Développement du Ski de Randonnée Nordique

grandsteak a écrit :
Un dernier point, peut-on imaginer déplacer ce sujet sous un autre titre, dans la mesure où on ne parle plus vraiment des fameuses chaussures en question :-P

D'accord…Mais le déplaçer ou? là ?

http://www.skirandonnenordique.com/modules/newbb/viewtopic.php?viewmode=flat&type=&topic_id=1817&forum=26
Modifié il y a 8 ans
Régis Cahn a écrit :

Sancho a évoqué la part des professionnels dans le développement de la randonnée nordique.

J'ai envie de lui dire, que je suis pas du tout sûr que le développement viendra ou puisse venir seulement des professionnels de l'accompagnement. (C'est une vision de pro sur le terrain)

Si on prend l'exemple du trail, du ski de rando ou du vtt, la plupart des pratiquants ne font pas appel aux professionnels. Certain oui, mais c'est pas le cas de la grande majorité.

En SRN, évidement plus il y aura de proposition sur le terrain pour offrir la pratique et plus il y aura de personnes qui vont gouter au SRN. Mais à mon sens ce n'est pas suffisant. Il est clair que l'addition offre d'accompagnement + offre de location = belle contribution au développement.

A aucun moment je ne revendique le fait que le développement du SRN ne peut se faire que grace aux moniteurs de ski.
Il est certain qu'il y a plein de gens qui ont le potentiel de faire du SRN sans passer par un professionnel. Parmi ceux là, il y en a qui feront le pas, et d'autres qui auront besoin d'un coup de pouce (amis ou pro) pour découvrir qu'ils en sont tout à fait capable.
Le SRN est susceptible d'intéresser plein de gens qui n'oseront pas aller tous seul, car il n'y a pas de chemin et que c'est aussi rude la montagne en hiver.
Et surtout il faut encore que les gens aient connaissance de l'activité.
Cet hiver avec Tatane, on a du avoir entre 250 et 300 personnes en balade, qui n'étaient jamais montés sur des SRN (sans compter ceux de la journée nationale de découverte). Je souligne juste le fait que plus de 80% d'entre eux étaient là principalement pour l'alpin et n'avaient jamais entendu parler de SRN, avant de nous croiser sur des pots d'accueil ou dans des plaquettes de l'office de tourisme.Il y a en France plus de 350 écoles de ski. En imaginant qu'il puisse y avoir un moniteur dans chaque école pour croire sérieusement au développement du SRN et s'y mettre avec énergie, je vous laisse imaginer ce que ça pourrait donner comme ordre de contribution au développement.




Je reviens sur trail, vtt, et ski de rando alpin.
Le trail explose, mais il n'est pas technique, et les limites de son développement sont à mon avis inscrites dans le fait que c'est physiquement très exigeant.
Le ski de rando alpin, voit sont nombre de pratiquants augmenter, mais c'est dur et technique, et c'est ça qui plafonnera son développement.
Le VTT s’essouffle, mais son développement a été remarquable. Je rejoins Forez quand il dit qu'une grande partie des gens renoncent car c'est trop physique dans les montées. Pour pouvoir avancer faut bouffer des kils, et il y a plein de gens qui n'ont pas assez de temps et ou de motivation pour entretenir un foncier suffisant. La pratique continue son essor du côté des remontées mécaniques, mais le potentiel de développement sera limité par le manque de casse cous.

Je crois sincèrement que l'éventail de personnes qui pourrait être réceptif aux plaisirs du SRN est sans communes mesures avec ceux de ces trois activités.
Réussir à aller partout en SRN n'est certes pas facile, mais très rapidement on acquiert une véritable autonomie de déplacement qui nous ouvre les portes à une infinité de balades. Et le SRN est physiquement exigeant dans la mesure qu'on souhaite qu'il le soit. En VTT si tu forces pas tu montes pas, en SRN si tu t’essouffles, tu as le droit de ralentir et ça avance quand même.
Un ex: cet hiver j'ai eu une dame de la cinquantaine sur un lundi gratuit: 20 min d'essai avec moniteur, et après je laisse le matos pour une heure et plus en fonction du monde.
La dame n'avait jamais fait de ski, elle était certes très douée. En 20 min elle maîtrisait, un pas glissé esthétique, un canard efficace, un chasse neige freiné et chasse neige virage correct. Je lui ai demandé de se coucher dans la neige à la fin des 20 min, pour lui apprendre à se relever avant de partir skier toute seule. Les conditions de neige étaient optimales. Pour moi c'est difficilement imaginable de faire partager une telle autonomie en si peu de temps même à un jeune sportif de 30 ans son cadet, sur des skis de fond ou des skis alpins.

La question des motivations posée par Grand Steak est importante.
Voilà un inventaire des plaisirs du SRN que j'ai pu identifier, ce n'est sans doute pas une liste exhaustive, et surtout certains de ces "plaisirs" peuvent être perçus de manière positive ou négative en fonction de chacun. ya pas d'ordre je les sorts à la volée.

- le plaisir de lecture dans le terrain pour faire sa propre trace en montée comme en descente, en fonction de sa forme du jour, de son niveau et de ses envies, des différentes qualités de neige selon les versants, selon que l'on est en espace ouvert ou en forêt.

- le plaisir de la diversité des gestes dans lesquels on peut toujours tenter de progresser voir d'innover.

-Le choix de son itinéraire pour optimiser le plaisir en fonction de la météo.

- les plaisirs de la glisse et de l'adrénaline qui va avec. Il y a là dedans le juste dosage qui convient à chacun en fonction de sa maîtrise du support.

- le plaisir de l'effort et de l'endorphine qui va avec un dosage appréciable selon les sujets.

Le plaisir de la diversité des situations qui s’enchaînent dans une journée: un profil montagnes russes est plus digeste qu'une montée sèche suivie d'une descente unique comme c'est souvent le cas en ski de rando alpin.

- le plaisir d'évoluer dans un cadre naturel préservé, d'apprendre à en percevoir la beauté, la fragilité, à le respecter. Il nous réserve souvent de belles surprises.

- les plaisirs liés au sentiment de liberté, qui vont de paire avec un apprentissage de l'orientation, des techniques de bivouac, de survie, avec une aptitude à évaluer les risques de la montagne…mais pas que, car on peut goûter au plaisir de la liberté d'user toute la poudre du champ de neige en remontant douze fois la même bosse avant d'aller en chercher une autre sans donner aucun signe de pertinence dans un itinéraire.

- les milles et une façon de trouver du plaisir en repoussant ses limites tout en mesurant de manière objective les risques: en ski de nuit, en expé loin de toute civilisation, au coeur de la tempête, et même avec la tête à l'envers…

- le sentiment de pouvoir prendre du plaisir partout avec le même matériel.

- l'activité et son cadre de pratique est propice aux échanges et la convivialité, entre les pratiquants.

- le plaisir d'avoir le temps de prendre le temps. De ne pas être obliger de forcer l'allure.

Il y a sans doute encore plein de chose, mais j'arrête là.

Je suis pleinement d'accord avec Talonlibre quand il dit qu'il faut diversifier les images, pour attirer du monde. Et j'ajouterais qu'il est intéressant d'illustrer tout le champ des possibles du SRN en insistant sur les plaisirs simples et en étant parcimonieux sur les extrêmes.
J'ai pas mal contribuer à montrer des images d'un ski qui passe vite en descente ou qui met la tête à l'envers. Je crois que c'est bien car il en manquait, mais c'est à double tranchant, ça peut attirer l'oeil d'un public potentiel et en effrayer une autre partie . De la vidéo avec la galipette, j'ai l'impression qu'on ne retient que la galipette alors que le reste me semble nettement plus intéressant en terme d'image.
Et dans le même ordre d'idée, et là c'est toujours pareil c'est un point de vue personnel, je trouve que dans un objectif d'élargir le champ des pratiquants, il y a à mon sens trop de communication sur le SRN, qui met en avant une activité dont la finalité serait de pouvoir partir sur de longues itinérances, voir d'aller planter la tente ou creuser l'igloo dans la montagne.
C'est bon pour nous de mettre en avant l'aboutissement de nos pratiques personnelles, mais si nous souhaitons élargir le champ des gens qui pourraient être amenés à apprécier nos délires, il faut à mon avis insister sur des messages qui montrent une activité beaucoup plus accessible à tous.
Le cadre de la vidéo de Régis avec en fond de tableau les villages du Vercors de cette année, me semble vraiment intéressante dans ce sens.
Elle illustre bien une certaine forme de liberté, d'évasion et en même temps d'accessibilité de la pratique. Sur les déplacements on a une vraie impression de facilité, mais en même temps ça donne une impression d'une pratique sportive qui se rapproche vraiment du ski de fond. Ca va toujours vite et fort (Régis il transpire pas mais on est en droit de se dire qu'il doit avoir une sacrée caisse)et un peu trop droit.
C'est mon idée du truc et on est pas obligé d'y adhérer, cependant dans le même terrain, avec un ou deux amis, avec des pauses dans les déplacements pour échanger une phrase ou deux, du rythme pépère dans une montée, une belle relance avant une descente, et quelques changements de directions, je pense que ça ne véhicule plus du tout le même message.

Je suis bien d'accord pour dire qu'il y a plus grandiose comme paysage sur les hauts plateaux que dans les fonds de vallées, mais à défaut de trouver des gens pour t'y initier, ce peut être intéressant de montrer que quand tu as loué un meublé au village, le SRN peut être un moyen autrement plus fun que ta voiture, pour aller chercher ton pain à la boulangerie qui est à 2km.
Dans le cadre de mon travail, sur des balades à la demi journée ou à la journée, souvent avec des gens qui sont peu skieurs: il y a toujours l'itinéraire idéal où tu pourrais leur faire partager le maximum de choses sympa d'un point de vue paysager, environnemental ou patrimonial et les 12 itinéraires bis possible en fonction des conditions de neige et du niveau du groupe.
Le but n'est pas de les asphyxier, du coup ça amène à réfléchir sur comment valoriser ta balade quand tu ne vas sur tes objectifs initiaux. Ca passe vraiment par de la diversité de terrain, des ptits creux, des ptites bosses, ça tourne à gauche à droite, une belle pente, et ça remonte pour redescendre un coup. Je crois qu'à tout age et tout niveau, les gens adhèrent à ça, car le temps file plus vite dans les virolets que dans les grandes lignes droites. Il y a un côté ludique qui est encore peu mis en valeur dans nos messages je crois.

Dans un post précédent, quelqu'un évoquait le boom de la course à pied, lié au côté facile, quand tu as peu de temps. Celui qui a la chance d'habiter en montagne à vite fait en rentrant du boulot de chausser les skis derrière son garage pour aller prendre un bol d'air de décompression.

Ce sont les petits plaisirs du SRN qui ne sont pas assez mis en valeur aujourd'hui, il me semble.
Enfin les plus à même de les illustrer de manière efficace, et avec spontanéité, ce sont les enfants. Alors à quand une svartisen en taille 32 avec des fischer outbound88 de 139 cm?
Du ski en famille avec pulka c'est bien comme image, mais du ski en famille avec des marmots sur les planches c'est encore mieux.

Je termine avec une parenthèse sur le sujet compétition. Pour moi le SRN de compétition il a déjà été inventé: ils l'ont appelé du ski de fond. Dans les années 30 on trouvait plus de svartisen et d'époch que de skis qui ressemblaient à des skis de fond. Après ils ont voulu jouer avec des chronomètres et des dossards, le matériel a évolué, vers du tout fin, léger et très long. Aujourd'hui il ne reste bientôt plus que des énervés de l'endorphine sur les pistes.
Je crois qu'il y a plus à gagner pour le SRN en cherchant à attirer de la lumière sur des rassemblements populaires, conviviaux et originaux comme la journée de découverte, qu'en tentant d'introduire des chronomètres.
Ou alors, le SRN étant un peu le couteau suisse du ski je propose, le concours complet avec une CO, une descente TK, une descente christiana, un saut en longueur, un saut artistique, avec bonus aux meilleurs déguisements. Les descentes ne sont pas tracées avec des piquets avec un classement 50% sur l'esthétique 50% sur le temps. Bien entendu une seule paire de ski autorisée pour toutes les épreuves. Pas de classement individuel, ça se court en équipe.

Allez je vais me coucher.



Modifié il y a 8 ans
N_75 a écrit :
Pour faire suite au message de Mickael: si Savoie-Grand Revard trace une piste à la moto-neige comme dans les années 70/80 et la font payer au tarif des années 2010, il ne faut pas être surpris qu'il n'y ait personne qui l'emprunte. Moi j'appelle çà de l'escroquerie et ce n'est pas de cette manière que les gens vont venir.

Tout à fait d'accord !

Robert a écrit :
D'accord pour cette analyse : ils savent parfaitement qu'il
y a un marché . En plus, ils doivent se sentir un peu merdeux dans la mesure ou leurs pistes sont tellement nombreuses qu'elles bloquent patiquement l'accès aux espaces naturels , accès qui selon la loi doit rester libre
et gratuit . Dernier point : ils sont en faute également au regard de la loi en percevant une redevance pour cette piste : Si elle est balisée ET dammée et accompagnée d'équipement , alors oui , ils peuvent la réserver a la
pratique du ski de fond,et la loi autorise la redevance . Par contre , si elle est simplement balisée et NON Dammée ( le simple passage d'une moto-neige n'est pas un dammage , pas plus que le passage régulier des skieurs ) alors là, non . Ils n'ont pas le droit de taxer le passage .

Mais dans la pratique ça fonctionne pas trop comme ça à Savoie Grand Revard, même en SRN. L'hiver dernier, j'ai fait le test au départ du foyer de ski de fond de Saint-François-de-Sales et ça n'a pas manqué : au point de contrôlé le pisteur m'a demandé mon badge d'accès. J'ai bien eu beau lui expliquer que j'empruntai bien malgré moi une partie du domaine pour aller du côté de Creux Lachat en SRN n'ayant pas le choix vu que le domaine nordique squatte tout le secteur… et il m'a répondu que ce n'était pas la question, que vu que j'empruntai une partie des pistes je devais m'acquitter de la redevance pour y accéder ou alors qu'il fallait que je parte d'un autre endroit si je ne voulais pas payer. Finalement, j'ai sorti mon abo annuel de fond et j'ai pu y aller. Après, au-delà de ce test, ça vaudrait le coup de leur demander leur position officielle sur le sujet, mais je crains bien que ce soit la même.

N_75 a écrit :
A oui ! Et si des professionnels du ski nous lisent, çà serait bien qu'ils nous apportent leur vision; je pense aux loueurs qui pour moi sont le maillon principal de la chaîne

La prochaine fois que je croise au cours de l'été le loueur de la feclaz qui a tenté de louer du SRN y a quelques années (cf un de mes messages précédents), je lui en toucherait deux mots pour avoir son avis sur le sujet.
0sâ sôtre de la rài ! / Osez sortir des sentiers battus !
Modifié il y a 8 ans
Sur la piste tracée en moto neige: ce genre de piste à mon sens, présente un réel intérêt pour des fondeurs en classique.

Sinon, il est vrai qu'il y a une profusion de pistes de fond au regard du nombre de pratiquants. Cela limite l'espace du pratiquant de SRN. Mais je crois qu'il reste quand même beaucoup de choses à faire sans aller jouer dessus. Si on skie à côté de la piste , je ne vois pas où est le souci. Et dans les endroits, du genre piste forestière à flanc de coteau où c'est vraiment trop la galère pour passer à côté, le pratiquant de SRN doit quand même avoir un certain nombres d'arguments pour expliquer au pisteur, que ça nous fait bien chier d'avoir un traçage à cet endroit là, qui est pour nous, un passage incontournable pour pouvoir aller ailleurs, loin de leur domaine qui ne nous intéressent pas.
Où je perçois de réelles perspectives de conflits, c'est pour le jour où les loueurs et les moniteurs auront compris qu'un SRN peu large est de loin le matériel le plus sympa pour bien des gens qui sont crispés sur des skis de fond et qui souhaitent pratiquer essentiellement sur les pistes. Là il y aura vite confusion des genres.
Modifié il y a 8 ans
mikael, je suis du mème avis que Sancho : pourquoi s'emmerder dans certains secteurs bien, bien remplis ! Y a de la place tout autour et tu connais suffisamment les bauges pour avoir le choix !
Cela dit, tout comme toi , je trouve un peu con le fait qu'il n'exite pas un cheminement libre pour aller de la
Féclaz vers le nord , au delà de St François . Bon, c'est comme ça : ils ont pris toute la couverture . C'est LE spot du Fond , un HAUT-LIEU de la discipline, quoi ….
Ils font dans l'élevage sur ce plateau depuis belle lurette : Un paysan du coin me disait, il y a quelques jours qu'autrefois il y avait près de 2000 vaches sur le plateau … Je me suis dit que l'élevage des fondeurs avait remplaçé l'élevage des bovins, voila tout .
Faut pas déranger le bétail et surtout pas ce type de bétail qu'ils ont là haut, protégé par de haut grillages: l'amateur de moto-neige …
Leur demander leur position officielle sur le sujet ? A mon avis c'est sans interèt: ils trouveront toujours des arguments : te dire par exemple qu'il n'y a sur le plateau que des terrains privés et que le propriétaire peut interdire ou autoriser le passage sur son terrain a qui il veut . Pour moi , la Féclaz c'est Zéro pour le SRN sauf si on se lève très tot le matin …Mieux vaut partir de St François , c'est déja plus calme ! :-D :-D :-D
Modifié il y a 8 ans
Tout à fait d'accord avec toi Robert o^k

Je donnais juste cet exemple à titre informatif par rapport au fillon marketing du SRN et à l'absurdité de sa mise en oeuvre à SGR par rapport à la pratique effective du RSN… et effectivement il y a de bien meilleur coin dans les Bauges pour faire du SRN loin du domaine de SGR 8-)

Sinon, quand tu dis que l'élevage des fondeurs a remplacé l'élevage des bovins, on n'en a jamais été aussi proche, maintenant qu'ils veulent généraliser et rendre obligatoire l'informatisation des cartes d'accès au domaine… comme pour les vaches, un code barre-indivudel par skieur de fond !


0sâ sôtre de la rài ! / Osez sortir des sentiers battus !
Modifié il y a 8 ans
Salut à tous,

Pour en revenir au développement de la pratique, ma petite expérience personnelle m'a montrée que le SRN intéressait plutôt les randonneurs à pied d'été (actuellement en raquettes ou en alternatif):
Parmis mes amis pratiquants même modestement la rando alpine / télémark / VTT, très peu sont intéressés par la "balade" hivernale.
Les intéressés ont eux moins besoin d'adrénaline, ou en tout cas moins besoin de raconter leurs exploits sur facebook, mais ils sont nombreux!
J'ai même pas mal de demande de "balades de découverte" par mes collègues, mais il faut bien l'avouer, principalement par ceux qui ont eu le temps de prendre un peu de recul smile

Tous ages confondus, le frein à la pratique est double:
- appréhension du milieu montagnard en hiver
- manque d'équilibre / peur de la pente et de la chute

Autour de grenoble, la location de matériel n'est pas un soucis (merci au passage à SRN.com et aux manifestations bon esprit qui l'accompagnent), le cadre est idéal, et j'ai l'impression que le développement de bouche à oreille fonctionne bien. En revanche pour encore enfoncer une porte ouverte j'ai le sentiment que beaucoup plus de vacanciers seraient intéressés si un cadre pédagogique et sécurisant leur était proposé. Le fameux Matériel + Accompagnateur, mais n'oublions pas le Moniteur!!!
Même si on se débrouille très bien sans technique sur la pluspart des terrains, l'appréhension est réelle (peur de ne pas contrôler une descente, aussi bien que de ne pas suivre au sein d'un groupe). Bref, mieux vaut avoir un petit bagage avant de se lancer en toute confiance.
A quand des cours de techniques de survie en ski? la conversion, le virage marché, la sorcière, le plongé de freinage d'urgence…
Modifié il y a 8 ans
Mikael, ton contrôleur de la Féclaz a tout faux ! :-x

Désolé je sais pas comment faut faire pour insérer une Nom de D… de citation … :-( :-?

Je l'avais déjà signalé dans un sujet mais ci-dessous un copier/coller pris sur le site de Montagne Auvergne et la loi montagne modifiée est très claire là-dessus :

Article L2333-81 du Code Gé?né?ral des Collectivité?s Territoriales
Modifié? par Loi 2006-437 2006-04-14 art. 33 II, IV JORF 15 avril 2006 - Code du Tourisme

Acc?ès libre et gratuit
au milieu naturel :
Les pratiquants qui
souhaitent accé?der au
milieu naturel non
amé?nagé? doivent
conserver cette
possibilité? gratuitement
m?ême s’ils empruntent
en partie un circuit
payant.


avec le lien :

http://www.montagnemassifcentral.com/telechargement/doc%20redevance%20nordique-telechargement.pdf

http://www.montagnemassifcentral.com/telechargement/Communiquedepresse.pdf

Il va falloir que les DN se mettent ça dans le crâne et le mieux c'est que tu fasses une photocopie de la loi et que tu lui la mettes sous le nez !

Il y a de moins en moins de skieur sur piste mais les DN prennent de plus en plus de place !

Donc le plateau de la Féclaz est hors la loi !
Modifié il y a 8 ans
Forez, tu te calmes, be cool, soit zen mec ! moi aussi je………..sais pas comment y faut faire pour insérer une p.t..in de bor.d.l de m.r.e de citation !!!

Il y a quelques mois, j'avais remarqué le message de Jean

http://www.skirandonnenordique.com/modules/newbb/viewtopic.php?topic_id=1843&forum=22&post_id=12487#forumpost12487

mais le pauvre n'a pas eu d'écho. J'avais des trucs à demander, dont l'insertion des citations, mais j'ai laissé tombé et je suis toujours aussi nul l'été venu.
J'ai le plaisir de constaté que tu me tiens compagnie…on monte un club ? RV à la chapelle de la Richarde tous les dimanches matin ?


Pour toi Mickaël : http://www.skirandonnenordique.com/modules/newbb/viewtopic.php?start=0&topic_id=1459&viewmode=flat&order=ASC&type=&mode=0

tu as jusqu'à l'hiver pour apprendre les 58 messages par coeur et les débiter le jour où un garde-boulevards viendra te faire c…r !
Modifié il y a 8 ans
Je rejoins pleinement les analyses de Tone Troope, sur les candidats à l'essai du SRN.
Je crois qu'il y a un bon nombre de pratiquants plus ou moins réguliers, d'une ou plusieurs activités sur la neige, qui sont relativement réticent à essayer le SRN.
Sans doute que, quand tu es déjà investi dans une activité, tu hésites à l'idée d'aller t'égarer ailleurs.
Sans doute que si tu trouves déjà du plaisir dans quelque chose, tu es plus enclin à douter que ce puisse être mieux ailleurs.
Peut-être même que quand on a déjà une certaine culture du ski, on est en droit d'être sceptique sur l'intérêt du SRN, dans la mesure où, on peut se dire, qu'il y avait sans doutes de bonnes raisons pour que ce genre de ski se retrouve éclipsé par l'alpin et le fond.
Personnellement, j'ai tellement de plaisir à encadrer du SRN, que j'ai du mal à considérer ça comme un travail. En revanche ce qui constitue un P***IN de travail de malade, c'est de réussir à convaincre des gens de venir en SRN. Et dans ce boulot là, ce qu'il y a de plus difficile à accepter pour moi, ce sont les échecs à faire venir ces gens qui ont déjà un vrai bagage dans le monde de la glisse ou de la montagne. Quand tu passes des dizaines de journées dans l'hiver à partager l'enthousiasme de certains novices, en compatissant à leurs difficultés, c'est pas évident de se voir bouder par un public qui aurait tant de facilités à accéder à tant de plaisirs instantanés.
C'est sûr qu'on est pas obligé d'apprécier le SRN pour être heureux dans la vie. Mais dans les réticents, il y en a un sacré paquet à mon avis qui ne savent pas ce qu'ils perdent.
Ceci dit il en arrive quand même des bons, voir très très bons skieurs qui sollicitent évasions nordiques pour essayer le SRN. Et là c'est également un sacré beau défi, car tu sais d'entrée de jeu, que beaucoup auront vite fait de tenter de comparer les plaisirs ressentis au cours d'une journée de découverte du SRN, aux plaisirs qui sont l'aboutissement de dizaines d'années de pratique dans une autre activité de glisse.

Et là je reviens sûr ce que disait Tone Troope, pour ma part, même si le boulot de com et de démarchage est long et fastidieux, la réceptivité des publics de vacanciers dans les pots d’accueil est un véritable encouragement à poursuivre ces efforts.
Tout ça rejoint pleinement l'idée de talonlibre de diversifier les images pour séduire un plus large éventail.

Sur la peur de ne pas suivre le groupe et la rubrique cours de survie:
Les groupes homogènes c'est comme les grand tétras dans le Jura, il y en a, mais on n'en voit pas tous les jours.
Réussir à faire partager du plaisir à l'ensemble des membres d'un groupe hétérogène en SRN c'est bien plus jouable que dans bien d'autres activités. Personne n'a dit que le cheminement en SRN se fait nécessairement à la queue leuleu. C'est au moniteur ou au meneur du groupe de bien identifier le niveau du moins à l'aise du groupe, de choisir le terrain en fonction de celui-ci. Si, il doit n'y avoir que des pentes de piste verte pour qu'il soit à l'aise sur son itinéraire, tu dois toujours trouver de part et d'autre de cette ligne, des pentes de toutes les couleurs, avec de beaux espaces de liberté, dans lesquels tu va pouvoir inviter les autres membres à s'engager en fonction de leurs niveaux. Bon ça c'est pour la théorie, dans la pratique c'est plus complexe, et tu tires parfois plus ou moins dans les ressources du dernier.

Enfin l'essence du SRN c'est la balade, et même pour des débutants complets de la glisse avec un véritable besoin d'apport technique, il me semble qu'il est bon de le faire en cheminant.
Ceci dit, s'il y a des amateurs sur le forum pour faire un groupe en quête de balades axées sur une thématique : "de la survie, à la quête du plaisir, en alliant convivialité, esthétique des lignes et des paysages" : n'hésitez pas à vous manifester. :-D
Modifié il y a 8 ans