Conditions de neige massif du Forez

Ce matin, au col du Béal, une sortie que je pourrais intituler "dans les traces de N 75", m'a fait partir en direction de la "petite Laponie". Avec 6° au départ (8h30) et une neige, enfin des résidus plutôt gelés, muni de mes Germina "cailloux" dont j'avais raccourci de 15cm les écailles, et que je souhaitais tester à cet occasion. Que je vous dise tout de suite, essai concluant, à tel point que j'envisage de supprimer 5 cm de plus.. Donc, "tournicotis" dans cette belle mais petite Laponie et partie hors piste, partie sur les pistes encore bonnes pour l'alternatif, je me dirigeais sur "2 boules",  pris à gauche, à contre sens, la piste de ski, arrivais au "pied" de la montagnette, et là, hésitation: à gauche sur la Loge (plus court) ou à droite, plus long? J'optais pour cette dernière, et dans de bonnes traces (exposition EST)  avançais rapidement en réfléchissant à la suite sachant qu'arriver au col serait difficile eu égard au manque probable de neige là bas..La solution était de prendre à sens inverse un petit bout de piste remontant au "jas de Bitou", ce que je fis, mais avec difficulté quelques mètres avant le carrefour éponyme , sans déchausser malgré tout, je repris à gauche les pistes en direction de la montagnette. Après quelques passages difficiles de manque de matière première m'obligeant à passer dans le fossé, (heureusement bien garni) retour sur ma trace aller et direction  carrefour de "2 boules". A quelques centaines de mètres de ce dernier sur la droite, je descendis par un petit bout de chemin bien enneigé qui arrive aux burons de "chez Ferré". il n'en reste plus qu'une ruine que je pris (encore une fois) en photo, avec le massif du Sancy en arrière plan. Nouveau passage à "2 boules" et continuation par la piste, puis hors piste car ça devenait nettement meilleur au fur et à mesure de l'avancée de l'heure, tellement bon que je commis l'erreur de ne pas contourner le "Chesseton" par l' EST, bien enneigé, plutôt que le franchir, par la piste, sur la crête où il me fallut déchausser une bonne centaine de mètres. Enfin descente sur le "pas de la croix" et en guise de dessert des zig-zag dans une portion bien blanche autour de petits pins et de hêtres rabougris jusqu'à la route près du col du Béal. (11h).
Bon, c'est pas terrible mais on s'en contente en attendant un peu plus de "blanche"
Et pour moi c'était cette après-midi également du col du Béal (nos horaires n'ont pu coïncidersmile)
Bonne température de printemps et neige idem mais bien meilleur qu'il y a 48 h, beaucoup moins chargé d'humidité, car un beau soleil et le gel de la nuit l'avait un peu asséchée. Elle était plus glissante et enfonçait juste ce qu'il fallait.
Direction Pierre-sur-Haute par le chemin à l'Est et contournement très difficile du Procher par le côté Est bien sûr qui surplombe les pistes de Chalmazel. Il a fallu déchausser deux fois car ça ne passait plus dans les éboulis rocheux. Puis j'ai flirté avec les trous de Couzan pour rejoindre en travers sous le rocher Pavé, le haut des pistes d'alpin où il y avait pas mal de monde, et traverser la route afin de contourner Pierre-sur-haute par l'Ouest. Il a fallu juste déchausser entre PsH et le rocher de la Chaize, mais rien d'anormal. Ensuite toujours sur la pente Est en laissant les Grands Chars à gauche et en regardant bien le cheminement, je suis descendu sur le vallon du ruisseau de Pierre Brune qui s'écoule dans la vallée de Chorsin. Avec le beau temps, aucun problème mais dans le brouillard, à éviter si on ne veut pas tomber sur des plaques de neige en impasse.smile Il faut zigzaguer mais la descente était magique, une vitesse juste ce qu'il fallait pour godiller tout du long, un vrai bonheursmile
Puis je suis monté un peu sur le plat de la Richarde mais sur le haut plus rien, il a fallu tirer à droite en direction du bois de la vallée du Fossat et retrouver le sentier d'été venant de la croix, qui passe vers la porte métallique au niveau des parcs. Ensuite la croix et la ruine des Nerses. La piste qui y mène est bien enneigée encore, mais là où j'étais passé il y a 48 heures seulement en remontant du Bechou, les moutons peuvent venir brouter …smile
Pour le retour je suis descendu par le fond du halfpipe sous les jasseries du Fossat, encore plus au bout qu'il y a deux jours, là où la pente est bien raide, mais c'était impeccable. Par contre à éviter en neige poudreuse quand c'est bien gavé, car la pente est telle que des billes de neiges roulaient comme dans les pistes noires d'alpin, donc c'est un des "rares" endroits de notre massif qui pourraient potentiellement "craindre".
Je suis arrivé au verrou des Reblats sur le ruisseau et j'en ai profité pour élaguer à la scie les branches d'un sapin qui gênaient au deuxième pont. Au-delà du plaisir de la descente, c'était le but prévu de la sortiesmile
Ensuite remonté sur la croix du Fossat puis retour presque par le même chemin, mis à part que je suis resté dans le dévers contre le bois du Fossat pour retrouver le vallon sous la cote 1500, mais c'était pas mieux qu'à l'aller en enneigement. Pour redescendre de Pierre-sur-Haute, la neige commençait à se retendre, avec nettement plus de glisse. Je suis passé sous le Procher par le chemin d'été dans la forêt de fayard. Ca va mais à l'endroit des grosses pierres il faut faire attention et le chemin a été très emprunté par les piétons. D'ailleurs cette saison j'ai constaté une recrudescence de marcheurs dans la neige et beaucoup sans bâton smile
Puis retour au Béal avec un 16° affiché à la voiture restée au soleil à 17h30 et beaucoup de monde en terrasse, des voitures et un troupeau de quads que le beau temps fait sortir de leur hibernation.
Donc ça passe encore mais à mon avis à éviter le matin en neige dure si l'on choisit comme je l'ai fait, d'aller dans les pentes.
Modifié il y a 3 mois
forez
D'ailleurs cette saison j'ai constaté une recrudescence de marcheurs dans la neige et beaucoup sans bâton
Moi également (enfin du peu de sorties que j'ai faites smile), et je l'attribue à l'enneigement qui a toujours été faible ?
Salut "N 75". En effet le nombre de marcheurs a beaucoup augmenté depuis quelques hivers et on le voit bien aux Pradeaux sur la route du barrage. Je pense qu'il y a la question de l'enneigement faible mais aussi un engouement pour la marche et la course à pieds (trails..) peut-être aussi un manque de motivation ou une mauvaise estimation de l'enneigement faisant qu'on ne prend pas le matériel skis (ou raquettes)?? Par contre, Il y a une semaine, aux Pradeaux, je revenais d'un tour de skis et j'ai vu arriver, venant des pistes principales du départ, 2 coureurs (homme et femme) qui n'avaient pas l'allure de "clampins" et s'entraînaient vraiment sur neige. Hier,J'ai suivi un peu tes traces dans la "petite Laponie" où il y a comme d'habitude beaucoup de neige. J'y passe le plus souvent en longeant la lisière du grand bois mais j'y ai "trafiqué" pas mal un peu partout. Dans mon CR d'hier, j'avais omis de noter avoir rencontré un "skatteur" venant du col de la Loge sans doute, avec sûrement pas mal de "portages" de skis et beaucoup de "grattage" des semelles par les cailloux..Vive le ski de rando (et les skis "cailloux"smile
Modifié il y a 3 mois
Je ne crois pas que les marcheurs soient uniquement dus à l'enneigement, je dirais plutôt que c'est une "découverte" de la marche hivernale très développée en Suisse ou Autriche à ce que j'ai pu lire ou entendre dans des reportages.
Certaines personnes sont passées du ski de fond à la raquette puis en s'apercevant que ces dernières n'étaient pas le top pour marcher sur des sentiers tassés par des dizaines de raquettistes, poursuivent à pied et il y a de quoi rire un peu, car en effet :
Les sentiers raquettes sont payants mais si vous êtes à pied, ils deviennent gratuits smile
En tous cas jamais je n'avais vu dans les stations alpines, autant de marcheurs et de coureurs à pied que cette saison aux Menuires, avec le développement des trails hivernaux ça court de partout … smile
Regardez le trail hivernal du Sancy en janvier … Il est tombé le dimanche matin où à Ambert à 500 m d'altitude j'ai déblayé 23 cm de neige et pourtant ils étaient plus de 1400 coureurs au départ ! smile Au marathon du Forez avec 4 courses organisées ils étaient 70 concurrents toutes catégories confondues, c'est fou mais cette dégringolade n'arrive pas d'un coup … Ce n'est pas une mode c'est une mutation de la société dans son approche de l'hiver, c'est comme ça smile
Avec forez63, au tout début de la raquette nous étions parmi les rares à parcourir les berges et vallons du barrage des Pradeaux, puis nous avons vu la fréquentation exploser dans le même temps que les pistes de fond se vidaient et maintenant ce sont les traces de pas … smile
Avant les cyclistes chez nous, faisaient du ski de fond les mois d'hiver et ne remontaient sur leur vélo que début mars et encore selon la météo. A présent, ils pédalent toute l'année et même des saisons comme 2013 très bien enneigées. J'en ai croisé même sous des averses de neige ou encore des jours ensoleillés où les virages à l'ombre n'avaient pas dégelé …smile
Quant à la course à pied, je fais parti du club Courir en Livradois-Forez basé à Ambert et c'est l'explosion de la pratique, grâce au triptyque coût/temps/technique le meilleur du marché des sports, si bien sûr on ne suit pas la mode smile
Et bien sûr des hivers chaotiques comme les deux derniers ne vont pas enrayer le phénomène, c'est comme ça …smile
Modifié il y a 3 mois
Je reviens d'une petite sortie (à pieds) d'exploration sur le col de Chansert; M'étant engagé en voiture au delà de la "grosse font", j'ai dû faire une marche arrière à l'approche du dernier virage sous le col et me suis garé dans une "encoche" sans fossé à franchir, au niveau du haut du pré du buron. A pieds,chaussures légères de rando, bâtons de raquettes, par la route jusqu'au col, puis la petite route de droite en partie enneigée, une pointe d'arbre en travers, et plus haut, un 4x4 forcémment arrêté devant un arbre barrant la route. Le chemin de la Pause peu enneigé au départ mais très encombré, pour ne pas dire barré par des arbres ou des branches tout au long . Je suis arrivé à la limite du bois (clôture estivale) et ai fait demi tour dans mes traces qui enfonçaient quand même pas mal rendant la "marche-footing" difficile. En conclusion, on peut penser que la lisière nord des rochers de la Pause est praticable au ski de rando jusqu'à la croix du Fossat, et au delà, la vallée des Reblats, mais la marche d'approche est trop longue quand même. A la rigueur si l'on arrive à Chansert en voiture ça gagne un peu de temps.
Et moi je reviens d'une bonne sortie  de 6h au départ du col du Béal ce matin. Soleil, 4° mais vent très frais du Nord/Est qui a obligé à prendre une la veste pour le couper smile Neige gelée mais pas glacée, aussi je n'ai pas mis les peaux sous les skis et ça accrochait bien.
Par rapport à samedi dernier, en 72 heures, ça a bien ramassé encore, même sur le chemin à l'Est il y a des manques. Des traces de skis de rando de la veille où la neige devait être plus froide l'après-midi, marquaient très bien, on voyait même les empreintes des écailles, du Fischer je pense en ski assez étroit pas plus de 70.
Sinon j'ai déchaussé pour descendre du Procher sur le col de la Chamboîte puis en pente Nord/Est sous le rocher Pavé je suis remonté sur les pistes de Chalmazel. Là c'était un peu dur, entre la pente très forte et la neige gelée. Les peaux auraient pu servir mais c'est passé quand même.
Pour redescendre de Pierre-sur-Haute il a fallu vraiment chercher son chemin et déchausser. Après en longeant bien le bois de la vallée du Fossat après le vallon sous la cote 1500, ça allait bien même en dévers, surtout que la neige se déstressée sous l'effet de l'analyse d'un soleil fin psychologue smile
Et à la ruine juste au-dessus de la croix du Fossat j'ai plongé dans la vallée et là tout le haut était très bon, même dans le chemin après le passage sur le ruisseau. Ensuite il a fallu bien sûr déchausser et remettre juste les skis dans le dernier mur. 
En bas, changement de matériel : le but de la ballade était de remonter sur les rochers de la Pause en crampons à glace. Là, ce n'est pas la pente le plus difficile à appréhender, même si on s'élève d'environ 250 m en 300 m, mais ce sont tous les pièges du terrain que l'on ne trouvent pas habituellement dans ce genre d'exercice. Les branches qui se prennent dans les skis ficelés sur le sac à dos, la mousse sur les rochers, les arbres pourris, l'eau qui coule, la neige qui lâche sous le pas … Et dans ce cas il faut se laisser entraîner tout doucement, car souvent c'est entre des éboulis de gros rochers, les crevasses foréziennes smile Mais c'est un exercice éprouvant …
Une fois arrivé là-haut, au sommet des rochers de la Pause, il a fallu pour redescendre jusqu'à la croix du Fossat, bien longer le bois, et dans cette neige c'était un régal. Puis retour sur Pierre-sur-Haute en grimpant une bonne partie à pied à partir des jasseries de la Chamboîte et contournement par le côté Nord-Est, bien enneigé. Pas un chat de skieur à Chalmazel pourtant la station est marquée ouverte tous les jours jusqu'au 19 mars, mais c'est un peu de l'acharnement thérapeutique vu ce qu'il reste et l'état du manteau neigeux, même si en haut il est bien correct. 
Après le col de la Chamboîte j'ai voulu prendre le chemin sous le Procher mais mauvaise pioche, il était tout déneigé au départ, il ne restait de la neige que dans sa partie exposée Nord. Puis il a fallu encore à pied retrouver le chemin pour redescendre sur le col du Béal.
Voilà, la neige est là très petitement mais dans les pentes Nord/Est en dévers, donc ça peut faire encore pour de la raquette l'après-midi quand elle est plus molle mais franchement ça sent le sapin smile, ceci dit ça peut encore en refaire mais à choisir, il faudrait mieux que ça nous la garde au frais pour décembre prochain smile
Modifié il y a 3 mois
Nouvelles du "front" des Supeyres.
Parti comme de coutume avec skis et raquettes avec l'intention de voir ce qu'il restait dans la "fameuse" plantation, j'ai changé de destination en voyant l'agitation (voitures et main d'oeuvre) autour du départ. J'ai pensé au débalisage possible et comme je ne connais pas trop le "coin" (c'est pour plaisanter), et pour ne pas gêner, j'ai dirigé ma voiture sur la petite route des "3 fontaines" . Après avoir tâté la neige, encore bien gelée, j'ai opté pour les raquettes en lisière du bois du grand goulet. Quelques "manque" au départ mais en cherchant les plaques, j'arrivais en buttée de bois à l'aplomb du "grand coche" sur la carte IGN du coin.
 Ici, 2 options, soit suivre la lisière du bois et descendre par le petit goulet puis remonter dans le bois et revenir à mon point de départ, soit l'inverse. J'optais pour cette dernière et descendis le bois dans de rares plaques de neige, sans toutefois déchausser dans des tapis de feuilles..Enfin au fond puis la "remontée" du ruisseau du "grand genêt" assez difficile en raison du manque de neige et de la recherche de plaques. Je pense l'avoir traversé 5 ou 6 fois. J'ai même, fait, sur la gauche, un aller-retour le long du "ru" venant des "3 fontaines du goulet". Plus haut, très encombré par des arbrisseaux couchés, j'ai dû le laisser pour monter à droite dans le bois (sans neige) et enfin redescendre à son niveau étant assez proche de la sortie au lieu dit "petit goulet". A partir de là le "goulet" devient étroit et encombré tant et si bien que je décidais de sortir avant la fin et pris à gauche pleine pente (cales de montée en place) pour déboucher sous une petite corniche de quelques mètres où il fallut creuser à la pointe des raquettes les marches de sortie à proximité de la pointe du bois dit "du petit goulet".
Le retour, le long de la lisière Ouest, un plaisir car, relativement bien enneigée.
Bon, ça a encore "passé" mais il ne faut pas être trop difficile.
A signaler qu'à l'arrivée j'ai cru apercevoir la dameuse du domaine sur l'herbe bien sûr peu après le départ des pistes. J'espère qu'elle y attendra une éventuelle chute de neige pour retourner à sa niche (les Pradeaux)
Suite (et fin peut-être..).Hier matin, de bonne heure, direction le col de Chansert voir ce qui se passait dans les rochers de la Pause. cette fois je réussis à franchir en voiture le dernier virage sous le col qui bien souvent nous barre le passage et allais me garer auprès de la barrière, au début du chemin. Raquettes, crampons et piolet dans le sac à dos au départ, je chaussais les crampons dès la sortie du bois sur les hautes chaumes, longeais, dans une neige assez gelée au vent, la lisière en direction de "la pause",sans difficultés et, un peu plus loin "piquais" dans la pente, dans une bonne épaisseur de neige malheureusement bien plus molle sous bois étant donné la température déjà élevée. Pas de sous couche gelée, la surface portante des crampons à glace n'étant pas suffisante, il me fallut rapidement prendre les raquettes (heureusement chaussures polyvalentes..) Par contre, avec le seul piolet (bien que piolet dit "de marche", plus long que les autres,(d'escalade) c'est pas idéal, n'ayant pas pris (en conscience) mes bâtons raquettes repliables misant sur une neige "portante". C'est toujours pareil, quand on dispose de peu de temps, on fait pas toujours les bons choix. En tout cas après la visite des 3 "belvédères" sous la Pause, je remontais en lisière pour revenir à mon point de départ après 2h30 de "crapahutage" dans ces rochers qui restent l'un des coins les plus enneigés des crêtes. 
Au retour, pleine route sous le col, 2 petits faons qui ont déguerpi devant ma voiture. Je leur ai souhaité mentalement longue vie..
Modifié il y a 3 mois
 
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