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Conditions de neige massif du Forez

Conditions de neige infâmes dans le secteur Béal-Puy Gros. Même le mouvement des bâtons étaient pénibles car ils restaient accrochés sous l'épaisse couche de croûte, et il fallait tirer pour les en sortir smile
Si vous avez un bon plan pour demain, je prends !

Je crois bien qu'on a mangé notre pain blanc en premier ! en novembre, telle la cigale, on faisait les beaux, et maintenant on envie les autres.smile
Par contre pourquoi pas un coup de chien dans la première huitaine de mars qui en pose une bonne couche permettant de pousser jusqu'à Pâques se passant aux tisons… 
Modifié il y a 3 ans
Bonsoir,

En principe demain matin je suis contraint par ma fille de l'accompagner autour de la Vallée des Reblats pour voir le lever de soleil a la croix du Fossat. Je ferai un repérage de la descente a la cave par la voie de François.

Jacou
N_75
C'est bien connu, les absents ont toujours tord, et hier il fallait monter à Supeyres-land. Bonne pioche qu'on fit avec un copain !Brouillard et absence totale de vent dès 9h30, le site nous était rendu comme au temps d'avant l'ère actuelle de la société de consommation qui colonise désormais le site. Le parking était quasiment vide, à part un ou deux skieurs de fond qui s'appêtaient à partir sur les pistes. On part au sud ou au nord ?Dilemne de courte durée avec l'arrivée des potes à Benbois par le versant auvergnat, qui nous apprirent que P/H et le K2 étaient arrosés de soleil.Nous abandonnâmes donc l'idée de partir au sud, idée qui nous aurait peut-être permi de croiser forez, ayant tous les deux complètement les mêmes goûts pour les coins secrets du massif.L'azimut fût donc nord ! Si au départ le brouillard était limite engageant pour s'aventurer dans ces espaces ouverts, le fait qu'on sentait l'envie du soleil de percer, nous a poussé à faire glisser nos spatules au beau milieu de la pampa.Et à force d'avancer quasi plein nord dans ce nuage de brume qui enveloppait la montagne, une éclaircie apparu, puis une autre, et encore une autre, et à chaque fois elles nous dévoilaient le décor un peu irréel de la masse bleue du ciel qui chapeautait la masse blanche d'un relief.Le peu de neige laissait dépasser les plus haute herbes gainées de blanc, et qui nous apparaissaient tels des blocs de glace qu'une banquise aurait comprimé. Le brouillard et l'absence totale de vent nous offrait le plateau pour nous seuls, sentiments renforcés par la neige fraîche de la nuit qui avait recouvert toutes traces, à l'exception de celles des renards et des lièvres, maîtres des lieux, et qui enveloppait les quelques arbres jalonnants le massif.Bref, on découvrait une nouvelle planète, la planète Forez ! Déjeuner à la Cx du Fossat sous le soleil ayant gagner la partie contres les brumes , seuls comme au temps d'avant l'ère de la Reine Raquette, et retour par les vallons du flanc est du plateau, devenus le temps d'une journée de solitude, et avec l'appui des brumes à l'humeur vagabonde nous offrant un nouveau décor à chaque minute, les longues vallées des 66° de latitude nord.Quelle douceur ! Et toujours pas un brin de vent, chose on ne peut plus rarissime là-haut. Fallait bien quelque chose pour nous consoler du maigre manteau de neige délicatement étalé sur la lande, qui nous faisait ramer tels des galériens sur les espaces de bruyère. L'issue fût de viser les rares chemins, et les zones où paturent l'été les bovins.Comme d'hab, pas de photos, faudra vous contentez des mots. …désolé…(j'avoue avoir aujourd'hui les boules de ne pas avoir le réflexe appareil photographique quand je pars en rando)Avec plusieurs décennies de sorties ski là-haut derrière moi, je mettrais assurément celle d'hier  dans le Top 10 des plus belles question décor ! Ben oui, les absents ont encore tord…Et chose bizarre, seules les crêtes étant au soleil, on voyait dessous les masses nuageuses qui plombaient les ciels du Livradois et du Forez. Côté Auvergne, les nuages étaient blancs, côté Forez, ils étaient noirs…???
Et bien tu n'as certes pas les photos N_75, mais avec cette bien belle description on s'y croirait !
Merci pour la balade virtuelle !  smile
4981875N - 0698785E - 1761m
http://cedricleclercq.wordpress.com/
   Ca y est N75 est de retour sur le Forez.
Cet après midi on aurais pu se croiser, mais tu as choisis l'option nord,je suis partis du Béal vers 13h00 direction sud, j'ai mis les peaux car çà glissait, j'ai cheminé versant est jusque procher, descente de la chamboite un peu sport puis passage sur la partie nord de la piste des banban , la ou ça monte bien avec les cales de montée, puis passage à l'est de PSH pour passer au dessus de la combe de la morte, puis direction est de la tourbière de la richarde au dessus de collèigne, puis remonté à PSH et là j'ai pris le temps de prendre quelques images et de voir le coucher du soleil.
La neige était parfois bien gelée, ça passait bien, parfois un peu tendu mais bon, avec ce soleil et les brumes dans les vallée, plus une température douce, malgré un vent d'est bien froid, ce fut une belle sortie un peu sportive et solitaire cette fois.
A bientôt

Eh oui, j'ai ben peur mon pôvre Môssieur qu'on a mangé not'e pain blanc … smile
Du moins pour un temps que j'espère le plus court possible … smile
Car en effet, c'est pas joli joli … Du coup hier après-midi, c'est en raquettes que je suis parti et bien m'en a pris, quand j'ai vu que la croûte de neige dure recouverte de givre, s'était transformée en croûte glacée dont j'imagine sans peine qu'elle était plutôt imperméable aux écailles. Donc les peaux oui, mais quand le relief est très vallonné on peauterait et pèlerait sans cesse smile
Même en raquettes, en dehors des sentiers "tassés/damés" c'était dur dur … Il fallait penser à retirer la raquette en relevant bien le bout, donc en tirant sur les doigts de pied, sinon le devant s'accrochait dans la croûte et pour les bâtons, N_75 a tout résumé.
Mis à part dans les bois où là elle était un peu molle, c'était glacé cassant, le pire que l'on puisse imaginer. La pluie de la veille avait dû être assez froide car les arbres moins bien exposés avaient conservé la neige et ça "pissait" juste sous les rayons du soleil. Et sous la croûte de glace, la neige n'était pas totalement transformée, encore du style "gobelet".
Sinon c'était bien, soleil, quelques nuages …
Donc le tour s'est fait par le barrage, la ruine du Château, le rocher Y, les jasseries des Mortes et retour par les Ronzières sous un beau coucher de soleil et déjà le gel qui commençait à prendre. Il faudrait que ça gèle fort pour transformer le tout, quitte à avoir de la tôle, autant qu'elle tienne et on pourra sortir des skis moins large pour patiner… smile

Bonjouir,

Bonne pioche ce dimanche matin assez tôt ..
Qualité de neige tout a fait skiable, contrairement a vos dire.
Voir CR et photos dans le fil de l'AN 2016 dans le Forez,

Jacou
Vu les conditions, j'ai opté pour un départ en début d'après-midi et au final bien m'en a pris …smile
J'ai filé sur le barrage par le chemin sous la piste (défoncée mais c'est pour le travail, par le 4X4 du personnel d'entretien, donc à éviter) dans des traces raquettes tassées juste ce qu'il faut et sur une neige qui revenait juste ce qu'il faut pour un excellent compromis glisse/accroche. Sous les piles du barrage, ça montait tout droit, mis à part à un endroit à l'ombre où la pellicule de glace m'a obligé au canard.
Déjà il faisait chaud, c'est en chemise avec les manches retroussées et sans gants (mis à part pour les descentes) que j'ai poursuivi sur la ruine de la jasserie du Château, puis les jasseries de la Fayolle et la plantation des Allebasses, que j'ai traversée pour rejoindre la lisière Ouest. Glisse assez bonne hors traces où ça enfonçait juste ce qu'il faut, un peu moins bonne en sous-bois où la neige était plus molle.
Puis de là, direction la croix, sans doute la véritable du Pialoux (alors que ce nom est donné à l'angle de la plantation, à 600 environ plus à l'Est) difficile à trouver car plantée en pleine lande et datant d'après son socle gravé, de 1870. En fait de socle, c'est une jolie pierre d'un mètre de haut environ, un peu en forme de menhir. Elle est à peu près dans l'alignement de l'angle de la plantation et entre les 2 jasseries visibles de Malmotte, sur la gauche en descendant et sous la sente qui marque l'été.
Ensuite j'ai viré sur la bosse à 500 m des Supeyres alors que sur le plateau des Egaux, des voiles montaient dans un ciel moucheté. Bien sûr le panorama habituel et complet à 360°, veillait par le monarque Mont Blanc.
Puis retour le long de la plantation pour plonger par le vallon (un peu hard, 4 virages sur le haut puis ensuite en travers pour profiter de la vitesse mais sans plus) qui arrive aux deux premières jasseries de la Fayolle et remonter sur les 4 Rochers, afin de faire la descente, rapide dans cette neige à gros cristaux mais pas mal avec un fond assez dur, avantage d'être dans une pâture. smile
Après la Tuile et le rocher Y mais là, plus la même donne pour redescendre, la bruyère haute voire très haute m'a obligé à suivre le chemin, en s'égarant de droite ou gauche pour ralentir un peu, mais juste en petit virage fait en appuyant sur le ski extérieur, il ne fallait pas chercher plus loin sous peine de grosse sanction. Puis les jasseries de Mortes et le pré dessous, où là c'était meilleur bien sûr jusqu'au rui et ensuite remonter après "enjambage" des barbelés, sur le carrefour des Ronzières. Là, je n'ai pas tenté d'aller chercher la bosse pour se faire la descente, j'ai vu l'état samedi en raquettes. smile
J'ai baissé les manches et renfilé une veste car le frais arrivait … Enfin et tant mieux ! A 17h15 environ au mois de janvier c'est peut-être normal …smile Quoique … smile, sur mes tablettes j'ai noté que le 14/01/1996, j'étais passé en VTT aux Supeyres, en cuissard court et sans gants. Cette année-là, la neige n'était venue que vers le 8 février et ça fait déjà 20 ans … smile
Mais la descente par le chemin du réservoir était un peu hard, car ça commençait à regeler et ajouté à cela des traces de 4X4, de motoneige, de raquettes, de piétons … ça encore ça se négocie, mais plus délicat quelques pierres qui pointent le bout de leur dureté … Donc c'est passé mais franchement à éviter …smile
Sinon pour ce type de neige et de rando, vive les skis larges, les tracteurs du fond … smile
Enfin voilà les dernières nouvelles, vu la météo il ne nous reste plus qu'à attendre, à espérer que ça gèle toutes les nuits et que le vent du Sud ne se lève pas trop de son lit ou juste à peine … Pour l'instant la neige est bien blanche, elle renvoie bien les rayons mais par endroits ça commence à se découvrir et là … Sur les crêtes c'est le cas, le mont Thiallier a changé de couleur depuis ce matin.
L'aventure nordique aurait lieu ce week-end on pourrait supputer sur les possibilités mais c'est encore trop loin …smile

Pour confirmer mon choix de la veille d'être parti l'après-midi, ce matin je suis parti toujours des Pradeaux, mais en essayant une paire de skis de rando Fischer 99 semelle lisse, avec le système easy skin (peaux de phoque courtes) que cette année Fischer a adopté pour tout son matériel. A la base j'ai opté pour ce type de ski afin de pouvoir mieux patiner hors traces avec les carres sur les côtés, et lorsque la neige porte assez. Avant je le faisais avec des skis de skating de piste, donc moins large et sans carres métalliques.
j'avais mis les peaux que j'ai enlevées au bout de 100 m, car on grimpe au mur avec mais autant avoir une paire de raquettes au pied, ça glisse pas un caramel …smile comme si les skis bottaient.
Puis par la piste du barrage pour avoir de la largeur afin de tenter de patiner, je suis monté tant bien que mal dans les traces défoncées du 4X4 d'entretien de la retenue d'eau. Soit dit en passant c'est une piste de raquettes payantes et je me demande comment le domaine nordique arrive à vendre çà … smile Le retour à la nature en immersion, c'est un peu comme une piscine sans eau … smile
Puis par le bois du Coin je suis allé sur les 4 Rochers où j'ai fait une bonne pause à contempler le paysage. Temps moins chaud bien sûr que hier après-midi mais quand même je suis resté assis à 1360 m d'altitude durant un quart d'heure, en chemise, sans gants ni bonnet et déjà pour monter j'avais pris une bonne transpirée comme l'on dit chez nous. 
Puis par la tête des téléskis, j'ai navigué un peu sur le plateau mais la neige ne tenait pas ou du moins elle portait 20% du temps. Même sur les chemins c'était pas mieux, ça tenait sur 50 m et d'un coup tout le plancher passait à travers et le bonhomme descendait de 20 cm. Sur la piste de ski que j'ai prise sur 1 km pour revenir, elle avait encore une consistance poudreuse abrasive le long de la plantation donc orientation Est et à 1400 m d'altitude. D'ailleurs quelques skateurs faisaient des allers/retours sur la meilleure portion. 
J'en ai vu ailleurs qui avait beaucoup de mal avec les skis de skating sans carre qui dérapaient presque à chaque prise d'appui latéral. Les pistes n'avaient pas été redamées mais ça peut se comprendre aisément vu le contexte. Sur le peu que j'ai fait, mes skis avec carres allaient très bien, ça accrochait. Mais si la couche hors piste avait tenu, c'est certain que c'était bien meilleur avec la légère pellicule de givre.
Ensuite je suis redescendu hors trace dans le vallon qui retombe vers les jasseries de la Fayolle, puis j'ai plongé sur le ruisseau pour remonter sur la ruine du Château. Dans le pré ça allait mais il fallait tourner en demi chasse neige ou rester en chasse neige complet en répartissant bien le poids sur chaque ski, sinon ça cassait. Tout le long de la ballade la croûte était plus ou moins épaisse et résistante et parfois dessous, comme le long du barrage, c'était du sucre et même aux endroits froids qui ne voient guère le soleil du sucre sur toute la hauteur de la couche, enfin ces fameux gobelets avalancheux, pas moyen de faire une boule avec, ça file entre les doigts. 
Et ensuite retour par le barrage mais par le chemin de la conduite sous la piste qui y monte. Et je suis arrivé bien trempé de sueur, comme hier … 
Le départ des Pradeaux s'il est encore possible, commence à être délicat. Tant qu'il n'y aura pas eu d'humidité la couche ne se transformera pas totalement d'où un manteau neigeux piégeux, mais finalement plus homogène l'après-midi ou du moins à partir de 11h00. Car même avec des skis larges à écailles, ça aurait été difficile car il n'y aurait eu au départ aucune accroche sur la neige gelée et qui plus est dans les passages en "sucre". Et dans les dévers mes skis moins larges et à bord plus parallèles, permettaient de mieux se tenir.
Donc voilà les dernières nouvelles plutôt "chaude" du terrain de jeu smile




Modifié il y a 3 ans
Départ des Supeyres cette après-midi avec Forez63 dans le brouillard et avec un petit vent frais qui allait très vite chasser les "nioles" smile pour nous envoyer un soleil assez chaud mais sans trop quand même.
Conditions de neige d'une fin mars malheureusement … smile Le plateau des Egaux est encore correctement enneigé mais deux snowkiters rencontrés au retour devant le bol de chocolat des Gentianes, nous ont dit qu'ils voyaient l'herbe sous chaque virage.
Nous sommes allés sous le suc de Pégrol puis dans le vallon à gauche. Là j'ai laissé Forez63 qui a trafiqué dans le coin puis je suis monté sur le Suc pour joindre le carrefour de Pradoux. iI fallait chercher son chemin tel un voilier dans les mers Polaires en évitant les "glaces" herbeuses smile.
Puis juste après le carrefour j'ai tourné à gauche pour rejoindre les ruines des jasseries de Pradoux, ensuite le ruisseau dessous qui alimente le Batifol dans les Reblats, que j'ai contourné par le haut. C'est une source qui très vite s'élargit, il y a même une jolie petite cascade à l'entrée du bois de la vallée. De l'autre côté, sous les ruines des jasseries du suc de Pégrol (à ne pas confondre avec celles de Pégrol situées à l'opposé côté Est, dans le vallon des sources de l'Ance) je suis descendu par le pré (descente difficile car alternance d'herbe et de neige avec une légère croûte en surface donc rapide) puis dans le bois pour rejoindre la vallée des Reblats à peu près en face de sa plus grande largeur, là où sur l'autre berge il y a une ruine. Il a fallu déchausser une fois.
Là je suis resté sur le même côté et j'ai rejoint à travers une plantation le pré en face de la cave paternelle pour remonter à travers le bois et comme nous l'avions fait lors du rassemblement nordique du CAF en mars dernier. Mais il a fallu déchausser et je n'ai pu remettre les skis qu'une fois arrivé en haut, avant de redescendre légèrement dans la petite vallée du Recurady et sa tourbière en cours de réhabilitation, afin d'aller chercher au fond  le chemin  qui remonte sur la croix des 2 Bergères. Là également il a fallu déchausser à plusieurs reprises, sinon là où il y en avait, la neige était lourde et collante, du moins ça accrochait bien.
Car une fois rejoint le plateau, j'ai retrouvé la fine croûte de glace comme du sucre à peine fondu et refroidi. Ca cassait à chaque pas mais cette foutue croûte restait sous les skis et les écailles n'accrochaient pas un poil. Ensuite retour par nos traces de l'aller qui commençaient à geler.
Et j'ai retrouvé Forez63 pour aller boire un chocolat. Voilà donc les dernières nouvelles, pas top du tout mais ça on s'y attendait … 
Sinon hier après-midi j'étais avec une amie à Chalmazel à l'alpin, et c'était très bon à skier sur la piste familiale avec celle qui vient du plus haut, du téléski de Pierre-sur-Haute. C'était les deux seules ouvertes, et c'est dur malheureusement pour la station smile surtout que la météo ne plaide pas pour nous avec un dimanche normalement humide et doux.
Oh là, bande d'Auvergnats, les Fourinas vont tout vous dire…
https://www.youtube.com/watch?v=z4Ppsb8OsqU
Modifié il y a 3 ans