N'hésitez pas à fermer ce message à caractère informatif X

Conditions de neige massif du Forez

Bonjour les amis du "HT"
Ce dimanche matin, suite au forfait de dernière heure ( pour raisons médicales) de 2 amis, je suis, comme prévu, parti en raquettes du col du Béal. Température 5° et vent de sud assez fort.
J'ai décidé de me mettre à l'abri dans la combe EST (à droite de la route direction Chalmazel). Descendu jusqu'à "cave" je suis remonté par un chemin parfois sans neige, eu égard à la  "flotte" venant de la pente, mais en raquettes, pas de problème. Par contre en skis ça aurait été difficile, de plus sur une neige "dure"…
Débouchant au fond de "grande raie", je suis remonté pour faire le tour de 3 "loges" d'amis, et profité des clairières de ce secteur, très agréables, où, bien sûr, des skis auraient été bienvenus.
Enfin la dernière "loge", avec un bût d'entrainement de "foot" (curieux mais sympa dans ce secteur..) puis "chalet Gauchon" bien connu des skieurs, à proximité duquel passait, il y a bien longtemps, une piste "Alpine" de Chalmazel., et retour au col en évitant, agréablement, sans difficulté le chemin de "Ste Catherine" "battu" par les raquettistes venus de la Loire.
Je vais tenter de joindre 3 photos pas "terribles" soit: "un passage mouillé", le "bût" insolite, et Chalet Gauchon..
Modifié il y a 4 mois


Hello les Foréziens !
Benbois
entre les sorties nocturnes et avec le réchauffement climatique
du coup, ta tenue, c'est pour les sorties nocturnes à impressionner les galinettes cendrées ? c'est chouette, mais attention aux coups de soleil lors des retours tardifs smile
Que la fente soit avec vous !
Benbois, baste les coups de soleil
stofdefou
mais attention aux coups de soleil lors des retours tardifs

Mais si tu tombes sur une neige de printemps à gros grains je crains pour les parties "intimes" de ton corps d'athlète … smilesmilesmilesmilesmilesmilesmile
Départ hier après-midi de la route de Domas,  vers 1155 m. C'est la fin du déneigement, 1 km sous le col de Chansert. C'est le départ le plus raide du massif mais qui permet d'être au coeur du Forez le plus rapidement possible, seulement faut se taper les + 400 m jusqu'au sommet du Mont-Thiallier.
T 5° et vent frais de Sud/Sud/Ouest sur le haut.
Le pré de la jasserie de la Grosse-Font au départ était encore bien enneigé, il faut juste à la sortie du virage à droite prendre à gauche pour le rejoindre car son accès naturel est très souvent déneigé sous les arbres.
Ensuite juste après avoir retrouvé la route, c'est déneigé et encore un peu au-dessus avant le col, mais à chaque fois sur 20 m à peine et ce sont les endroits habituels où il faut déchausser. Idem pour grimper sur le rochers de la Pause, après la forte montée et la barrière au carrefour vers ces derniers ou le vallon de la Jacine, c'est déneigé et il faut tirer un peu sur la gauche dans le bois, ça passe. Puis on rejoint le chemin et à nouveau il faut repartir à gauche dans le bois avant le dernier virage à gauche et rejoindre le chemin au-dessus avant celui à droite. Dans toute la montée la neige couverte de lichen et branchages et bosselée par les anciennes traces de ski, raquettes et pas, n'était pas très bonne, du grain rond sans lien qui enfonçait sans plus mais la retenue était limite.
Enfin à la débouché du bois c'était très bon. J'ai même était agréablement surpris par l'enneigement car j'ai pu au lieu de tirer directement sur les rochers de la Pause dans la pente Nord au-dessus de la vallée du Fossat, suivre un peu la crête. Il a juste fallu sur le haut, là où ça souffle beaucoup, donc là où c'est déneigé, rejoindre les rochers. J'ai pu ensuite retourner direction les rochers du Mont Thiallier, afin de regarder au niveau de ce que j'appelle le col du Thiallier, lorsque le chemin venant du vallon de la Jacine fait la bascule pour aller sur la pente côté croix du Fossat, si ça passait encore et c'était bon.
Les arbres avaient même conservé la neige de la petite chute humide de la veille au soir.
Vue d'en haut, la vallée du Fossat est également bien enneigée.  La descente sur les jasseries du Fossat puis le haut des Reblats était excellente, neige assez rapide mais qui tenait bien pour virer en toute quiétude. Je me suis même amusé à faire une vidéo. smileMais juste avant le verrou des Reblats, changement total, la neige n'enfonçait plus de 2 cm mais de 15… C'était pourri smile (photo N°3)Du coup j'ai préféré remonter sur la croix pour grimper à Pierre-sur-Haute.
Le début jusqu'au vallon sous la cote 1500, très bien. Puis j'ai pris par les Grands Chars et là, plus une pique d'accroche, les grains ronds commençaient à se lier entre eux en une neige croûtée en surface, comme une croûte de sel et ça cassait un peu. Ceci, dû certainement au vent qui virait un peu à l'Ouest et n'était pas chaud. Pourtant la pente est exposée au soleilsmile Du coup j'ai rejoint le haut de la piste entre les jasseries de la Richarde et PsH et j'ai terminé les derniers mètres sur le faux plat en patinant… Un comble avec des skis à écailles smile mais ça allait bien mieux smile
Je me suis arrêté avant le rocher de la Chaize car la piste est déneigée, là aussi, dû au vent (photo N° 4). 
Et je suis rentré en remontant directement de la croix du Fossat sur le mont Thiallier. La pente est plus rude que sous PsH et ça accrochait mieux, pourtant orienté en versant nord/Est. Comme quoi notre neige est loin d'être une science exacte. Il fallait quand même tirer des bords.
Puis la descente sur le vallon de la Jacine, magique. Ensuite la jasserie de l'estive avec la piste là aussi très bien enneigée ce qui est rare vu les conditions actuelles. Plus délicat fut le retour car sous la jasserie ça pend et la neige était rapide, pourrie et je retrouvais les traces de multiples passages. Idem avant le col, de la descente comme ça peut, en toutes sortes de techniques pour tenter de ne pas trop prendre de vitesse.
C'est le seul inconvénient du départ par Chansert, à éviter pour celles et ceux qui craignent un peu la descente dans les conditions de neige transformée. Mieux vaut partir des Supeyres pour rejoindre le haut par un relief plus accueillant et du coup hors des arbres une neige plus régulière.
     Au loin une des 2 pierres qui ressemblent à des rapaces "accroupis" et marquent le chemin d'été direct sur le mont Thiallier.
              
 Au fond sur la gauche, la plantation des Allebasses avec la lisière Ouest encore bien enneigée. A droite on devine les jasseries de la Richarde, puis la  vallée du Fossat et les rochers de la Pause. On devine à gauche le début du bois des Reblats et au-dessus le mont Thiallier

   La remontée du mont Thiallier. Forcément ça va moins bien qu'à la descente smilesmilesmile


Vendredi après midi, un petit tour aux Supeyres pour voir "ce qu'il reste" exactement après avoir consulté les "Webs" pour me donner une idée.
Résultat: pas trop mal quand même en ski de "rando". 
Les pistes au départ, puis rapidement hors traces par de grandes plaques de bonne neige en passant dans le petit bois bien connu, sous les pistes, avant celui de Balayoux puis en suivant les "combes" bien pleines, "les Bruladis", et coupant à nouveau les pistes, j'empruntais en descente un pare feu très bon pour prendre à gauche un bout de piste et en sortir dans le grand pré (excellent le long du ruisseau) qui conduit au pont de la Fayolle (bût de mon "aller"smile. A ce lieu, la haute, et longue clôture m'incita à revenir aux Supeyres non pas par le sud mais par le nord de la plantation de Ceylard sans regret car la suite fût très bonne. 
Seule hésitation, la jolie combe du "ru" des "jas" de Malmotte bien connue n'est-ce pas "N75" ?, laquelle me paraissait enneigée, par contre, sous les jasseries, pas un "poil" de  blanc..Alors je continuai de ce bord jusqu'à la croix de Pialoux et sa borne seigneuriale pour arriver par le haut du col sans trop de difficulté..
Hier matin départ du croisement de Domas pour le col de Chansert. T° 2° au départ et très légères giboulées sporadiques. Le vent de Sud de mercredi dernier a vraiment fait du mal par rapport à ma venue le mardi. Neige pourrie dans le couvert forestier, correcte à découvert avec même à partir de 1400 m, le restant de poudreuse humide tombée sur la fin de nuit de mercredi à jeudi.
Mais le but était d'aller dans la vallée du Fossat afin de faire sans doute une première, en toute modestie car rien d'extraordinaire : grimper à ski les rochers de la Pause… Un truc un peu fou quand on connaît la configuration entre éboulis, rochers, arbres morts couchés dans tous les sens et vivants avec des basses branches, sans compter les multiples favillous qui adorent jouer aux barbelés.smile
Pour l'occasion bien sûr, j'ai délaissé les SR Nordique pour des SR Alpin car la pente se déploie entre 1250 m et 1500 m mais seulement sur 400 m, donc ça grimpe dur… smile
Pour monter au départ les 1 km sur le col, j'avais choisi de mettre que des demi peaux sous les skis afin que ça fasse moins "tirer". Je les ai conserver pour "descendre" sur Pré Daval puis remonter doucement sur la vallée du Fossat. Une fois dans la vallée encore bien enneigée, le plus dur consiste à trouver le bon parcours pour les rochers, car même en connaissant c'est difficile de s'y retrouver, sachant que les arbres masquent partiellement les passages. 
J'ai troqué les demi-peaux contre des complètes plus les couteaux (voir photo 1 et 2)
Par le passé, avec forez63 nous sommes venus dans ces rochers en raquettes, puis à skis que nous troquions contre les raquettes pour grimper, puis à ski que nous troquions contre les crampons à glace et piolet, qui permettent d'aller chercher les plus fortes pentes et également d'explorer les rochers en travers, car les raquettes dans le dévers ne valent rien.
Le danger dans ces rochers, se niche un peu partout : au niveau des éboulis et des trous entre, donc à déconseiller en crampons dans une neige molle comme en ce moment. On s'y enfonce souvent une jambe complète. Des arbres qui gênent la progression, des branches ou arbres pourris qui cassent lorsque l'on s'en sert comme appui. de la mousse sur les rochers qui glissent ou s'arrache jusqu'à la pierre. Des rochers ou pierres qui branlent. Des stalactites de glace qui peuvent se détacher si la T° remonte. Des nombreux rus qui courent sous la neige, la mangent et ne demandent qu'à vous piéger et enfin à déconseiller après de fortes chutes de neige d'un point de vue avalancheux, surtout dans les goulottes étroites.
Mis à part ça, c'est sympa et ça change un peu smile
Une fois passé la première pente de neige tout droit d'abord à la limite du décrochage et je peux dire que ça tient et c'est impressionnant l'association peaux + couteaux,puis en zig-zag, il m'a fallu déchausser pour franchir des rochers. Puis rechausser et à nouveau quitter les skis afin de passer le verrou de la goulotte. Il faut porter les skis à la main, car à cause des arbres on ne peut pas les fixer sur le sac, c'est un inconvénient… smilesmile 
La goulotte n'est pas large, aussi au bout de 3 à 5 longueurs de ski il fallait faire une conversion. Pour l'escalier, les SRA ne sont pas top contrairement aux SRN, car leur équilibrage au niveau des fixations n'est pas le même. Le ski bascule vraiment sur l'arrière quand on le lève, donc c'est assez gênant. Ceux de SRN sont à peu près à l'équilibre. 
La fin de la goulotte est vraiment très pentue et il a fallu déchausser à nouveau. Heureusement dans cette neige molle on fait de bonnes marches, surtout avec de la chaussures rigide. Passé le verrou de sortie, le haut est beaucoup plus facile, plus large, mieux enneigé, on peut finir tranquillement en lacet et viser les congères qui se forment sur le haut, car elles aplatissent les arbustes et favorise le passage sans trop galérer dans ces barbelés végétal typique du Forez smile
Voilà, après sur le haut du vent d'Ouest, des nappes de brouillard et pour redescendre sur le vallon de la Jacine encore assez de neige mais des passages qui se sont rétrécis depuis le début de semaine. Puis retour sur le col de Chansert par la jasserie de l'estive et la piste dessous où j'ai retrouvé la neige pourrie. Et même avec des godasses rigides, le talon bloqué, c'est assez fastidieux à skier. 
Donc ça sent un bon peu le sapin sur le Chansert car l'accès est toujours délicat avec les bonnes pentes et les manquent de neige au départ qui obligent à chausser et déchausser. 

Désoler pour les photos prises au portable. Quand je les mets sur le site, ça va et une fois le compte rendu envoyé, les photos prises au portable dans le sens de la hauteur se retrouvent avec un bandeau noir, et comme je ne suis pas un technicien de l'internet… smilesmilesmile Mais si on les regarde en cliquant sur la première et en faisant défiler, là c'est bon smile

   
Dessous la vallée du Fossat, photos prisent au milieu : 1, prise vers le haut de la vallée, en direction de la croix du Fossat. Les rochers de la Pause sont à droite.    2, vers le bas en venant de Pré Daval.
   
  
Dessous, le verrou de la goulotte et ses favillous juste sur la trajectoire, impossible d'y échapper, faut s'adapter smile
  
Dessous : la goulotte et la fin qui est trop raide et pas assez large
  
Dessous : 1 photo prise sans trucage, juste ce que je voyais devant moi.       2 la goulotte après avoir franchi le verrou de sortie
  
Dessous : la vallée du Fossat et la fin des rochers, beaucoup plus facile
  
 La congère de sortie vers 1500 m, avec la vallée dessous
Modifié il y a 4 mois
forez
faire sans doute une première, en toute modestie car rien d'extraordinaire : grimper à ski les rochers de la Pause
S'il y a bien un seul endroit où il ne me viendrait pas à l'esprit de m'y embarquer à ski, c'est bien là ! smile Même à pieds je n'y suis jamais passé, mais j'ai néanmoins l'idée d'aller voir à quoi ça ressemble un jour.

forez
Et même avec des godasses rigides, le talon bloqué, c'est assez fastidieux à skier.
Pas étonnant qu'avec des chaussures en cuir ça branle les chaussettes à les détricoter…smile

forez63
la jolie combe du "ru" des "jas" de Malmotte bien connue n'est-ce pas "N75" ?
Oh que oui elle est belle en SRN cette combe, même si sa taille est bien modeste !
C'est justement la magie de ce ski, pouvoir conserver sa nature de plantigrade, se faire un bien fou au moral dès qu'on peut enchainer 3 virages, 3 belles fente si on vénère Sondre Norheim, et parcourir tout en glissant ces espaces humides propres au Massif Central qui ne s'ouvrent à nous que l'hiver.
Par contre, avec nos hivers qui n'en sont désormais que durant les vacances de février, voila un moment que je n'y suis pas passé smile
Merci pour cette évocation de sondre norheim un des pionniers du ski semble-il.. pour le petit vallon 😋on peut éventuellement s'y rendre ensemble un jour si tu veux (Avec forez comme  guide? )
mais avant tout il faut la matière première et pour le moment c'est pas terrible 😏