Comment faire pour que cela s'arrete?

Voici un article du Monde.fr du 07/08/09, sur le développement tentaculaires des stations des ski… A quoi cela sert t'il d'étendre ces méga stations qui font déjà des centaines des km de pistes (sans parler des hors piste), leurs impacts écologique est déjà catastrophiques…
Alors comment arreter ce massacre de nos derniers coins de nature?
Article du Monde.fr:
En Savoie, la préservation de la montagne se heurte à la logique économique
LE MONDE | 07.08.09 | 14h13 • Mis à jour le 07.08.09 | 14h13
Chambéry Correspondante

Le projet est emblématique de la course sans fin à l'aménagement de la montagne : la liaison entre Bonneval-sur-Arc, site classé, et Val-d'Isère (Savoie), qui passerait dans le périmètre du coeur du parc national de la Vanoise, évoquée depuis des décennies, est à nouveau d'actualité. La Société des téléphériques de Val-d'Isère étudie le dossier depuis plusieurs mois. En 1994, une précédente tentative avait suscité une telle mobilisation des associations de protection de la nature que le ministre de l'environnement de l'époque, Michel Barnier, avait préféré refermer le dossier.
Sur le même sujet

Michel Bouvard, député UMP de Savoie, soutient le projet, mais a saisi le ministère de l'écologie. "Ce que j'espère, avance-t-il, c'est qu'aujourd'hui on comprenne que le débat sur la politique de l'environnement, ce n'est pas seulement le débat sur les limites du Parc. On doit être dans une approche globale environnementale et de développement durable."

Certains arguments du député de Savoie se retrouvent dans la directive territoriale d'aménagement (DTA) des Alpes du Nord, en cours d'élaboration. Une directive que combat pourtant l'élu savoyard, tout comme Hervé Gaymard, député UMP de la Tarentaise et président du conseil général de la Savoie. Ce projet de cadrage réglementaire prévoit de freiner, sur l'ensemble du massif des Alpes du Nord, les programmes immobiliers et les extensions de domaines skiables, en se référant explicitement aux effets annoncés du réchauffement climatique et à l'enjeu, qualifié de primordial pour les secteurs de montagne, de la préservation de l'espace.

Le texte final, issu de la concertation avec les élus, transmis le 16 juin à Jean-Louis Borloo, ministre de l'écologie et de l'aménagement du territoire, présente toutefois des assouplissements notables. Il supprime notamment la limitation stricte de l'urbanisation touristique dans les stations, ainsi que le caractère d'exception des liaisons entre domaines skiables.

Mais ce n'est pas encore assez pour les élus savoyards : "Le développement durable ne peut pas se faire sans les stations de sports d'hiver, qui sont le moteur économique d'une grande partie du massif alpin", rappelle Michel Bouvard, qui s'inquiète "qu'on impose finalement par le haut des choses qui n'aient pas été consenties et partagées par l'ensemble des acteurs d'un massif".

Le texte doit désormais faire l'objet de délibérations dans les collectivités territoriales et passer en enquête publique, avant d'être rendu opposable par un décret en Conseil d'Etat, courant 2010. "On est arrivé à un degré d'assouplissement tel qu'au-delà, le document tombe de lui-même, prévient Jacques Gérault, préfet de la région Rhône-Alpes. Cela deviendrait un exercice dérisoire."

En Savoie, où le tourisme représente 50 % du produit intérieur brut, la prise de conscience du changement climatique n'en est qu'à ses prémices. Le plan tourisme 2007-2013 du département, voté en juin 2006, maintient le modèle de croissance économique des stations, en subventionnant les équipements en neige de culture pour les stations de moyenne montagne et les interconnexions entre domaines skiables.

Cependant, le conseil général a lancé en 2007 la rédaction d'un Livre blanc du changement climatique, dont la publication est annoncée pour le mois de septembre. Ce document pose d'emblée que le réchauffement climatique est deux fois plus fort dans les Alpes que dans le reste de l'Europe et met à plat toutes les données concernant les impacts possibles de la hausse des températures et de l'évolution des précipitations, ainsi que leurs conséquences sur le milieu naturel du territoire alpin : recul des glaciers, fonte du permafrost, accélération du processus d'érosion.

"Nous sommes dans un vide de réponses, un vide de connaissances, avertit Jean-Jacques Delannoy, de l'université de Savoie, qui préside le groupe de travail sur le changement climatique mis en place par le département. Les modèles climatiques sont au niveau planétaire, et il faut les décliner à l'échelle locale. Ce travail sur l'état de la connaissance est une manière de mettre les élus devant leurs responsabilités. On ne pourra pas dire : "on ne savait pas"."

Une fois ce travail effectué, il faudra encore construire une stratégie d'adaptation qui prenne en compte cette donne du changement climatique. Mais avec quel modèle de développement ? La mission confiée à l'Institut de la montagne, implanté à Savoie Technolac, qui était d'être force de propositions pour la société civile, a montré ses limites ce printemps.

L'établissement a fermé son unité de recherche en avril. Sa directrice, Carmen de Jong, spécialiste de l'hydrologie dans les massifs montagneux, avait dénoncé les conséquences de l'utilisation de la neige de culture sur l'environnement, provoquant une levée de boucliers des élus et des exploitants de remontées mécaniques.

Jean-Jacques Delannoy s'est vu confier la tâche de rédiger une nouvelle feuille de route, pour, dit-il, "recréer un climat de confiance" entre des élus inquiets et le monde de la recherche.
Nathalie Grynszpan
http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/08/07/en-savoie-la-preservation-de-la-montagne-se-heurte-a-la-logique-economique_1226501_3244.html
Modifié il y a 11 ans
Il faut juste…

Modifier le référentielle de 90% des personne qui en veulent toujours plus…plus…plus. Même si se plus n'a ni queue ni tête… et sert souvent plus a frimer au bureau le lundi matin qu'a vraiment se faire plaisir.

Parce qu'ils ont le pouvoir de l'argent et son inscrit a 200% dans la société de consommation et que le market leur a bien vendu leurs rêves. Ca vas pas êtres facile de résonner tt ces bourrin là… qui joue à qui a la plus grosse… et cherche a êtres plus exclusif que leurs voisins… surtout que si tu leur enlève ça il reste souvent pas grand chose… dur… dur… et puis avec la vie de merde qu’il se tape tt l’année il on bien droit a 5 semaine de gavage ou ils se sentent récompenser de leur frustration en étant traité upper class au dessus de tout et de tous.

De plus si il y de l'argents à gagner on ne va pas te laisser briser le business.

Moi même, parfois, je suis comme ça… hiou, ça c'est encore plus dur :-)

Cio
Modifié il y a 11 ans
Comment faire ?

S'engager pour la défense des espaces naturels de montagne !
Modifié il y a 11 ans
Pour faire suite à ton poste Nicolas, voici une enquete affligeante pour le Parc:
http://www.mountainwilderness.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=607:investissements-records-dans-les-alpes-&catid=46:actus&Itemid=730
Modifié il y a 11 ans
De la difficulté de concilier écologie et économie dans des régions dont la moitié (voire plus) des revenus provient du "tourisme de masse".
Et ces revenus profitent aussi aux pacs nationaux.
Je crois que ce choix ne sera jamais simple, car si on respecte les parcs nationaux, on freine l'économie d'une région, qui a alors moins de moyens à consacrer à sa région , etc…
Et si on accepte de "saccager" un parc pour augmenter les revenus et les moyens de la région, on détruit le biotope et on détruit un pue plus la couche d'ozone.

On sait qu'il faut absolument et rapidement mettre tout en œuvre pour sauver notre planète. Mais dans les régions touristiques, ça va être beaucoup plus dur. :-?

—————————————————————————————————
Adepte de la pulka suite à des soucis de dos.
"Ca ne sert à rien de se ruiner le dos à porter des trucs qu'on peut tracter !" (c'est de moi !)
Modifié il y a 10 ans
Comment faire pour que cela s'arrête?! Et bien c'est simple, il faut changer notre façon de vivre…La société a fait de nous de bons consommateurs et dans toute notre manière d'appréhender notre vie et les choses qui nous entourent : on consomme bêtement de la nourriture, des vêtements, des objets et la Nature et on se lasse très facilement de tout. La société de consommation a fait de nous des gens blasés à qui il faut sans cesse de nouvelles choses pour ne pas s'ennuyer.
Si on prends le temps d'observer un peu la Nature, on remarque qu'elle n'est jamais la même. Les stations de ski veulent sans cesse s'étendre car les skieurs ne veulent pas faire 2 fois la même piste dans leur séjour : les pauvres! Quand on ski dans la même station ce qui est bien c'est que justement on connait tous les coins sympa où on peut s'éclater en fonction de la météo et de la neige sans perdre le temps sur d'autres pistes. Et puis si les skieurs ne voulaient pas des boulevards pour foncer comme des cons sur la prochaine remontée mécanique(car c'est pas ça skier!)et que justement les stations de ski laissaient des pistes non damées..ce serait du ski génial et jamais pareil car les conditions d'enneigement et l'état de la neige change tellement d'un jour à l'autre et même d'une heure à l'autre qu'il serait super de répéter la même piste plusieurs fois.Alors moi je dis changer car l'avenir ne présage rien de bon…prenez le temps d'observer et apprécier les choses…vous verrez la vie sous un autre angle!
Modifié il y a 10 ans
Pour faire suite à ce post sur l'extension sans fin des domaines skiables sur les espaces naturels, et bien voilà que revient sur le devant de la scène l'autorisation des engins à moteurs de circuler sur les espaces naturels (jusqu'ici heureusement interdit…smile

Texte de la Fédération des Parcs Naturels Régionaux:
Du 10/02/2010
Proposition de loi étendant l'usage de véhicules motorisés en zone de montagne : la Fédération des Parcs naturels régionaux précise sa position


Suite aux nombreuses réactions concernant la prise de position de la Fédération des Parcs naturels régionaux sur la proposition de loi déposée par le député Francis Saint Léger le 15 septembre 2009, visant à réformer la loi relative à la circulation des véhicules terrestres dans les espaces naturels, et suite à la réaction de M. Saint Léger, qui proclame que la Fédération “n’a rien compris”, Jean-Louis Joseph, président de la Fédération, tient à préciser pourquoi les Parcs s’opposent à cette proposition de loi.

La réglementation existante découlant de la loi du 3 janvier 1991 relative à la circulation des véhicules terrestres dans les espaces naturels est codifiée dans le Code de l'environnement.
Une circulaire du 6 septembre 2005 a rappelé la nécessité de son application et la manière de l’interpréter en raison de l’apparition des quads.
Cette loi de 1991 énonce clairement le principe de l'interdiction de circuler en milieu naturel à l'aide d'un véhicule à moteur en dehors des voies ouvertes à la circulation publique.
Cela concerne évidemment les voies du domaine public routier de l'Etat, des départements et des communes, mais aussi des chemins ruraux, quel que soit leur état physique, puisque ces derniers sont par définition ouverts à la circulation publique.
Par ailleurs, les voies privées, qu’elles appartiennent à une personne morale de droit publique ou privé, ou à une personne physique, peuvent parfois être ouvertes à la circulation motorisée du public, ce qui dépend, en conformité avec les droits élémentaires de nos concitoyens, de la volonté du propriétaire, comme le rappelle la jurisprudence.

Or c'est ce type de voies qui permet la pénétration en profondeur du milieu naturel. La jurisprudence est claire et sans ambigüité quand elle donne le moyen au citoyen d’évaluer s’il peut ou non s’acheminer sur une voie à l’aide d’un véhicule à moteur : si une voie privée est « carrossable » pour un véhicule ordinaire et que rien n'est de nature à laisser penser, à n'importe quelle personne normalement constituée, qu'il ne faut pas l'emprunter, alors cette voie est présumée ouverte à la circulation motorisée du public ». Cette jurisprudence est constante.

On entend par « véhicule ordinaire », un véhicule qui ne comporte pas d'équipements de nature à lui permettre de circuler sur tous les types de terrains, c'est-à-dire hors des voies carrossables.

La proposition de loi déposée par le député Saint Léger, en retirant le caractère « ordinaire » des véhicules parmi les critères d'appréciation introduits par la jurisprudence, et en précisant dans la loi que « toute voie praticable par des véhicules homologués pour une circulation routière et adaptés à ses caractéristiques est considérée comme carrossable et ouverte à la circulation » rendrait inopérante la jurisprudence et ouvre de fait la voie à la circulation des véhicules tout terrain et des quads immatriculés sur les chemins de montagne. Elle l'ouvre d'autant plus que rares sont les communes rurales et les particuliers qui ont les moyens de garderie pour faire appliquer les interdictions qu'ils pourraient décider et matérialiser sur les chemins existants, car il s'agit avant tout de chemins.

Pour circuler librement en véhicule tout terrain en montagne, il faut en effet modifier la loi. Et c'est justement parce que l'application de la loi de 1991 est éclaircie et qu'il est de plus en plus difficile de la contourner que cette proposition de loi apparait.

L'équilibre est actuellement trouvé quant à la fréquentation du milieu naturel. L’adoption d'une telle proposition de loi n'apportera aucune facilité aux propriétaires ou à leurs ayants droit (usufruitiers, agriculteurs locataires, détenteurs du droit de pêche ou de chasse, acheteurs de coupes de bois, etc.) à qui la loi de 1991 et la circulaire de 2005 reconnait le droit de circuler ou de faire circuler des véhicules à des fins privées sur des terrains leur appartenant, ce qui est normal.

Bien au contraire, l'adoption d'une telle proposition de loi, qui s'inscrit en totale opposition avec les volets du Grenelle de l'environnement, va ouvrir la voie à la fréquentation des véhicules tout terrain et des quads immatriculés dont le nombre a considérablement augmenté ces dernières années, et ce alors que les moyens de garderie ont fortement diminué, engendrant ainsi des préjudices évidents graves pour les milieux naturels mais aussi des conflits d'usage avec les propriétaires et leurs ayants droits et avec d'autres usagers, notamment les chasseurs et les randonneurs.

C’est pourquoi la Fédération des Parcs naturels régionaux s’oppose et continuera de s’opposer à la proposition de loi de M. Saint Léger.

Jean Louis Joseph
Président de la fédération des parcs naturels régionaux de France
Lien: Fédération des PNR

A SIGNER la pétition pour la MOBILISATION pour REJETER ce TEXTE de LOI: Pétition contre la circulation des véhicules à moteur dans les espaces naturels
Modifié il y a 10 ans
[…]Selon la société de conseil Protourisme (Le Progrès 28/12/2010), 55% des personnes qui partent en vacances à la montagne l'hiver ne font pas de ski, tandis que chez les 45% de skieurs, la durée moyenne de ski sur une journée est de 4 heures en moyenne contre 7h30 en 1980. Autrement dit, les touristes sont de moins en moins nombreux à skier dans nos stations, et en plus ils skient de moins en moins longtemps. Pendant ce temps, on construit toujours plus de remontés mécaniques pour avoir des domaines skiables de plus en plus vastes[…]

Dans le massif du Mont Joly, le business de l'or blanc est en passe de s'emparer du dernier espace vierge d'aménagements touristiques. Officiellement, c'est « pour sauver les Contamines ».
Article très intéressant sur le développement des stations… et la diminution des espaces naturels: La Voix des Allobroges
Modifié il y a 9 ans
il faut juste ne plus aller dans ces stations. en attendant qu'ils changent de façon de penser. De toutes façons la concurrence à venir du Caucase va faire mal.
Modifié il y a 9 ans
De toutes façons la concurrence à venir du Caucase va faire mal.

Pas cool pour les Caucasiens ! :-x Le bétonnage du Caucase, de la Crimée ou des Balkans m'emm.. tout aussi que celui des Alpes, même si je n'irais probablemment jamais dans ces coins.
Modifié il y a 9 ans