Tous les messages créés par N_75

Quand le ski de fond s’est développé par chez nous, la randonnée nordique s’est trouvée enfermée dans une pratique dictée par le format des skis calqué sur celui des skis de fond conçus pour aller tout droit, c'est-à-dire à bords parallèles et bien cambré. Les descentes se résumaient à un passage obligé pour aller d’un point A à un point B, ou alors seuls les plus audacieux y cherchaient en vain un quelconque plaisir, qui se résumait pour beaucoup à être parvenu en bas !

Il y a une quinzaine d’année, l’offre s’est élargie, les SRN ont pris une forme parabolique, puis le forum a été créé (au passage merci à son créateur), et j’ai un peu le sentiment que beaucoup ont choisi ces nouveaux skis larges (Fischer S Bound 112, Madshus Annum puis Voilé Vector) permettant d’élargir le terrain de jeu, et d’enfin pouvoir prendre son pied en descente. Le Telemark me paraît s’être démocratisé, et désormais la palette du SRN balaie du ski de fond à la randonnée alpine.
A lire le forum, si j’ai l’impression que ces skis ont toujours leurs heureux possesseurs dans les Savoie et le Jura, pays où la neige est globalement de bonne qualité, où les gens ont des gênes de chasseurs de descente, ce n’est plus forcément le cas dans les pays de plateaux balayés par le vent, où la neige n’est poudreuse qu’après les arbres et les piquets de clôtures, ou alors en forêt le temps que les températures remontent.

Pour avoir croisé une fois un vosgien qui m’avait dit, qui sait skier dans les Vosges, sait skier partout, je pense que les Vosges font partie du deuxième cas que je cite, et un Rossignol BC90 devrait être à son affaire, de même qu’un Madshus Eon ou Epoch, ce dernier procurant déjà du plaisir à descendre, et ne nécessitant pas encore de chaussures trop rigides pour les tenir. Plus les skis sont étroits, plus ils sont agréables à conduire au plat…et plus il faut s’employer pour tourner. Le ski qui va bien tout le temps n’existe pas et il faut se contenter de compromis en privilégiant  les conditions les plus fréquemment rencontrées ou alors le plaisir recherché.

Côté chaussures, le seul inconvénient d’une chaussure trop rigide est son confort moindre, et la perte de légèreté et de mobilité pour quelqu’un qui vient du ski de fond, et qui aurait envie de conserver la sensation de filer.
Modifié il y a 8 mois
Merci Clo34 pour tes belles photos depuis le début de la saison, et de donner des nouvelles de ce magnifique secteur du Massif Central…mais chuuuuut, faut pas trop le dire smilesmile
Modifié il y a 8 mois
J'ai découvert hier leur tout nouveau parc de location de SRN ! Chouette matériel, et de plus bien complémentaire avec celui des Supeyres pour quelqu'un qui voudrait tester les deux types de skis.
Souhaitons leur de le louer souvent pour qu'ils ne soient pas déçus de s'être lancés !… et que cela fasse des émules auprès d'autres points de location de ski de fond, ne serait-ce qu'à destination des débutants venus simplement prendre l'air mais à qui on loue du matériel d'équilibriste, et qui n'en ont rien à battre de taper des chronos sur des boulevards qui doivent tourner à une moyenne de 1 skieur/quart d'heure…
Modifié il y a 8 mois
talonlibre
l'ensemble ski-chaussure-fixation universel n'existe pas hélas
J'avoue que j'aimerais utopiquement bien trouver le meilleur des deux mondes dans ces Asnes…smile
=> légers, pas trop larges, agréables au plat, pour mes terrains érodés, ventés, soumis aux influences océaniques qui rendent la neige souvent merdique, et pouvant se skier avec des chaussures agréables à porter.
=> une spatule "nouvelle génération" (le rocker ?) permettant de flotter les rares jours de poudreuse, ou de se faire bien plaisir en descente en neige type de printemps.
Modifié il y a 8 mois
Merci pour toutes ces infos neige !
…enfin tes Germina adorés dévoilés smile
Leur cuir est en effet plus souple que celui de mes antiques godillots (genre truc pour aller au jardin, bec de canard en plus), elles en sont du coup plus confortables, plus légères, et c'est en fait sur la tige en plastique que repose le travail de la chaussure. Mais pour un patin à moins de 70mm, je les aime bien (exception faite du collier qui blesse à un point…comme chez beaucoup).
Au-dessus, en alternative aux coques plastiques, il y aurait peut-être les Alico Double. Touchées une fois, c'est une superbe bestiole, mais je pense qu'il faut quand même des terrains bien descendants pour justifier leur poids, ou alors ne pas chercher la légèreté, ou pour les chaussons.
Modifié il y a 8 mois
Pile la réflexion que je me suis faite aujourd'hui ! Première sortie depuis le 4 février (smile), et j'ai fait prendre l'air à mes antiques godillots à la place des Svartisen. Même avec un patin limité à 59mm, j'ai bien senti la différence. En dévers sur neige dure les chevilles travaillent plus, et entre la malléole et le cou de pied le lacet est insuffisant pour assurer un excellent maintien en descente.
Si j'ai cité ce matin la phrase de Vincent , c'est que j'adhère tout à fait à son analyse (au moins pour les reliefs que j'arpente où il me faut vraiment chercher pour trouver des pentes, et qui seront toujours trop courtes).
Merci pour ton avis.

vinc38
J'ai préféré privilégié la légèreté (les skis sont très léger) et la liberté de mouvement (sur portion plate) plutôt que le contrôle précis et assuré du ski (en descente). Je me dis que le manque de contrôle on peut toujours le rattraper par la technique (ça donne même du piquant aux descentes).

Modifié il y a 8 mois
Merci pour l'astuce "derniers sujets". C'était trop simple pour moi…smile
J'ai pu voir que les 1399 conneries qu'on a raconté dans le Forez ont été vues 118874 fois smile Pas étonnant que je trouve qu'il y ait de plus en plus de monde smile
Modifié il y a 8 mois
talonlibre
Le sens premier du mot refuge, le recours salvateur au forêt… pas une fuite du monde mais un retour aux origines, une sorte de fusion entre l'âme et notre terre nourricière. Une quête de simplicité et de sobriété bien représenté par l'utilisation d'un matériel minimaliste.
Là,  je me reconnais…
talonlibre
Eu égard à l'évolution de notre environnement montagnard, je crois que le SRN, retour aux sources, porte en lui une belle part de l'avenir du ski.
Sauf que nous ne sommes pas maîtres de l'évolution de l'environnement !
Nous en causions il y a peu avec un copain qui arpente le Forez depuis plus longtemps que moi vu qu'il est plus âgé, et l'environnement a quand même sacrément morflé. De quatre cols qui traversent le massif, deux seulement étaient ouverts l'hiver, mais depuis une petite trentaine d'années, tous sont déneigés, réduisant d'autant l'espace vital de la Sauvagerie. L'enneigement moyen ayant pris de l'altitude concentre forcément les gens sur un plus petit territoire, en même temps que sont apparues depuis une bonne vingtaine d'années les raquettes et l'instinct grégaire des pratiquants, puis ensuite dans le ciel des nuées de voiles tractant des skieurs. Les topos se sont multipliés, sont apparus les GPS, et le téléphone portable a pris l'allure d'assurance tous risques. Et pour clore le décor par ailleurs, des hélicos sont affrêtés pour assurer le chiffre d'affaire du cuistot de Manigod.
Du coup, face à cette facilité qu'on apporte à un public lambda, j'ai peur que la définition de "retour aux sources" ne soit pas la même pour toi, moi et quelques autres, que pour ce public, aussi sympathique puisse-t-il être.