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Pour moi, il n'y a pas de notion d'exploits qui vaille. Il n'y a que du plaisir en glisse à récupérer en jouant aux différents jeux de glisse que nous apprécions et ce, dans les terrains, où nous sommes à l'aise.
Je peut bien entendu prendre beaucoup de plaisir à apprécier la fluidité de la trace d'un très bon skieur dans du très très raide, et je peux en prendre tout autant en observant le plaisir sur le visage d'un skieur d'un niveau plus modeste, qui se régale dans du terrain nettement moins engagé.
Je crois qu'il n'y a pas plus d'exploits à trouver dans la quête de plaisir d'un bon skieur, que dans celle d'un débutant. Pour moi l'exploit, le courage, la performance dans la pratique d'un loisir n'ont pas de sens, nous n'avons dans ce cadre là que les peines que nous voulons bien nous donner et les plaisirs que nous voulons bien nous accorder.
Je trouve surréaliste la notion d'exploit souvent accordée dans le monde du sport, particulièrement dans les clubs. On en arrive à donner parfois plus d'importance à la performance, qu'aux simples plaisirs inhérents à la pratique d'un loisir.
Modifié il y a 5 ans
Au final, je suis en train de m'apercevoir, que tu ne fais pas de la rando nordique volcan15 mais de la rando TK.
Ce qui se rapproche sur plein de points, même s'il demeure un certain nombre de différences.
En somme tu skies sur des skis de tk typés bien freeride qui n'ont pas d'écailles, assez lourd, et avec une fix qui a surement une pivot de type G3 ascent (donc pas de problème de plantage de spatule)
Je ne sais pas ce que tu as comme skis, mais ça m'intéresse. Cependant si c'est un ski de TK bien typé freeride, il y a bien peu de chance qu'il soit emmenable avec une chaussure aussi légère et souple que la svartisen.
Il y a un ski de SRN qui pourrait bien t'intéresser: c'est le vector bc avec des écailles: un mid fat, 118 en spatule 94mm au patin, qui a déjà séduit un très grand nombre d'adeptes de la rando TK aux US. Il n'a pas été conçu pour du SRN, mais en revanche il est terriblement agréable pour l'une et l'autre des 2 pratiques. Il est agréable et efficace à skier tant avec une svartisen qu'avec une T4. A l'exception des neiges béton lorsque l'on tourne sur la svartisen.
Modifié il y a 5 ans
Depuis le temps qu'on lui écrit des lettres, j'aurais tendance à dire que le père Noël du SRN est un peu un fumiste.
S'il se réveille un jour, je passe commande pour au moins une trentaine de paire, voir même plus s'il daigne s'intéresser aux enfants et adultes qui chaussent moins de 38 et qui pourraient avoir de l'intérêt à pratiquer du SRN.

Personnellement je pense avoir plus de plaisir à transmettre à un débutant dans une svartisen, que dans une T4, mais cela se fait en allant dans moins de pente.

Après pour aller chercher le plaisir dans moins de pente, cela implique que dans ce monde de surenchère et de compétition, il faut que le client soit un minimum enclin à faire une pause dans le mode prédateur social.
Car au regard de la pression de la com sur les vacances à la neige, c'est quand même bien valorisant de rentrer à la maison en pouvant ébahir sont voisin: car on a fait la face nord du trou à truc, la face nord de la combe à machin, même si on ne peut guère prétendre avoir fait avec aisance que la face nord de son lit à la montagne. :-D :-D :-D
Modifié il y a 5 ans
volcan15 a écrit :
ceci dis pour ce que je fais moi ça me vas, je descent avec aisance les pentes raides en virage télémark ou godille "quand la neige est bonne et pour les jours ou j'ai plutôt envis de faire de la distance les t4 sont pas mal, ceci dit on a quand même le pied dans du plastic. :

A aucun moment je ne remets en question le fait qu'on puisse avoir énormément de plaisir à pratiquer comme tu le fais.
C'est bon de se sentir à l'aise en pente raide. Je trouve juste dommage que quelqu'un qui a le niveau de se sentir à l'aise en pente raide avec des T4, n'aie pas la curiosité d'explorer tout le champ des plaisirs que le plastique lui interdit et que le cuir léger est à même de lui apporter. Car quelqu'un qui est à l'aise en pente raide avec des T4 a à gagner un plaisir et une liberté quasi instantané en montant sur un ski écaille de type annum ou sbound 112 avec une svartisen et une hard-wire, dans du terrain moins raide. Je dits que les plaisirs du SRN qu'il pourrait découvrir sont potentiellement suffisants, pour l'amener à mettre de côté la pente raide temporairement: juste le temps de s'adapter avant de pouvoir y retourner de façon plus libre.
Attention, tout le monde n'a pas le potentiel pour aller dans du raide avec une svartisen, en revanche quand on l'a déjà avec une T4, il n'y a sans doute plus beaucoup d'efforts à faire pour goûter à une autre dimension de la liberté de glisser.
Au moins pour tous les jours où le raide n'est pas en condition et pour tous les jours où l'on peut avoir envie de faire de la distance : je regrette le fait de se priver de cette expérience un peu peut être par suffisance ("pour ce que je fais moi ça me vas"smile, mais également surtout par difficulté de trouver ce type de matériel à essayer dans une location de ski.
Pour en revenir au sujet initial de Brup: la T4 en comparaison d'une svartisen, c'est un peu une paire d'enclume sur toute la longueur du plateau et l'ascension du Veymont, mais c'est l'assurance d'avoir du plaisir dans les 20 virages de la descente de ce dernier. Une svartisen, c'est le matos idéal pour toute la première partie, mais ça peut nécessiter un petit temps d'adaptation pour optimiser le plaisir dans les 20 virages. Pour se faire une opinion objective, c'est quand même bien d'essayer les deux avant d'acheter.
Modifié il y a 5 ans
Entre le matériel de ski de fond et le matériel de rando télémark, le SRNeur dispose aujourd'hui d'une palette de matériel proprement hallucinante pour s'adonner aux joies du ski hors piste?
Le grand écart entre les lignes de côtes, les tenues des chaussures et les types de fixations est tel, qu'on peut se demander: si tout ça sert à faire du SRN; alors qu'est ce que le SRN?
Pour ma part, le SRN est avant tout le ski des origines de la glisse. Un matériel qui a gentiment évolué pendant des millénaires pour offrir un compromis optimal, entre aptitudes à bien monter, et aptitudes à bien descendre.
Ce ski, qui avait initialement une vocation utilitaire, a dérivé vers le milieu du XIXème vers une pratique de loisir (on n'aurait eu tord de ne pas allier l'utile à l'agréable).
Malheureusement l'homme n'est pas tant joueur, il est avant tout un prédateur social, qui a besoin tout comme les loups, les lions et les hyènes d'avoir des chefs de meutes. L'intérêt d'un ski de compromis entre montée et descente, s'est retrouvé éclipsé par les intérêts de Paul ou de Pierre: dans les premières parades de mâles dominants à dossards. Paul était fort en endurance, et Pierre solide et agile en descente. Chacun de leur côté, ils ont rivalisé d'ingéniosité pour faire évoluer le matériel dans le sens qui menait à leurs podiums respectifs. Il n'y a guère que quelques paysans, facteurs ou médecins de campagne, qui ont conservé pendant un certain temps, un soupçon d'intérêt pour un matériel plus polyvalent. Par la suite, tout l'arrière pays montagnard s'est retrouvé sillonné de bitume, embrumé de pots d'échappements, recouverts de pistes damées de ski de fond, claffi de remontées mécaniques et les skis du paysans ont fini en déco sur les murs de l'écurie, transformée en salle de resto: relégués au statut de vieilleries certes esthétiques, mais issus d'un temps en apparence révolu.
Mais les mœurs évoluent, et après des décennies de courses folles pour décrocher, l'Or, la Lune ou Mars, de plus en plus de gens s’essoufflent, et aspirent à avoir une pratique de loisir qui tranche avec le rythme effréné de leur quotidien. Car oui on doit pouvoir faire du ski, juste pour le plaisir, sans chercher vainement à rattraper Martin Fourcade ou Alexis Pinturault.
C'est dans ce contexte là, qu'un ski polyvalent peut reprendre du sens.
Mais alors qu'est-ce que le SRN?
Pour moi, (et c'est un avis personnel qui peut être allègrement contestable) : l'essence du SRN se situe dans une pratique qui offre autant de plaisir en montée, qu'en descente.
Le ski de SRN fin allié à la chaussure la plus légère et à la fix ultralight, ne m'intéresse pas si c'est pour descendre en faisant des roulades plutôt que de savoureux virages.
Et inversement traîner des "orthèses" au plat et en montée, ça me fatigue d'autant plus, que si pour avoir un soupçon de sensations en descente: je me retrouve contraint de sélectionner des terrains avec un max de pente, et que je me vois obligé de passer les 50 km/h, avant d'éprouver le besoin de déclencher un virage.
Le SRN se distingue du SRA, par l'absence de manip entre la montée et la descente. Cette liberté est pleinement jouissive, c'est une invitation à aller jouer dans du terrain vallonné, plutôt que de se cantonner à la relative monotonie d'un parcours présentant une montée sèche suivie d'une descente unique.
Aller jouer dans du terrain de SRA avec des SRN est possible. Mais cela n'a à mon avis vraiment de sens, que si le skieur dispose du bagage technique pour se faire vraiment plaisir en descente. L'utilisation d'un matériel de SRN dans ce type de terrain, prend réellement du sens quand le skieur, s'amuse à ponctuer sa descente de petites remontées pour aller gagner d'autres pentes et d'autres champs de poudre que ceux accessibles par le simple effet de la gravité.

Pour moi une chaussure à coque plastique n'est pas une chaussure de SRN: c'est une chaussure qui a été développée pour du ski de rando en TK, ou une chaussure à petit budget (et ce n'est pas péjoratif) pour du TK sur piste. On parle bien entendu là d'un avis personnel, mais quand je rentre dans une T4 ou dans une Scott excursion: je perds tellement de plaisir au plat et en montée par rapport à une cuir, que je ne retrouve plus mon juste équilibre de plaisir entre montée et descente, qui constitue pour moi l'essence du SRN. Enfiler une T4 n'est pas tant une souffrance, c'est juste que je perds le goût de jouïr de ma liberté de SRNeur, je perds le goût de la glisse en pente faible tant à la montée qu'à la descente. Alors je fouille dans mon sac à dos, je récupère une paire de peau, pour grimper au plus vite, au plus raide, et au plus longtemps possible, pour aller me chercher un bon gros couloir bien raide. Dans ce cas là, j'ai beau avoir des écailles sous mes peaux, je ne fais plus du SRN, mais de la rando TK.
Un matériel de SRN n'a dans le terrain que les limites en technique du skieur qui est perché dessus. Mais ce n'est pas tant la quête de la plus grosse pente qui a du sens en SRN: que la quête du plaisir que ce matériel peut apporter dans tous les terrains où un pratiquant de SRA s'ennuiera à mourir. Pour moi cela passe par une chaussure légère, un ski suffisamment large et une fix qui tient quand même la route.
Les plaisirs de la glisse, dans les terrains vallonnés c'est surtout, de la proprioception, du little toe,, big toe, du placement, de l'ajustement de l'allonge de la foulée en fonction des micro-reliefs…
Après il n'y a pas que les plaisirs de la glisse dans le SRN: il y a le plaisir d'être dehors, dans des environnements calmes, préservés, le plaisir d'échanger avec des amis, de la balade conviviale, car le terrain et le rythme de l'activité s'y prête bien: une T4 permet facilement d'accéder à tout ça, en s'amputant d'une partie des plaisirs de la glisse.
Après à l'opposer, dans les pratiquants de srn, il y en a beaucoup plus qui ne sont jamais rentrés dans une norme 75mm que l'inverse. La tendance chez les anciens pratiquants est plutôt minimaliste dans le matos, quitte à rester éternellement tétanisés dès que la pente s'incline un peu. Car oui, un matos trop fin issu de la technologie du ski de fond de compétition est inadapté aux plaisirs de la glisse en descente du SRN, mais ça je crois que n'importe quel facteur de montagne des années 50 l'aurait affirmé.

En conclusion: il me semble que, si je suis sur de la neige non damée, et que j'arrive à avoir tout autant de plaisir en glisse en montée qu'en descente, c'est que je dois avoir trouvé le matériel de SRN adéquat.
Après chacun a le droit de s'auto-induire en erreur dans ses jugements, en fonction de son vécu et de sa préférence pour les montées ou les descentes. Pour bien jugé, il est important en montée de ne pas confondre plaisir de la glisse et goût de l'effort, et en descente il ne faut pas confondre plaisir de la glisse et autosatisfaction d'être arrivé en bas sans mourir. Le vrai plaisir de la glisse en SRN se trouve toujours, dans du terrain adapté à son niveau. :-)
Modifié il y a 5 ans
3 crochets ou 2 crochets et un scratch, tes anciennes crispi?
Pour moi ce genre de modèle cuir à tige assez haute constituent le chainon manquant entre une T4 et une svartisen.
Autant les marques sont capables de développer 48 modèles de chaussures qui n'ont guère d'autre intérêt que le design, autant ce sont de véritables boulets pour réfléchir à des produits qui apportent un réel intérêt entre la pompe basse gamme complètement daubée et la pompe de compétition.
Salomon développe près de 25 chaussures de ski de fond différentes, avec 6 modèle tu a fait le tour des modèles intéressants: le reste c'est de l'attrape pigeon marketing, voir du godillo à te couper l'envie de faire du ski.
Modifié il y a 5 ans
Si tu fais du skating, tu as déjà une certaine expérience du talon libre. Si tu n'as pas envie de prendre le temps nécessaire pour l'adaptation: prends du plastique, c'est idéal pour de la rando TK légère, c'est une bonne solution pour mettre à l'aise en descente un débutant en ski dans du SRN, et ce n'est selon moi pas très adapté à ce que je pense être le SRN.
Jérômegre a fait l'effort l'an passé de tester le cuir, il ne semble pas être déçu. Le mieux avant d'acheter c'est toujours d'essayer.
Sinon une chaussure légère en TK ça peut donner ça:
http://www.youtube.com/watch?v=gM8vWlii20M

ou çà sur piste:
http://www.youtube.com/watch?v=T46HGXpXirE

C'était avec une bcx875, qui apporte moins de maintient et de précision qu'une svartisen.

Après c'est mon métier, je suis dedans tout le temps, du coup pour m'adapter d'une pratique de tk piste en coque plastique à une pompe et un ski léger, ça m'a pris au moins 7 à 8 virages.
Depuis je ne suis remonté dans des coques plastiques à 4 crochets que pour enseigner sur piste. Dans ma pratique personnelle, je reste en cuir, pour cause de claustrophobie du peton, d'absence de sensations, et de crise légère d'agoraphobie à la vue d'une queue de remontée mécanique. :-D :-D :-D
Modifié il y a 5 ans
Alors ne cherche pas à te rabattre sur une autre zone dans le Jura, car c'est pour le moment la seule portion de la TJS qui peut passer sans trop de soucis.
Après il faut prier pour que la neige tombe car le reste de la TJS est à sec, ou tout juste re-saupoudré.
Après ils annoncent de la neige, mais aujourd'hui moins qu'hier, et j'espère autant pour toi que pour moi, qu'ils n'en annonceront pas moins demain qu'aujourd'hui.
Si tu cherches un repli avec un bon enneigement pour vendredi, sur un tracé long, balisé, et en grande partie damé comme la TJS, prends un vol pour la traversée des escartons :-D
Modifié il y a 5 ans
Lors d'une conversion dans une pente forte, il n'y a pas de souci pour engager le premier ski, , en revanche pour le retour du deuxième, avec une fix qui n'a pas de pivot de rando: la fix et la chaussure manquent de débattement pour permettre un retour aisé. Le talon du ski a tendance à se lever, et la spatule vient planter dans la neige avant que le ski ai retrouvé une position confortable pour le skieur. Cela implique dans les conversions par l'amont d'effectuer le mouvement en deux temps, ou de faire la conversion par l'aval: l'une comme l'autre des deux solutions ne sont plus tellement confortable lorsque la pente devient vraiment raide.

Avec une svartisen il n'y a pas de souci dans ce cas. On pourra aussi dire qu'il n'y a pas de problème avec une fix à pivot de rando dans ce cas. L'inconvénient des fix à pivot c'est qu'elles suppriment l'intérêt dans les déplacements du déroulé naturel du pied (perte d'efficacité des écailles, et démarche non naturelle). Quand la pente est faible on ne déverrouille pas le pivot, mais on est contraint de subir le câble en permanence, comme avec les fix de type chili: cela implique une vraie perte de liberté de mouvement que je ne suis personnellement pas prêt à concéder ni pour moi ni pour mes clients, et accessoirement c'est une belle source d'ampoule.

Pour moi la T4 est une bonne pompe pour quelqu'un qui ne cherche que la pente, sans chercher à prendre un minimum de temps pour apprivoiser la liberté du cuir.
Modifié il y a 5 ans
essaie JW, ne vois pas pourquoi cela se décollerait bien plus, ça fera une paire qui gardera une accroche suffisante dans bien des cas (pente et qualité de neige) et qui gardera une bonne glisse. Le seul gros bémol de cette paire sera sans doute pour tracter une pulka en montée.
Modifié il y a 5 ans