Piolet et crampons

Bonjour,
Je souhaite savoir si quelqu'un a déjà eu l'utilité d'un piolet et d'une paire de crampons en raid nordique en ski pulka?
Merci
perso, non.
je part du principe que si je suis avec la pulka, je n'emprunte que des sections "faciles" qui ne nécessitent pas piolet et crampons.
à la rigueur une paire de raquette (sur glace vive, ça accroche mieux que les skis, et ça peut servir de plan B en cas de casse sur chaussure/ski/fixation)
mon site www.passiongrandnord.com
Roger
d'un piolet et d'une paire de crampons en raid nordique en ski pulka?
Pour moi, c'est "hors pratique". Si c'est le cas, pourquoi ne pas opter pour du matériel de randonnée alpine ? A moins d'une pratique très particulière, ou d'un court passage technique…
Praticien du Ski Sauvage.
Hello, pour moi rien n'est hors pratique tant que ça peut avoir un sens pratique et utile.

Si l'usage d'une voile de speed riding peut me permettre de basculer d'un terrain où je me fais plaisir en SRN à un autre terrain, tout en étant à même d'avoir une transition fun et peu fastidieuse pour rallier ces deux terrains, alors le speed riding peut être un outil utile à la pratique du SRN. Inversement, si j'aime à m'éclater en survolant des couloirs pentus et que le SRN me permet d'assurer des transitions faciles entre mes terrains de pratique favoris: alors le srn peut être un outil dans ma pratique du speed riding.

Certains sont enclin à mettre des barrières dans les degrés de pente, pour pouvoir considérer qu'on parle encore de SRN. C'est bidon, tant que tu as du plaisir à pratiquer ton activité dans tel ou tel type de terrain, c'est bien que tu es en train de la pratiquer. Quelqu'un de complètement réfractaire à la glisse, pourra considérer qu'il peut envisager de faire du SRN sur du plat, mais que cela ne peut plus lui convenir si la pente s'incline au delà de 4 ou 5°. 
Quelqu'un qui n'a jamais réussi de part son bagage technique, et ses propres appréhensions à prendre du plaisir dans des pentes de plus de 25°, peut considérer que c'est impossible pour lui (et seulement pour lui) au delà de cette limite, qu'il se fixe et qu'il n'a pas envie de se donner les moyens de franchir.


Pour en revenir au fond du sujet: association de matériel crampons, piolet, pulka, SRN

Pour moi, sur de la glace vive, il n'y a pas besoin d'avoir une pente très raide pour se faire moins chier à tracter avec des crampons aux pieds, qu'avec des skis à écailles, munis de peaux ou non.

Pour le piolet, les utilisations sont plus limitées, mais admettons qu'il faille passer une partie brève et extrêmement pentue: tu peux envisager d'arrimer une corde à ta pulka, de passer plus facilement le passage en crampon et piolet, et de ré exploiter ton piolet et un autre ancrage pour faire un mouflage et hisser la charge. Au regard du côté fastidieux de la démarche, peut être que si tu enchaînes 10 passages de la sorte dans une même journée, on peut envisager que tu n'es plus franchement dans une pratique de SRN, mais que tu joues à faire des manips pour hisser ta maison entre deux passages de transition en SRN.

Tout est une question d'interprétation, et chaque interprétation est personnelle, en revanche je trouve dommage de vouloir borner une pratique pleine de liberté, en la cernant avec des limites potentiellement trop étroites. 

Au regard de la loi, un moniteur de ski nordique peut faire usage d'un piolet pour tailler des marches, et de crampons si ça peut le mettre à l'aise pour passer et installer une corde fixe dans le but de sécuriser un passage bref et raide. 
En revanche il n'est pas habilité à équiper ses clients de crampons piolet et baudrier, pour qu'ils franchissent ce passage, eux devront le faire en utilisant la corde fixe et les marches taillées, car seul un guide de haute montagne est en capacité d'être habilité à gagner de l'argent en transmettant l'usage de ce genre de matériel dédié à l'alpinisme. 
On voit bien là que le travail d'interprétation du législateur, consiste à admettre qu'un bref passage ce n'est pas de l'alpinisme. Pour autant il est préférable pour le législateur, que le moniteur nordique fasse prendre plus de risque à son client sans l'encorder et sans facilité sa progression avec ce type d'outils, plutôt que de se fâcher avec les logiques de protectionnisme économique qui dirige chaque activité professionnelle.

Souvent dans le travail d'interprétation du législateur, il y a de la place pour ne pas trop restreindre une pratique qui peut évoluer. Il est assez soucieux des libertés individuelles, et peu enclin à retaper son texte en ayant trop borné un cadre qui peut évoluer plus vite que seraient tentés de l'imaginer certains pratiquants. En revanche, d'une manière générale le législateur reste très soucieux des logiques de protectionnismes économiques dictées par les lobbys. Je ne remet pas du tout en question, le travail de pression effectué par les guides dans ce texte, il me semble bien dosé et définit un cadre de pratique suffisamment large pour les moniteurs nordiques. Mais dans bien d'autres domaines, la pression du lobbying est bien trop présente dans les textes établis par le législateur.

Allez j'arrêtes là, je vire au hors sujet, c'est qu'il est temps de ressortir hors des pistes pour explorer de la liberté.

Bon ski
Bonjour,
on utilise normalement toujours les crampons avec un ou deux piolets : si on a besoin des crampons, c'est qu'il y a risque de glisse, donc on assure les risques de chutes avec les crampons grâce au piolet.
J'essaye d'éviter les sorties en SRN quand la neige est trop glacée, donc je ne prend pas de crampon-piolet. en général. Par contre dans le cas de passage glacé (couloir nord ou est…smile, ou pour monter à un pic il m'arrive de les prévoir.
Attention, il vaut mieux avoir déjà testé les crampons quelques fois avant d'utiliser les crampons pour de bon. C'est assez technique au niveau du laçage, des postures en marche, des précautions…
Sinon, comme Sancho, pour moi pas de limite fixe en SRN. Il y a juste la vitesse ou le plaisir de la descente qui n'est pas toujours à 100 %… Je suis déjà passé à des endroits ou des "alpins" ne passaient pas", sans pour autant prendre des risques.
Bona pasejada
RL