Comment faire pour que cela s'arrete?

les domaines à massacrer sont encore quasi vierges et immenses. L'argument sera justement "la nature vierge", que les français ont massacré, jusqu'au coeur des parcs nationaux, justement pour que le skieur dans sa benne voit de la nature vierge…
Modifié il y a 10 ans
Et encore un magnifique vallon de la Vanoise en péril face à l'extension des stations:
http://www.camptocamp.org/forums/viewtopic.php?id=189769&action=new
Modifié il y a 10 ans
Stations : encore une qui veut se faire aussi grosse que le boeuf !
http://www.mountainwilderness.fr/amenagements/actions/2787-stations-encore-une-qui-veut-se-faire-aussi-grosse-que-le-boeuf-.html?task=view
Modifié il y a 10 ans
Pétition : Halte au bétonnage de la Montagne !

Le marché des sports d’hiver plafonne. Et pourtant chaque année, pour compenser la lente érosion du nombre de lits touristiques disponibles (les propriétaires ne veulent plus louer une fois leur investissement amorti), nos élus autorisent de nouvelles constructions au détriment des espaces naturels alors que la vallée dispose déjà de 360 000 lits touristiques.
Depuis quelques années des stations ont obtenu l’autorisation de construire des lits supplémentaires: Sainte Foy 3000, Valmorel 3000, La Tania 1500. Les Arcs envisagent de construire 3000 lits, Vallandry 600, Villaroger 650 sur un portefeuille accordé dans le passé. Aime La Plagne a déposé un dossier pour 2500 lits supplémentaires…
Soit un total d’environ 15 000 lits à construire dans les prochaines années … et Vivre en Tarentaise ne sait pas tout !
Du Mont Valaisan (La Rosière) au Vallon du Clou (Ste Foy) des projets d’extension des domaines skiables sortent des cartons.
Alors que nous commençons à sentir les effets des dérèglements climatiques, certains continuent à parier sur un modèle de tourisme fortement générateur de CO2 (70% des émissions sont dus au transport).
Sachant que 7,5% seulement de nos concitoyens pratiquent le ski, on va chercher de plus en plus loin une clientèle « haut de gamme » toujours plus exigeante en aménagements.
L'augmentation des prélèvements en eau potable et pour l'enneigement artificiel réduit de plus en plus la part laissée aux milieux aquatiques. Le déséquilibre entre ressource et besoins s'accroît.
Alors que les moyens et la volonté manquent pour développer les transports en commun ou améliorer l’isolation des bâtiments, on dépense des millions en infrastructures routières.

Quand s’arrêtera-t-on ? Le tourisme d’été souffre déjà de l’image d’usine à ski qui colle à la Tarentaise. Il est temps de réfléchir à un autre modèle de développement. Il est temps également de restaurer nos stations et de les adapter au tourisme estival.

Un SCOT (Schéma de Cohérence Territoriale) est en cours d’élaboration. Il doit définir les orientations d’aménagement du territoire de Tarentaise et sera soumis à enquête publique.

DES MAINTENANT NOUS DEMANDONS UN MORATOIRE DE 10 ANS SUR LES NOUVELLES CONSTRUCTIONS TOURISTIQUES ET LES EXTENSIONS DE DOMAINES SKIABLES EN TARENTAISE.

Vous pouvez signez cette pétition en suivant ce lien.

Aricle: http://www.vivrentarentaise.fr/tourisme-et-amenagements/21-gestion-de-lespace/53-petition-halte-au-betonnage-de-la-montagne
Modifié il y a 10 ans
Article dans Rue89, sur l'analyse de la situation du bétonnage de nos belles montagnes… affligeant….

Montagne : vivre du tourisme ou de l'immobilier ?
Rue89 du 20/03/12 Claude Comet

La montagne est devenue une bulle immobilière sans pilote ni logique de développement. Des vacances de plus en plus courtes, des taux de fréquentation qui se concentrent sur quelques semaines par an… Et, partout, des nouvelles constructions.

C'est contre cette tendance à toujours construire plus que les Suisses viennent de se prononcer, à l'initiative de l'écologiste Franz Weber.

En France, même si de nombreuses voix commencent à s'élever, on semble loin d'obtenir de tels résultats. C'est que le modèle touristique de la montagne dans son entier repose sur l'immobilier. Si je vous dis que c'est au mépris de la biodiversité ou de la ressource en eau, vous me répondrez que je suis une Khmer verte…

Laissons l'environnement de côté pour le moment. Parlons économie touristique.

Après la neige – magique –, la montagne touristique peut compter sur la magnificence de ses paysages. Mais en rognant ici ou là sur un coteau, un vallon, une pente, en tartinant à tout-va les abords des anciens villages d'immeubles/chalets tous uniformes dans leurs parures de bois sur béton, le modèle touristique dessine sa propre perte, à court ou moyen terme.

Des volets clos, des grues partout
Les images sont parlantes : semaine du 12 au 18 mars, les vacanciers de la dernière zone (B) sont rentrés chez eux, les pistes sont désertées, vraiment vides. Rares sont les touristes étrangers présents, hormis dans quelques stations phare – Chamonix, Courchevel, Val d'Isère… Ailleurs, les appartements et les chalets ont refermé leurs volets. Ils auront tourné à plein (du moins on le suppose, voir plus bas) durant cinq à six semaines maximum cet hiver.

Pourtant, ici et là, dès qu'une bande de paysage bien verte se glisse aux abords des habitations, fleurissent de nouveaux panneaux « terrain à vendre ». Pour le promeneur attentif, c'est toute la montagne qui semble à vendre !

Déjà, les chantiers ont repris. Du neuf, toujours du neuf. Et l'été, c'est pire. Parfois, on se croirait dans un salon du BTP.

Côté chiffres, c'est simple, on nage entre deux eaux : entre l'à peu près et le n'importe quoi, voire l'arrangement de la vérité.

L'hiver, quand à la télévision, on annonce que les stations ont fait le plein, cela veut dire que les lits « marchands » (autrement dit ceux qui sont mis en location) sont remplis. Restent tous les autres lits touristiques. En Tarentaise, ces lits dits « non marchands » (donc non loués) représentent 49% du parc immobilier.

L'ennui, c'est que les chiffres qualifiant le parc immobilier eux aussi sont imprécis. Toujours en Tarentaise, entre les chiffres donnés par l'Etat (Insee, Préfecture) et ceux de l'Observatoire touristique départemental (Savoie Mont Blanc tourisme) sur les 23 principales communes de Tarentaise, l'écart est de plus de… 13 000 lits.

2 500 lits de plus : le prix d'un centre aqualudique
En fait, on ne sait rien du nombre de lits construits et occupés réellement, mais on continue de construire. Au prétexte justement que trop de lits ne sont plus loués par leurs propriétaires ou sortent du marché, car leur mauvaise qualité ne correspond plus au goût des clients.

Ce n'est pas un sujet nouveau. Il y a eu des tentatives pour « réhabiliter » les lits anciens, quand, dans le même temps, des tas de dispositifs de défiscalisation avantageaient grandement la construction neuve. Cherchez l'erreur.

Pas facile de savoir de combien le nombre de lits a augmenté, donc. Dans le cadre de la préparation d'un schéma de cohérence territoriale, une étude s'achève en Tarentaise. Dans l'immédiat, il faut s'appuyer sur le rapport de stage (2009) d'un étudiant de master, Thierry Bordé, pour en avoir une approche ! On y apprend que 45 000 nouveaux lits ont été construits entre 1999 et 2007 sur les 23 principales communes de Tarentaise.

Et plein d'autres sont dans les cartons. Car le second ressort des ces constructions, c'est qu'elles servent aussi à financer de nouveaux équipements. Ici une remontée mécanique, là un centre aqualudique (très à la mode), et bientôt des navettes qui seront destinées à améliorer le transport des skieurs dans les stations…

Dernier dossier en date : la Plagne, 60 000 lits en 2007, qui cherche à monter sur un terrain communal une opération de promotion immobilière de 2 500 nouveaux lits touristiques pour obtenir des financements pour un centre aqualudique de 30 millions d'euros. Simplement parce qu'en face, la station de Courchevel s'offre un centre aqualudique de 70 millions d'euros (avec piscine à vague à eau salée… à 1 800 mètres d'altitude ! ). Même chose à Avoriaz, où Pierre & Vacances vient de construire un nouveau quartier pour aménager également un ensemble ludique autour de l'eau.

Pression et spéculation. La bulle foncière fonctionne en grande partie grâce aux niches fiscales. Sauf que les jeunes actifs ne peuvent plus se loger dans les stations. Dans nombre d'entre elles, des classes ferment. C'est en bas, loin dans la vallée, que migrent les montagnards, avec leur lot de déplacements quotidiens, en voiture naturellement.

Chacun son projet
Même si les élus locaux assurent que la construction ne peut plus se poursuivre au même rythme, chacun a son projet. Projet, dont il assure qu'il sera le dernier !

Dans ma dernière note de blog, je vous ai parlé de cet Ukrainien qui semble avoir passé un compromis avec la commune de Bozel pour acheter 4 hectares de terrain en zone non constructible. Notre homme se chargerait de construire route et réseaux divers mais aussi de faire établir une liaison en télécabine entre Bozel et Saint Bon Courchevel… en échange d'une simple modification du Plan local d'urbanisme pour urbaniser 1 000 m2 sur le terrain de 4 hectares et autant à Saint-Bon.

Une aubaine que cette télécabine ! Les élus vous diront sans rire qu'elle permettra d'éviter de nombreux déplacements en voiture.
En montagne aujourd'hui, l'immobilier est le principal ressort financier du développement des stations, comme si l'activité touristique n'était que secondaire. Comme au tout début de l'histoire des sports d'hiver…

Sauf que tous les espaces ont été remplis et que l'on triche sans arrêt avec les règles antérieurement établies. Comme si la planète était infinie. Comme si la spéculation et le prix de l'immobilier étaient sans conséquence sur l'agriculture, le prix du logement, l'installation des jeunes actifs. Comme si la ressource en eau était inépuisable.

Comme si le nombre potentiel de touristes était également infini. Mais non. La fréquentation n'augmente plus guère (7 millions de skieurs environs dont 1,5 million d'étrangers), malgré des campagnes de promotion toujours plus lointaines, toujours plus coûteuses…

Et pendant ce temps, le prix de toutes ces infrastructures rend de plus en plus inaccessible au plus grand nombre la joie et le plaisir d'une semaine aux sports d'hiver.

A lire sur: Rue89.com
Modifié il y a 9 ans
Cyrille M a écrit :
Dans ma dernière note de blog, je vous ai parlé de cet Ukrainien qui semble avoir passé un compromis avec la commune de Bozel pour acheter 4 hectares de terrain en zone non constructible. Notre homme se chargerait de construire route et réseaux divers mais aussi de faire établir une liaison en télécabine entre Bozel et Saint Bon Courchevel… en échange d'une simple modification du Plan local d'urbanisme pour urbaniser 1 000 m2 sur le terrain de 4 hectares et autant à Saint-Bon.

Une aubaine que cette télécabine ! Les élus vous diront sans rire qu'elle permettra d'éviter de nombreux déplacements en voiture.

Et pour cause !
une aubaine qui permettrait d'économiser plus de 40 000 euros par an à chacune des deux communes.

C'est la somme que la commune de Bozel a investi dans la navette gratuite mise en place pendant la saison d'hiver ( quelques liaisons quotidiennes par car entre Bozel et Saint-Bon pour les personnes qui travaillent et pour les vacanciers) l'hiver 2010-2011.
Somme en constante augmentation tous les ans, (+ 5000 euros par rapport à l'année 2009-2010)donc on imagine facilement la somme pour cette année.
Source compte-rendu du CM sur le site de la mairie de Bozel.
Modifié il y a 9 ans
Cyrille M a écrit :
Article dans Rue89, sur l'analyse de la situation du bétonnage de nos belles montagnes… affligeant….

Montagne : vivre du tourisme ou de l'immobilier ?
Rue89 du 20/03/12 Claude Comet

Dans ma dernière note de blog, je vous ai parlé de cet Ukrainien qui semble avoir passé un compromis avec la commune de Bozel pour acheter 4 hectares de terrain en zone non constructible. Notre homme se chargerait de construire route et réseaux divers mais aussi de faire établir une liaison en télécabine entre Bozel et Saint Bon Courchevel… en échange d'une simple modification du Plan local d'urbanisme pour urbaniser 1 000 m2 sur le terrain de 4 hectares et autant à Saint-Bon.

Une aubaine que cette télécabine ! Les élus vous diront sans rire qu'elle permettra d'éviter de nombreux déplacements en voiture.
A lire sur: Rue89.com

Et pour cause !
une aubaine qui permettrait d'économiser 20 000 euros par an à chacune des deux communes.

C'est la somme que la commune de Bozel a investi dans la navette gratuite mise en place pendant la saison d'hiver ( quelques liaisons quotidiennes par car entre Bozel et Saint-Bon pour les personnes qui travaillent et pour les vacanciers) l'hiver 2010-2011.
Somme en constante augmentation tous les ans, (+ 5000 euros au total des deux communes par rapport à l'année 2009-2010)donc on imagine facilement la somme pour cette année.
Source bulletin municipal sur le site de la mairie de Bozel.
Modifié il y a 9 ans
En Haute-Tarentaise, au pays des méga-stations, le Vallon du Clou représente un des derniers grands espaces naturels de montagne non aménagée.

Le classement de l'intégralité du vallon le protégerait contre les velléités d'extension des remontées mécaniques de Sainte-Foy-en-Tarentaise.

Mais la procédure de classement est actuellement bloquée alors que toutes les étapes administratives ont été franchies avec succès.
Depuis plus d'un an, il ne manque plus que la signature du ministre en bas du décret de classement.

Si le décret n'est pas signé avant le 1er septembre 2013, toute la procédure sera annulée.

C'est pourquoi les associations protection de l'environnement engagées depuis des années pour la protection de ce vallon exceptionnel vous invitent à vous mobiliser le 14 avril prochain pour participer à une randonnée pour la protection du Vallon du Clou

Toutes les informations sur le site de Mountain Wilderness

Venez nombreux !
Modifié il y a 8 ans
Grande et bonne nouvelle :

Le décret de classement du Vallon du Clou est signé, il a été publié au journal officiel aujourd'hui 27 mars !

En savoir plus
Modifié il y a 8 ans
Ben chouette alors , du coup pas de rando grogne , mais une rando Te Deum ?
Modifié il y a 8 ans