Arva : les résultats du sondage !

9 personnes ont votés
2 utilisent un arva lors de randonnée en ski nordique
7 n’utilisent pas d’arva en sortie « back country »

Que peut-on tirer de ce résultat ?

Il n’y a pas eu beaucoup de votants pour ce sondage. C’est à mon avis lié à la jeunesse du site. www.skirandonnenordique.com existe depuis mi- décembre 2007. Le nombre de visiteurs est croissant mais il faut laisser le temps de le faire connaître ! La seconde raison est qu’un skieur de randonnée nordique ne se sent pas forcément concerné par les risques d’avalanches car la pratique paraît « sans risques ».

Les pratiquants de ski de randonnée alpin et certain de raquette à neige (qui sortent des sentiers balisés) utilisent l’ARVA. A priori, s’il y avait eu plus de votant, les résultats auraient été similaires.

Pourquoi le skieur back country n’utilise pas d’ARVA : il n’évolue pas sur des terrain avalancheux.
La pratique du ski de randonnée nordique se fait hors traces, mais loin des pentes de plus de 30% !
Cheminement entre pins et sapins, entre vallon et large vallée.

Cependant, le nordique n’est pas sans risques. Il n’est pas rare lors de sorties plus engagées de passer dans des coins à risques. Cheminement sous une barre rocheuse, près de pentes raides…
Lors de sortie en randonnée nordique à l’étranger…le skieur passera dans des vallées étroites qui par temps de forte précipitation pourraient devenir dangereuses !

Il me paraît donc important de mar-te-ler que l’ARVA, la SONDE et la PELLE sont indispensables à toutes sorties en terrain enneigé….(a moins d’être sur que le parcours ne comporte aucuns risques : Ex. Corrençon – Jasse du Play…)

Petit rappel de ce qu’est un ARVA : Source ANENA

Principe
Si le terme Arva (Appareil de Recherche de Victime d’Avalanche ou, en Suisse Romande DVA, Détecteur de Victimes d’Avalanche) paraît être un terme générique, il correspond toutefois à un type d’appareil très spécifique. Il s’agit en effet d’un appareil électromagnétique émetteur et récepteur fonctionnant sur la fréquence de 457 kHz.
En émission, un circuit électronique crée un champ électromagnétique. Celui-ci rayonne vers l’extérieur par l’intermédiaire d’une antenne. Grâce à un interrupteur, on peut commuter l’Arva en mode réception : il devient alors récepteur de ces mêmes ondes.
Les Arva proviennent directement des émetteurs-récepteurs étudiés dans les années soixante-dix.

L’appareil et son fonctionnement

Un Arva en position " émission " produit un signal électromagnétique qui peut être capté par un autre Arva, en position " réception ". Le signal reçu est converti en un ou deux types de signaux grâce au(x)quel(s) la localisation de l’appareil émetteur est possible :

- un signal sonore (un bip plus ou moins fort retentit dans un petit haut-parleur ou dans un écouteur) ;
- un signal visuel (une diode s’allume et/ou des indications chiffrées - qui ne sont, en aucun cas, une distance - apparaissent sur un écran).

Les Arva sont légers (200 à 300 g) et de faible volume (approximativement comme un baladeur). Ils sont portés en bandoulière sur le haut du corps ou dans une poche de pantalon ou de veste.
Depuis plusieurs années, quelle que soit leur marque (Barryvox, Nic-Impex, Ortovox, Tracker DTS ou d’autres) et la technologie utilisée (analogique ou numérique), ils utilisent la même fréquence normalisée au niveau européen et adoptée en Amérique du Nord.
Ils sont donc tous compatibles entre eux.
La localisation de la victime s’effectue en interprétant les indications sonores et/ou visuelles fournies par l’Arva en réception (mais une localisation précise rapide nécessite souvent l’appoint d’une sonde). Celles-ci sont fonction de la distance séparant le récepteur de l’émetteur et de l’orientation respective des deux appareils.

Intérêt

L’Arva présente l’intérêt fondamental de permettre à un groupe dont tous les membres sont équipés d’être autonome pour la recherche et la localisation d’une personne totalement ensevelie sous une avalanche. Il n’y a pas à attendre l’arrivée des secouristes extérieurs. La recherche peut commencer sans délai ni perte de temps. Les chances de survie de la victime sont par conséquent maximales.
Par ailleurs, la vitesse de prospection est généralement assez rapide (sauf qualité de neige particulière entravant la progression).
Les Arva sont en 2003 les appareils les plus efficaces pour retrouver une personne totalement ensevelie sous le neige, car ils offrent le maximum de chances de la retrouver vivante, en limitant au minimum sa durée d’ensevelissement.

Limites

Le maniement d’un Arva, dans une situation de stress très grand, demande un entraînement préalable pour être réellement efficace. Rien ne sert d’avoir un Arva si l’on ne sait pas s’en servir correctement.
De plus, un Arva n’est utile que s’il est accompagné d’une sonde (la localisation finale est souvent plus rapide à la sonde qu’à l’Arva) et d’une pelle (pour creuser avec rapidité), porté directement sur la victime (il ne faut pas le laisser dans le sac à dos ou à la maison), en bon état et mis en route (avec des piles en bon état).
Praticien du Ski Sauvage.
Modifié il y a 13 ans
Régis Cahn a écrit:
(…smile
Pourquoi le skieur back country n’utilise pas d’ARVA : il n’évolue pas sur des terrain avalancheux.
La pratique du ski de randonnée nordique se fait hors traces, mais loin des pentes de plus de 30% !
(…smile

30% c'est vraiment pas beaucoup.
Tu voulais dire 30° sans doute.
Il est vrai que les pentes les plus dangereuses sont celles entre 30° et 45°.
C'est a priori dans le domaine de la randonnée "alpine", mais de tels passages peuvent se présenter sur un itinéraire "nordique".

Il me paraît donc important de mar-te-ler que l’ARVA, la SONDE et la PELLE sont indispensables à toutes sorties en terrain enneigé….(a moins d’être sur que le parcours ne comporte aucuns risques : Ex. Corrençon – Jasse du Play…)

Je ne serais pas aussi catégorique :

D'abord, le risque 0 existe (sur certains itinéraires, dans certaines conditions…smile

Ensuite, chacun doit avant tout être responsable, c'est à dire capable d'estimer les risques qu'il prend et de les assumer.

Et finalement en ce qui concerne la sonde et la pelle, elles peuvent avoir d'autres utilitées en terrain enneigé que pour dégager une victime d'avalanche (localiser et dégager un point d'eau, déblayer devant la porte d'une cabane…smile
Modifié il y a 13 ans
En parlant d'avalanche…une histoire qui en dit long sur ce que l'on croit et ce qui peut se passer !

L'avalanche
Modifié il y a 13 ans
Ouais…

Je préfère descendre un par un une pente douteuse, en étant équipé d'ARVA, plutôt que de compter sur ce genre de miracle…

(car c'en est un. La probabilité de survivre plusieurs heures sous une avalanche est minimale, alors deux à la fois !)
Modifié il y a 13 ans
Cette histoire est incroyable…
ça pose de nombreuses questions sur la sécurité…
De plus le skieur pensait être sur un terrain non miné !
Praticien du Ski Sauvage.
Modifié il y a 13 ans
:-o Gloups, oui, ça refroidit… (ok, mauvais humour), du coup j'ai plus trop envie de vous faire le topo de mes deux balades de la semaine passée (en solo et sans ARVA, oups, j'ai honte… :-? ). Vraiment le genre de récit qui pousse plus à la sécurité que de faire la morale, comme celui de Jeremy d'il y a deux semaines…
"Personne ne nous oblige à prendre notre voiture là où il est plus facile d'aller à vélo/ski." (Bernard F., philosophe du 21ème siècle)
Modifié il y a 13 ans
Ben si, je veux bien que tu nous racontes !
Tu était où ?
Régis
Praticien du Ski Sauvage.
Modifié il y a 13 ans
Régis Cahn a écrit:
Ben si, je veux bien que tu nous racontes !
Tu était où ?
Régis
Pila, station 100% ski alpin dans le Val d'Aoste, d'où j'étais le voyais quatre 4000 : Mont Blanc, Cervin, Monte Rosa et Grand Combin, avec la pointe de la Grivola (Grand Paradis/Gran Paradiso) culminant à 3969 m de l'autre côté de la crête ! (que je n'ai malheureusement pas franchie…smile Bref, tout sauf de la moyenne montagne ! Assurément un exemple à ne pas suivre ! :-D

Heureusement que je connais un peu l'endroit, j'y ai un peu fait de raquette à neige l'hiver et durant deux semaines en été j'ai pas mal parcouru l'endroit à pied. Mais l'hiver, c'est pas la même chose : fini les sentiers rassurants et les balises pédestres, y en a pu ! J'ai quand même pu trouver de quoi égayer mes vieux ski de telemark transofmé en ski de rando nordique pour l'occasion. J'ai enregistrer les deux parcours que j'ai fait sur GPS, j'essaie maintenant de les extraire et de les afficher pour vous présenter la chose, à + !
"Personne ne nous oblige à prendre notre voiture là où il est plus facile d'aller à vélo/ski." (Bernard F., philosophe du 21ème siècle)
Modifié il y a 13 ans