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Je reviens un coup sur le sujet.
Pour Gervais, mon sentiment est que la gamme Fischer est plus intéressante en montée et au plat pour des skieurs débutants à moyens:
- Meilleure accroche,
- Une conduite plus simple, grâce à la raie de guidage et un cambre un tout petit peu plus raide. Ce point n'est pas à négliger, car plus un ski est large sur neige dure plus il devient exigeant techniquement dans les montées. C'est un point qui risque de surprendre beaucoup de pratiquants qui avaient l'habitude de skier sur des skis plus fin, car pour le coup ce qu'on pensait acquis (plat et montée) devient plus technique. Ce n'est pas une mauvaise chose, car le skieur est obligé de s'adapter en réduisant la phase de propulsion, pour venir sur une gestuelle qui est plus économique en énergie, et plus proche de la bonne gestuelle du bon classiqueur en fond. C'est un sujet complexe que je ne vais pas développé, ici mais c'est en prépa pour une actu.
Côté descente, la gamme Fischer a forcémment les défauts de ses qualités:
- La raie de guidage ne facilite pas les déclenchements de virage, mais la gène n'est pas excessive
- La dureté des Fischer, les rendent plus intéressant sur neige dure en descente, et plus intéressant pour des gabarits assez costauds.
A l'épreuve du temps:
Le madshuss neuf semble plus léger, moins bien fini que le fischer. En un hiver il semble prendre un sévère coup de vieux, mais au bout de 4 saisons, les paires que j'ai en stock ne semblent pas avoir pris une ride, par rapport à l'issu de leur premier hiver.
La quasi totalité des Fischers que j'ai eu ont en revanche pas supportés deux saisons: décollement de la sérigraphie et ou problème de rupture au niveau du carre sous le patin avec petit bâillement entre la carre, la partie semelle et la structure supérieure du ski smile
A écrire des posts qui durent plus d'une heure, on rvient à revenir sur des posts d'Arluk qui sont forts constructifs, c'est sans fin ce sujet.
arluk
Que penserais-tu, par exemple, d’un principe de progression du type :
1 : piste forestière faiblement pentue
2 : piste forestière pentue et/ou en épingles ; pente large inférieure à 15°
3 : pente accidentée inférieure à 15° ; pente boisée faiblement pentue
4 : pente large inférieure à 25° ; pente boisée inférieure à 15°
5 : pente accidentée supérieure à 25° ; pente boisée inférieure à 25°
6 : pente supérieure à 25°

Oui c'est important que la pente ne soit pas le seul critère et c'est sans doute plus pertinent d'établir un parallèle dans une même cotation, entre un terrain assez pentu mais dégagé, et un terrain bien moins pentu, mais pourvu d'obstacles. Au final ça a sans doute bien plus de sens que de chercher à mettre une indication T1 ou T2, quitte à arriver à peut être 6 ou 7 cotations.
Après il y a cette question de la neige qui reste délicate à aborder. Je ne sais pas si c'est judicieux mais elle peut sans doute être traitée en présentant comme suit:
Vous vous sentez à l'aise en belle neige douce dans du S3, en cas de neige dure il est préférable de privilégier un itinéraire en S2  et de basculer en S1 pour neige croûtée,
Je veux bien sortir dix minute le nez de l'ordi, et cogité le sujet de ce qui me semble pertinent pour faire une échelle qui met en relation: pente dégagée ou non, degré de pente, et aptitudes gestuelles, tout en permettant d'éventuellement rester objectif en baissant d'une cote ou deux en fonction de la neige. Ce qui commence à faire beaucoup pour mon petit cerveau, mais je peux essayer de faire un effort.
Du coup N75 je retire ça avec toutes mes excuses:
sancho
je juge l'affirmation gratuite et assez dépourvu d'arguments.

Total méa culpa de ma part, N75, je vient de me relire, est de comprendre que tes arguments développés sur "intérêt de faire une cotation sur la descente" étaient expliqués et qu'ils reprenaient une grande partie de ce que j'ai cité de tes propos dans mon dernier post. 
Arluk a écrit:
Sancho, quand tu dis :
Faire une cotation en SRN aujourd'hui en éludant la question matérielle a autant de sens que de faire une cotation en escalade qui s'adresse à une partie des pratiquants qui grimpe en chausson, et l'autre partie en grosse de montagne. Sans même parler du 6a (très loin du 9a) grimper dans du 3 en grosse ou en chausson ne demande pas du tout la même dextérité.
Mais c’est le cas en escalade ! L’échelle française actuelle est l’héritière de celle de Welzenbach, ouverte vers le haut. Mais chaque degré de difficulté correspond à une typologie de falaise. Voir par exemple :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Willo_Welzenbach#L.27.C3.A9chelle_des_six_degr.C3.A9s_de_difficult.C3.A9_selon_Welzenbach

Au grimpeur de déterminer s’il est capable de passer du 6a en grosses ou pas… Quand je grimpais, il m'arrivait de prendre les chaussons (pour des arêtes, par exemple) dans le sac, en prévision d'un passage incertain. ça ne changeait pas pour autant la cotation du ressaut devant moi. Certains le passaient en grosses, d'autres en chausson. 
Je suis parfaitement conscient, que les cotations d'escalade d'aujourd'hui ne sont qu'une ouverture vers le haut de l'échelle proposée par Welzenbach.
Ce système de cotation, ne prend pas en compte le matériel, et pour autant le matériel s'est imposé de lui même. Ce qui pourrait certainement être le cas en laissant du temps aux skis plus larges en SRN, s'ils sont si pertinents.
La seule différence au fond, c'est que si tu t'acharnes en grosse de montagne devant un 7b continue et ce dès le premier pas, t'es pas prêt d'avoir le vertige, à moins de ruser en inventant une cotation d'artif. Et si tu butes car le pas de 7b est plus haut tu perds juste un ficelou pour faire ton rappel.
Moi je peux passer volontiers, sur les critiques de certains qui pourraient trouver saugrenues certaines cotations proposées. Maintenant je comprends aussi, que Talon libre, essaie d'expliquer pourquoi ça peut paraître saugrenue à certains.
Après un système de cotation n'engage pas la responsabilité de celui qui l'a écrit en cas de pépin. Cependant Arluk le sens des responsabilités de chaque pratiquant me semble beaucoup plus évident en Suisse, qu'en France.
Il n'empêche que je comprend tout à fait qu'on puisse avoir envie de dire qu'on a réfléchi un système de cotation, par rapport à un type de matériel qui se situe dans la moyenne de ce qu'on trouve aujourd'hui. 
Et là je risque de démultiplier le plombage de l'ambiance et j'en suis désolé:

N_75
où se trouve l'intérêt de faire allusion à une échelle de difficultés en descente pour décrire une randonnée nordique !
Sur ce point , je crois avoir donner des éléments de réponse qui peuvent être discutables, mais je juge l'affirmation gratuite et assez dépourvu d'arguments.
N_75
On se situe en terrain "nordique", donc il n'y a pas de risque lié à la pente.
C'est sans doute pour cette raison, qu'on pourrait considérer comme complètement obsolète la présence d'équipes de secours sur les pistes de ski de fond.:'(smilesmilesmile
N_75
Quand quelqu'un part en montagne, le minimum requis est de savoir lire une carte, sur laquelle il est facile d'évaluer la difficulté d'une randonnée en terrain "nordique
Si c'était si vrai que ça, je croulerais sans doute plus sous le boulot, et il n'y aurait nul besoin d'alimenter une rubrique topo, et de facto encore moins besoin d'une échelle de cotation. Entre autre objection votre honneur, j'ai vue une charmante jeune fille, membre des équipes de CO, en examen de BE me faire un magnifique 180° en forêt, car elle était plus préoccupée par les bons passages adaptés au niveau de son groupe, que part la lecture de sa carte et de sa boussole.
N_75
Comme souvent sur le forum, et je pense que c'est lié à notre activité nordique qui se pratique sur plusieurs territoires, je trouve qu'il y a des points de vue différents, mais des plaisirs partagés, entre ceux qui évoluent autour des sommets alpins (les plus nombreux), ceux qui parcourent les étendues scandinaves (les plus discrets), et ceux qui sillonnent les espaces du Massif Central (peut-être les plus partagés entre skis à bords semi-parallèles et skis larges
Je suis au bord de la mention: "no comment"
Mais il n'y a vraiment pas besoin d'être dans les Alpes ou dans le massif central, ou dans de la pente supérieure à 5° pour trouver de l'intérêt à skier sur un ski dit "polyvalent". C'est d'ailleurs peut être pour ça que les menuisiers jusqu'à la fin du XIXème n'avaient jamais eu l'idée saugrenue, d'inventer des skis dit "traditionnels". Soit on admet qu'ils étaient trop sots pour y songer, soit on fait le lien avec la pertinence d'un ski fin dans un terrain damé avec un souci de la valeur chronométrique. En tous cas même en étant passionné de ski de fond classique, c'est pas demain la veille que je me priverai du plaisir de skier sur un ski large dans un itinéraire en S1, dès lors que la neige n'est pas homogénément béton. Et c'est pas demain la veille non plus que je ferai payer des débutants en ski pour faire du SRN avec des skis dits traditionnels. Car si c'est béton et qu'ils sont débutants, au lieux de faire le tour du terrain de foot en SRN, on ira faire du ski de fond , avec des skis de srn traditionnels sur une piste fraisée.
Talon libre, nos messages se sont chronologiquement télescopés, mais on ferait mieux d'aller se couchersmile
Oui tu as raison Arluk, ce serait plus judicieux de tout basculer les échanges dans le forum.
J'ai fait le dernier commentaire dans la rubrique actu, en 3 envois, mais c'est juste car talonlibre avait dit de le faire là bas.
Par rapport à tes remarques:
Je peux t'assurer, que côté matériel, je ne suis pas matérialiste pour deux sous. Je suis du genre à recoudre mes slips et mes chaussettes pendant dix ans si l'élastique fait encore à peu près son boulot. Ma première traversée du Jura en SRN je suis parti tout seul, en autonomie, j'avais 15 ou 16ans, avec un sac de couchage (T° extrême - 6), pas de tapis de sol, pas de tente, une couverture de survie, un ski bleu et un ski violet de skate (du fart)…. pour faire Le Pont, Mont tendre, la Dôle, le Crêt de la neige et rentrer à Chaux Neuve……………… Je passe sur tous les détails qui me font dire aujourd'hui que je ne laisserais jamais mes enfants faire ça, même si je suis bien content que mes parents qui n'y connaissaient vraiment rien à la montagne et aient eu suffisamment confiance en moi pour me laisser partir.
J'ai pas l'impression d'avoir beaucoup changé, mais entre une paire d'annum montée en N75 et une paire de glitertind en NNbc, pour moi il y a autant de différences que si on envisageait une traversée du jura en estival par les crêtes, avec un vélo de cyclocross ou avec un VTT tout suspendu. On est pas tout à fait dans le même registre, qu'un renouvellement de matériel de ski de rando alpin qui fait dire: ouais c'est mieux mais je m'en sortais pas si mal avec mon matos d'avant.
Un de mes plus beaux souvenirs de l'hiver dernier, c'est d'avoir vu des clients de plus de 65 ans pas sportifs pour deux sous, n'ayant jamais fait de ski de toute leur longues et belles vies: réussir à amorcer des virages skis parallèles en moins d'une heure dans de la neige qui était certes idéale, mais quand même. Ils te demandent ce qu'il te reste comme créneau dans la semaine, j'avais plus rien à leur proposer, mais ils sont quand même retournés loués du matos pour aller skier tous seuls.
Je suis suffisamment convaincu, par la pertinence de ce type de matériel, que pendant deux hivers entiers alors qu'on était que deux moniteurs à évasions nordiques, on prenait tous nos lundis après midi pour faire essayer gratuitement le matériel. On a jamais eu de sponsors, et le matériel au départ je l'avais acheté tout seul. On a arrêté de le faire le jour où on a dépassé les 50 personnes sur une demi journée car ce n'était plus ni gérable, ni pertinent dès lors que les gens essayaient moins d'un 1/4 d'heure.
Sinon il me semble que c'est évident qu'un itinéraire en S2 avec un passage de s3 sur 50, 100, même 200m, doit être affiché en tant que tel. Faut surtout pas se priver d'une belle balade pour 200m à déchausser. 
Le but de cette échelle de cotation n'est vraiment pas de faire de la surenchère pour celui qui veut avaler des cotations comme s'il voulait courir après des galons ou des médailles. Faut que ce soit facile et pratique d'utilisation. Le type qui dit que c'est S4, parce qu'il est descendu sur 20m dans du un peu raide, sans préciser qu'en faisant un crochet de 100m on contournait la difficulté en restant dans du S2 ou du S1, ça n'a pas de sens. Faire une cotation S3 comme je l'ai proposé entre 20 et 30°, ça ne prend du sens que parce qu'il y a du matériel plus large aujourd'hui, et un nombre de plus en plus conséquent de bons pratiquants de ski alpin qui s'intéressent au SRN.
Faire une cotation S4, on s'en fou, car les gens qui cherchent ça, n'ont à mon avis pas besoin de topo.

Sur un Vector, il n'y a pas de rainure centrale, donc forcément ça file moins droit en montée, et c'est plus confort pour virer en descente.
Côté accroche en montée, c'est meilleur qu'un annum ou un sbound, car tu as un vrai rocker sur ce ski, c'est pas un rocker factice et marketing comme sur un Sbound (au passage l'annum a une spatule bien plus souple que le Sbound 112, sans pour autant revendiquer d'avoir un rocker qu'il n'a pas non plus)
Le rocker du vector en fait un ski de poudre excellent, tu déjauges en deux deux, dans de la trafolée c'est un ski super tolérant, dans les transitions neige douce neige croutée il pardonne bien les erreurs, sur la croutée t'as une chance de rester au dessus du manteau neigeux, sur neige béton il est vilain.
Un ski qui serait au top sur la glace, et sur la poudre: connais pas. Les qualités que l'on demande à un ski sur la glace, sont aux antipodes des qualités que l'on demande à un ski sur la poudre.
Après le skieur a le droit de s'adapter, j'arrive a emmener un Vector sur la glace avec des svartisens, ça veux pas dire que ça me donne beaucoup de plaisir. Avec un vector sur neige béton, tu fais pas de la godille, tu fais chauffer les cuisses en prenant un peu d'angle pour que ça tourne, tu baisses les lunettes pour pas avoir trop de larmes avec la vitesse, et tu serres les dents pour le lactique que tu prends dans les cuisses. S'il te prend l'idée de vouloir les faire déraper, parce qu'un chamois est en travers de ta trajectoire, t'es mort.
gervais
mais arrivant sur une plaque a vent en devers, la prise de carre est elle équilibrée ?.
En arrivant dans une plaque à vent en dévers, t'essaies pas de déraper, t'essaies pas de godiller, tu renvoie les skis dans la pente, et tu fais de vrais virages quand t'es revenu dans de la neige moins dure.
Acceptables en descente, mais on trouve facilement des skis plus agréables dans ces conditions.
Franchement vilain en montée en SRN.
Quand c'est béton et que tu veux sortir en T4 sur des vectors, car t'a rien d'autre au garage, faux viser des profiles de randos alpines pas trop raides, et mettre les peaux pour la montée.
Vert chiasse, bleu sac poubelle, gris ennui, patchwork fluo, ou rose bonbon, ce que j'attends d'une pompe, bien avant le design, c'est qu'elle soit efficace et durable.
Après si on peut avoir les trois: design, efficacité et durabilité, soyons foussmilesmilesmile
Sinon même pas en vrai, juste de derrière mon ordi, le design me plaitsmile