Grand Test comparatif de vestes imperméables légères

Jacques a écrit :
Siliconer les bas de pantalons jusqu'aux cuisses, en copiant sur la disposition des pantalons de chasse pour temps mouillé, est aussi une solution efficace.
Cela permet de se passer d'un pantalon spécifique pour le ski, réemployer à skis un pantalon de chasse pour temps secs, ou un increvable BDU.
Durant le redoux et dans l'Allier, 450 m d'altitude, simple sortie dans les bois, chemins boueux, boue sur le pantalon.
Un brossage à l'eau, et la boue est partie, sans que jamais la doublure soit humectée : le siliconage du bas de pantalon a complètement rempli son office.
Modifié il y a 9 ans
BernardF a écrit :
Par contre, pour une ancienne veste Gore-Tex ainsi siliconée, j'ai pu tester le week-end passé sa déperlance renouvelée qui a tenu pas moins de une heure sous la pluie, pas mal, je suis content.
Donc, un siliconage semble avoir des résultats variables, suivant l'objet traité… A suivre…
De nouveaux résultats d'expérience :
Il se confirme que le siliconage du cuir retourné façon Suède, ça marche, toujours à l'incolore translucide.
Les colorants à bois en solution alcoolique de marque 3V3 et Casto, sont compatibles avec beaucoup de textiles, en tout cas sur les mélanges coton-polyester dont on fait les pantalons BDU et les gilets de pêche à 14 poches.
Eviter les teintures "Colours", qui sont en solution aqueuse.
Les teintures alcooliques citées ci-dessus sont aussi compatibles avec les cuirs façon Suède, mais l'application est sujette à raccords foireux et auréoles de chromatographie si l'on ne traite pas toute la pièce d'un coup, sans reprises.
Dernière surprise : elles sont compatibles en mélange dans le silicone, on gagne même bien du temps de mélange en commençant par touiller le silicone avec la tite giclée de teinture, avant l'ajout de kérosène puis de white-spirit.
Ce qui a réglé le problème des irrégularités de teintes décrites plus haut.

Le vêtement ainsi traité est un blouson de cuir suédé, d'un jaune flashant, qui prenait trop facilement les taches et l'usure. Pour que les gosses de riches fissent valoir aux filles qu'ils sont un bon parti, c'était sûrement bon, et sa fragilité était aussi un joli certificat de désoeuvrement. Mes besoins sont bien différents…

La miscibilité directe de ces teintures alcooliques avec le silicone implique qu'on peut les utiliser, avec peu d'auréoles de chromatographie cette fois, en taches de camouflage sur un vêtement ou un sac à dos trop peu discret, avant traitement complet au silicone incolore.
Modifié il y a 9 ans
Après les manips précédentes, il était logique d'enchaîner sur l'essai de la dissolution d'un mastic silicone sanitaire acétique dans de l'alcool à brûler. Hé bien ça marche aussi. Imprégné ainsi les cuirs d'une paire de rangers spécialisées désert, et l'extérieur d'une casquette chaude.
Le chantier est plus rapide, le séchage est plus rapide, au moins dans un premier temps, la pénétration pourrait être moindre. Quant au nettoyage des pinceaux ? En rester sur les pinceaux à grosses soies en nylon blanc, la récupération des pinceaux ordinaires à soies souples et minces est affreuse.
Modifié il y a 9 ans
BernardF a écrit :
En gros, résultats de mes test sur le terrain. Le siliconage du haut de mon sac-à-dos ne s'est pas avéré efficace du tout après seulement une heure de pluie et vent au pied du Triglav. Peut-être dois-je insister sur le nombre de couches ? Peut-être le tissu est-il à mailles trop grandes ?
Je n'ai pas eu l'occasion de tester la carte topographique car j'en ai utilisé une autre dans mon trek qui, elle, par contre a dégusté après même pas une demi-heure de mise sous condition humide, nul doute que siliconée elle aurait tenu beaucoup plus longtemps.
Par contre, pour une ancienne veste Gore-Tex ainsi siliconée, j'ai pu tester le week-end passé sa déperlance renouvelée qui a tenu pas moins de une heure sous la pluie, pas mal, je suis content.
Ainsi, un siliconage semble avoir des résultats variables, suivant l'objet traité… A suivre…
La pesée sur le Vaude Biwak II transformé en vrai sac-à-vent, a mis en évidence un poids de couche de silicone de l'ordre de 2 g /m² sur les tissus fins.

L'expérience de 5 jours avec bivouacs dans le Vercors a confirmé l'excellente tenue à l'eau et la neige mouillée de tous les tissus que j'ai traités, que ce soit le tipi Appy Trails modifié, ou l'anorak pôlaire déjà photographié à propos des problèmes du photographe
, ou le bivy britannique en trilaminé Gore-Tex.
Le siliconage extérieur d'un Gore-Tex d'occasion, garantit qu'à l'extérieur, le tissu n'est jamais mouillé, et la membrane demeure largement perméable à la vapeur, ce qui n'arriverait pas si sa face externe était mouillée.
Et en surplus, les Gore-Tex d'occasion sont si bon marché…

A contrario, les deux tissus, considérés pourtant par les commerciaux comme impers d'origine, et que je n'avais pas pris le temps de siliconer, ont été défaillants à sanctuariser leur contenu sous la neige : la bâche de la pulka de marque Fjellpulken, et le sac Karrimor modèle ancien Vallot. Tous deux sont des tissus épais à large fil, et exigeront deux couches, soit de l'ordre de 4 à 5 g/m².

De toutes façons, j'avais négligé de subdiviser la protection par sacs étanches dans la pulka, et c'est une erreur à ne pas reproduire.

En dernière minute, j'avais choisi le Vallot pour son faible poids, environ 1700 g avec un matelas de mousse roulé à l'intérieur pour remplacer l'armature inexistante, à la place d'un sac plus grand et plus porteur, déjà siliconé deux couches. C'est un choix discutable, sans être nécessairement une erreur (il y en a eu d'autres, indiscutables, elles).
Modifié il y a 9 ans