Tous les messages créés par lepiero

gervais a écrit :
j’appréhende de me faire arracher des talons et faire un planté de tète magistral, propulsé par une bourrasque incontrôlée .


Oui bien-sûr, la voile de traction est un monde, et une longue école de patience, comme beaucoup d'activités nature.
Mais faut pas non plus exagérer…
Si tu n'es pas une tête brûlée qui se lance à corps perdu et au taquet dans des vents furieux, il n'y a aucune raison que ça se passe mal.

Il faut d'abord sortir par petit temps, avec une voile dont tu as l'habitude, puis de fil en aiguille tu prends confiance et progresse…


Mais c'est comme tout, ça vient pas du jour au lendemain et il faut s'y investir pour évoluer toujours en sécurité.




Je ne suis pas un cador du pilotage de voile, ni du ski, et pourtant après de nombreuses journées de patience et aussi quelques gamelles, je sais maintenant que j'ai acquis une autonomie et je me fais très plaisir sans prétention de triple axel ou vrille salto angel doigts dans le nezzz…!

Il est quand-même recommandé de porter un casque pour éviter qu'une glissade ne finisse sur un mauvais rocher. Après, c'est à chacun, avec son bon sens et son audace, de découvrir les astuces du métier.
Modifié il y a 5 ans
Je ne crois pas qu'on soit hors sujet…

Il ne s'agit pas d'une discussion sur le kite surf, le snowkite ou le powerkite, mais juste sur les possibilités d'associer une voile de traction avec le ski de randonnée nordique…

Dans les traversées du grand nord, je lis souvent que les voiles de traction sont utilisées à bon escient pour diminuer la charge pulka et profiter des éléments pour tracer la route : dans ces cas là, ce serait bête de ne pas en profiter…

L'utilité peut se décliner dans plusieurs pratiques, dont le SRN dans beaucoup de situations… Une voile de taille moyenne ne pèse pas grand chose, et ça peut être une bonne manière de varier les plaisirs…
En tous cas, moi je l'adopte parfois lorsque je pars plusieurs jours, au cas zoù. :-)


Jacou, tu sembles bien branché sur les différents matériels de traction, crois-tu qu'on peut avoir la même efficacité et finesse de contrôle avec une barre de contrôle qu'avec des poignées classique 4 lignes…?
Sans rentrer dans les détails de modèles de voiles, de border/choquer et compagnie, j'aimerais juste avoir ton point de vue.
Modifié il y a 5 ans
Bon, à la demande générale d'un copain qu'aurait dû venir…………un autre (sujet)…!


Pour ne pas surcharger de HS le beau post destiné aux skis de Robert, et parce que ce sujet me tient à coeur, je crée ce fil pour ouvrir une bouteille de rouge et s'engueuler joyeusement entre moniteurs de ski et accompagnateurs…


En effet, je pratique le SRN depuis quelques années, j'en suis amoureux et mes sensations se développent au fil des sorties…
Par ailleurs, je me destine au métier d'accompagnateur car la montagne et ses merveilles sont ma joie de vivre.
Tout naturellement, on pense aussitôt à allier ces deux passions pour s'épanouir, et faire découvrir aux gens l'esprit qui souffle en forêt…!!

Mais voilà, il semble qu'il y ait un grain de sable dans la machine. Le monde des professionnels du ski nordique, malgré le piège qui se referme sur eux et la désaffection des sites aménagés, restent les dents plantées dans la cuisse des clients, sans montrer le moindre intérêt pour la pratique hors trace et le déplacement à ski tel qu'il était autrefois.

Ce moyen de locomotion est pourtant l'un des plus ludiques et efficaces pour faire entrer la clientèle dans le patrimoine montagnard et ses multiples découvertes…
Je sais que les cours de fond classiques tels qu'ils sont pratiqués aujourd'hui sur les pistes restent très rémunérateurs, mais il y a pourtant un gros potentiel pour qui voudrait organiser une découverte plurielle de la moyenne montagne.
Proposer un voyage dans le temps, avec une sortie sur plusieurs jours, à la rencontre des petite fabriques (fromage, bois, etc…smile, visiter l'artisanat local, puis rejoindre un refuge en fin de journée, déguster un bon plat roboratif avant d'aller roter aux étoiles et se coucher…
Et le lendemain faire un départ matinal pour approcher quelques bêtes en silence, suivi d'un petit topo sur les écosystèmes en forêt, un petit paragraphe sur l'exploitation forestière, sur le pâturage et comment vivent les fèyans…
Et de leur expliquer qu'un barda n'a rien à voir avec le sac à dos de Robert…



Mais…?



Dites moi…….??!




Ce ne serait pas le travail d'un accompagnateur qu'on décrit là…?








Que le lobby du ski nordique voit rouge dès qu'on touche à sa pâture peut se comprendre, mais qu'il laisse un pré-bois se refermer faute de vaches pour y paître est inadmissible.

Pourquoi ne laisse t-on pas la possibilité aux accompagnateurs en moyenne montagne de chausser les skis avec leurs clients pour découvrir le territoire si les moniteurs de ski ne veulent pas le faire…?

Je trouve Sancho très courageux de se lever ainsi contre les instances qui l'ont formé, car il ne doit pas se faire que des amis au centre nordique de Prémanon…!!







Allez, je paie ma tournée, qu'en pensez-vous…?





Le ski de randonnée nordique, sa pratique et son apprentissage doivent-ils être réservés aux seuls moniteurs de ski qui s'en désintéressent…? :-x


Je sers du rouge bien-sûr… :-P
Modifié il y a 5 ans
J'aurais préféré un sujet du genre :

"a quand le SRN pour les accompagnateurs…?"


Bon, tant pis, ce fil m'aura au moins permis de savoir que le ski HOK existait… :-o


:-D
Modifié il y a 5 ans
sancho a écrit :

. Bref c'est pas demain que les moniteurs vont faire du tord aux accompagnateurs en détournant une partie de leur clientèle sur ce genre de support.
C'est selon moi c'est bien dommage d'ailleurs que les accompagnateurs n'aient pas plus le droit de prendre part au développement ce genre de produits , comme au SRN d'une manière générale.
Mais ça c'est un discours à fâcher tout rouge un syndicat tout rouge, et très susceptible à l'idée que d'autres pourraient empiéter sur des plates bandes qu'ils laissent en friche avec dédain, car le SRN c'est pas complètement du sport: ya pas de champions.


Loin de moi l'idée de penser qu'un Accompagnateur pourrait enseigner un ski de découverte avec des clients, car je m'attirerais aussitôt les foudres de la toute puissante confédération des derviches tourneur en rond.

Mais ça fait drôlement plaisir de voir qu'un moniteur de fond puisse imaginer de partager un "terrain de chasse" avec un confrère au diplôme différent.

L'amour et la découverte de la nature sont des points communs à toutes les pratiques extérieures, dont fait partie le ski de fond, et malheureusement, au bord des pistes, on voit peu de monos arrêtés au bord des rails pour observer une trace de renard avec des clients… Les pratiques devraient allègrement se croiser entre moniteurs SDF et Accompagnateurs, mais ce sont bien deux mondes distincts, ou bien souvent on se regarde de travers au lieu de se saluer…!
Je reste persuadé que même s'il n'a pas les compétences pour appréhender la pratique technique du ski, un accompagnateur est en revanche beaucoup plus enclin à lever la tête et faire ouvrir les yeux de ses clients sur la forêt, qu'un moniteur de ski…
Seulement c'est pas demain la veille que cette jachère du nordique sera levée au profit des accompagnateurs car le monde du nordique est de plus en plus dans un chenil fermé à double tour, et qu'il montre les dents à quiconque voudrait s'approcher, même pour lui donner à manger…!

Si le moniteur de ski de fond ne reconnait pas l'épicéa du sapin, et que l'accompagnateur ne sait pas expliquer comment glisser, pourquoi ne sortiraient-ils pas ensemble…?






Si l'on veut tirer le diable par la queue, on peut ici rappeler le texte officiel qui indique clairement les prérogatives d'exercice du métier :

Le diplôme d’accompagnateur en moyenne montagne atteste des compétences pour conduire et encadrer, contre rémunération, des personnes ou des groupes en espace rural montagnard, à l’exclusion des zones glaciaires, des rochers, des canyons et terrains nécessitant pour la progression l’utilisation du matériel ou des techniques de l’alpinisme. Il atteste des compétences pour animer et enseigner les connaissances et savoir-faire propres à la pratique de l’activité et au milieu.

Bon bah c'est cool alors, l'AMM peut encadrer le SRN…!
Pas besoin de corde, de baudrier ni de piolet pour glisser…

Je rêve d'un AMM qui pourrait user de tous les modes de déplacement, qui ont toujours existé en montagne. Le ski de rando nordique est au moins aussi vieux que la raquette à neige, c'est une composante primordiale du patrimoine de la moyenne montagne…
Et si les moniteurs de fond ne veulent pas sortir des pistes et de leur sacro-sainte techniques de champions, laissons alors les AMM faire découvrir la montagne aux clients, sur les traces de Jérôme Pinoncély…


Oups, c'est un peu hors sujet par là non…? smile
Modifié il y a 5 ans




Sancho, t'es mon idole depuis des années….!!


Modifié il y a 5 ans
Nan, la prostate va bien, je marque juste mon territoire…
Et à l'automne, je m'entraîne aussi au brame mais mon dernier essai s'est soldé par un coup de sabot : j'ai pas l'accent… :-D :-D


Disons qu'avec ta PW, comme avec n'importe quelle voile, c'est tout à fait possible de te faire tracter pour découvrir l'activité, mais les performances limitées de ces engins bon marché te rappellent vite à l'ordre… Au début, dès que tu prends trop de vitesse et que tu rattrape ta voile, elle dévente… Et les rafales en cas de vent irrégulier sont difficiles à adoucir si les freins sont grossiers… Bref, il faut être bon pilote pour en profiter.

Mais en quelques séances, on chope vite le coup et c'est agréable.


Pour le harnais, même sans faire de la haute voltige, il est bien confortable pour soulager les bras et juste profiter de la traction.
J'ai bricolé un système pour relier les poignées à un baudrier d'escalade, sans barre de contrôle.
Mais avec un harnais, on peut aussi être tenté de chercher plus fort puisque le corps encaisse plus de force que les bras… Et alors la course au vent commence… :-D


Vraiment, essaie, c'est grisant…
Modifié il y a 5 ans
Langue fleurie de visage pâle oublie souvent de répondre aux questions…

Visage pâle sortir avec les moyens du bord : petite PW de 4.5 m2 avec poignées 4 lignes de chez Zeruko…

Visage pâle aime liberté et souvent faire pipi, donc pas de harnais, talon libre et esprit dans le vent du nord…


Par contre, visage pâle souvent mal aux bras en fin de journée, mais guerrier sioux sûrement mieux équipé question musculature pour pas se fatiguer…

Hugh…!
Modifié il y a 5 ans
Oui…!! :-)

Il m'arrive de temps en temps de partir sur les crêtes du Jura, aux Glières ou au plateau de Cenise avec une voile de traction… (bon, je vais pas non plus donner tous mes coins secrets hein…smile

Et chaque fois c'est un régal.

C'est une pratique bien différente du SRN, mais qui peut être du même esprit dans le sens de la liberté…
Par conditions idéales, et un vent de nord-ouest régulier, j'ai pu relier le col de Crozet au Mont Rond sans poser la voile, et en descendant une fois à la Maréchaude, une fois sous le chalet de Malatrait, et encore au chalet du Névy…

L'impression de se déplacer avec aisance, sans gros effort, de lire le terrain, deviner les couloirs de vent, sa force et ses absences… Trouver les endroits pour remonter la pente, éviter les zones gelées difficiles à skier, profiter d'un trou pour quelques virages poudreux…

On retrouve par moment la sensation d'être intimement lié au terrain et à la nature.


Les skis nordiques sont super pour se faire tracter, dans une optique de déplacement tranquille.
La liberté de mouvement est totale, le ski reste du ski, il faut parfois faire de petits sauts pour gérer un virage en neige pourrie, faire quelques pas de patineur pour rattraper sa voile qui file devant, ou au contraire freiner pour ne pas qu'elle dévente.

Je trouve ça assez physique, mais très plaisant, et ça fait appel à toute la panoplie des mouvements du skieur nordique.


MAIS ATTENTION…

Il faut garder à l'esprit qu'une voile de traction, même petite, est une sacrée silhouette pour la faune, et que le dérangement pour la nature peut être violent…!!
Je pense en particulier ici au grand corbeau, qui défend l'hiver son bout de ciel, et qui voit d'un mauvais oeil cet oiseau bizarre et coloré.
Pareil pour les rongeurs…!!
On peut penser qu'il sont absents l'hiver, mais il n'en est rien. Le campagnol des neiges creuse ses galeries dans la neige qui le protège du froid, mais il vient volontiers brouter et faire son marché sur les places ventées et soufflées des crêtes.
Imaginez un instant la panique pour la souris, de sentir au dessus de sa tête un immense rapace non identifié de 4 mètres d'envergure qui lui frôle les moustaches…….
Modifié il y a 5 ans
talonlibre a écrit :
(…smile mais je regrette que la Haute-Route du Jura n'ait plus de point de passage entre la Vattay et le col de la Faucille, ce qui n'est pas le cas pour les pistes de fond.

Oui, c'est vrai…
Mais la réalité et les contraintes environnementales sont plus délicates à comprendre. Il ne s'agit pas seulement de ski et de tétras lyre…!
La zone forestière du Turet est un milieu particulier, où les acteurs sont nombreux, entre propriétaires privés, ONF, Réserve naturelle de la Haute chaîne du Jura, Office de la chasse, professionnels du tourisme, etc…
En consultant le plan de gestion de la réserve, et plus particulièrement l'atlas, tu constates rapidement un imbroglio d'espaces gérés de manière différentes, entre les ZNIEFF, (Zone Naturelle d'Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique),
les forêts soumises au régime forestier,
les zones à statuts réglementaires,
les APPB,
les sites classés étendus, ponctuels…
Les réserves de chasse,
Les alpages communaux, départementaux, privés,
Les bas monts communaux
Les forêts communales soumises, ou non soumises,
domaniales, privées…..

J'ai oublié Natura 2000….


Bref…
Notre pays en général est dans la débauche de moyens papiers et administratifs, car les populations locales sont déresponsabilisées et chacun tire la couverture à soi pour son petit profit.

Il en résulte des aberrations telles qu'entre la Vattay et le col de la faucille, nous ne pouvons pratiquer cette traversée sans enfreindre la réglementation…
Alors que dans ce même secteur, un sentier raquette est balisé jusqu'au belvédère du Turet ; une zone où j'ai toujours vu des gélinottes… Cherchez l'erreur..?

Tellement d'acteurs, de protecteurs, de sportifs, tellement de règles qu'on a perdu là le fil de la vérité.

talonlibre a écrit :
Nos amis suisses ont joué la carte de l'information, de l'éducation, pas celle de l'interdit bête et méchant, qui ne donne qu'une seule envie, celle de l'enfreindre. smile

C'est vrai qu'on se sent mieux en Suisse qu'en France à ce niveau, mais quel est le véritable impact sur l'attitude des gens dans le milieu…?
Lorsque je vais vers le Creux du Croue ou même au sud de la Dôle dans le bois Badin, je lis dans les traces Suisses que la permissivité et la politique du "respecter c'est protéger" n'est pas bien comprise par les amoureux de la nature…!

Un juste milieu est à trouver, et là encore, une éducation environnementale est à développer fortement pour responsabiliser les gens.




Je vais très prochainement travailler pour la réserve naturelle sur une durée de 4 mois, pour participer à un projet d'éducation environnementale auprès des enfants… Pour moi, c'est là le nerf de la guerre.
Au berceau, il faut prendre les enfants par la main, leur apprendre à lire la nature en silence et à "utiliser" l'espace naturel avec bon sens et savoir vivre.

Ainsi, peut-être dans 10 ans, 15 ou plus, pourra-t-on à nouveau joindre la Vattay à la Faucille avec le sourire, car tout le monde aura compris des choses sur la gestion des patrimoines naturels, humains, sportifs, et aura l'intelligence de vivre en harmonie sans faire chier le tétras, qui regarde passer skieurs et raquettes dans un joyeux tinta-marre…

Un peu de place pour chacun, tout est possible et raisonnable…
Modifié il y a 5 ans