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Je ne suis descendu de l’échafaudage qu'hier et je découvre le sujet à l'instant.
J'aime bien le sujet. :lol: , mais c'est pas simple.
J'entends bien la dernière remarque de Mickaël, pour autant, d'un point de vue pratique pour s'y retrouver, il me semble judicieux de découper le Jura du Sud au Nord ou du Nord au Sud pour fâcher personne :-D, sans tenir compte des spécificités administratives (Suisse, France, département, Région…smile.
Il n'y a pas besoin de survoler les Alpes en avion, pour juger la pertinence d'un découpage: Beaufortain, Chartreuse, Belledonne, Vercors……………………….
Si tu prends un coucou pour survoler le Jura, ou même si tu le longes en voiture en empruntant la plaine Suisse, tu ne verras qu'une seule entité du Bugey jusqu'à Bâle.
A l'intérieur de cette vaste zone, on va trouver une vraie diversité de paysage, une diversité culturelle, patrimoniale… mais à mon sens rien de percutant qui permette de faire un découpage propre à rendre pratique, la navigation dans le futur site.
Le découpage proposé par Talon libre ( Jura sud, central et nord) me semble pertinent.
Dans la rubrique Jura, une entité Bugey pourrait avoir du sens: ça répond à une zone assez vaste, qui se détache un peu du reste de l'arc (ça correspond à un détachement topographique, il y a une vraie identité culturelle, une logique commune de développement touristique…smile. Mais pour ma part, pour faire simple, le Bugey serait dans la rubrique Jura Sud.
Car si on veut rentrer dans le détail des critères de ce genre pour identifier des zones on va trouver de quoi faire un beau découpage, mais dans le puzzle, il y aura peut être plus de 40 pièces.
Je me contenterais de tracer deux traits sur une carte pour partager l'arc en trois portions à peu près égales.
Pour le Jura Sud j'irais de Culoz à la Dôle.
Pour la partie centrale, j'irais des Rousses jusqu'à soit Sainte croix soit au col de la vue des Alpes.
Pour la partie Nord: de Sainte Croix ou vue des Alpes, jusqu'à Balsthal.
Pour la séparation entre partie nord et partie centrale, faut peut être voir avec Marc qui doit mieux connaitre que moi ce qu'on va trouver de bon au Nord du Chasseral.
L'idée de ce découpage, serait d'avoir un équilibre dans le potentiel de balades sympa à décrire.
De Culoz au Chasseral il y a vraiment énormément de chose à faire, et plus au Nord pour moi en ski c'est terra incognita.
J'ai fait l'intégrale des crêtes une fois en courant, mais côté enneigement et potentiel de belle balade dans la partie germanophone, pour moi c'est mystère!!!

Modifié il y a 4 ans
Ça me plairait mieux de descendre de l'alpage que de l'échafaudage, mais on descend toujours où on peut et surtout du mieux qu'on peut :-D :-D :-D
Vivement la neige!!! j'y trouve des descentes plus savoureuses que d'autres.
N'hésites pas à me sonner un coup dans le début de saison, qu'on s'en partage une ou deux.
Et si en plus t'arrives à faire monter le druide de la glisse Forézienne, je valide!!! :lol:
Modifié il y a 4 ans
Salut Patoune,
Je rejoins les point de vues de Ced, Talonlibre et N75.
Vu ton vécu et la pratique vers laquelle tu semble t'orienter, choisi plus un 4*4 qu'un break.

Côté 4*4, il y a 3 marques qui se tiennent: Fischer, Madshus et Rossignol Je connais très bien les points forts et faibles des deux premières, et un peu moins les Rossignol.
Si tu pars sur les côtes les plus larges, tu t'exposes à optimiser le plaisir dans toutes les neiges sauf la neige dure, où les skis seront plus exigeants en montée comme en descente, le pire restant à mon sens en montée. Mais je tiens à dire qu'avec de la technique ça s'apprivoise.

Sur la côte en dessous type époch ou s bound 98, c'est plus polyvalent: selon les skieurs je dirais agréable à passable en neige dure, mais moins plaisant en neige profonde (légère ou lourde), et encore plus délicat en neige croûtée.

Les madshus sont très souples, ça manque de nerf pour les grands gabarits, mais c'est pas ton cas. Je les trouve plus agréables en descente. Ils accrochent moins que les fischer en montée, et glissent un peu mieux en descente (déjaugeage plus facile)
Ils semblent vieillir très mal à l'issue d'une saison, mais après 3 saisons ils sont pas plus vieux qu'après 10 sorties.
Les Fischer semblent mieux conçus, plus de nerf, plus agréables en neige dure, meilleure accroche. Mais ils ont un peu moins de glisse, et virent un peu moins facilement. A l'issu d'une saison d'usage régulier, ils sont comme neuf. Et au bout de deux saisons, les carres s'arrachent et la sérigraphie se décolle.

Sur les Rossignol que je connais moins: ils ont une super glisse, semblent plus proche des Fischer que des Madshus dans la skiabilité. Je les confierais plus facilement à des gabarits forts. Sur les vices cachés j'ai pas de retour perso, mais il y en a qui ont eu des surprises.

Après c'est pas le même budget, mais en modèle 4*4 le Vector, de mon point de vue: surclasse tous les autres dans toutes les neiges sauf les neiges dures. Meilleure accroche, meilleure glisse, ça pardonne tout ou presque même dans la croutée… R.A.S sur l'usure après deux saisons sans ménagement. Ils n'ont qu'un seul défaut, sur neige béton ils sont juste infecte pour un bon skieur.

Côté fixation, que ce soit pour un break ou un 4*4, je ne vois pas l'intérêt de se priver de la direction assistée: norme 75mm ou norme 75mm. C'est vrai que si le but est juste d'optimiser les pointes de vitesse sur autoroute, on part forcément avec au moins 100 g de lest supplémentaire à chaque chaussure. Mais en même temps pour de l'autoroute, on trouve du matos de ski de fond encore plus léger et qui va très bien.
Côté norme 75mm, il faut que ça pince en 3 points pour avoir une vraie liberté de mouvement au plat ou en montée.
Pour un ski 4*4, faut pouvoir claquer un câble, pour apprécier le pilotage du ski en descente quand on a une chaussure cuir. Si on a opté pour une chaussure plastique, le câble est moins important.
Mais qui peut le plus peu le moins: 3 pin hardwire ou 3 pin cable traverse.
La câble traverse, pas tant pour les cales de ré-hausse que pour les plaques de ré-hausse.
Faut être bon skieur pour sentir le gain dans le pilotage de la plaque de ré-hausse. Ce qui ne veut surtout pas dire qu'il n'y a pas de gain quand on a pas encore le niveau pour le sentir. Un bon skieur a moins besoin des plaques qu'un débutant.

Côté chaussures, pour ma part je ne jure actuellement que par les svartisen: déroulé de pied, liberté de mouvement. Elles sont un peu légère en descente sur des gros skis. Il y a un chaînon manquant en cuir entre la svartisen et les modèles plastique, qui sont à mon sens pas tant encombrant de part leur poids que par leur manque de souplesse.
En venant de l'alpin tu auras une facilité en descente à partir sur du plastique. De mon point de vue, ça peut être intéressant pour débuter, mais la vraie liberté du SRN me semble être ailleurs.
Venir sur du cuir c'est perturbant au début, faut accepter de réapprendre la glisse. Mais prendre le temps d'apprivoiser des cuirs je crois que c'est les adopter.
Le problème c'est de trouver des svartisens en 37. Je crois que Crispi soutient qu'ils n'en n'ont jamais fait, mais j'en ai utilisé l'an passé pour certaines clientes.
La BCX 875 en terme de tenue se rapproche fortement de la svartisen, mais faut vraiment les essayer avant d'acheter, et il y a beaucoup de gens qui ne la supporte pas.
La bcx 12 pourrait passer pour un gabarit léger comme le tient.
La scott excursion existe aussi dans ta pointure, c'est la sécurité, mais à mon sens c'est pas la liberté du skieur de srn, c'est la liberté du tk léger


Modifié il y a 4 ans
Les allumettes toutes droites qui posent de magnifiques problèmes comme à la 15ème min, on les trouve à partir du moment où des ingénieurs ingénieux ont inventé le plastique, la fibre de verre, et autres matériaux composites subjugants. A partir de là, ayant découvert autre chose que l'eau tiède, ils se sont dits que les anciens n'avaient vraiment réfléchi à rien. Cependant sur la photo à 2'40 on trouve des skis avec des lignes de côtes entre les époch et les annums, qui sont déjà paraboliques, avec des rockers en spatule qui pardonnent plein d'erreurs trop facile à faire dans la croûtée, qui facilitent bien des choses dans la trafolée, et qui font planer en poudreuse.
A 3'24, juste après le magnifique sourire de la jolie pieuse, je me demande, si c'est la foi, ou la surcharge de matière dans la masse du ski sous la fix qui donne tant de contrôle à la jeune dame. On croirait deviner, un point de pivot assez efficace malgré sa technique un peu juste (mais bon fix et chaussures n'aident peut être pas beaucoup???).
Si elle mettait un peu plus d'angle on se rendrait compte que le moment de force est augmenté grâce à cette surépaisseur, qui apporte en même temps de la souplesse en spatule.
Il me semble justement que les skis de l'époque étaient loin d'être taillés aussi naïvement que vous semblez le prétendre.
Pour moi il y a deux époques dans ce documentaire:
- l'ère du tout bois: très grosse réflexion à la conception sur comment optimiser les qualités exceptionnelle de cette noble matière pour optimiser les plaisirs de la glisse. Les skis étaient nécessairement démesurément long pour pouvoir glisser à défaut d'avoir du plastique.
- l'ère du toujours plus rapide, au service de la performance chronométrée de celui qui a la technique pour pouvoir assumer. Des skis qui sont trop longs aux vues de leur glisse pour bien des skieurs de cette vidéo. Trop droits, trop fins, maitrisables pour les tout bons, presque risible à la min 15. On voit de vrais progrès sur les fix et les godasses par rapport aux images du début. Mais pour ceux qui les maîtrisent, on ne parle pas juste d'un loisir ou d'une passion, mais également d'un métier.
Personnellement, je me sens infiniment redevable à Steeve Barnett, d'avoir eu la lucidité de réunir les intérêts de ces deux époques en participant à la création du Karhu Guide.
Sinon il s'agit d'un très beau reportage qui traite du TK plus que du SRN. En TK il y a bien longtemps qu'on ne trouve plus de skis fins, longs et droits.
En SRN les gros Fats me semblent inappropriés, mais il y a pour chacun un juste milieu à trouver entre les fats de freeride et les skis de fond.
Personnellement j'aurais tendance à dire que plus c'est fin, plus ça convient à un homme pressé, à condition que l'athlète posé dessus ait la technique pour assumer en descente, ou la sagesse de renoncer pour déchausser.
Pour ma part je me débrouille pas mal avec des skis trop fins, mais je me régale en montée comme en descente sur des époch, j'aime l'annum pour sa polyvalence, et je skie 95% de l'hiver sur des vectors.
Je me fou de la marque, du design et des couleurs. J'aimerais que ce soit plus durable que la came de notre époque, et j'ai foi dans le bois et dans le bon sens paysan des vrais anciens de ce documentaire. Et ça me fait un peu peine d'entendre dire que ces gens ne réfléchissaient pas tant au matériel. Ils n'avaient pas le choix des matériaux, mais il me semble qu'ils savaient plus que les concepteurs d'aujourd'hui: réfléchir à l'essentiel.
Modifié il y a 5 ans
JeromeGre a écrit :
Cet argument pourra paraître saugrenu à certains, mais le style ça compte aussi. On appelle ça le "design" : faire beau et fonctionnel.

Les X-trace sont absolument moches de chez moche.
Ça fait fix' en plastique pas cher pour loueur de raquettes à neige.
Et puis j'ai des doutes sur la rigidité et la solidité.

Pour le moment, je reste avec mes Svartissen et mes Hard Wire 3P …. stylé et efficace.

Dans le cadre d'une utilisation personnelle, je me fous pleinement du design, seule compte la performance. Dans le cadre de la mise à dispo de matos pour les clients, c'est une autre affaire: ça me fait bien chier de devoir équiper des petites dames à petits pieds, avec des vieux skis Xadv et des fix Hagan, même si je sais que les performances de ce type de montage sont loin d'être malhonnêtes.
Les verrous de la progression technique en descente sont principalement d'ordre psychologique. Partir avec une fixation qu'on peut juger moche c'est une chose, partir avec une fixation qui en apparence ressemble à un truc en toc s'en est une autre, même si ses performances réelles sont loin d'être vilaines.
A priori la Svartisen devrait être déclinée en 36 pour l'an prochain: chouette!!! :-D , je veux bien commander jusqu'au 34.
Sinon les tiges des cartouches de la Hardwire, moyennant bricolage (recoupe, et détordage) ça passe jusqu'à 37, mais pour un 36 je pense que c'est mort.

Sur la Hagan avec la bonne godasse, il n'y a rien à redire sur le déroulé de pied, et sur la rigidité en torsion ça équivaut une 3 pin cable.
Sur la solidité de la languette sous le pied à long terme????????
Les languettes plastiques crantées des serrages micrométriques, sont très légères, l'usure assez rapide, implique de remettre quelques crans au dessus de chaque descente. Car en tirant dessus en skiant normalement ça finit par se détendre, et quand les crans s'usent on rentre dans un cercle vicieux qui conduit assez rapidement au renouvellement des languettes. :-?

Sur la svartisen, les languettes aussi sont légères, on tire moins dessus que sur des fix hagan, mais il n’empêche, que si je serre à fond au dessus de la descente, j'arrive en bas en ayant fait sauter des crans. Sur le test des T4 l'an passé, j'avais également ça bien que les chaussures étaient neuves.
Modifié il y a 5 ans
volcan15 a écrit :
Je vais plaisanter un peut, entrainez vous a marcher avec des chaussure de skis de descente pendant plusieurs semaines(allez faire les courses avec, dormez avec), vous verrez comme vous trouverez les t4 trés souples et légères, pour ce qui est de la norme 75 le seul défaut qu'elle a, c'est pour marcher dans la neige compacte, le bec de canard fait un peut déraper la pompe, si non je crampone avec des automatiques c'est nickel, la pompe idéale ? une modulable, souple pour monter et ajouter des raidisseurs pour la descente qui monte un peut haut pour un bon maintien latéral, on peu réver, les casques de motos modulables on clipse une pièce devant pour le rendre intégral. Là vous pouvez me jeter le cailloux ,il est fou le Cantalou

Je ne te jetterai pas des cailloux le Cantalou. J'adhère d'ailleurs pas mal, à certains de tes propos, dans le post précédent: à savoir, que pour tirer bon parti, d'un équipement matériel, il faut prendre le temps, d'en intégrer les principales caractéristiques, et d'apprendre à les exploiter. Juger en 3 sorties que son nouveau matériel n'est pas automatique, c'est souvent mal le juger de manière prématurée.
Cependant, on parle dans ce fil de matériel de randonnée nordique, pas de matériel de rando télémark. La frontière entre les deux est parfois mince. Elle dépend du niveau du skieur, et de son aisance à se déplacer dans des terrains plus ou moins accidentés. Ainsi un très bon skieur, pourra accéder à du terrain de SRA ou de rando TK, en étant à l'aise avec du matériel de SRN. Un skieur avec moins de bagage se contentera, avec du matos de SRN d'aller dans des terrains moins engagés, ou alors il préférera prendre du matos plus lourd plus adapté à son niveau, pour aller chercher un sommet ou un couloir un brin plus raide.
Maintenant pour pouvoir juger de la qualité d'un matériel de SRN, il me semble qu'il soit bon d'avoir déjà essayé du matériel de SRN. Peut être que si tu prenais le temps d'essayer un ski à écailles, et une chaussure plus légère, peut être que tu y trouverais ton compte: en découvrant la liberté de glisser en montée et en descente sans avoir à peauter dépeauter, sur un matériel plus léger, et plus enclin à donner du plaisir dans des terrains moins pentus au début.
Il me semble que le SRN c'est avant tout la liberté de prendre du plaisir dans des terrains où en SRA et en rando tk, on s'emmerde un peu par manque de pente. Cependant l'évolution du matériel ces dernières années ("évolution ou simple retour à un bon sens paysans pluri-séculaire"smile permet d'envisager de prendre du plaisir dans du plus raide, à condition de tenir pas mal debout sur ses planches, et d'avoir pris le temps d'apprivoiser la liberté de la légèreté.
Pour moi découvrir le SRN, c'est aussi réussir à accepter que dans les plaisirs de la glisse en montagne, il peut y avoir d'autres finalités que la quête d'un sommet, ou la victoire sur un couloir. Et ce même si les plaisirs inhérents à ce genre de défis peuvent faire parti du programme, quand on a le temps de se donner le bagage technique suffisant pour y parvenir.
Modifié il y a 5 ans
De mon point de vue, la Hagan X trace, alliée à une bonne paire de godillos, dépasse nettement un couple de chaussures fixations: xadv ou nnbc.
Au plat ou en montée, les performances sont comparables, en descente la conduite des skis est meilleure. Le tout avec la hagan x trace, est d'avoir aux pieds une godasse qui répond à peu près au cahier des charges de ce post. La chaussure sera ré-exploitable pour l'été, et on est pas obligé de la changer pour conduire.
Ceci dit une svartisen ne me semble pas inconfortable, ni pour marcher quand la neige manque sur un tracé, ni pour conduire.
Pour avoir une idée assez objective de la qualité de déroulé de pied d'une chaussure, il n'y a selon moi pas tant besoin de skier avec, marcher sur la moquette d'un magasin suffit pour avoir déjà une bonne idée. On ne marche pas pareil avec une T4, une koflach, une chaussure semi rigide de montagne, une svartisen, une basket ou une pompe de ski de fond classique.
Ça n’empêche pas killian Jornett d'être à l'aise en basket au Cervin, même si ce n'est pas forcément le modèle qui permettra au commun des mortels de se sentir le plus en confiance.
La tenue en descente implique de la rigidité latérale, et là il est indéniable, qu'une T4 est meilleure, d'ailleurs une T1 avec ses 4 crochets est encore meilleure.
Le tout est de trouver le bon dosage entre flexion des orteils et rigidité latérale. Personnellement la Svartisen me satisfait pleinement, mais je n'aurais rien contre un produit intermédiaire entre Svartisen et T4.

Pour revenir sur la norme 75, c'est peut être pas l'avenir, mais ça me convient bien pour le moment.
C'est un peu chiant à chausser pour quelqu'un qui n'a pas l'habitude, mais c'est quand même pas la mer à boire.
La Hagan ne me semble pas plus simple à ajuster d'ailleurs.
Pour moi il me semble qu'une Hagan est tout aussi performante en descente qu'une heavy duty, ou une super TK. Pour peu que le skieur ait une chaussure un brin souple en torsion (rossignol, alpina…smile la Hagan sera même meilleure.
En revanche une Hagan ne me semble pas valoir une 3 pin hardwire.
Sinon le duckbill c'est chiant pour cramponner, mais la vraie question, c'est: il y en a beaucoup qui cramponnent en SRN??? :-o :-o :-o
Le duckbill participe pleinement au déroulé naturel du pied: ancrage déporté vers l'avant, allié à une vraie souplesse.
Plus l'ancrage est déporté sur l'avant, plus la conduite au talon devient problématique, c'est la raison pour laquelle les câbles ou cartouches constituent un vrai plus non négligeable sur une norme 75.
Avoir 75 mm d'emprise sur un ski, pour y donner de l'angle c'est pas mal, en tous cas c'est mieux qu'une barre nettement plus courte dans les versions xadv ou nnbc.
Modifié il y a 5 ans
Pas vu de Montagnol aujourd'hui? J'ai beau être jurassien, je concède que j'ai rarement vu de si beaux terrains de jeux adaptés aux plaisirs de la rando nordique.
Franchement quand je vois ça, je me demande un peu ce que font les Be nordiques vertaco, sur les pistes du coin. Certes l'accès est pas donné, mais derrière, je me serais volontiers égaré, une, deux semaines voir plus, dans les creux et les bosses du quartier. On est monté sur les carrières, et l'arbre taillé, pour aller chercher la vue sur le mont Aiguille dans les rochers du parquet, avant de redescendre sur la cabane de Jasse, où on s'est fait envelopper par un brouillard à couper au couteau. C'était splendide sous le soleil, et je me suis régalé en orientation au retour. Je reviendrai, car c'était classe à découvrir avec des clients, mais ça m'a bien ouvert l'appétit de la découverte pour des vacances personnelles.
Pour ne rien gâcher à l'affaire, la qualité de l’accueil dans les hébergements fréquentés, était globalement un joli ton au dessus de ce qu'on peut trouver dans les standards de mes montagnes. On est peut être tombé par hasard dans de bons endroits, mais en tous cas, un grand merci, à Arcanson, au refuge de Gève et à l'hôtel Bellier pour leur accueil remarquable.
Modifié il y a 5 ans
Belles grosses traces de canidés dans la montée au bachat de l'ours aujourd'hui.
A la vitesse où sa fond, vu comme elles étaient belles, je dirais volontiers quelles avaient moins de 24 h.
Il y en avait au moins deux, sur la même ligne, avec deux ou trois divergences très ponctuelles de trajectoires, dont une à la croisée d'un cerf, pile au sommet du col.
Si tu maintiens le programme de demain (montagnol), on risque fort de se croiser à nouveau.
Modifié il y a 5 ans
Tout à fait d'accord avec toi, Talon libre, sur la vitesse qui apporte de la stabilité et sur l'écartement, avec une modération sur ce dernier point:
Le kitsch old school pieds serrés, à un intérêt, car il permet de déjauger plus facilement et d'accélérer dans les fraîches lourdes humides, voir dans la fraîche toute pourrie qui vient de prendre la pluie.
Dans ces conditions là, tu enfonces dans une neige, lourde, scotchante, avec 0 glisse, sur des appuis très difficiles à doser ski écartés, car la couche de neige est savonneuse, et rarement homogénément lourde. Ça enfonce un coup à gauche, un coup à droite, t’enchaîne avec de la crispation à gérer les décélérations, les accélérations… Du coup en collant les pieds, tu évites l'effet chasse neige à géométrie variable, où ça bourre sur les tibias, tu limites le frottement de la lourdasse, sur l'intérieur des malléoles, tu accrois la possibilité d'avoir une portance à peu près homogène. C'est un peu la seule façon d'envisager de déjauger proprement et d'avoir du plaisir. Dans ces neiges, il y a des fois où pieds écartés dans 30° pente en trace directe , tu te demandes si tu vas pouvoir atteindre les 10 ou 15 km/h si t'as pas au moins un Vector voir un Charger BC.

Dans la croûtée lorsque qu'on est juste juste aux limites de la portance, coller les pieds c'est parfois la solution également.
Et la croûtée faut soit la fendre, soit la survoler, dans un des cas le poids plume est avantagé, dans l'autre c'est le poids lourd qui en tirera meilleur parti.
Fendre la croûte, ça reste un sacré exercice de dosage des appuis.
Dès que tu passes dessous, faut labourer avec charge et conviction en restant assez bas sur les appuis, dès que tu penses que ça peut remonter en surface, faut alléger au maximum, pour recharger quand on recrève le plancher.
Quand il n'y a aucun espoir de rester en surface le TK devient plus efficace. On a moins de portance en TK. Du coup en surchargeant un peu l'avant en entrée de courbe on brise la glace avec plus de conviction, et ça facilite le passage du ski arrière.
Mais les bons dosages de charge entre l'avant et l'arrière dans ces conditions, ça reste vraiment subtil à ressentir, et les erreurs sont faciles à faire, et parfois douloureuses à encaisser.
Modifié il y a 5 ans