Les commentaires du test sont assez drôles. Pour ce qui est du fameux Kaiser (on aurait voulu l'inventé, on n'aurait pas trouvé mieux quand même !), après un premier commentaire sublime à base d'enclumes (c'est toi l'enclume.) il nous confirme donc l'intérêt particulier des SRA pour leur entrejambe : "dans le ski de rando nordique, il semblerait qu'on pratique nettement moins l’onanisme que chez son cousin skitourien".

C'est sûrement pour ça qu'on n'a pas besoin d'ultralight, avec un entrejambe démeusuré, on a besoin de compenser le poids ailleurs, mais surtout c'est handicapant pour mettre un pied devant l'autre ! (Essayez de monter avec une enclume dans le slibard, vous verrez…smile

sancho a écrit :
Je ne suis pas Garcimore, la différence elle est dans la fixation et la chaussure qui assure une mobilité naturelle et qui permet de vraiment courir en montée pour un homme qui se sentirait pressé.
Un plâtre même s'il est en résine ou en carbone ça reste un plâtre: ou autrement dit une immobilisation partielle de la cheville et du déroulé des doigts de pieds.

C'est exactement ça, et tout à fait cohérent. Comment des gens qui passent leur temps à aller le plus vite possible pourraient-ils voir plus loin que le bout de leur nez ? D'ailleurs le chiffre fait partie de la performance (numéro de dossard, temps, poids, etc), donc le meilleur référentiel. Et souvent le seul à leurs yeux.
À propos de plâtre, on pourrait leur suggérer une expérience : soulever à bout de bras moitié moins de poids (qu'un skieur de SRN) mais sans plier les coudes ni les poignets. En plus d'être comique, je pense pouvoir leur montrer que le poids n'est pas la seule variable. Je le ressens à chaque fois que je pose mes telemarks pour aller faire du ski : je ne suis pas bien ! C'est serré, rigide, le talon attaché m'incommode de plus en plus… Je crois que je suis bel et bien en train de muter !!

Pour ce qui concerne les sorcières, fées, trolls et autres farfadets, je vous rejoins et dois bien avouer que c'est peut-être ce qui nous caractérise : une intimidation par rapport à la montagne. Je pense que c'est une force et une preuve de santé mentale. À trop rester rivé sur ses performances et à vouloir pisser le plus haut, on peut oublier certains fondamentaux. Je vais d'ailleurs, avec mon acolyte Mikael, me mettre à la "nivologie", apprendre à repérer les différentes neiges, évaluer les risques, faire des sessions dans des avalanches parks, etc. En plus de remplir mon sac ABS de pelle et sonde, mon gilet d'un Arva. Et si possible être accompagné…

C'était très plaisant de tous vous lire en tout cas. La poésie n'a peut-être pas tout à fait disparu de nos sommets bétonnés et pylonnés. Il existe bel et bien d'autres plaisirs que celui d'avoir mis les autres à l'amende. Celui d'avoir fait la route avec eux, d'avoir mangé et bu ensemble (autre chose que du lyophilisé ultralite !), d'être tombés parfois, de s'être relevés et d'avoir continué sans laisser personne derrière.
Peut-être même révélateur de la nature de chacun, voire du choix de vie que chacun fait.
Haut les talons !
Modifié il y a 8 ans