Un besoin d'aide !

Pour ma part, j'ai un ensemble Salomon x-adv 88 (skis, fixs & chaussures) que je maltraite régulièrement et le matos n'a pas bougé.

Je coupe en forêt par des endroits pas possible (dévers, fortes pentes, zones de lapiaz), je traverse les routes sans déchausser si l'enneigement le permet, je monte, je descend, je sors dès que je peux, je mets les peaux, je les enlève, je farte quand j'ai le temps, bref je ne suis pas précautionneux et je passe où ça me dit, le matos n'a qu'à suivre…

ça souffre mais ne pli pas!
Modifié il y a 6 ans
J'ai fortement hésité sur ce matériel (pack salomon x adv 8smile ! le prix était intéréssant pour l'ensemble, mais bon, vu ce que je lisait ici et là, et n'y connaissant pas grand chose, j'ai préféré opter vers du matos ou les critique se voulaient plus rassurantes ! 
montagnol
ça souffre mais ne pli pas!
une nouvelle version du chêne et du roseau smile 
Le pack salomon est bien roseau, il est fantastique de légèreté et de souplesse. 

Si salomon n'avait pas été en rupture de stock sur les chaussures XAdv8, je m'en serai probablement contenté, pour les plateaux et quelques passages "descend comme tu peux", c'est très ludique. 
Mais quand on a goûté à la norme 75 qui ouvre d'autres horizons, tend les bras aux pentes plus raides et au plaisir des grandes descentes, c'est dur de faire machine arrière.
Modifié il y a 6 ans
Parlons en de ces pentes raides, je me pose bien des questions, du genre "comment les attaquer ?". sur le court essais que j'ai pu faire, ce ne fut pas d'un grans succés :'(, et je m'en explique: Quand je dit a mes skis alpins "tournez", ils s'executent et se taisent, quand j'ai dit aux nordiques tournez, il ont d'abord entamés un petite discussion avec mes talons pour voir comment ils allaient faire équipes, puis les talons ont répondu "acrrochez vous", les skis ont dit "ou ça ? " … bref, je me suis retrouvé la tronche dans la neige, jusque là, je m'y attendais pour les premières sorties. toute les petites descent se sont passé ainsi dès lors ou j'ai voulu faire un virage, rien a faire, ça tourne pas, je perds l'équilibre et me vautre … 

Donc, j'ai pu lire partout qu'en descente il vallait mieux apprendre le telemark, ce que je compte bien faire, mais sur quelque forum j'ai pu lire qu'on pouvait se faire des petite descente avec les techniques de ski de base … Soit j'ai oublié les bases (ce que je veut bien remettre en question), soit j'ai raté un détail, mais ces maudit skis n'on jamais voulu tourner comme il est dit sur les détails techniques du matos ( un declanchement des virages facilité grace à truc-bidule machin chose). 

Au bout de quelques côtes cassés et contusions en tout genre, je me suis dit que j'allais plutot essayer le telemark. Comme je suis du genre à pas abandonner, j'ai tenter le telemark sans franc succés (ça s'apprend pas en claquant des doigts,, me direz-vous) et une fois les coudes explosés, un choc au cerveau contre un chêne (qui contraiment au roseau, ne pli pas ^^) que je me suis decidé a reprendre l'unique monté qui me ramenait a la voiture, en savourant ce bonheur immense et ce confort que l'on a à avancer sous la voute étoilée, ski nordique aux pieds 
Modifié il y a 6 ans
voute étoilé, ski nordique aux pieds .. 
Haha!!!! énorme!

bon, il y a des bouquins à priori très bien faits, mais je pense qu'on a à peu près le même parcours, alors voila les quelques conseils que je me remémore quand j'attaque une descente en mode faignasse et que ça passe forcément moins bien:
- l'équilibre est dans la fente!
(avec le talon libre et une cheville …. libre aussi, il faut bien trouver un équilibre avant-arrière pour absorber les irrégularités du terrain)
- Appuie à l’intérieur non di diou!
(avec des réflexes de skieur alpin des années 90, on a tendance à tout mettre sur le ski extérieur au virage, mais ça c'était avant!
En TK les appuis sont équitablement répartis sur les 2 skis)
- les skis paraboliques ça tourne tout seul!
(c'est pas complètement faux, si on incline le ski, même à faible vitesse, le carre décrit un arc de cercle… si y'a pas trop d'arbres ça peut passer! bon en situation réelle, ça aide à l'amorce d'un virage, pour peu qu'on ne veuille pas virer dans un mouchoir de poche)
- le planté de bâton m'sieur dusse!
(ou comment s’alléger pour aider à déclencher le virage. en TK, ça tombe bien, le déclenchement coïncide avec le changement de ski avant-arrière)


Quand la fatigue gagne le mix chasse-neige/tk est un outil bien utile aussi (débuter le virage en chasse neige, puis rabattre progressivement le ski arrière vers l'arrière pour finir parallèle), le stern je crois?
Des méthodes probablement plus orthodoxes, bien décrites et imagées existent en librairie, en vente pas loin.
Bonne soirée sous le étoiles!
J'ai hate de rechausser le bazar et de m'y remettre !
Tu peux aussi essayer la pulka comme ça tu aura un troisième appuis, avec l'avantage de pouvoir de régler la vitesse que tu veux atteindre en fonction du poids que tu met derrière.
Mais bon je suis pas sure que ce soit la bonne solution.
Bonnes sorties et bon tests ça vaut le coup de persévérer.
ToneTrooper a raison : la méthode qui fonctionne en tout neige (à condition de ne pas aller trop vite) est
  • une petite flexion
  • planté du bâton, vers l'aval m'sieu Dusse !
  • légère extension
  • avancée ET l'ouverture d'un stem par le ski amont
  • génuflexion sur l'autre ski

et ça tourne tout seul avec des skis paraboliques.
Le problème, ensuite, c'est de ne pas accompagner le virage par le haut du corps, ce qui te ferait trop tourner et te planter.
Bien expliqué dans le bouquin de L Condamine, mais + facile à dire qu'à faire !
JMC
ToneTrooper
En TK les appuis sont équitablement répartis sur les 2 skis
J'ai un peu le sentiment que chacun skie un peu avec la cuisine qui lui est propre, mais dans mon cas (mais je ne dis pas que je détiens la vérité), les appuis sont équitables sur les deux skis que durant le laps de temps où je "cisaille" avec les jambes pour effectuer un virage de l'autre côté que celui que je viens de terminer. Soit le moment où j'inverse la répartition des appuis aval-arrière.
jmc63
avancée ET l'ouverture d'un stem par le ski amont
génuflexion sur l'autre ski
J'arrive de me faire une séance sur une neige comme on n'en voit que dans les publi-reportages, et dans mon cas,  j'ouvre d'abord (un peu comme un chasse-neige), j'avance le ski aval, et je génufléchis.
Et quand les neiges s'enfoncent un peu trop à mon goût, je feinte cette ouverture en la faisant en l'air, c'est à dire en décollant le ski du sol, et en le reposant en aval, une fois ouvert dans la bonne direction.
Et je crois avoir vraiment capté le principe du Telemark le jour où j'ai percuté que ces trois choses se font dans l'instantané. C'est plus facile à écrire qu'à mettre en pratique sur une neige pourrie, mais si on hésite à se baisser, et ben ça va mal tourner. Je crois que c'est aussi simple que cela, mais c'est pas simple à réaliser sur une neige qui va mal
Plus haut quelqu'un parlait de l'état de fatigue, et c'est justement là où on se ramasse des gamelles d'anthologie, car on n'a plus assez de force et de lucidité pour se baisser immédiatement après avoir ouvert le virage.
En résumé je dirais que dans un virage réussi, il n'y a aucune place pour l'hésitation !
Modifié il y a 6 ans