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Merci pour vos réponses qui confirment les infos que j'ai pu avoir aussi du côté de la DNT. Beaucoup de refuges sont encore fermés jusqu'au mois de mars.
Quant au 2ème refuge de Finse (Finsee122), il est effectivement un peu (beaucoup) cher; ou alors il faut que je me mette à jouer au loto !
Après un séjour en autonomie en Laponie suédoise l'année dernière avec une météo un peu (beaucoup) venteuse, je rêvais d'une itinérance plus douillette avec des nuitées en refuge. Bref la période n'apparait pas idéale…
Et comme j'aime sortir des itinéraires classiques, je cherche à construire des circuits originaux, mais effectivement pas toujours réalisables ou parfois compliqués !
Vincent
Bonjour à tous les amoureux du talon libre et des grands espaces
Après plusieurs séjours en Laponie suédoise, je projette d'aller taquiner la neige de Norvège autour des Massifs d'Hardengervidda et Jottunheimen, vers la fin Février, début Mars.
Pour compléter ma préparation, je souhaiterais avoir quelques retour d'expériences et quelques info sur les points suivants:
* La période : pas trop tôt en saison ?
* au niveau transport : OSLO > FINSE ; l'accès de l'aéroport à la gare ferroviaire (proche ou loin) ? Et pour acheter du gaz ou de l'essence près de l'aéroport ?
* A Finse,  le refuge Finsehytta a l'air d'être fermé avant mi-mars. Il y a-t-il une cabane accessible à proximité de la gare ?
* Les différents types de refuge; je suis allé sur le site de DNT (pas mal fait) mais j'ai encore des petits doutes sur les différents types de refuges en fonction de leur couleur :
     - BLEU = privé et donc plus chers que les ROUGES de DNT ? Et si les refuges DNTsont fermés, il y a-t-il toujours un local accessible hors gardiennage ?
     - ROUGE à moitié, = pas de gardien mais alimentation possible ?
     - ROUGE vide = juste des cabanes ?
* Si je fais la traversée de FINSE vers le Jotunheimen, comment revient-on sur OSLO, car apparemment beaucoup de routes ont l'air d'être fermées à cette période
Voilà, merci d'avance à tous ceux qui pourront m'apporter quelques réponses ou des idées d'itinéraires sympas.
Vincent
Bonjour
Pour avoir parcouru le Plateau un peu dans tous les sens, c'est vrai qu'il se prête bien au SRN; mais la présence des pistes nous pousse parfois à les couper ou à les emprunter sur quelques centaines de m pour rejoindre d'autres secteurs vierges de traces.
Côté bivouacs possibles, il y a ce qu'il faut notamment au sud d'Hotonnes entre la Croix des Terments et le col de Richemond, voire au-delà, mais aussi plus au nord vers Merlogne. Je parle bien ici de bivouac sous tente, car à part le Refuge du Cunay (où il faut réserver longtemps à l'avance) il n'y aucun abri (à ma connaissance) ou cabane susceptible de faire un abri temporaire. A savoir que ce WE j'y retourne avec mon asso faire 2 jours avec 2 handicapés en fauteuils-ski et nuit en tipi vers la Chapelle de Vézeronce (préparation à l'expédition que nous ferons en Laponie courant Avril > voir dans les actualités de SRN)
Et je confirme la remarque d'Emmanuel, le secteur de Nallo est magnifique
Ça dépend à la fois des conditions de neige, de la météo et de ton degré d'entraînement. Mais comme tu as du le voir en préparant ton circuit, les refuges ne sont pas trop éloignés les uns des autres. La plus longue étape est sûrement la 2ème entre Abiskojaure et Alesjaure (20km) avec du dénivelé positif .
Il est possible de cumuler aussi deux étapes en une et je pense surtout aux deux dernières qui sont quasiment toutes deux en faux plats descendants ce qui permet d'éviter Kebnekaise. Intéressant en cas de retard ou pour se ballader autour de Nikkaluokta en attendant le bus…
Mais si vous avez du temps devant vous, l'essentiel c'est de profiter du cadre, et prendre son temps dans ces paysages est du pur bonheur …

Salut
Ah les dévers ! Vaste sujet de discussion et de crises de nerfs !!!
J’ai vu en Laponie, certains qui avaient bricolé des sortes de stabilisateurs –façon trimaran. Marrant en effet ! Mais je n’ai pas eu l’occasion d’avoir leur avis sur l’efficacité du système. Peut-être que certains sur le forum pourront  apporter leur expérience en ce domaine.
La gestion des dévers lié souvent aux risques de retournement est variable selon plusieurs paramètres :
·    * TTout d’abord bien sûr le degré de la pente lié à la qualité de la neige
·         Puis le poids et surtout la hauteur de la pulka. Évidemment plus le centre de gravité est haut, plus le risque de retournement est élevé.
·         Enfin le mode de tractage. Avec une corde ça glisse plus vite vers le bas mais on est moins embarqué (sauf bien sûr si ta pulka fait 40 kg !) Avec un brancard rigide on retarde le moment  mais par contre quand ça part il est plus compliqué de contrer.
A force de galères, j’ai opté pour une stratégie qui vaut ce qu’elle vaut :
·         Tout d’abord je ne cherche plus à contrer. Beaucoup d’énergie dépensée avec le risque de se faire mal
·         Et avant le passage je dégrafe les bretelles du harnais de façon à laisser l’ensemble pivoter autour de mon bassin
Ap  Après, mais tout dépend du terrain bien sûr, j’avance pas à pas en tractant de travers la pulka
·         Si on est deux,  le deuxième skieur peut retenir  avec un petit bout de corde, d’autant plus efficace s’il a la possibilité d’être un peu en amont
·         Quant à  la gestion d’une descente en dévers : j’ai une astuce qui marche pas mal (je suis en train de faire une vidéo pour expliquer comment on fait) qui consiste à se coucher en aval et en travers de la pulka (brancard relevé bien sûr !) et à glisser avec l’ensemble. Le contrôle est assez aisé.
        Reste à gérer le retournement quand on est arrivé à l’extrémité de la pente. La pulka étant relevée des deux côtés, il suffit de faire une conversion (en retenant bien sûr la pulka) et de repartir de la même façon dans l’autre sens
 
Est-ce que certains ont essayé d’autres techniques ?
Bonjour
Je reprends sur le tard cette problématique des roulettes sous une pulka pour vous présenter ci-dessous mes essais.
Après avoir exclu la réflexion d'installer des roues permettant de faire rouler une pulka sur un terrain déneigé et non lisse (trop de poids et de volume à embarquer en plus pour -finalement- des périodes courtes), j'ai essayé de trouver une solution mixte permettant d'utiliser ce qu'il avait sur la pulka sans trop de manip afin de pouvoir faciliter le roulement de celle-ci dans les aéroports et sur quelques trottoirs
Dans un 1er temps j'ai fixé deux pattes plus rigide en alu (sur le modèle des pattes de Snowled) 
Reliées entre-elles par un entraxe fileté à chaque bout et dans lequel j'ai fixé deux roues de roller
En mode voyaget, l'ensemble est basculé vers l'arrière puis solidarisé par des sangles + un sangle de tractage à l'opposé
En mode neige, les roues sont démontées et la barre est fixée à l'avant de la pulka avec des colliers d'électricien. 
Globalement ça marche pas mal. Cependant pour être plus précis, ce bricolage demande quelques compétences techniques et de l'outillage particulier (filetage entre-autre) et j'ai dû me faire aider par un copain qui bossait dans le décolletage. Mais on doit pouvoir le faire faire pour pas trop cher.

Bonjour aux bricoleurs des dimanches pluvieux
Comme beaucoup j'ai essayé de bricoler une "pulka -maison" à moindre coût avec une luge piquée à mes enfants.
Dans un premier temps: deux trous devant, un bout de corde, une ceinture de baudrier et un gros sac de voyage (étanche)  et vogue la galère
Une deuxième évolution par la suite avec la fixation de pattes pour l'utiliser avec un brancard rigide, mais pas très concluant notamment dans les dévers…
En positif: ça coûte presque rien, c'est rapide et simple à bricoler et ça se porte facilement sur le dos. C'est léger et ça passe partout.
En négatif: Vu le volume ça reste destiné à des petites sorties. Après si on veut y mettre une tente, un duvet, etc….  faut passer à plus grand. Par ailleurs la luge étant d'abord destinée à une pratique ludique, qu'en est-il de la résistance du plastique en condition très froide et sur des cailloux ?
Salut Vincent
Pour être allé deux fois en Laponie dont une partie de la Kungsleden (à l'envers) je vais essayer de répondre à quelques unes de tes questions.
Question climat, c'est le Grand Nord ! Même si le changement de climat commence à se faire sentir, et même si début Avril est la meilleure période pour faire cette itinérance, il ne faut pas négliger cette donnée: si le vent se lève, ce qui est assez courant,  le froid ressenti (effet wind chill) peut très vite se faire sentir. Donc ne néglige pas le côté vestimentaire, notamment au niveau des couches externes (gore tex fortement conseillé).  Mieux vaut trop porter (même pour rien) que de revenir avec des orteils ou des phalanges en moins !!!:( Ce n'est une méthode géniale pour gagner du poids … :.(Privilégie la laine (Mérinos) et le synthétique (surtout pas de coton)
Côté refuge, c'est confort. Relativement peu éloignés les uns des autres, ils permettent des étapes pas trop éprouvantes. Il faut savoir aussi qu'il existe quelques abris de survie (avec poêle mais sans couchage) entre certains refuges qui permettent de se mettre temporairement à l'abri (petits triangles rouges sur la carte) comme par exemple le Radunjarga entre Abiskojaure et Alesjaure.
Pour le couchage, tous les refuges sont équipés de couettes, mais pas de drap. (mais je n'ai pas fait tous les refuges); donc prévoyez  des "sacs à viande".
Côté nourriture, la plupart des refuges ne font pas de demi-pension (sauf peut-être à Kebnekaise, mais peut-être dans d'autres aussi) , cependant tu peux trouver dans les gros refuges du ravitaillement mais, sauf si tu as un portefeuille bien garni, je te le déconseille, car c'est assez cher. Au départ à Abisko Ostra il y a une supérette (peut-être aussi à Touristation ?) Après c'est une question de choix: marcher léger mais avec un gros port-monnaie ou porter plus lourd… Si vous emmenez une pulka, ça permet de transporter plus de choses qu'en sac à doc et avec beaucoup moins de fatigue. Dans les refuges vous trouverez largement de quoi  faire la cuisine (gamelles et couverts…smile Il y a cependant une tradition qu'il faut essayer de respecter, c'est de faire les "corvées", à savoir remplir les jerricans d'eau et couper du bois pour les suivants.
Côté hygiène, sans vouloir se transformer en trappeur canadien après une saison hivernale, je trouve que dans les régions froides on peut se dispenser pendant quelques jours d'une toilette approfondie vu qu'on transpire moins (en principe ) ; de toute façon c'est à éviter si jamais le vent se lève !  A savoir aussi qu'il existe dans certains refuges comme à Salka un sauna (et ailleurs sûrement ? ). Et y a pas mieux pour se refaire une santé !:D
Enfin pour les aurores, c'est un peu comme le loto. Il faut avoir un peu de chance et espérer qu'il y ait conjonction de plusieurs paramètres : d'abord une activité solaire un peu plus forte que d'habitude, qu'il fasse nuit et … qu'il n'y ait pas de couvertures nuageuses. En deux séjours, je n'ai pas eu la chance d'en voir une seule ! Il faut donc éviter de construire un projet que là-dessus…
J'espère que j'aurais répondu à certaines de tes questions. Mais d'autres "laponiens" t'apporteront sûrement des compléments d'infos.
Bonne préparation, et peut-être qu'on se verra sur la Kungsleden  vu que j'y retourne de nouveau cette année  avec mon association (voir l'info dans la page actualité du site)
Nordiquement bien
Vincent74