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sancho a écrit :
les scotchs présentent l'avantage de ne pas avoir de structure aussi marquée que les écailles, le frein en glisse en descente est moindre. En terme de performance c'est un bon compromis entre les écailles et le bon fartage

Ces scotchs seront toujours meilleurs en glisse que des peluches incrustées dans les semelles. Manu, je ne sais pas où tu pourras retrouver ça sur le forum, mais Grandsteack et Robert ont joué l'an passé à défoncer des semelles au cutter pour incruster des peaux.

Maintenant il faut bien avoir à l'esprit que plus tu gagnes en glisse, plus tu perds en accroche. Si les scotchs peuvent être un bon compromis, en fonction des neiges ils seront à réserver à des skieurs qui seront vraiment fins techniquement en montée.
Il n'y a pas de solution miracle, la glisse et l'accroche sont antagoniste, pour optimiser les deux il faut peauter et dépeauter ou alors se résoudre à faire des compromis.

Ça fait des décennies que les fabricants de matériels nordiques rivalisent d'ingéniosité pour optimiser le compromis entre glisse et accroche, et ce dans le but de récupérer le max de médailles sur les épreuves de ski classique à Sotchi.
La solution c'est: le minimum de fart de retenue, allié à une technique irréprochable du skieur et au cambre nordique adapté à la neige du jour.
Ainsi pour être au top en glisse un compétiteur sur piste dispose d'au moins 20 paires de skis de différents cambres pour choisir la paire adaptée à la dureté de la neige damée du jour.
Si c'est vraiment ça le jeux, en terrain non damé, aux vues de la diversité de neige, faudrait au moins avoir une centaine de paire de SRN dans son garage pour être sûr d'être au top :-D :-D :-D
Sauf qu'un ski avec un cambre nordique fort, glisse super vite quand il a le bon cambre adapté à la dureté de la neige, mais il vire toujours très mal. :-? :-? :-?
Modifié il y a 5 ans
Non les scotchs toko, sont laissés à demeure, en montée comme en descente. Sur piste ils peuvent remplacer le fartage d'accroche pour près d'une centaine de km.
Ils présentent l'avantage de ne pas avoir de structure aussi marquée que les écailles, le frein en glisse en descente est moindre. En terme de performance c'est un bon compromis entre les écailles et le bon fartage
Maintenant sur des skis de SRN qui n'ont pas ou peu de cambre nordique il faut tester l'usure des scotchs. Sur neige dure il y a un risque de devoir renouveler assez souvent.
Personnellement je ne vois pas l'intérêt de ne jouer qu'avec des peaux pour avoir de l'accroche dans le terrain jurassien. Peauter, dépeauter, peauter, dépeauter peauter dépeauter si ç'a prend plus de temps que le temps de ski ça ne m'intéresse pas comme concept.
Je n'encourage pas spécialement à prendre des semelles lisses car il y a plein de cas de figure (et surtout dans le Jura) où ça peut être galère.
Maintenant si j'avais plus de temps pour pratiquer du SRN en dehors de ma pratique professionnelle, je suis certain que j'aurais une paire de SRN à farter au garage, car je suis à l'aise avec le fartage.
Ca serait la paire idéale pour les jours de poudreuse. En vieille neige c'est une paire qui pourrait sortir pour les jours où il va faire -5° à midi au soleil, ou +5° à l'ombre 8h.
Une paire de SRN à farter ne peut pas être une paire exclusive, à moins d'aimer les galères.
Modifié il y a 5 ans
Houla, il y a du monde ce matin, dans le post précédent j'essayais de répondre au message de Manu d'hier sur la croûte ingrate.
Des SRN à farter ça peut être du bonheur, mais c'est juste que ça ne marchera pas pour tous les jours de l'hiver: surtout dans le Jura. Dans le Jura tu as vite fait de passer de l’adret à l'ubac, de la forêt à la clairière, avec une grande diversité de neige à rencontrer en fonction de la météo du jour et des jours précédents.
Faire une sortie au bleu poussette ça peut être orgasmique, faire une sortie de SRN au Rouge Néra en tube ça me fait moins rêver.
Il y a peut être une alternative intéressante aux écailles, pour le SRN: les scotchs toko.

Pour Sleguedois, il me reste des dates pour un week-end si ça tente du monde, mais appèles moi ou envois moi un mail assez rapidement.
Modifié il y a 5 ans
Skier la neige croûtée n'est jamais simple.
Globalement mieux vaut être léger, rapide et muni d'une paire de ski bien large, pour espérer prendre du plaisir dans de la croûte.
La croûte soit on parvient à rester au dessus, soit on la brise, soit on la subit.

Rester au dessus:
Pour rester au dessus il faut de la vitesse. Plus la croûte est fine, plus il faut de vitesse. Pour enchaîner les virages en restant au dessus mieux vaut être assez fin dans les transferts d'appuis. Le chasse neige reste la position où l'on gardera le plus de portance avec une vitesse faible, mais il faut bien le doser pour ne pas redescendre en dessous du seuil de vitesse qui nous fera crever le plancher. Le Stem est sans doute le meilleur compromis, qui permet de virer et d'entretenir le minimum vitesse, ensuite viendra le virage parallèle et enfin le virage TK qui nécessitera plus de vitesse que les autres pour rester à la surface.
Si je crève le plancher et me fait bloquer net en position chasse neige, la chute est rarement confortable (attention les genoux). En Christiana dans le même cas de figure je plante vite les oreilles. Le gros avantage du TK dans ce genre de neige c'est que je suis dans la position idéale pour espèrer gèrer dignement la décélération brutale de la crevaison de plancher.

Briser la croûte:
Une croûte fine peut permettre d’enchaîner les virages en mode brise glace. Dans ce cas de figure le TK est sans doute la meilleure solution pour gérer la crise.

Si on subit:
Il ne reste que les traversées conversions. Dans ce cas mieux vaut garder le poids sur l'arrière et avoir une légère fente.
Modifié il y a 5 ans
Pour N75, entre hardwire et 3 pin cable:
Les deux permettent un déroulé de pied optimum en utilisant que les 3 points et en laissant le cable ou les cartouches déposées à l'arrière.
Le cable est un peu moins efficace que les cartouches pour améliorer le guidage en descente: il y a plus de torsion.
A mon sens la cale de réhausse est loin d'être un gadget. Certains diront qu'il faut être déjà bon skieur pour sentir la différence: peut être, mais selon moi il n'y a pas besoin d'avoir le niveau de sentir la différence pour commencer à en tirer du bénéfice.
Pour un débutant, un chasse neige face à la pente sur neige béton avec ou sans câle c'est pas la même efficacité.
Certes plus on va vite et plus le bénef de la cale prends de l'importance pour éviter les sapins. Mais même à l'arrêt sur neige dure dans le dévers la câle de réhausse allège déjà les quadriceps.
S'il fallait faire de petites économies sur le matos que je mets à dispo des clients je prendrais une 3 pin cable, avec des cales.
ceci dit, peut importe le modèle, je trouve le tarif des fix norme 75 abusif: ça donne presque envie de prendre le temps de passer un CAP de ferronnerie
Modifié il y a 5 ans
Hello, sleguedois, demande leur d'inverser l'insertion des cables par rapport au plan de montage afin de pouvoir démonter les cables sans avoir à dévisser la fix.
Il y a juste un bémol sur le confort à skier avec le cable déposé à l'arrière de la fix: quand on est dans une neige fraiche qui réchauffe (les neiges qui font botter sous les écailles), la neige a tendance à s'agglomérer entre la cale de réhausse et les cables. Pour éviter ce désagrément dans ce type de neige, on peut soit retirer les cables, soit les détendre au max et skier avec les cables accrochés aux chaussures.
Le plus simple pour ne pas se gourer au montage: c'est de retirer les cables avant de visser les fix dans les skis.
Une fois la fix montée, il n'y a plus qu'un sens qui permettra de remettre les cables sans avoir à dévisser la fix: le crochet d'attache au talon se retrouve à l'envers, il faut alors le dévisser pour le remettre dans l'autre sens.
Je ne sais pas si c'est bien expliqué.
En tous cas de mon point de vue, pouvoir virer les cables quand ça botte, c'est un confort dont je ne me priverais pas.
Après 3 années intensives d'utilisation avec des cables montés à l'envers, je n'ai aucun souci à déplorer, ni sur l'efficacité, ni sur l'usure des fix.
Modifié il y a 5 ans
Ça fait plaisir de lire ça. J'espère vivement que les jeunes et moins jeunes BEES nordique du haut jura se mettent à proposer un peu de SRN pour aider Michel à faire tourner son parc.
Sinon Risoux sport à Bois d'amont parlait d'investir dans de la norme 75mm l'an passé?
Et le skimium de Métabief loue depuis l'an dernier des époch ou annum, montés en voilé hardwire, avec des svartisen.
Modifié il y a 5 ans
Un ski comme le vector BC est un véritable ski de rando alpin, qui existe en version avec ou sans écailles. Sur le continent Nord américain il est utilisé par des skieurs de rando alpine pour pouvoir se dispenser en partie de l'utilisation des peaux dans les approches tant que la pente n'est pas trop élevée.
De mon point de vue la distinction entre les deux activités tient à la fixation et à la chaussure. Le SRN c'est du talon libre sur une chaussure qui permet du déroulé naturel de doigts de pied. Ce petit détail fait toute la différence avec une fix et une pompe de rando alpine. Plus tu optimises cette souplesse de déroulé de doigts pieds avec le matos, et plus tu te sens libre dans les plats et les montées. Pour bien comprendre la différence faut s'imaginer au départ d'un trail avec une norme 75 souple (type rossignol, svartisen…smile ou avec une T4 ou garmont excursion, ou encore avec une chaussure coque plastique sans soufflet . Plus la chaussure permet un déroulé de doigts de pied naturel plus tu te sens à l'aise. Côté fix un pivot c'est pas une norme 75, c'est pas naturel de marcher avec un bloc semelle qui te fait monter en pointe de pied à chaque pas. La contre partie de cette liberté c'est qu'en descente ça devient plus fin à manoeuvrer. Un matos de ski de rando sera toujours plus efficace pour passer n'importe où à coin sans se poser de question. Un matos de SRN léger permet d'aller dans de la pente forte, dans la mesure où tu arrives à gagner suffisamment d'équilibre, et de technique pour pouvoir doser tes appuis dans une chaussure plus souple. Le ressenti est radicalement différent, il y a 15 fois plus de sensation à percevoir sous la voute plantaire dans une pompe souple, pour avoir un sentiment de maitrise dans le terrain. C'est un peu comme descendre dans un pierrier avec des baskets de trail ou des grosses. Dans un cas ta pas peur pour tes chevilles, tu ressens pas les cailloux sous tes pieds et si ta pose de pied n'est pas super précise ben ça passe quand même, dans l'autre cas ça peut passer très vite mais faut pas t'endormir, faut que le nerf des perceptions sensorielles de ta voute plantaire soit bien connecter à ton nerf optique et à ton cabochon. Il y a bien matière à avoir tout autant de plaisir qu'avec des grosses, mais pour garder tous ses ligaments bien connectés faut rester bien éveillé.
Xavier Thévenard vainqueur de l'UTMB 2013 envoie du steak en SRN tout l'hiver dans des pentes où certains préfèreraient être en ski de rando. Je ne suis pas sûr que Killian Jornet aie déjà essayé des SRN, mais à mon avis vue sa soif de dévorer des bornes et du déniv en montagne, je suis convaincu qu'il pourrait adopter des SRN pour certaines courses, pas pour toutes car oui, quand on arrive dans le très très raide avec du caillou à droite et du caillou à gauche on peut se dire qu'on est bien mieux avec des skis de rando :-D
Modifié il y a 5 ans
Leucos a raison sauf que dans le très très raid, les conversions par l'aval ça peut tirer un peu les yeux.
Pour Fanny: hard wire 3 pin avec cable dans le sac+ T4 ou garmont excursion: dans le raide en conversion ce sera toujours plus chaud qu'avec une paire de ski de rando. Avec le temps le soufflet s'assoupli, ça facilite un peu, mais au delà de 30-35°de pente en montée faut vraiment pas s'endormir dans les conversons pour ne pas planter en spatule. Pour gagner en aisance dans les montées faut soit sortir de la chaussure à coque plastique où passer sur une fixe tk rando avec pivot mais je ne suis pas fan.
Pour moi le meilleur compromis liberté en montée et tenue en descente reste la crispi svartisen avec hardwire 3 pin:
- en montée le gain d'énergie est orgasmique, même par rapport à un bon matos de ski de rando. (déroulé des doigts de pieds comme si on était dans une basket)
- en descente on rentre dans un monde de finesse qui peut nécessiter un petit temps d'adaptation (mais vu ton potentiel la transition pourrais s'avérer très rapidement digeste). Mon ressenti c'est qu'avec une cuir tu peux passer dans les mêmes terrain qu'avec une coque plastique, avec sans aucun doute un peu moins de vitesse, mais pour moi, plus de sensations.
Si ça te tente d'essayer le concept sur un WE de début ou fin de saison dans le Jura, t'es la bienvenue.
Modifié il y a 6 ans
La limite dans le degré de pente et le plaisir à y trouver dépend pleinement du niveau du skieur.
Apprivoiser des SRN en descente quand on vient du ski de rando peut demander plus ou moins de temps avant d'y retrouver son compte. Après une saison Fanny se pose une barrière inférieure à 40°. J'ai envie de dire chapeau bas mademoiselle, 40° ça ouvre déjà de belles perspectives de promenades.
De mon point de vue, il est possible d'avoir du plaisir en SRN au delà de 40°, mais ça fait un peu plus d'un hiver que je pratique.
Pour avoir regardé la vidéo de la première sortie de Fanny avec ses Fischer, j'affirme volontiers qu'elle n'est pas vraiment dans la moyenne du commun des mortels.
Des clients bons, voir très bons skieurs en ski de rando ou en alpin, j'en vois de plus en plus:
- oui il y a un temps d'adaptation, il ne faut pas brûler les étapes, et ce n'est pas toujours facile de se sentir en échec dans une situation où on serait passé facilement sans se poser de question avec un autre matos.
- oui il y a une véritable liberté à aller chercher dans l'utilisation des SRN par rapport à des skis de rando
- oui quand on arrive aux limites de ce dont on est capable de faire avec des SRN, on peut toujours se dire qu'on serait plus à l'aise avec des skis de rando.

Pour votre expé ça peut valoir le coup de prendre des SRN, si vous prenez vraiment le temps de pratiquer un peu avant. Si vous avez du mauvais temps ce sera toujours plus digeste en SRN.
S'il fait beau est que la neige est poudreuse, il y aura matière à se gaver avec les deux types de matos, mais vous n'exploiterai pas forcément les même terrain (vous ferez sans doute plus de bornes et plus de déniv avec des SRN mais vous éviterez sans doute des couloirs qui auraient pu être tentants en ski de rando)
Si ça a soufflé et que la neige est daubée, congères, plaques à vent, plaques de glaces… vous serez sans doute mieux avec des ski de rando, même au plat et en montée.

Question conversion, Fanny c'est quoi tes fix?
Modifié il y a 6 ans