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Bonjour
Il me semble reconnaître le Pas de Bellecombe.Mais pour sûr tu y étais le lendemain de la chute de neige et en semaine car
1. tu es seul avec tes chiens
2. la neige est encore toute vierge
Bien sûr qu'en semaine on peut facilement se trouver seul,mais pas sûr qu'on soit le premier à tracer la neige s'il elle n'est pas tombé depuis le dernier jour de congés.Bien sûr qu'en cherchant on trouve,mais il faut aller de plus en plus loin pour retrouver ce que je ressens de la photo de Talon Libre.Mais bon,c'est un sentiment personnel que j'ai voulu dévoilé. Je ne prétends pas détenir la vérité.Mais cet espace de neige vierge et de ciel ne font-ils pas fantasmer l'unanimité d'entre vous ?
J'espère ne pas avoir froissé Talon Libre d'avoir osé commenter sa photo.
Modifié il y a 7 ans
Bonjour
Moi j'ai envie de commenter sur la magnifique photo de Talon Libre qui m'a noué les tripes.
J'aurais bien pu prendre cette photo dans mon coin du Massif Central…mais il y a 20 ans. Certe le sapin est toujours là, le mouvement de terrain aussi, mais en imaginant une photo-montage il faudrait ajouter aujourd'hui, à droite, déployés sur une largeur, le passage d'un groupe de personnes en raquettes, à gauche la trace de la dameuse du site nordique local qui a étendu son réseau de pistes, et aussi colorer le ciel avec les "parapentes" (pardon, je ne suis pas sûr du terme anglo-saxon dédié) des skieurs alpins échappés des stations. Et dans un futur proche, en arrière-plan, un champ d'éoliennes (deux seulement apparaîtront sur la photo).
Et en comparant la photo d'hier et celle du XXIème siècle on voit le randonneur toujours là, à la même place, mais on ne voit plus sa trace car le manteau de poudreuse est souillé, le ciel est multicolore, et le calme qui transpire de la photo a fondu: le groupe en raquettes papotte, un patineur court après son ombre, les voiles s'agitent et les éoliennes tournent aux vents.
Bien sûr que je suis content de retrouver le patineur avec qui je skiais quelques années plus tôt et que n'ai pas réussi à convertir, bien sûr que le jour d'une sale chute j'apprécierais qu'une personne en raquettes utilise son portable (je vis sans !), rechargé à l'électricité éolienne, pour demander du secours… qui arrivera dans la dameuse,… mais j'assume, je préférais avant.

Alors "la place du SRN au sein du nordique ?" ,la question du sujet présent.
Les fabricants proposant du matériel de SRN écourtant l'apprentissage, permettant de se faire plaisir plus rapidement, le matériel se choisissant désormais "en ligne", le GPS facilitant (peut-être? je vis aussi sans GPS !) l'orientation, le Journée de la RN à Méaudre ayant permis à peut-être 200 personnes de goûter au nordique (pour 5,00€, matériel tip-top et 1heure de moniteur !) ,alors peut-être que dans quelques années le randonneur de la photo sera accompagné. Mais même s'il n'est plus seul, il lui faudra partager l'espace avec d'autres activités, nordiques ou pas nordiques. Une d'elles se fait discrète pour l'instant…mais on est à un texte modifié pour que les motos vertes qui parcourrent le massif dans tous les sens durant les 3 saisons (l'accès aux espaces leur a d'ailleurs été récemment simplifié) ne se transforment en motoneiges l'hiver.
Modifié il y a 7 ans
Merci pour ton message JWChalopin, et pour ceux qui ne connaissent pas le coin,je ne peux que constater qu'il y a toujours un problème.Moi aussi j'ai abandonné les départs du col de la Loge (depuis quelques années déjà)pour me rabattre sur le col du Béal ou ailleurs. Mais c'est bien regrettable car quand le vent souffle fort, j'étais bien content de me garer à la Loge et de là pouvoir aller promener mes spatules de 55mm dans toutes les clairières "ambiance nord" parsemées entre le Béal et la Loge.
Mais pour avoir fait pas mal de ski de fond par le passé je conçois tout à fait le principe de la redevance et comprend bien le porte à faux sur lequel on place les contrôleurs.Mais nous en sommes les victimes.
D'ailleurs au milieu des années 80 on nous avait questionné aux col des Pradeaux pour savoir si on était pour ou contre l'instauration d'une redevance et le groupe que nous étions avait répondu pour (si les pistes étaient préparées bien entendu).Mais nous étions suivant les jours fondeurs ou randonneurs.Et pour 100,00 francs (15,00€)on pouvait skier toute la saison,jusqu'au bord de la mer,comme nous disions.
Et me voilà presque trente années plus tard devant un ordi et avec une épine dans le pied, et un peu responsable du système pour y avoir contribuer auparavant.
Modifié il y a 7 ans
Ben tu as de la chance Talon Libre d'avoir été bien accueilli par les pisteurs, car dans mon coin perdu du Massif Central c'est l'extinction de voix garantie.Le passage se fait en force ou ne se fait pas ! Et ce quel que soit le matériel que tu as aux pieds. Même avec peaux de phoque,skis de Telemark et fixations à câbles qu'ils n'ont jamais vu, même en image! (j'ai testé un coup pour profiter de pentes en forêt gorgées de poudreuse pour une fois). Ceci dit çà fait pas mal d'années que j'ai renoncé,(je ne vais pas skier pour me prendre la tête),et peut-être que les mentalités ont changé. Mais il faut toujours plus de temps pour que les choses évoluent chez nous.

Forez,Robert et Sancho vous me clouez. Quel savoir ! De ma vie je n'ai lu autant de textes relatifs au droit qu'en deux soirées !
Et puis je ne sais pas si le grand tétra à poils bleu a bien rigolé de la gamelle à Roger,mais moi je me suis bidonné. Sancho n' écrivait-il pas les scénarios de Laurel et Hardy ?

Et je vais faire aussi mon intéressant une deuxième fois: Sancho fait allusion au matériel SRN différent du ski de fond pour départager le resquilleur et le randonneur. Vu le relief assez plat de notre massif je me contente souvent de normes 75 montées sur des skis de fond de longueur taille+10cm environ et 55mm en spatule, mais sans carres, pour la légèreté (des skis de fond pour ballade sur pistes en fait). D'autres n'ont que du matériel basique,et ont toujours détesté les pistes même lorsque l'accès était libre, c'est dire ! Et dans ce cas l'habit ne fait pas le moine, car nous avons le même esprit sur nos plateaux péplanés avec du matériel léger que dans les Alpes , talon libre sur SRN avec Arva sur la poitine.Dans ce cas, on peut comprendre un contrôleur qui refuse le passage, mais pourtant il a tord. C'est pas simple !

J'ai découvert ce forum juste avant Noêl et je retrouve pile-poil (ou copier-coller pour faire plus tendance) les idées que j'émettais mais qui me marginalisaient un peu. Maintenant je ne me sens plus seul. Bravo et merci à vous.
Et je profiterai d'un séjour sur le Vercors pour aller à Méaudre dimanche…où je pense commencer ma saison de ski dont le début a été compromis par des problèmes de dos.

Forez, j'ai lu par ailleurs un message qui m'était destiné et si je peux skier sans problèmes samedi et dimanche je pourrais te faire signe …si la neige nous revient. J'ai suivi tes pérégrinations foréziennes, quelle forme ! Une moitiée de ce que tu possèdes me satisferait. A plus.
Modifié il y a 7 ans
Oui Robert, c'est bien le cas extrême que je voulais souligner.
Et comme nos chères normes 75 sont trop larges pour les rails du pas alternatif, il ne nous reste plus qu'à aller affronter une frange des adeptes du pas de patineur jalouse de son boulevard. Ha c'est pas facile,on la paie notre marginalité !
Et j'en profite pour remercier moi aussi Forez et Robert pour tous les arguments qu'ils apportent.
Modifié il y a 7 ans
Bonjour
Je viens de découvrir ce sujet…et je vais déjà en rajouter à la complexité au problème.
Qu'en est-il si les espaces naturels que l'on veut gagner à ski et dont on nous bloque l'accès, le sont également par ailleurs, mais nous obligeant à un détour routier ?
Je pense là en particulier à un coin des Monts du Forez qu'il est facile d'atteindre par tout temps via un site nordique situé à un col, mais où on peut parvenir au départ d'un autre col, mais bien moins aisément dans certaines conditions climatiques (vent ou brouillard).
Idem pour l'accès à la partie nord des Hauts Plateaux du Vercors en partant de Corrençon / Bois Barbu ou Herbouilly, mais où on peut aller au départ du Vercors Sud, moyennant 45 mn de voiture et quelques heures de ski en plus.
En fait, hors zones très boisées ou pentes, tous les chemins mènent au bonheur , mais ils peuvent parfois être beaucoup plus longs.
Et pour ceux ou celles qui font une traversée skis aux pieds ? C'est quand même frustrant de partir se déconnecter de tous ces problèmes qui pourrissent notre quotidien et d'être ainsi rattraper par la patrouille sortie de sa guérite (cabane des contrôleurs qui sont parfois très petites !)
Modifié il y a 7 ans
Bonjour
A mon tour les présentations ! J'habite dans les Monts du Forez (je vous laisse chercher où çà se trouve…petite info le point culminant est à 1634 m d'altitude) et me suis inscrit sur le forum quand je me suis aperçu qu'on en causait.

J'ai débuté sur des pistes de fond à l'époque où seul existait le pas alternatif, et sur lesquelles je me suis peu à peu senti à l'étroit. J'ai donc sans hésitation sauté les barbelés (c'est une montagne à vache !) . Ensuite apparut le pas de patineur qui donna un coup de jeune, et qui me vit sur les pistes, tout en continuant à pratiquer l'"alté". Et le grand déclic pour le SRN survint lorsque des copains m'emmenèrent dans la vallée de Névache nous libérer l'esprit (le talon l'était déjà !) vers les Cerces et le Mont Thabor, équipés de skis de fond de 50mm et 30 cm de plus que nous, à écailles et cotes parallèles, peaux de phoque bricolées maison, et chaussures type "caoutchouc". On dépassait les randonneurs alpin dans les montées (à l'époque leur matériel n'avait rien des Formule 1 dont ils s'équipent aujourd'hui) et je m'éclatais dans les descentes (au sens propre comme au figuré !), avec pour outil le pas tournant, le chasse-neige, les convertions, et quand même parfois les peaux de phoque ou les arrêts "baignoire".
Là, c'était décidé, je faisais mes adieux aux stations de ski de descente, qui m'avaient quand même bien vu deux ou trois fois… pour faire comme le monde, pardi !. Mais elles ont bien dû rigoler lorsque je découvris le Telemark en lisant le magazine de l'ANCEF, et m'aperçurent, noyé dans leur effluves de frites ou faisant la queue, prisonnier dans leur ferraillage, bien décidé à apprivoiser cette technique. J'ai effectué des randonnées nordiques dans le Massif Cental et les Alpes avant de découvrir la Réserve du Vercors. Là, j'avais atteint le paradis !

J'ai écrit mon premier message en début de semaine pour réagir aux déboires d'un forumeur qui se vit refuser le passage par les contrôleurs d'un site nordique tout proche car il ne voulait pas payer pour gagner les champs de neige vierge, quand leur dameuse a colonisé tout l'espace disponible du départ. Je rencontre chaque hiver le même problème au même endroit. Et il y eu deux réponses quasi immédiates me prouvant que je ne m'étais pas trompé de forum. Mais je me suis ensuite permis d'effacer ce message…le problème étant général je pense. Mais c'est la première fois que je participe à un forum .
Au plaisir de rencontrer un jour d'autres fondus.
Modifié il y a 7 ans
Bonjour
Je suis tout nouveau sur ce forum que j'ai découvert il y a quelques jours et veux faire suite aux messages de « forez » et «  JWChalopin » concernant le site nordique du col de la Loge et son refus à laisser passer les randonneurs.
Autant pour avoir été skieur de fond je comprends l'instauration d'un péage (mais un peu moins son inflation et la demie-journée à 16 heures,…mais là c'est un autre débat déjà entamé autre part sur le forum), autant je déplore l'impossibilité d'y randonner car c'est à 25 km de chez moi, c'est facile d'y garer sa voiture, et c'est un des rares "coins hauts" du Forez où l'on peut trouver des clairières "ambiance nord", bien à l'abris du vent et facilement accessible par mauvais temps.
Pour l'anecdote: il y a quelques années je voulais emprunter « le chemin du milieu transformé en piste raquette » que cite « forez » (en fait le GR3) mais qui n'était pas encore utilisé à ces fins, puis couper la piste de fond après la Montagnette et m'engager côté Auvergne, dans des pentes en forêt remplies de poudreuse, donc n'utiliser ni traçage ou damage.
J'avais déjà eu affaire auparavant aux contrôleurs mais j'avais ma carte annuelle et pas les copains, on était passé au prix d'une extinction de voix. Mais ce coup, je me suis pointé, carte annuelle en poche mais non visible, équipé de peaux de phoque, skis de Telemark, fixation Rottefella à câbles et chaussures en cuir (j'avais pas osé chausser des coques plastiques !!!) …et bien j'ai eu droit au contrôle! J'ai eu beau expliquer mon parcours, expliquer mes motivations, bref tenter de leur libérer l'esprit (pour un site nordique je pense que le talon l'était déjà !) , ce n'est qu'en dégainant ma carte annuelle que j'ai obtenu la liberté de circuler; mais j'ai eu droit au chapitre sur la sécurité, la gratuité et l'obligation de secours qui leur est imposées. Et dire qu'à l'époque les utilisateurs de raquettes empruntaient gratuitement les piste de fond !!!…
Depuis que je ne possède plus de carte annuelle je ne vais donc plus skier là-haut car j'en ai marre de passer pour un resquilleur. En tout cas çà me fait plaisir d'apprendre que je ne suis pas le seul confronté à ce problème.
Modifié il y a 7 ans