Tous les messages créés par Jacques

Enquêter à l'insulte, raisonner à l'insulte, argumenter à l'insulte :

Régis Cahn a écrit :
… coup de gueule appuyé contre un randonneur irresponsable. … que ce randonneur tente de comprendre qu’il doit se comporter comme une personne responsable et avec humilité.

…un individu paumé et étrangequi n’avait pas pris la mesure des difficultés et de son manque de capacité physique.

un manque de discernement : un comportement irresponsable. … Il s’est mis en danger …. Le randonneur est en parfait état de nuire encore une fois.

… en fonction de tes fantasmes.

… reste chez toi.
… aux Mike Horn de l’internet un peu plus d’humilité et de discrétion. …

Faire tout à l'insulte, c'est facile, c'est pas cher, n'importe quel c***ll*n peut le faire. On peut toutefois se poser des questions sur la justesse, et sur l'efficacité.

La justesse ?
Sans même taper aussi haut dans la pathologie (tout à l'insulte), des humoristes nous ont déjà régalé des gags que peuvent obtenir une enquête faite à-la-vitesse et du raisonnement au faire-semblant.
Saki dans "La carnassière" nous a dépeint un drame dans la gentry campagnarde : Ils se sont tous persuadés - à la vitesse - que le jeune russe a tué le renard qu'on allait chasser à courre le lendemain. A la seule vue de la carnassière pleine, le major donne immédiatement sa démission de la société de chasse et déménage dans une autre province, les projets matrimoniaux de la mûrissante tante sont foutus… Everything goes wrong.
Or dans la carnassière du jeune russe, ce qu'il y avait, c'était …
Modifié il y a 9 ans
Courses avec chiens, à Venabygdsfjellet, vidéo à :
http://www.nrk.no/video/hundekjoring_pa_venabygdsfjellet/9AE762A9185B3A53/
Modifié il y a 9 ans
L'abri d'un sapin ou d'un épicéa (le dessin est tiré de Ragnar Frislid, På tur i skog og fjell ; håndbok for friluftsfolk) :



Là l'illustrateur de Frislid a dessiné deux bivouaqueurs d'été, s'abritant de la pluie sous un épicéa.
Personnellement, je préfère le sapin, quand il y en a, il est plus couvrant. Mais il est fort rare en Norvège.

Outre protéger de la pluie, par nuit claire le sapin intercepte une grande part de votre rayonnement thermique vers l'espace intersidéral, et vous envoie son rayonnement thermique, soit quand même une fraction non négligeable de ce que vous, vous lui envoyez. Par grand froid et nuit claire, ça compte.

Un bouquet de conifères, pins, sapins, épicéa, freine largement le vent, rend un coup de vent, voire une tempête nettement plus vivable. Evidemment, si dans une tempête un tourbillon jette l'arbre en bas, vous serez dessous. Ça fait partie du danger de vivre.

En bivouacs sur neige, j'ai souvent tiré parti d'un sapin, ou d'un bouquet de conifères. Des rochers, plus ou moins surplombants peuvent rendre un service similaire, si le sol est supportable dessous.
Ça n'a pas été si pire, puisque je suis encore là pour vous le dire.

D'autres fois, l'absence d'un tel abri convenable m'a bien fait souffrir, témoin cette descente nocturne depuis le Svartisen au long de la Vesterdalen, sous la pluie fine. il n'y avait pas de végétation plus haute que des bouleaux nains, gorgés de pluie, et pas de surplombs rocheux non plus.

Un arbre permet aussi de tendre au moins partiellement une bâche, un poncho, un double toit. Appréciable sous la pluie comme sous la neige.
Bien entendu, dans un bivouac sous la neige dans un bouquet d'épicéas ou de pins, la pelle demeure indispensable pour vous aménager une tranchée, des murets. Le tout sera quand même bien plus confortable qu'en zone d'alpages, où ce genre d'abri premier (le bouquet d'arbres) fera cruellement défaut.
Modifié il y a 9 ans
Trois autres modes d'habitation dans la neige, plus élaborés, avec un travail de pelle beaucoup plus long :

La caverne :




La chambre troglodyte :




Le caveau :



Même source que précédemment.
Modifié il y a 9 ans
Dans la neige, survivre en s'enterrant :

Toujours tirés de Torvald Wermelin, ces deux schémas publiés dans Mera ute - special- och vinterdel (Rabén & Sjögren) détaillent deux variantes de bivouacs de survie, le premier est un micro-bunker, partiellement creusé en tranchée dans la neige profonde, mais qui permette néanmoins de tailler des blocs pouvant servir et de muraille, et de toit en encorbellement, à l'aide des skis et des cannes :




L'autre, la niche, dépend de la possibilité de creuser dans un talus solide.



Rien de tout cela ne convient dans la poudreuse froide, où il faut prévoir autre chose.

Dans les trois cas, il faut prévoir la partie textile de ces variantes d'abris.
Modifié il y a 9 ans
Tu confirmes que ton pays c'est l'hiver…

Ici les hirondelles sont arrivées, les arbres fruitiers explosent de fleurs (et ils perdent les pétales au vent). Dans les pâtures voici les agnelets nouvelets, les poulains tout neufs et les veaux tout frisés…
Les chênes et les hêtres sont encore dénudés, mais d'autres espèces verdissent de frais. Dans les champs les colzas sont en fleurs.

La base de voile, on l'a rouverte : manutentions, Kärcher, réparations… J'ai sorti mon kayak, et raté presque toutes mes photos prises à bord.

Notre pays n'est pas l'hiver, alors là pas du tout !
On peut ressortir les rollers et les skis-roulettes.

En revanche cet hiver a été plutôt sec, les nappes phréatiques sont mal rechargées, et les paysans sont soucieux de la faible humidité du sol.
Modifié il y a 9 ans
Quelques photos plus récentes, d'abord en décembre 2010, devant chez moi :
http://deonto-famille.org/citoyens/debattre/index.php?topic=1371.0
puis en Vercors, en fin de saison skiable :
http://deonto-famille.org/citoyens/debattre/index.php?topic=1450.0
Modifié il y a 9 ans
ChP a écrit :

Je me souviens avoir utilisé il y a longtemps des tubes de 12 mm en alu comme brancards. A ma première gamelle en devers, je suis tombé dessus et tout a plié. J'imagine que ton système est différent.

Les suédois ont quelques dizaines d'années d'expérience de la pulka, au contact des Sami.

La référence était évidemment Torvald Wermelin, dont le schéma publié dans Mera ute - special- och vinterdel (Rabén & Sjögren), était fort clair :



Il donnait aussi les dimensions et détails de réalisation. J'ai imité le brancard de mémoire.
Modifié il y a 9 ans
Régis Cahn a écrit :

Je profite de ce coup de gueule pour demander aux Mike Horn …
C'est quoi, "Mike Horn" ?

Je suis curieux, je suis allé voir :
Ce que j'en ai compris, c'est que c'est un businessman du show biz, qui fait de la pub à l'émotion

"Et tâche d'articuler distinctement ton enthousiasme !", Samivel scribit.
Modifié il y a 9 ans
filoum a écrit :
Bonsoir,
Reste t il de la neige sur les hauts plateaux ?
J'envisage un raid à skis dans une semaine.
Merci pour votre réponse.
Voici déjà trois semaines, l'activité frénétique des pinsons, des fauvettes à tête noire et des moyens ducs marquait clairement que pour eux le printemps est là. Même là haut.

Webcams :
http://www.jerome-narcy.com/webcam_lans_en_vercors/

Mais si la saison du ski nordique est pratiquement terminée, les récentes avalanches meurtrières font douter que la saison du ski de printemps soit là.
Modifié il y a 9 ans