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BCX6 en NnnBc utilisėes quelques années. Intensivement, certes, mais n'est-ce pas un usage "normal" pour des chaussures de ski de rando ? Les coutures du "pare-pierres" lâchent, la partie cuir se fissure. Chaussures très confortables mais à la fiabilité douteuse. J'envisage de les remplacer par des Alpina Alaska ou des Alfa. Ma femme a les mêmes, et elles présentent le même défaut. Pourtant les NnnBc sollicitent moins la flexion de l'avant-pied que les N75 (l'axe de rotation étant un peu reculė par rapport au bec de canard). Je persiste à penser que le cuir n'est pas forcément le matériau idéal. Mes chaussures d'alpinisme polyvalentes Trango Guide de La Sportiva n'ont pas la moindre pièce en cuir et sont d'une fiabilité exemplaire : rigidité et souplesse là où il faut, stabilité dimensionnelle , étanchéité. Ugh !  (= Cordialement à tous).
Salut à toi, JB
Il m'arrive de prêter une ancienne paire de skis de fond à des amis pour leur permettre de m'accompagner autrement qu'en raquettes (ainsi on partage le plaisir de la glisse), mais il est clair que le matériel de SRN est plus adapté, fût-ce avec des skis relativement étroits (Fisher SB7smile et un couple fix-chaussures peu compatible avec la génuflexion (NNNBC et BCX6). Même sur piste forestière et sans pulka il arrive que les peaux soient bien utiles. Pour ne rien dire du confort thermique, de la tenue du ski en dévers, de la portance en profonde, etc.
Je réserve mon matériel de SRA aux sorties typées "montagne" (peu de changements peautage-dépeautage, pentes plus raides, neiges difficiles à skier…smile, aux sorties de printemps, aux sommets. Quand un ami m'accompagne en alpin sur un terrain nordique, l'écart se creuse vite, sur la journée  la fatigue est moindre en SRN - en terrain nordique…
Avec l'âge (40 ans de pratique, ça me situe clairement dans la catégorie "senior"…smile mes aspirations me poussent à revenir vers mes désirs d'enfance, quand je dévorais les livres de J.O. Curwood ou de Jack London. Ma 3e paire d'alpins me fera bien jusqu'au bout (en plus, c'est solide !), alors que raisonnablement j'aurai encore à renouveller mon matos nordique. 
Comme tu as des enfants, tu peux les équiper pour pas cher en skis de fond (les déchetteries et les recycleries en ont des pleines bennes… la question des chaussures est plus ardue) pour qu'ils te suivent sur de courtes balades. Ça me paraît plus formateur, et plus respectueux de la nature, que de les confier à l'école de ski alpin…
La "léthargie" du forum a plusieurs raisons : je suis sorti tous les jours sans pluie, et je suis aussi kayakiste de mer, comme beaucoup d'entre nous. D'autres sont sans doute en Laponie…
Bonus : ce suédois poste d'agréables vidéos  https://youtu.be/astAb-4gFnk Du "slow docu" qui nous repose des épileptiques de la GoPro.
Bonne découverte printanière du nordique, et salut aux anciens.
 
Le bulletin Neige et avalanches du service oublic en France : http://www.meteofrance.com/previsions-meteo-montagne/bulletin-avalanches et choisissez Pyrénées Atlantiques pour votre séjour.
L'historique des conditions de la semaine précédente (iso 0, limite pluie-neige, mm de précipitation…smile renseigne bien sur les conditions de la montagne. Cherchez aussi les webcams des stations de ski (mais elles pointent souvent sur les pistes enneigées artificiellement) : http://www.lespyrenees.net/webcam
Pour les itinéraires : c'est la liberté totale !
Les refuges gardés ont le plus souvent un site web. S'ils sont fermés il y a toujours un local d'hiver ouvert à tous. C'est rustique, mais pas plus que les Tatras 😉
Et pour l'assurance spécifique, vérifiez que vous n'en avez pas déjà une qui couvre au-delà de la Pologne (les cartes de paiement internationales fournissent souvent une assurance recherche et secours), mais en France le secours en montagne est encore gratuit.
Modifié il y a 2 ans
Karolina, Tomek,
Cette zone des Pyrénées, à la période que vous envisagez, risque de ne pas être en conditions pour le nordique. Les sites nordiques les plus connus sont Iraty (superbe forêt de hêtres, chalets de location), la Haute-Soule en général, le Barétous (en particulier la montée d'Arette à la Pierre St-Martin), le val d'Azun (le tour de Pays), et d'une façon générale les pistes des forêts orientées au nord bien visibles sur le portail géographique français  www.geoportail.gouv.fr (existe également en appli mobile). 
Le cirque de Lescun (refuge de Laberouat), le Pic du Midi d'Ossau (le tour est très connu, avec nuit possible au refuge de Pombie), le tour du Balaïtous (refuge de Respumoso), etc. appartiennent pour moi au domaine du ski de rando alpin (mais tout dépend de votre niveau technique). L'enneigement y est plus tardif, le risque d'avalanche plus sensible. La montée au refuge Wallon puis aux lacs de Cambalès est nordique, mais c'est un peu loin d'Oloron.
Le site Camp to camp www.camptocamp.org peut vous servir d'inspiration, en plus de skitour déjà mentionné. Et quand le mauvais temps s'installe versant nord, il est possible de passer côté espagnol, malgré la présence de stations de ski très moches…
Poir l'info météo, voir le bulletin neige et avalanches de meteofrance.com (Pays Basque et Aspe-Ossau). 
Bon courage
Modifié il y a 2 ans
A 9mn40 du début de cette vidéo,  un atelier "roots" de plein air en Altaï : https://vimeo.com/175629655
et une brève démonstration d'utilisation vers 15mn. Les amateurs de kayaks groenlandais en toile tendue ne seront pas dépaysés, on est dans le minimalisme. Bonnes balades à tous.
Cramponner en SRN ? Non bien sûr ce n'est pas fréquent. Mais parfois il ne faut pas hésiter à sortir les crampons : dans les Pyrénées Est en janvier 2012 des gens se sont tués dans le val de Galbe (ancienne piste de fond rendue à la pratique libre), une famille a été hélitreuillée dans les bois, ne pouvant plus avancer ni reculer… Certes les conditions étaient particulièrement vitrées sur tout le massif, mais plusieurs fois j'ai regretté de ne pas les avoir en montant (et en descendant !) le sentier forestier du Pla des Aveillans à la Pradeille (Capcir) ou en redescendant la route forestière du Laurenti (Donezan) après une balade en bonne neige pourtant, ou sur la piste forestière Colbert (Madres) dans les sapins, ou vers la Lladura toute plate (Capcir)… Pour ne prendre que des exemples de territoires strictement nordiques. Sortir les crampons sur un tronçon particulièrement vicieux ne signifie pas que l'on s'est trompé d'adresse ce jour-là, il peut simplement s'agir d'un mauvais pas dans une balade fréquentable sinon. Les raquettistes (teurs ?) se dispensent plus facilement des crampons grâce aux griffes et picots efficaces (TSL) ou aux simili-couteaux sur les bords du tamis (MSR, Tubbs). Les forestiers de ces contrées savent bien que les bois sont parfois si glacés que seule une paire de crampons permet d'évoluer sans risque.
Sinon : merci Sancho de confirmer ce que je pressens sur la qualité de la tenue des Hagan (je n'ajouterai pas une paire de jouets dans mon garage mais je conseillerai peut-être autour de moi de s'y mettre).
Modifié il y a 6 ans
Désolé si j'ai trollé le fil "chaussure" : oui, le modérateur peut parfaitement déplacer la discussion.
Je n'ai pas essayé la X-Trace mais je souscris parfaitement à l'idée qu'un virtuose pourra évoluer en toutes neiges avec n'importe quelle péniche. En témoigne cette vidéo Télémark en tongs
C'est sans doute à creuser. J'attends des retours d'utilisateurs au long cours sur des neiges et des terrains variés (nos massifs présentent quand même des conditions beaucoup plus diverses que la Laponie - ne vous méprenez pas, je fréquente pas mal la Scandinavie). Les photos de casse de la plaque ne m'encouragent pas vraiment. Peut-être, malgré le ressort de rappel, une souplesse excessive des bottes de type Sorel fragilise-t-elle la charnière et la plaque ? La sangle à cliquet que l'on retrouve désormais partout (sur les chaussures mais aussi sur les nouvelles raquettes TSL) m'a l'air fiable, en revanche.
L'idée de la polyvalence semble effectivement contradictoire avec une solution TLT dédiée au SRN. Les inserts "propriétaires" (le brevet des TSL a mis 20 ans à tomber dans le domaine public) seraient un piège commercial. Pour autant je ne voudrais pas revenir à mes fixations SRA à câbles avec chaussures en cuir des années 70. Polyvalentes, certes, mais insécures au possible, surtout avec les planches de l'époque.
Sur le chausson : oui, si on traine une pulka on peut embarquer des bottes de neige pour l'étape. Avec un sac sur le dos je préfère renoncer au confort (ou alors des baskets, utiles sur les longs tronçons déneigés).
Merci à ceux qui ont fait des retours des Hok + X-Trace, ça donne vraiment envie de jouer.

Modifié il y a 6 ans
Venu au SRN après plus de 35 ans de SRA, car évoluant désormais davantage dans un milieu montagnard de type nordique qu'alpin, je suis tenté de proposer une synthèse des deux. Se déplacer en terrain enneigé suppose de rencontrer tous types de neige, de la poudreuse froide à la glace vitrée, voire… pas de neige du tout.

La spécialisation du matériel et la segmentation des activités a fait oublier que ce que certains recherchent avant tout c'est la polyvalence. Les chaussures d'alpinisme d'été (voire toutes saisons selon les massifs) ont fini par trouver un compromis acceptable. Ainsi je suis parfaitement à l'aise toute l'année dans les Pyrénées avec des Sportiva Trango : de la rando estivale aux parois en V sup. j'apprécie leur maintien, leur robustesse, leur légèreté, leur adhérence, la possibilité d'ajuster des crampons semi-automatiques, de les fixer sur des raquettes à plaque, la répartition rigidité-souplesse, etc. tout ça avec des matériaux synthétiques performants et à un coût raisonnable.

Je continue de rêver d'un attelage skis de rando légers et tous terrains / fixations légères / chaussures d'alpi "à tout faire", autorisant toutes les techniques de montée et de descente (TM, conversion, chasse-neige, stem, etc.) avec une sécurité suffisante (fiabilité du matériel, sauvegarde de l'intégrité physique de celui qui l'emploie…smile.

Le poids des SRA actuels rivalise avec nos équipements SRN, ce sont les coques de SRA qui nous assimilent à des cosmonautes et nous contraignent à une technique standardisée. J'ai longtemps utilisé des chaussures d'alpinisme sur des fixations qui les acceptaient (Petzl et Silvretta 404) mais plus personne ne fabrique des systèmes de fix à plaques légères (Emery a abandonné son modèle Raid dans les années 80), on pourrait envisager une évolution des X-Trace restant compatibles avec des bottes de neige et avec des chaussures d'alpi modernes, selon le terrain ?

Vous comprenez que je ne suis pas un fan de la norme 75, ne me voyant pas chausser des crampons sur des becs de canard. Le cousu norvégien, à l'heure de l'impression 3D, boarf… Le cuir, je m'y remettrai quand je serai vêtu de "pauvres bêtes" ;+)

Bref, le problème de la chaussure idéale, c'est aussi le problème de la fixation idéale sur le moyen de déplacement idéal. Il reste de la place pour l'innovation.

Sur l'eau j'ai depuis longtemps trouvé le kayak de randonnée polyvalent (typé mer, mais pas spécialisé au point de m'interdire les lacs ou les rivières paisibles). En l'air j'ai utilisé différents parapentes, tous raisonnables et "tout-terrains" (faciles à transporter, tolérants aux erreurs). Je continue à fréquenter avec bonheur la montagne en hiver à pieds, en raquettes, en SRN (NNN-Bc) et en SRA, mais je suis mûr pour essayer la synthèse que j'appelle de mes voeux : le "ski de neige" ! Bonnes cogitations à tous.
Modifié il y a 6 ans