Développement du Ski de Randonnée Nordique

N_75 a écrit :
Parce que cette appendice ne pourrait constituer en fait que le reliquat d'une sorte de phalange hypertrophiée qu'on pourrait assimiler à un ski. Un peu comme la trompe d'un éléphant qui (je crois) est la lèvre supérieure,ou notre coccyx qui (je crois là aussi) est ce qu'il reste d'une queue ancestrale (la vraie…la queue, celle qui nous faciliterait bien l'équilibre antéro-postérieur sur les neiges croûtées.)

Non, non …Notre coccyx est ce qui reste du brancard de
pulka dont l'homo sapiens était équipé à l'origine …

Modifié il y a 8 ans
Régis Cahn a écrit :
Je suis un peu taquin, mais ce serait tellement bien que ces marques qui normalement ont la connaissance du ski s'investissent un peu plus dans le ski de randonnée nordique.
Tout est lié en fonction de la demande…
skieurs >> Magasins >> distributeur >> fabricants… et actuellement pour certaines marques, la chaîne est cassée…

Et des marques connues en SRN il y en a plein et elles sont quasi invisibles (sans causer des jolis petits fabricants à la Robert) : Atomic, Rossignol, Sporten, Alpina…

En tout cas, on ne lachera pas l'affaire comme ça !


Bonjour

Justement, à quel maillon la chaîne est-elle cassée ?

Un petit exemple
Il y a dix jours, dans le village de vanoise où je séjourne très régulièrement, je vais faire une rando avec un accompagnateur en montagne que je connais un peu, histoire de photographier des bouquetins qui d'ailleurs ce jour là n'étaient pas là, bref…
Pendant la saison d'hiver il tient un magasin de vente et location de ski situé en plein centre de la station et sa femme est monitrice de ski alpin.

Le soir au refuge au cours de la conversation je parle de ski de randonnée nordique, et là je vois tout de suite à son regard qu'il se demande pourquoi j'ai rajouté "nordique" à ski de randonnée :-o… Au final, il n'avait pas réellement idée du matériel en question..
Modifié il y a 8 ans
Goti, dans ta recherche du maillon cassé, tu as certainement trouvé au moins un maillon faible : Je crois que l'enseignement du ski et l'accompagnement de groupes
en montagne a ski est réservé aux seuls guides et moniteurs ( je simplifie ) …et pas aux accompagnateurs de montagne,
c'est sans doute la raison du manque d'interèt du garçon que tu as rencontré . Ajoute à cela que la Vanoise ne se prète pas autant que d'autres massifs a cette pratique : les rares espaces qui s'y prètent sont donc bien occupés par les pistes de fond .
Modifié il y a 8 ans
Bonjour à tous,

je vous trouve bien dur avec nos fabriquants!
J'ai l'impression qu'on trouve pas mal de matos pouvant correspondre aux différentes pratiques du ski nordique, que les progrès techniques faits dans le domaine du ski de rando, du télémark ou de l'alpinisme nous profitent pour les planches, les chaussures et les vêtements.
Quand je compares les skis et fix de rando de mon père, ou ses skis de rando nordique avec le matos dont on dispose aujourd'hui, j'y vois autant d'évolution. (en fait même plus d'évolution coté ski nordique vu que mon matos de rando a 10 ans…smile

Mais surtout, préservons cet esprit sans compétition, ni compétition sur le matériel. Aujourd'hui que le VTT ou la Rando alpine sont devenus des activités en pleine exposition médiatique, je passes pour un plouc aussi bien avec mon vélo qui roule très bien sans freins à disques qu'avec mes vieux skis qui ne font pas 120 au patin.

Et que dire de mon tube cathodique et des réflexions "heu… elle marche encore la télé?" auxquels je répond "oui, depuis 1990, et elle marchera encore quand la tienne aura dépassé sa date de péremption programmée :p" mais là je m'égare…

Bref, pour vivre heureux vivons cachés, ou du moins loin de la dictature consommatrice des grandes marques!
Modifié il y a 8 ans
Bonjour à vous
Je voudrais revenir sur ce que Goti a écrit.
Je suis tout à fait d'accord avec la réponse de Robert et je voudrais ajouter qu'un jour j'ai eu une petite discussion avec un moniteur de ski de fond à qui je demandais pourquoi ils n'accompagnaient pas plus souvent des clients hors des traces ou des pistes dammées.
Sa réponse fut que quand les clients viennent prendre des cours, ils ont déjà loué le matériel de ski de fond pour la semaine, et si on leur demande de louer à nouveau un autre matériel, çà coince côté budget.
Mais les loueurs proposent-ils du matériel permettant d'évoluer (facilement) hors des traces (même sans tomber dans l'extrême) ?
Modifié il y a 8 ans
c'est aussi la réponse d'un moniteur de ski de fond qui n'a pas envie de faire la démarche. ça me fait penser au dicton "lorsque l'on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage".
d'autres moniteurs (très rare, j'en connaît au moins un), fait le pari du srn, et les gens semblent bien mordre à l'ameçon.
soit la mode prend et les moniteurs se mettront de fait au srn, en réponse à la demande des clients, soit elle ne prend pas et ce sont les rares illuminés qui proposeront le srn à leur clients.
Modifié il y a 8 ans
ToneTroope a écrit :

Bref, pour vivre heureux vivons cachés, ou du moins loin de la dictature consommatrice des grandes marques!

C'est incompatible avec une évolution durable et positive du matériel. Je sais que de nombreux randonneurs nordiques veulent se garder la discipline juste pour eux, mais c'est une des raisons pour laquelle, il est (était) difficile de trouver du matos de SRN, d'être accompagné par de vrais professionnels de la rando nordique et d'avoir du matos répondant à nos besoins.

Pour être plus précis dans mes propos, je ne suis pas dur avec les fabricants. Certains se bougent réellement (Fischer, Crispi, Madhus), d'autres suivent… mais c'est surtout le reste du chaînon professionnel qui bloque le développement :
- par méconnaissance,
- par peur de faire un flop commercial.

Ce qui est important dans notre pratique, c'est de conserver l'esprit du SRN : la gratuité dans les déplacements, la liberté, l'esprit montagnard, le hors traces.

Et là aussi, certains massifs ou institutionnels s'imaginent qu'ils pourront développer l'activité en la rendant payante… Mais j'en reparlerais cet hiver dans une chronique.


N 75 a écrit :
Bonjour à vous
Je voudrais revenir sur ce que Goti a écrit.
Je suis tout à fait d'accord avec la réponse de Robert et je voudrais ajouter qu'un jour j'ai eu une petite discussion avec un moniteur de ski de fond à qui je demandais pourquoi ils n'accompagnaient pas plus souvent des clients hors des traces ou des pistes dammées.
Sa réponse fut que quand les clients viennent prendre des cours, ils ont déjà loué le matériel de ski de fond pour la semaine, et si on leur demande de louer à nouveau un autre matériel, çà coince côté budget.
Mais les loueurs proposent-ils du matériel permettant d'évoluer (facilement) hors des traces (même sans tomber dans l'extrême) ?

Tu parles, c'est surtout que ton moniteur de ski de fond n'a pas proposé à ses clients du SRN (au lieu / En complément du fond)… C'est facile de dire, c'est les clients… Les clients si tu proposes, ils disposent…
C'est un peu le même raisonnement que "on balise des pistes pour les raquetistes autour de la station parce qu'ils veulent de la sécurité et ne pas faire d'efforts"… La solution de facilité pour garder près de la station la clientèle et tenter de refourger un forfait….


grandsteak a écrit :
c'est aussi la réponse d'un moniteur de ski de fond qui n'a pas envie de faire la démarche. ça me fait penser au dicton "lorsque l'on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage".
d'autres moniteurs (très rare, j'en connaît au moins un), fait le pari du srn, et les gens semblent bien mordre à l'ameçon.
soit la mode prend et les moniteurs se mettront de fait au srn, en réponse à la demande des clients, soit elle ne prend pas et ce sont les rares illuminés qui proposeront le srn à leur clients.
ils sont rares, mais ils se multiplient… et ça marche tout l'hiver ! Mais ça demande de la volonté, de l'investissement, mais ça fonctionne !
Praticien du Ski Sauvage.
Modifié il y a 8 ans
Salut
N'allez pas croire que j'ai franchi la barrière, le moniteur de fond avec lequel j'ai un peu causé faisait des travaux accrobatiques un automne à côté de chez moi.

Je reviens sur les loueurs:
Le VTT aurait-il connu l'ampleur qu'on lui connaît aujourd'hui si au départ de nombreux vélocistes n'avaient pas eu un parc en location permettant sa découverte à moindre frais…et n'en avaient pas vendu dans la foulée tellement cette discipline était fabuleuse ?
Et pourtant existaient les vélos de cyclo-cross et des pneus pour vélo de route permettant de s'aventurer sur des pistes carrossables, voir des sentiers. Réservé aux initiés !
De même qu'il est quand même possible de quitter les traces avec des ski de fond, mais on est vite limité. Réservé aux initiés !
Et pour aller plus loin, il faut un matos adhoc, et est-il facile de louer du matos SRN permettant de découvrir la discipline à moindre frais, comme pour les VTT à leur temps ?
Là ne manque-t-il pas un maillon ? ou ce maillon n'est-il pas en cours de construction mais encore un peu maigrichon .
(Mais moi je vois çà de mon Massif Central, bien éloigné du monde où se font nos affaires).
Et pour le parrallèle ski alpin / rando alpine, il me semble (mais je ne connais pas l'alpin, désolé pour cette lacune) qu'en skiant à côté des pistes des stations, les gens ont déjà un aperçu de comment çà se passe quand ce n'est plus dammé.
Modifié il y a 8 ans
Pour rebondir sur les loueurs, il y a deux ans (peut-être trois) un loueur à la Feclaz, dans les Bauges, c'était équipé d'un parc de locations de ski de randonnée nordique (BC 70 avec des chaussures alpina)… et ça n'a tellement pas fonctionné (il les louait quasiment jamais) qu'il a revendu tout son matos à la fin de la saison !
0sâ sôtre de la rài ! / Osez sortir des sentiers battus !
Modifié il y a 8 ans
J'implore humblement votre pardon mais je ne vais guère sur le site et même sur un ordi, l'été, aussi, sans N 75 qui m'a sorti de mon "hibernation estivale", je serais encore à l'état léthargique de base du skieur en goguette.

J'ai lu tout les post avec intérêt.

En début de saison dernière, j'avais vu avec étonnement sur le site du Vieux Campeur, que Rossignol sortait un ski de rando et également sur celui de Salomon, qu'il multipliait son offre de skis rando avec 6 modèles dont des paires à farter.

Preuve peut-être que si le ski de rando nordique est encore confidentiel, il commence à intéresser des marques qui, et on peut aisément le concevoir, ne font pas dans la philanthropie mais dans le commerce.

Donc, il se développe un tant soit peu.

Et comme toutes pratiques qui se développent, il perdra obligatoirement un peu de son âme et de son esprit du début, ce que le ski de fond a fait déjà.

Mais je crois qu'à la base le ski de rando existait sans vraiment exister, car lorsque l'on prenait un sac à dos avec les mêmes skis que pour aller skier sur une piste "battue" plus que damée à une certaine époque, on disait : "je vais faire de la randonnée".
C'est ce que je faisais avec les mêmes skis que ceux qui me servaient en compétition. 2,10 m et à farter, pas top dans les descentes et en portance mais ça "débarrassait" et l'essentiel n'est-il pas dans l'esprit avec lequel on va pratiquer ? Ceci dit cette pratique était reservée en neige transformée, pas en poudreuse à brasser.

A présent on a tellement fait du ski de fond un ski de fond de piste, qu'il y a réellement eu une différenciation des 2 pratiques et même si il y a 30 ans les skis de rando existaient.
Sur les domaines, il était prévu des itinéraires de randonnée balisés, qui devaient être "battus" un nombre de fois très limité dans l'hiver juste pour permettre en neige poudreuse profonde, une pratique plus adapté et également permettre à ceux qui étaient moins aguerris de pouvoir randonner dans un certain "confort".
Malheureusement, et je l'avais déjà signalé, sous la pression des ultras skieurs qui n'ont jamais assez de pistes damées sous les spatules, ces itinéraires ont été transformés en pistes régulièrement entretenues.

Pour faire de la ballade sur piste "battue", il suffit à présent de suivre les traces de raquettes, pas trop large, juste ce qu'il faut et l'on retrouve alors une pratique disparue avec l'arrivée du skating et des pistes ultras larges.

Quant au développement de la pratique par les moniteurs, je crois que déjà, il suffit qu'ils commencent à amener leurs clients qui le désirent en ballade, lorsque la neige porte mais sans être trop dur, disons une neige de printemps à farter au rouge en tube, le ski enfonce ce qu'il faut pour ne pas décrocher.

Pour le VTT c'est encore différent car on peut dire que le vélo sur route correspond au ski de fond sur piste et le VTT au hors piste mais avec un bémol : le VTT tu le pratiques dans des chemins, pas dans de l'herbe ou de la bruyère jusqu'au genoux, d'où la différence entre ski de ballade sur piste battue occasionnellement et ski de rando "hauturier".

Mais le VTT ne s'envole pas quand même en terme de pratiquants, car très physique à la moindre montée, avec des chemins souvent en très mauvais état. Beaucoup ont acheté un VTT au début et qui leur sert uniquement à aller chercher le pain.

Pour ce qui est de la course en montagne, appeler trail, là on entre dans une autre dimension, car à côté des grandes courses citées par N 75, il y en a une multitude d'autres aussi importantes tel les Templiers ou moins connues mais dont le nombre d'inscrits et impressionnant.
Et même mieux !
Les trails hivernaux dans le Sancy et le Pilat au-dessus de Saint-Etienne ont plus d'inscrits qu'une longue distance à ski de fond ! :-o
Il faudrait me payer cher pour aller courir dans la neige … :-( :-D

Je crois que la course à pied se développe à cause de notre société où il faut tout conjuguer : sport, travail, famille, loisir …
C'est le sport qui prend le moins de temps, qui se pratique partout toute l'année en partant de chez soi et qui demande le moins de technique avec une prise de risques minimes (je ne parle pas du trail en montagne mais du simple footing).

Celui qui ne dispose que de peu de temps, peut aller courir une demi heure deux fois par semaine pour se maintenir en forme et s'aérer.
1/2 heure de vélo, VTT et même de ski où il faut se rendre sur place, c'est impossible.

Bon j'arrête, il faut que je file, désolé … :-(
Modifié il y a 8 ans