Présentation et interrogations

Je vous trouve très durs avec ces braves pulkas!
C'est probablement une question de massif, de relief, de pratique aussi…
Mais dans mon expérience du Vercors, je trouve la pulka libératoire. hors des forets (ce qui est peut-être plus compliqué dans le jura) il n'y a vraiment pas grand chose à adapter dans son choix de virages pour que la pulka suive gentiment. Et définitivement, se faire plaisir en descente avec une pulka, c'est une réalité! (vérifiée encore dimanche dans le Forez d'ailleurs). On n'ira pas chercher la pente raide, c'est sur, mais ça n'est de toute manière pas le but.
Un de mes meilleurs souvenirs de "glisse nordique" s'est fait dans une descente de Peyre rouge vers Chaumailloux, sur une neige dure d'un lever de soleil printanier, avec des xadv89, des T4 et une pulka.
Dans ces conditions, n'en déplaise à certains, je n'aurai certainement pas pris autant de plaisir avec des skis trop larges ni des chaussures trop souples…
hors sujet : ça me fait un peu penser à l'inflation de la taille des pneus, proportionnelle à l'inflation du nombre de touristes en carafe dès qu'il neige un peu? 8-)
Modifié il y a 5 ans
Je comprends très bien vos remarques et je pense qu'elles sont en grande partie justifiées.

Cela dit, en ce qui me concerne la pratique sera essentiellement vosgiennes, donc plutôt chemins forestiers, quelques chaumes (pas forcément gelées) etc..
Mon but n'est absolument pas de faire de grandes traversées sur plusieurs jours et encore moins avec une pulka. A la rigueur je pourrais me prévoir une nuit dans un refuge avec sac à dos pour faire une virée de deux jours. Je ne pense vraiment pas faire +.

Effectivement, si j'avais comme optique une longue traversée en norvège ou ce genre d'itinéraire, je n'aurai certainement pas fait ce choix là, et peut être même pas non plus des Epoch.
Mais là mon objectif est plus orienté loisir, sorties à la journée, itinéraires improvisés.

Je pense que ma configuration permet de se faire plaisir pour un "débutant" quitte à évoluer ensuite vers des choix plus pointus ensuite :
- des vectors pour les journées glisse
- des skis plus fins pour faire du km
etc..

En tout cas je vous tiendrai au courant smile c'est un peu un coup de poker !!!
Modifié il y a 5 ans
C'est plus une question de pratique que de massif ou de relief, tant qu'on skie en zone semi urbaine comme dans le Jura, le Forez, le Vercors, le Hardanger, le Jotunheim…
Après quand tu tiens vraiment à aller skier au Sarek, ou au Spitzberg, l'utilisation de la pulka ne se discute plus.
Je ne dis pas qu'il n'y a pas de plaisir à prendre avec une pulka.
Mais pour ma part, il y a plus de plaisir à prendre sans pulka qu'avec. C'est quand je lâche le harnais, que je trouve le caractère libératoire.
Je ne suis jamais allé au Sarek, mais les images de ce terrain de jeu postées sur ce forum me donnent envie.
Envie, de me lester pour une demi journée, et repartir skier léger tous les après-midi dans ces vastes étendues.
Skier léger dans le Jura, ou le Hardanger c'est possible.
Au prix d'une pulka, d'un bon réchaud, d'une bonne tente, d'un bon matelas, et de tout l'équipement vestimentaire nécessaire pour faire un bivouac à peu près confortable en hiver: je trouve libératoire de m'offrir des soirées en short et en claquette dans des refuges confortables. Je trouve ça encore plus libératoire, au petit matin, quand je n'ai pas à me retourner dans mon sac de couchage pendant un quart d'heure en me disant: "certes, ça caille, mais faut y aller".
J'ai passé tout le mois d'avril dernier un peu pour moi et beaucoup avec des clients, dans le Jotunheim, avec un sac à dos de 7 à 8kg. Si je n'avais pas eu de clients, j'aurais encore pu diviser le poids du sac par deux: de quoi trouver des vectors très légers.
Je suis plus glisseur dans l'âme que logisticien: si je peux éviter d'avoir à monter, démonter le campement, à faire les courses, à préparer les menus, alors j'économise plein d'énergie pour la consacrer à de la glisse dans de beaux et grands espaces. Après avoir fait 6 ou 7 heure de ski dans la journée à partager du plaisir avec mes clients, je trouve libératoire d'avoir le temps et l'énergie de pouvoir retourner encore 3 ou 4 heure pour moi, après le diner et ou de me relever pour aller profiter de la glisse au lever du soleil:-D :-D :-D
Modifié il y a 5 ans
Je vous trouve très durs avec ces braves pulkas!
C'est probablement une question de massif, de relief, de pratique aussi…

Hello ToneTroope, je ne cherche absolument pas à stigmatiser la pulka qui est un bon moyen de se faire plaisir en emportant tout le confort pour bivouaquer et bien manger.

Je pense même m'en offrir une.

Mes réflexions sont liées à ma pratique, comme Sancho, j'aime la glisse… descendre en prenant de la vitesse, en déjaugeant dans la poudre. Les grandes étendues plates me donnent le bourdon.

J'aime dans le SRN sa polyvalence, le passage sans temps mort de la montée à la descente. J'aime jouer avec le terrain.

Si j'ai de la distance à parcourir dans la journée, je préfère prendre une paire de skis de classique à farter.

Surtout, que chacun s'amuse comme il le souhaite, vive la diversité du SRN. :lol:

Talon libre
Libère ton talon, libère ton esprit…
http://www.montagn.com
Modifié il y a 5 ans
@Thierry 67
là on est en train de complètement pourrir ton sujet ! …mais ça fait toujours avancer le smilblick !

Bien que n'étant pas grand spécialiste es matériel, j'interviens pour te dire que tu ne regretteras pas ton choix.
Plein de gens ici ont fait le même, et apparemment ça fonctionne bien, et tu y trouveras du plaisir.
Ceci dit, si le ski à être bien partout existait, il y a longtemps que la conversation serait close, et il n'y aurait pas beaucoup de bavardages sur le forum.
Le fameux Graal à Robert, il reste encore à découvrir !
Modifié il y a 5 ans
talonlibre a écrit :
Surtout, que chacun s'amuse comme il le souhaite, vive la diversité du SRN. :lol:
N_75 a écrit :
si le ski à être bien partout existait, il y a longtemps que la conversation serait close

o^k o^k o^k
Modifié il y a 5 ans
ToneTroope a écrit :
hors sujet : ça me fait un peu penser à l'inflation de la taille des pneus, proportionnelle à l'inflation du nombre de touristes en carafe dès qu'il neige un peu? 8-)
o^k
Modifié il y a 5 ans
Que penser de l'inflation des skis nordiques fins à partir du début des années 70, qui était proportionnelle au nombre de cratères vendus aux touristes à partir de cette époque.
Depuis le milieu des années 80, le ski nordique fin a perdu près de 2% de clientèle par an chaque année. On oublie trop facilement pourquoi les facteurs et les médecins de campagne en montagne, utilisaient de vieux skis bois bien aussi larges et paraboliques que des épochs, plutôt que d’adhérer à la mouvance de leur temps, qui ne jurait que par le chronomètre sur des lignes droites et fines ponctuées de baignoires.
De mon point de vue, le retour à des skis larges, c'est un juste retour des choses, pour revenir au bon sens paysan de nos aïeux qui avaient cultivés pendant près de 5000 ans: les joies de la glisse, avant de se soucier des performances chronométrées.
Le vrai rocker, pas celui des Sbound, mais celui des Vector: est une belle invention qu'on doit aux peuplades de l'Altaï. Le ski parabolique, il semblerait qu'on le doive à Sondre Norheim, à moins que d'autres l'ai inventé avant. Depuis ce temps là, les deux seules innovations valables en SRN que l'on doit au monde de la compétition en ski de fond, ce sont pour moi: la semelle plastique, et les écailles, mais sur cette dernière, je suis convaincu qu'on peut mieux faire.
S'il y avait des compétitions chronométrées en SRN, le vainqueur serait un excellent technicien, qui partirait non pas avec des E 109, mais avec des skis de fond. Derrière lui il y aurait une armée de bourrins, qui fileraient droits et raides comme des piquets dans les descentes, et tous penchés sur l'avant avec le nez dans les spatules dans les montées, en pensant que c'est comme ça qu'on pousse plus fort. Dans leurs yeux rouges, on pourrait lire l'envie d'accéder au titre de chef de meute, et sur leurs lèvres encore fumante et pleine d'écume à l'arrivée, on entendrait parler de la beauté des paysages.
Tient ça me fait penser à un concept local qu'on appelle la Transjurassienne.

On peut avoir envie de comptabiliser le temps de plaisir en SRN en le chiffrant en Km, et dans ce cas rien de mieux qu'un ski fin.

On peut aussi avoir envie de comptabiliser le plaisir en SRN, sur du nombre de placements subtil en montée, le nombre d'ajustements de foulées aux micro-reliefs du terrain, et sur le nombre de petits virages doux et agréables (en tk, parallèle, en stem, ou en chasse-neige même quand la pente te permet de filer droit sans te soucier de la vitesse) et dans ce cas vaut mieux prendre plus large.

On peut avoir envie, de tirer une pulka libératoire avec toute sa maison à l'intérieur, juste pour le plaisir de monter le campement n'importe où, quand on décidera que ce sera la bonne heure et le bel endroit.
Et là en fonction de ces aptitudes en descente, il pourra être judicieux de prendre plus ou moins fin, pour pouvoir tenir le chasse neige en descente, sans risquer de passer par dessus bord.

On peut avoir envie d'aller là où les autres ne seront pas, mais de partager le plaisir entre autonomie tractable, et jeu de glisse dans le terrain, et dans ce cas là, il ne faut surtout pas prendre trop fin.

Dans toutes ces pratiques, il y a une constante: le plaisir contemplatif de l'appréciation d'un paysage et d'une ambiance, sublimé ou agréablement altéré par la sécrétion d'une dose d'endorphine.
Il me semble que plus on est rôti, et plus le calme et la beauté des paysages sont intenses.
Mais il me semblerait dommage de passer toute la journée avec le nez dans le guidon à dévorer des km, et ne relever la tête qu'en fin de journée, au moment certes optimal.
Quand on est las d'une saine fatigue, tout est meilleur, et je trouve dommage de saliver devant une part de bouffe déshydrater, quand on pourrait profiter de la chaleur d'un bon feu en refuge, et savourer une généreuse assiette bien chaude remplie de coq au vin jaune et aux morilles.
Je trouve dommage d'agrémenter un fromage au bivouac d'un Gevrey chambertin glacé, alors qu'il pourrait être justement chambré.
J'aime l'odeur du pain grillé, au petit déjeuner, après une ou deux heures de ski à jeun le matin à contempler le lever de soleil, j'aime finir de contempler ces paysages qui s'illuminent en annonçant une journée qui risque de se dérouler sous les meilleurs auspices, en prenant mon café chaud derrière la vitre du chalet.
J'aime l'idée d'aller me geler au Sarek, de me faire réveiller par le froid et l'envie de pisser, en sachant que c'est du capital d'énergie perdue pour la journée du lendemain. Mais j'aime ça, car le Sarek me semble suffisamment beau pour valoir vraiment le coup d'être vécu, et que pour le coup je n'ai pas le choix que de dormir dans mes draps froids.
Pour moi dès qu'il y a une alternative au bivouac, je la saisie, car je sais qu'elle me permettra de skier plus léger, plus longtemps et d'optimiser au maximum les plaisirs à passer sur mes skis de randonnée nordique. :lol: :lol: :lol:
Carpe diem
Modifié il y a 5 ans
N_75 a écrit :
@Thierry 67
là on est en train de complètement pourrir ton sujet !

Bon moi du coup ça y est : j'ai troqué les SRN pour reprendre mes raquettes ! ;-)
4981875N - 0698785E - 1761m
http://cedricleclercq.wordpress.com/
Modifié il y a 5 ans
ced a écrit :
Bon moi du coup ça y est : j'ai troqué les SRN pour reprendre mes raquettes ! ;-)

C'est surprenant, car tu avais pourtant l'air satisfait de ton essai à la Pesse !!!
Modifié il y a 5 ans