Grand Test comparatif de vestes imperméables légères

Mes manips génèrent une pollution certaine au solvant pétrolier.
Il y aurait peut-être la place pour un artisanat, qui s'équiperait de machines à condensation de solvant comme en pressing, pour récupérer et recycler le solvant que je disperse généreusement au voisinage, du haut de mon balcon venté.
 
Le premier risque commercial pour ces éventuels artisans, est celui des efflorescences blanches qui surviennent parfois. Il me semble que c'est surtout si le mastic en cartouche était acétique. Ça ne me dérange guère si le vêtement d'origine était camouflé : le motif est juste un peu plus compliqué, ce qui ne dérange guère la faune. Mais cela indigne ma compagne, si je lui étanche ainsi les coutures de la pélerine rouge que je lui ai achetée. Coquetterie et narcissisme féminins obligent…
 
Sous ces deux réserves, j'estime que le siliconage de vêtements qui auraient dû être imperméables, et qui ne le sont pas ou qui ne le sont plus, ou de toiles de tentes, ponchos ou "bashas" qui ont vieilli, pontages de kayaks pliants, est une solution qui permet d'éviter bien du gaspillage, double ou triple la durée de vie utile d'un textile à prétentions techniques de plein air.
 
Le pseudo belge "Bison" avait diffusé une photo de sa compagne dans un chemin boueux, rapidement vêtue puis dévêtue, au fil des averses, d'une pélerine à prix modique de chez D4. Il en précisait les deux défauts d'origine :
 
Etanchéité = 0,5. Mais cela se corrige au silicone.Respirabilité = 0. Mais cela se gère.Selon lui, l'avantage certain, est que c'est assez petit pour tenir dans une sacoche banane devant le marcheur, qui n'a pas à toucher à son sac à dos ni pour mettre, ni pour enlever la pélerine.
 
 
Modifié il y a 10 ans
Robert a écrit :
Cette recette pour siliconer une veste en G-tex est digne de Troisgros …
Faudra que j'essaye : Ca me fait penser a un vieux truc de scouts pour imperméabiliser les cartes de rando : Un grand bol de " nouilles " de polystyrène ( ces trucs qu'on trouve dans les paquets postaux pour caler un contenu fragile ) on verse dessus de l'acétone , on obtiens un liquide pâteux et translucide qu'on étale sur la carte au pinceau.
Pas bon pour la santé , mon truc : il faut opérer au grand air ….J'en cause juste pour l'anecdote, je ne recommande pas !
Le siliconage, ça marche aussi pour les cartes. Là encore, la grosse contrainte est d'avoir assez de place à plat, ventée et sans pluie, pour faire sécher plusieurs heures, sinon gare aux collages.
Pour la sortie en kayak sur la Loire de l'an dernier, j'avais commencé la tâche trop tard, et avais juste siliconé simple face. Alain, dit "Cariacou", plus expérimenté, avait siliconé en deux couches sur chaque face. Là le résultait était impeccable sur le terrain.
Modifié il y a 10 ans
Jacques a écrit :
Le siliconage, ça marche aussi pour les cartes. Là encore, la grosse contrainte est d'avoir assez de place à plat, ventée et sans pluie, pour faire sécher plusieurs heures, sinon gare aux collages.
Pour la sortie en kayak sur la Loire de l'an dernier, j'avais commencé la tâche trop tard, et avais juste siliconé simple face. Alain, dit "Cariacou", plus expérimenté, avait siliconé en deux couches sur chaque face. Là le résultait était impeccable sur le terrain.
Merci Jacques pour ces conseils de bricolo-baroudeur, j'adore ! J'ai non seulement bookmarqué ce sujet avec soin, mais en plus j'ai mis en pratique ta méthode de "siliconage". J'avais déjà entendu parler de la recette de frigolite + acetone, mais l'acétone, beurk beurk beurk… à priori je préfère donc la tienne.
J'ai agis sur le haut et le bas de mes sacs à dos, sur le tapis de sol de ma tente Gossamer, ainsi que sur la carte des "Julische Alpen", où je vais essayer (je dis "essayer" car les contraintes familiales sont relativement nombreuses… pfff…smile de faire un trek de quelques jours à l'assaut du Triglav, à partir du lac de Bohinj (si quelqu'un connaît je suis preneur de ses conseils).
J'ai fait les sacs-à-dos il y a quelques semaines, mais je n'ai pas encore pris le temps de tester vraiment sous la pluie pendant plusieurs heures. En tout cas quelle puanteur de wite-spirit ! Il a fallu une bonne semaine avant que l'odeur ne parte. Rien que d'y penser, j'en ai encore mal de tête.
Par contre, j'ai siliconé la tente et la carte hier, l'odeur était bien moindre. Je ne sais pas pourquoi, le même silicone, le même white spirit pourtant. J'ai enduit la carte des deux côtés, mais je trouve que le revêtement est assez "poisseux", c'est normal ? Un jour pourtant que ça sèche, dans un endroit venté. Que dois-je faire ? Essuyer le surplus de silicone ? Avec quoi ? Du papier essuie-tout ? Je me demande si je n'en ai pas trop mis, autant sur de la grosse toile la purée de silicone s'absorbe bien, au point qu'il faut en mettre deux couches parfois, autant sur le papier, ça absorbe beaucoup moins. Merci.
"Personne ne nous oblige à prendre notre voiture là où il est plus facile d'aller à vélo/ski." (Bernard F., philosophe du 21ème siècle)
Modifié il y a 10 ans
BernardF a écrit :
Merci Jacques pour ces conseils de bricolo-baroudeur, j'adore ! J'ai non seulement bookmarqué ce sujet avec soin, mais en plus j'ai mis en pratique ta méthode de "siliconage". J'avais déjà entendu parler de la recette de frigolite + acetone, mais l'acétone, beurk beurk beurk… à priori je préfère donc la tienne.
J'ai agis sur le haut et le bas de mes sacs à dos, sur le tapis de sol de ma tente Gossamer, ainsi que sur la carte des "Julische Alpen", où je vais essayer (je dis "essayer" car les contraintes familiales sont relativement nombreuses… pfff…smile de faire un trek de quelques jours à l'assaut du Triglav, à partir du lac de Bohinj (si quelqu'un connaît je suis preneur de ses conseils).
J'ai fait les sacs-à-dos il y a quelques semaines, mais je n'ai pas encore pris le temps de tester vraiment sous la pluie pendant plusieurs heures. En tout cas quelle puanteur de wite-spirit ! Il a fallu une bonne semaine avant que l'odeur ne parte. Rien que d'y penser, j'en ai encore mal de tête.
Par contre, j'ai siliconé la tente et la carte hier, l'odeur était bien moindre. Je ne sais pas pourquoi, le même silicone, le même white spirit pourtant. J'ai enduit la carte des deux côtés, mais je trouve que le revêtement est assez "poisseux", c'est normal ? Un jour pourtant que ça sèche, dans un endroit venté. Que dois-je faire ? Essuyer le surplus de silicone ? Avec quoi ? Du papier essuie-tout ? Je me demande si je n'en ai pas trop mis, autant sur de la grosse toile la purée de silicone s'absorbe bien, au point qu'il faut en mettre deux couches parfois, autant sur le papier, ça absorbe beaucoup moins. Merci.
 
Moi non plus je ne maîtrise pas tout.
Bon succès ces jours-ci sur les camails attenants aux couvre-sacs D4, décrits sur un autre fil. Bon succès hier et aujourdhui sur un poncho-pélerine-à-manches-ouvrantes de chez Lidl et un poncho premier prix de chez D4. Dans ces 4 cas, j'ai pris soin de bouchonner chaque nouvelle enduction encore liquide et luisante, avec un autre pan du vêtement, pas encore enduit, pour en enlever l'excédent. Dans ces 4 cas, pas d'efflorescences blanches, bon toucher soyeux.
Mais à force d'économiser ainsi, il me restait encore un peu de camelotte dans le pot… Quoi siliconer ? Pourquoi pas le haut d'un anorak hivernal ? Et là si, voilà les déplorables efflorescences blanches ! Non je n'avais pas bouchonné… Je me sentais pressé et affamé, j'ai bâclé. Et avec les efflorescences, le toucher devient rugueux.
Avec l'épaisseur du dépôt final, le toucher devient étrange, caoutchouteux. Inconvénient que j'accepte bien sur les parkas camouflées de la BW, mais qu'on peut tenir pour un échec sur les vêtements civils, nettement plus fins et élégants.
Il est possible que le tissu contienne des apprêts, il est possible que le papier contienne des colles solubles, qui migrent dans la résine silicone, et en gênent la réticulation.
Ce que j'en retiens surtout, c'est qu'il faut faire maigre, et bouchonner immédiatement les excédents d'épaisseur. Et diluer plutôt trop que pas assez, s'assurer que le sirop soit bien fluide et sans grumeaux. Hélas, c'est du côté de la pollution maximale par le solvant.
 
 
Modifié il y a 10 ans
Bon, alors on verra, j'ai essayé d'éliminer la pellicule excédentaire avec un papier essuie-tout, ça fait des petites peluches que l'on peut éliminer petit-à-petit mais c'est fastidieux à faire, tant pis je laisse tout comme ça, on verra à l'usage, l'essentiel c'est que ça tienne l'eau et l'humidité (si ça tombe il ne pleuvra même pas, arf).
Jacques a écrit :
Et diluer plutôt trop que pas assez, s'assurer que le sirop soit bien fluide et sans grumeaux.
Pas sûr, j'ai remarqué que la liquéfaction du breuvage n'est pas proportionelle à la quantité de white ajouté, par exemple quand j'en rajoute deux fois la même quantité que celle de silicone, ça ne devient pas deux fois plus liquide pour autant, oui, il y a encore bien des réactions chimiques là-dedans qui nous échappe. Amen.
"Personne ne nous oblige à prendre notre voiture là où il est plus facile d'aller à vélo/ski." (Bernard F., philosophe du 21ème siècle)
Modifié il y a 10 ans
bonjour
et pourquoi ne pas tout simplement plastifier vos cartes???
je fais des photocopies au format A4 recto verso de mon itinéraire et je plastifie ça avec une petite machine pas cher.c'est rapide et le résultat est garanti et je garde quand même la carte d'origine à l'abri dans mon sac en cas de besoin.
Modifié il y a 10 ans
mush69 a écrit :
bonjour
et pourquoi ne pas tout simplement plastifier vos cartes???
je fais des photocopies au format A4 recto verso de mon itinéraire et je plastifie ça avec une petite machine pas cher.c'est rapide et le résultat est garanti et je garde quand même la carte d'origine à l'abri dans mon sac en cas de besoin.
En effet, j'ai déjà fait ça pour des cartes à échelle relativement grande (1/50.000) mais pour du 1/25.000, et pour un trekking de plusieurs jours, il te faut pas mal de photocopies A4, non ? Et puis on ne peut pas plier ces copies plastifiées, en tout cas pas avec mon modèle de plastification. Sans compter le poids de tout ça…
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Modifié il y a 10 ans
on peut photocopier les portions de cartes souhaitées  sur du papier " clairmail" 60g de Clairefontaine pour gagner un peu de poids lorsqu'il y a beaucoup de photocopies à emporter
 
Modifié il y a 10 ans
il est vrai qu'à pieds c'est un problème d'encombrement;
je me plaçait dans le cas d'une pulka ou d'un traineau où l'encombrement est moins problématique et les quelques grammes supplémentaires sont négligeables.
pour 5 jours de rando il me faut à peu près 4 ou 5 feuilles recto verso.
Modifié il y a 10 ans
Jacques a écrit :
Le pseudo belge "Bison" avait diffusé une photo de sa compagne dans un chemin boueux, rapidement vêtue puis dévêtue, au fil des averses, d'une pélerine à prix modique de chez D4. Il en précisait les deux défauts d'origine :
Etanchéité = 0,5. Mais cela se corrige au silicone.Respirabilité = 0. Mais cela se gère.Selon lui, l'avantage certain, est que c'est assez petit pour tenir dans une sacoche banane devant le marcheur, qui n'a pas à toucher à son sac à dos ni pour mettre, ni pour enlever la pélerine.
La pluie d'orage m'a permis de tester enfin un poncho D4 premier prix (plus ou moins 11 roros au rayon chasse, couleur olive verte) siliconé. Cette fois, c'est irréprochable, 100% déperlance dessus, et l'anorak en dessous n'a donc été testé en rien, sauf les manches qui dépassaient. C'est la transpiration et sa condensation qui seules ont posé problème. Condensation en gouttelettes bien formées au dessus des manches.
Une première sortie avec une veste de combat britannique camouflée DPM, en tissu mixte polyester-coton ribstop, a révélé ses limites. Les manches n'ont certainement reçu qu'une simple couche, surtout là où le tissu est en simple (je me suis dis que c'était moins grave, car le tissu en simple sèche plus vite…smile et ça a percé.
Probablement simple enduction aussi sous les poches inférieures, et ça a percé aussi. Je conclus que c'est un tissu qui exige la double couche de silicone partout, et pas seulement dans les hauts. J'ai posé au bout du col un capuchon en tissu enduit mince, et il est insuffisant.
 
Par ces temps là, un chaps, ou cuissard, convient bien.


Suivi fin septembre.
Le capuchon insuffisant de la veste DPM a été siliconé. OK à présent.
Les manches insuffisantes re-traitées itou.
Modifié il y a 10 ans