Passer du NNN-BC au 75mm ?

eria
j'essaierai de les équiper de cales de montée.
cales de montée, ou cales de réhausse (une plaque surélevant la fixation et le talon) ?
Parce que si tu songes aux cales de montée, bien connues en rando alpine, celles qui sont rétractables sous le talon, en SRN, de mon point de vue (et du point de vue d'autres) elle ne servent à rien. Une nouvelle fois constaté avant-hier sur une neige bien accrocheuse avec le redoux permettant de grimper aux arbres sans aucune gêne et besoin d'en avoir.
J'ai envie d'attribuer ce fait au matériau cuir des chaussures, apportant plus de souplesse qu'une coque plastique type Scarpa T4 ou Garmont Excursion. Mais n'en ayant pas, je fais peut-être fausse route dans ma réflexion.
De plus, je possède les cales de montées pour mes fixations (3 pins câble traverse)…et elles sont dans un placard, n'ayant jamais été montées sur les skis !
J'en ai eu sur des skis de telemark rando, et je ne les ai jamais mises, même dans les Alpes.
C'est évidemment à mettre en rapport avec le terrain pratiqué qui ne comporte pas de pentes à se faire peur…
Modifié il y a 4 ans
N_75
cales de montée, ou cales de réhausse (une plaque surélevant la fixation et le talon) ?

Je pensais à des cales de montée.

N_75
de mon point de vue (et du point de vue d'autres) elle ne servent à rien. Une nouvelle fois constaté avant-hier sur une neige bien accrocheuse avec le redoux permettant de grimper aux arbres sans aucune gêne et besoin d'en avoir.

Tout à fait d'accord avec toi sur le fait qu'on peut s'en passer, surtout si on a des chaussures qui permettent un bon débattement du pied.
Je pense qu'elles peuvent avoir leur utilité dans deux cas:
1- pour avoir une foulée un peu plus "économique" à la montée.
2- si on a collé des peaux et qu'on veut "tracer" à la montée, comme en rando alpine…

smile  eria  smile

Plus belles des traces tu laisseras, meilleur skieur tu deviendras smile
eria
Qu'est qu'une sortie ultra longue ?        Pour moi, si je fais 15km avec 600m de dénivelée aujourd'hui, j'hésiterai à remettre ça demain !
De mon point de vue, une sortie est trop longue quand on galère sur la fin à cause de la fatigue.     Donc à mon avis, ça dépend un peu aussi du niveau du skieur …
…   et aussi du poids qu'on trimballe.    Même si je suis d'accord qu'il ne faut pas faire un fixation là dessus,   300g de moins à chaque pied, çà finit par compter à la fin de la journée.
Enfin, souplesse et légèreté = confort du pied,   chose à laquelle je tiens beaucoup !   Pour te dire, si la route n'est pas enneigée, il m'arrive bien souvent de chausser mes Alpina à la maison et conduire avec …

Voilà pourquoi je prends le temps de continuer à réfléchir un peu pour trouver le meilleur compromis "pour moi".  D'ailleurs, j'adore ça !
Ceci dit, dans tous ce qu'on m'a dit ici, j'ai quand même retenu les mots "98"    et    "Svartisen"   !!
c'est 75mm qui pour l'instant a du mal à rentrer …
A mon sens le Sbound 88 est un excellent ski de SRN en neige dure, qui procuré également pas mal de plaisir en poudreuse légère homogène et pas trop épaisse avant de retrouver une couche dure. Un 98 peut être plus polyvalent, et tolérant dans des neiges plus difficiles. En revanche s'il fallait faire un choix entre changer le ski ou les fix et chaussures: je garderais le 88 que je monterais en norme 75. 

Une NNN-BC permet d'emmener correctement un sbound 88 en étant bien placé. Monter une fix norme 75 sur un 88 c'est s'offrir la direction assistée. Monter une NNN-BC sur un 98, c'est un peu comme brider complètement le potentiel de ce ski, dans des neiges dures ça deviendrait même carrément moins bon que ce que tu as déjà.

Une svartisen en norme 75 n'est sans doute pas moins souple en flexion que ton alpina, en revanche elle sera nettement plus rigide en torsion ce qui sera un bel avantage.

La plaque de réhausse sur un ski large c'est fondamental, et sur un ski fin c'est une belle option. Cet hiver j'ai joué à aligner un peu tous les matos possibles en fix et chaussures, pour les tester dans des conditions de neige différentes et sur les mêmes profils (genre sur 200 m de montée identique, de dévers, de piste, de descente). Un 98 sans plaques ou avec plaque c'est un peu le jour et la nuit: je dirais même que le pire sans plaque c'est pas dans les descentes, mais dans les dévers (même léger) sur piste ou hors piste en montée.

Qu'est ce qu'une sortie longue?
Ça c'est une vraie question: je dirais qu'une sortie longue, c'est une sortie où l'on rentre fatigué sans jamais avoir pris le temps de choisir ses trajectoires, d'analyser le terrain pour tenter d'en ressortir du plaisir. C'est souvent une sortie tracée au cordeau sur une carte, qui ne tiens pas compte de la qualité de la neige que l'on trouveras dans le terrain, ni des micro reliefs exploitables pour agrémenter la balade. Quand on est persuadé que le meilleur chemin entre un point A et un point B c'est la ligne droite on fait souvent des sorties longues. C'est tout bête et en même temps ça ne l'est pas, les combes jurassiennes sont majoritairement tracées dans leur fond par des skieurs qui semblent pressés d'en sortir pour aller plus loin, c'est une façon de visiter une combe qui pourrait sembler efficace, mais je suis convaincu que ce n'est pas le chemin le plus plaisant, c'est sans doute le plus monotone, et souvent ce n'est même pas plus rapide qu'en allant jouer sur les bords de combes. Pour moi une combe c'est un half pipe à géométrie variable, quand on suit le fond du tube, on pousse un pied devant l'autre en se disant qu'on fait le moindre effort pour sortir vite, mais si on remonte légèrement sur un flanc, on ne fait pas forcément beaucoup plus d'effort, pour gagner de l'énergie potentielle, et quand on replonge dans le fond du tube, on glisse avec bonheur et sans effort pendant un certain temps tout en gagnant du terrain pour rejoindre le point B. Pire encore on peut même utiliser une partie de l'élan pour remonter sur l'autre flan et replonger dans le fond du tube. Au lieu d'un déplacement monotone avec un effort continu, on alterne, glisse effort, glisse effort, on change les angles de vues sur le paysage, les rythmes et à mon sens tout devient plus ludique, plaisant, c'est plus long en Km, mais pas forcément plus long en temps et en effort.
La moindre bosse même de 50cm de déniv est déjà un prétexte de glisse facile, faire un crochet de 2m pour monter dessus et glisser sur 5 m derrière, c'est plus fun et moins énergivore que de faire 5 m de plat pour arriver au même endroit.
L'idée ce n'est pas tant de compter ses km et ses déniv, que de compter du temps de plaisir.
Faire des étapes de 30 ou 40km en SRN, à moins d'avoir un très gros niveau physique et technique, ça me semble déraisonnable, mais ça reste accessible à plein de gens, en choisissant des skis fins et des trajectoires planes. On peut à la fin de la journée avoir le plaisir et la fierté d'avoir fait 40 bornes, mais peut être que le gros du plaisir éprouvé est contenu dans la fierté.

Ce que j'aime c'est la glisse, et le plaisir de la faire partager à des gens de tous niveaux physiques et techniques. Pour moi ça passe par un détachement complet de la notion de km, la recette c'est de trouver les terrains, les justes pentes, les bonnes trajectoires pour optimiser les plaisirs d'une glisse ludique adaptée au niveau de mes clients qu'ils soient débutants complets ou très bons skieurs. A la fin de la journée, il faut avoir un peu de fatigue, pour avoir le sentiment d'une journée bien remplie, mais il faut aussi garder de l'envie à l'idée de pouvoir y retourner le lendemain. Le bon dosage c'est ni trop long, ni trop court, forcément ludique, et riche en découverte sur le patrimoine, l'environnement, l'histoire et le terroir de la région traversée. L'azimut nez rivé aux spatules, avec GPS comptabilisateur de km et de déniv positif, ou la conquête du sommet à tout prix pour pouvoir dire je l'ai fait: très peu pour moi.
eria
si on a collé des peaux et qu'on veut "tracer" à la montée, comme en rando alpine…
Ma petite expérience : j'ai des cales sur les Chili, je les ai relevées deux fois cette saison, avec des peaux en remontant des pentes entre 20 et 25° d'une certaine longueur (col de Courre au Sancy par exemple).
mais dès que j'arrivais sur un relatif replat, je les rabaissais car c'est très inconfortable, j'avais l'impression d'être sur des talons aiguilles !
JMC
jmc63
mais dès que j'arrivais sur un relatif replat, je les rabaissais car c'est très inconfortable, j'avais l'impression d'être sur des talons aiguilles !

Salut JMC,    rien que de très normal.
Sur mes fix d'alpin, il y a 3 positions:   2, 4 et 7cm environ
Tu changes souvent de position en cours de montée pour t'adapter à la pente.
C'est facile et rapide et effectué avec le bâton, en position debout.
Une fois qu'on a un peu l'habitude, on en tire profit.

C'est sûr que si on est obligé de s'agenouiller, voire retirer les gants à chaque fois qu'on veut régler la position, ça devient vite rasoir …

smile  eria  smile


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sancho
A mon sens le Sbound 88 est un excellent ski de SRN en neige dure, qui procuré également pas mal de plaisir en poudreuse légère homogène et pas trop épaisse avant de retrouver une couche dure. Un 98 peut être plus polyvalent, et tolérant dans des neiges plus difficiles. En revanche s'il fallait faire un choix entre changer le ski ou les fix et chaussures: je garderais le 88 que je monterais en norme 75.
Je vois que tu as très bien évalué la situation.    Je suis à la limite entre ces deux skis….
… et j'ai à arbitrer entre cette fameuse polyvalence/tolérance supplémentaire procurée par le 98 dans des neiges que je cherche à éviter, et une éventuelle petite perte de rendement et de facilité en montée/dévers.
Il faudra bien que je me mette à faire des essais, mais ça, c'est plus dur à trouver à tester que le matériel alpin …

smile  eria  smile
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sancho
Ce que j'aime c'est la glisse, et le plaisir de la faire partager à des gens de tous niveaux physiques et techniques. Pour moi ça passe par un détachement complet de la notion de km, la recette c'est de trouver les terrains, les justes pentes, les bonnes trajectoires pour optimiser les plaisirs d'une glisse ludique adaptée au niveau de mes clients qu'ils soient débutants complets ou très bons skieurs. A la fin de la journée, il faut avoir un peu de fatigue, pour avoir le sentiment d'une journée bien remplie, mais il faut aussi garder de l'envie à l'idée de pouvoir y retourner le lendemain. Le bon dosage c'est ni trop long, ni trop court, forcément ludique, et riche en découverte sur le patrimoine, l'environnement, l'histoire et le terroir de la région traversée

Un noble point de vue que je partage complètement !  smile


sancho
L'azimut nez rivé aux spatules, avec GPS comptabilisateur de km et de déniv positif, ou la conquête du sommet à tout prix pour pouvoir dire je l'ai fait: très peu pour moi.


Je dois avouer que j'utilise un GPS dans mon téléphone pour enregistrer mes parcours, et qu'il m'arrive parfois de me fixer un petit challenge "physique"…

Mais c'est plus dans l'optique de mieux me connaître que dans celle de me prouver quelque chose, flattant ainsi mon ego …

smile  eria  smile
Plus belles des traces tu laisseras, meilleur skieur tu deviendras smile
Il est bientôt temps pour moi de conclure (tout provisoirement).


Voici donc l'une de mes dernières interventions dans ce sujet cette saison.
Elle concerne le couple chaussure/fixation.


1) Même si vos avis sont plus variés sur ce point, on peut considérer que dans le couple chaussure/fixation, c'est la chaussure qui tient le rôle principal.

2) Même si je fais de très gros progrès techniques, mes Alpina sont et resteront trop souples transversalement.

3) La chaussure "étalon" serait la Crispi Svartisen, qui est d'ailleurs commercialisée dans les deux normes.

4) Par rapport à la NNN-BC, Le 75mm pour bec de canard procure de meilleures sensations et un meilleur contrôle en descente et/ou sur des neiges plus difficiles à skier.

5)  Et pourtant,  j'ai encore quelques réticences à franchir le pas et adopter le N75.   ( Je développerai ça dans ma dernière intervention)

Il faudra à tout le moins que j'arrive à les essayer, en espérant que je ne les trouverai pas trop lourdes au pied …
Si je pouvais les comparer dans les deux standards, ça serait le top.

Mon idéal, tout théorique et à priori, serait une chaussure un peu plus légère, dont les renforts latéraux seraient constitués par une armature en carbone, un peu comme les chaussures de skating.




Conclusion provisoire n°2:   Ce qui ressort de vos avis est probablement très, si ce n'est parfaitement, adapté à l'évolution de ma pratique …

Encore merci !


smile  eria  smile
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Modifié il y a 4 ans
eriasancho
eria
sancho
A mon sens le Sbound 88 est un excellent ski de SRN en neige dure, qui procuré également pas mal de plaisir en poudreuse légère homogène et pas trop épaisse avant de retrouver une couche dure. Un 98 peut être plus polyvalent, et tolérant dans des neiges plus difficiles. En revanche s'il fallait faire un choix entre changer le ski ou les fix et chaussures: je garderais le 88 que je monterais en norme 75.
C'est aussi mon choix. J'avais des Fischer 88 (avec des fixation chili). J'ai longtemps hésité à changer pour des 98 et j'ai finalement choisi de les conserver. J'ai juste changer les fixations pour des Voilé Hardwire 3-Pin pour etre en accord avec mes nouvelles Alico Double. L'ensemble fixations voilé + fischer 88 fonctionne maintenant très bien.
Voici pour mon expérience. Désolé Eria, elle ne passe pas par la case NNBC, mais j’espère que ça pourra donner une idée sur les différences entre matériels !

En l’espace de 3 saisons, je serai passé de : (alors que je devais changer de matériel une fois tous les 10 ans auparavant !)
1) Fischer SB 112 + Voile Hardwire + chaussures tout cuir genre Crispi Antarctic à
2) Fischer SB 112 + Voile Hardwire + Crispi Svartisen à
3) Fischer SB 98 + Voile Câble Traverse + Crispi Svartisen

Malgré cet hiver un peu spécial, ce que j’en ai retiré :
Le plus gros changement fût de passer aux Svartisen (donc de 1 à 2), souples en flexion, rigides en torsion, donc pile-poil ce qu’il faut !
Ensuite, du passage de 2 à 3, ce que j’en retire pour ma pratique, schématiquement Massif Central, Jura qui doit s’apparenter question pratique à mon avis, et Vercors que je connais bien, donc en résumé pas de pentes alpines ou de telemark-rando :

De Hardwire à Câble Traverse, d’une saison à l’autre, et dans le cadre de mes terrains de jeu favoris,  je n’ai pas vraiment senti de différence en maintien du pied , mais j’ai noté par contre une grosse différence qui est qu’on peut skier au plat ou en montée avec les câbles, même si c’est plus contraignant que sans, alors que ça l’est vraiment avec la Hardwire tiges bloquées. Et question skier câbles ou tiges débloqués à l’arrière du talon, c’est du pareil au même, la cale de réhausse de la Traverse étant suffisamment épaisse pour proposer assez de hauteur pour loger le collier de la fixation (alors que ce n’est pas étudié pour au départ). Cela ne peut se faire par contre avec la 3 Pins Câble tout court ! C’est même plus simple avec la Traverse qu’avec la Hardwire, car la cale de réhausse possède des vis montées dans une lumière permettant le réglage de la cale en bonne position, alors que celles de la Hardwire sont montées dans un trou sans possibilité de déplacer cette cale.

Toujours pour ma pratique, sans surprise, en passant de spatules de 112 à 98, la différence se situe en portance sur neige épaisse, skis qui s’enfoncent mieux en poudreuse, et qui restent moins en surface en descente, virages quelque peu moins faciles, sans que ce soit flagrant non plus. Les descentes sont plus techniques, moins instinctives. En découvrant les SB112, j’avais l’habitude de dire, on descend, et on réfléchit après, alors qu’avec des skis fins, on réfléchit avant de descendre ! Les 98 sont évidemment plus légers, fatiguent moins, et sont plus appréciables en dévers sur neiges dures, ou sur pistes de fond incontournables parfois dans mon cas. On sent nettement la lourdeur de 112mm des spatules quand il faut manœuvrer entre les arbres, ou les sortir de la neige ou de la végétation où elles se seraient plantées. Les 112 sont plus sécurisants en neige trafolée.

Par contre, sur pistes de fond ou neige dure, ou pour tracer au plat, les S-Bound sont loin de valoir les Fischer E99 que  j’utilisais avant, qui eux, dans un cadre SRN, faisaient merveille sur ce terrain.
Toutes mes sorties réalisées ces 3 dernières saisons avec ces SB112 ou SB 98, je les aurais réalisées avec les E99 (pas d’abonnement spécial à Fischer, juste que cela c’est trouvé comme ça, et j’ai en plus d’antiques Madshus que j’adore !), à l’exception que :

Je serais rentré moins fatigué avec les E99 ou rentré plus tôt (c’est selon), car plus légers, plus rapides au plat, plus faciles à emmener…et bien moins rigolos, ce qui m’aurait fait aller d’un point A à un point B sans chercher à m’amuser à la moindre pente.

Mais comme je ne suis ni un pisse-froid, ni frigide, j’ai profité à fond des plaisirs supplémentaires que procure cette forme de ski que nous offre les fabricants depuis peu.

Pour taper des chronos, et même avec des descentes dans les régions que je cite précédemment, les E99 auraient ridiculisé les SBound. Le plaisir pourrait être présent, mais un plaisir différent qui serait de retrouver quelque peu les sensations du ski de fond si on a les notions, et le plaisir de pouvoir faire le soir un plus grand trait sur une carte, les skis étant plus rapides, c’est indéniables.

En conclusion, afin de réaliser un choix, il faut savoir ce que l’on recherche. Mais pour cela, il faut connaître l’éventail de possibilités offertes par le SRN, quelque peu induite par l’offre actuelle du matériel.
Modifié il y a 4 ans