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40 min des Rousses, à Chaux Neuve, sur un WE il se peut que je me trouve plus proche des Rousses
Modifié il y a 6 ans
L'important c'est le plaisir.
Je pense déjà avoir eu des expériences un peu comparables à la tienne au Yosémite. Des journées à pied ou à ski où on se fait littéralement happé par la beauté des paysages, où on se fixe un col où un sommet au loin et une fois arrivé au dessus le spectacle donne envie de poursuivre vers l'avant. Le style ou la fatigue n'ont parfois plus aucune importance, seul compte le plaisir de prolonger la découverte de paysages magnifiques.

De mon côté les premières rencontres avec l'ours, c'était un mélange de fascination et d'appréhension. Sur la petite vingtaine que j'ai croisé, je me suis toujours aperçu qu'ils courraient vachement plus vite que moi et toujours dans le bon sens. Ça n'enlève rien au doute dans l'instant de la rencontre, mais ça atténue l'appréhension.

Si Christian ou quelqu'un d'autre à une oeuvre de Gogol à me suggérer je suis preneur.

Sur le début du descriptif, Mr Atomic ne triche pas, il dit que c'est : "aussi performant en skate qu'en classique" :-D :-D :-D
Après il passe un peu de pommade avec du jargon qui pourrait faire penser à de la haute technologie aérospatiale et au final on se retrouve avec un ski qui accroche très peu en classique, et qui manque cruellement de glisse pour réussir à ne pas misérer en montée en skating.

En alpin, quand on vend un ski adapté à un débutant, il y a eu de la recherche de faite pour que le ski soit plus facile pour un débutant.
En ski de fond dans les gammes pour débutant on trouve des skis conçu sur les mêmes lignes que le matos pour les bons, mais avec des matériaux et des finitions au rabais. A la fin même un bon skieur en chie pour réussir à piloter un matériel de débutant.

Franchement le ski de fond c'est une magnifique activité, mais c'est pas facile quand on débute. Les fabricants de matériels ne semblent pas être payés pour réfléchir à des solutions qui pourraient aider les débutants à s'en sortir plus facilement. :-x :-x :-x
Modifié il y a 6 ans
Les collants pipettes ont aussi le droit d'être ouverts à l'esthétique paysagère: c'est juste qu'ils donnent l'impression de moins en profiter car ils vont plus vite.
Mais la vitesse peut être un leurre, on peut trouver des skieurs à 2 à l'heure avec le regard rivé aux spatules ou d'autres à 20 à l'heure avec une réelle appréciation de la qualité des paysages traversés.
La vraie question à se poser c'est: quels types de plaisirs recherche t-on au travers de notre pratique du ski?
On peut avoir des attentes clairement sportives, des attentes ludiques, des attentes plus contemplatives…
On peut trouver des réponses à ces attentes en pratiquant du ski classique sur piste, du skating, du SRN, de l'alpin, du télémark, du snowboard…
Dans le registre des activités nordiques, il n'y a pas un style de ski qui est meilleur que l'autre. En revanche il y a entre style classique sur piste, skating et SRN: 3 activités très différentes qui seront plus ou moins exigeantes du point de vue apprentissage technique, plus ou moins exigeantes physiquement, et plus ou moins rapide à apprivoiser pour répondre à nos attentes.
Le ski de fond en classique ou en skating est un ski de performance. On peut tout à fait envisager l'apprentissage du ski de fond, pour le pratiquer dans un but de loisir et de promenade. Mais avant de pouvoir faire de l'aviron sans crispation, sur un lac avec du vent avec pour objectif de glisser en comptant les canards: on enchaîne des ploufs, on remonte on persévère et on finit par s'en sortir.
Le SRN n'est pas un ski de performance sportive, c'est le ski de promenade par excellence, ce qui ne veut pas dire qu'on ne peut pas envisager d'avoir une pratique du SRN sportive, voir engagée.

Si on cherche à se balader ou à s'amuser, le matériel de SRN présentera une plus grande facilité d'accès pour répondre à nos attentes de plaisir, que n'importe quel ski de fond. Si on est persévérant et que l'on cherche la glisse belle et efficace, avec les cheveux aux vents même en montée faut faire du fond. Devenir un bon skieur en classique avec une gestuelle efficace c'est environ 10 ans de métier à raison de 3 séances par semaine avec des bons conseils. En skating en l'espace de 5 à 6 ans avec la même fréquence on a déjà fait un bel apprentissage.
Ca parait long, le plus dur c'est de débuter, mais après c'est pas forcément pénible, on a du plaisir dans l'apprentissage. Mais si on a pas un minimum d'assiduité le ski de fond est ingrat, et on stagne.
On peut faire du ski de fond pendant 20 ans à raison d'une semaine de vacances par an, et s'auto-convaincre qu'on a réellement progressé. Certes on peut s'améliorer, mais sur une échelle de 10, où le 10 représente le high level collant pipette qui arrive lui de part sa technique à profiter réellement du paysage sans souffrance: je place l'autonomie en balade à 2.
1 c'est le débutant.
Et 2.5 c'est le niveau qu'on aura après 20 semaines de vacances en ski de fond sur 20 ans. C'est pas péjoratif, c'est objectif, et on peut avoir du plaisir surtout contemplatif à l'échelon 2.5.
Pour atteindre le niveau 2.5 en skating, on peut choisir du matériel adapté, ou du matériel pas adapté du tout. Faire du skating avec des skis à écailles, revient à peu près au même que partir avec du bon matos en se nouant une corde autour de la taille et en mettant un pneu de bagnole à tracter au bout de la corde. A mon sens le ski classique ou skating c'est déjà assez difficile pour ne pas chercher à se compliquer la vie encore plus.

En SRN il existe aujourd'hui du matériel qui donne de réelles perspectives de plaisir ludique, même pour une pratique occasionnelle.
Et c'est du matériel facile à prendre en main pour quelqu'un qui cherche juste de la balade nature, contemplative, sans aucune quête d'adrénaline.
La difficulté c'est où aller, car la liberté totale peut effrayer un peu.
Un débutant qui ne veut pas ou n'a pas les moyens de se payer un moniteur, n'a pas besoin de risquer sa peau en s'isolant sur les hauts plateaux du Vercors pour apprécier de la glisse et du paysage.
Il y a du très beau et très bon ski à prendre à proximité des villages. C'est pas parce qu'il n'y a pas une trace sur la petite colline de derrière l'église, qu'il faut se sentir couillon à l'idée d'aller labourer ce champ de peuf.
Le plaisir de la glisse, comme le plaisir d'être dehors et d'apprécier la nature, ça ne se compte pas en kilomètres, ça n'implique pas forcément de savoir lire une carte, on est pas obligé de cogiter pendant des heures pour planifier un itinéraire (qui peut parfois s'avérer chiant une fois sur le terrain).
On prend ses planches, on sors avec ses amis, ses enfants, pour un bain de soleil et un grand bol d'air, et si le champ de neige était bon à descendre, on a le droit de remonter 10 ou 20 fois dedans du moment qu'il y a du plaisir. On bascule dans la combe d'à côté et on va là où notre regard nous attire, sans forcément s'éloigner de la civilisation, si on ne se sent pas encore prêt pour le faire.


Pour Tone Troope, si tu cherches à progresser en classique ou en skate, ne cherches pas forcément à faire 50 bornes. Si tu t'en fou de progresser mais que tu veux absolument faire 50 bornes c'est un autre débat, il y aura toujours du plaisir dans l'obtention de son quota d'endorphine.
Entre classique et skate à un très bon niveau de technique, il n'y a pas forcément beaucoup d'écart en terme de vitesse de déplacement.
Transju 2011: parcours de repli 40 km
Même neige, même parcours épreuve de classique Pierre Chauvet gagne en senior à 23km/h de moyenne, il fait 3ème en skating à 25km/h
Modifié il y a 6 ans
Le loueur qui te dis qu'il existe du matos de ski combi (skate et classique) pour des pros est un clown qui ferait mieux de changer de métier. Il existe des chaussures combi pour pro ou pour public moins pro, mais côté ski, les pros changeaient de planches (sur des formats de courses où tu partais en classique et tu finissais en skate sans arrêt de chrono ), et pour les gens qui cherchent un ski polyvalent entre skate et classique il n'y a rien d'intéressant. Hormis si tu as une VMA de sportif de haut niveau et que tu es complètement détaché du plaisir de la glisse.
Le skating est une activité déjà assez exigeante physiquement quand tu n'est pas très bon en technique. Celà se pratique sur du matériel adapté, si tu essayes de faire du skating avec des skis à écailles: c'est possible mais pour en éprouver du plaisir faut avoir une caisse de mutant allié à une technique irréprochable et tu ne retrouveras jamais de sensations aussi intéressantes que si tu utilises du matériel adapté
Les fabricants de matériel ont produit pendant un temps des skis avec un côté lisse et un côté à écailles, ce n'est ni bon pour faire du classique, ni bon pour faire du skating ( que ce soit pour une optique performance ou pour de la simple balade)
Tout l'univers du ski de fond est pensé pour répondre à des attentes de purs sportifs.point et repoint.
Si tu cherches du plaisir en ski de fond, choisis du matériel de performance quand tu veux faire du classique, et du matériel de performance quand tu veux faire du skating.
Si tu cherches à te faire plaisir en prenant un bon bol d'air, en profitant du paysage, et en étant détaché de la notion de performance prend un ski de rando nordique et arrête de payer un forfait.
Entre un ski de fond classique, et ski de fond skating adapté à une utilisation sur piste, il y a autant de rapport qu'entre une mirabelle et une tomate (ce sont des fruits, on peut aimer les deux ou avoir une préférence pour l'un ou l'autre). Le point commun entre classique ou skate: le matériel est réfléchi pour de la perf sportive pas pour de la balade. Ce qui n’empêche pas qu'on puisse avoir envie de se balader avec ce type de matos .
Modifié il y a 6 ans
où est ce que tu habites?
Je peux te prêter le kit pulka mais pour que ça vaille le coup pour toi, faut que tu sois proche du massif du jura
Modifié il y a 6 ans
hello, sur Prémanon ils annoncent 40cm en bas et 130cm au dessus, météo de la semaine anticyclonique jusqu'à jeudi (gelées le matin légèrement positif en journée et retour de la neige pour la fin de semaine)
Tu peux faire le voyage tranquille, il y aura largement de quoi glisser.
Modifié il y a 6 ans
N_75 a écrit :
Régis Cahn a écrit :
Moi aussi…. et j'aodre ! Et tu en aura la preuve prochainement….

On est donc trois sur skis étroits, çà vaut peut-être le coup de prendre un taxi pour nous monter au bûcher…!

bonne année quand même !

Moi aussi j'adore skier sur des skis étroits, surtout quand c'est une neige à farter à la poussette, ou quand je veux ravitailler un chalet avec pulka dans un temps record.
Pour le bûcher: le ski étroit c'est rarement un noyau bois, ça ne doit pas trop bien brûler. :-D
En tous cas, c'est pas moi qui délignerai ma paire de Vector, pour vous faire 3 paires d'allumettes à noyaux bois, propices à allumer un bûcher
Car:
- on est pas obligé d'apprécier la facilité en descente pour être un adepte convaincu du SRN.
- les plaisirs de la glisse sur un ski fin sont différents de ceux sur un ski étroit, et j'aime la diversité.

Bon anniv au site, et bonne année 2013 à toutes et à tous.
Modifié il y a 6 ans
intéressant la disposition en arc de cercle, la structure a l'air assez profonde. Je suis curieux de tes retours talon libre :-)
Modifié il y a 6 ans
Ça me turlupine Christian!
Sur le montage des fixations je doute que ça puisse avoir tant d'incidence en montée.
Est ce que tu gardes les cables en montée ou est ce que tu passes juste en 3 point? Car le comportement des skis quand on garde les cables en montée est relativement médiocre.
Quelles chaussures?
Sinon côté vidéo, sur des terrains plats et montants, pour illustrer quelques points techniques et montrer qu'un époch peut être fluide et performant dans ce genre de terrain, ça pourra se faire.
Un époch ne sera jamais aussi performant qu'un ski de fond sur du terrain damé pour manger des km, et il ne sera jamais bon pour gagner kitzbuel non pus, il est à la croisée de ces deux types de matériels: potentiellement agréable en tout mais jamais efficace face à un chronomètre.
Modifié il y a 6 ans
Médiocre c'est pas le bon mot, Christian. Je dirais qu'un ski à écailles fin permet de s'enfermer dans une gestuelle qui donne une impression d'efficacité. Quand on skie sur un ski classique à farter avec ce type de gestuelle, on conserve cette sensation d'accroche au plat, mais dès que la pente s'accentue un peu, c'est très vite la même galère qu'avec des skis à écailles larges.
C'est juste qu'il y a quelques ajustements qui s'imposent pour récupérer de l'accroche. Un ski à écaille large est une invitation à progresser techniquement en montée. Ce qui est positif en plus dans tous ça, c'est que l'adaptation gestuelle qui s'impose pour pouvoir bien monter sur un ski large, sera également nettement profitable pour accroître le plaisir de la glisse en montée sur un ski fin.

Pour N75, je crois que l'accroche des Vectors ne vient pas du tout des écailles, mais du rocker.
La différence d'accroche est surtout remarquable quand on fait la trace avec. Quand le fond est dur ou déjà tracé c'est moins flagrant.
En somme tant que la neige est profonde, vu que ton ski est très souple en spatule et en talon, il a tendance à se plier pour avoir sur chaque pas un cambre inversé. Du coup ça entraîne une surpression sous le pied qui facilite l'ancrage des écailles.
Quand on le skie dans une trace déjà faite, l'accroche est bonne mais c'est moins surprenant.
Sur du dur le cambre du ski ne va pas s'inverser, au mieux il se met à plat sans effort et c'est déjà pas mal.

Robert, pour moi le pur plaisir de la rando nordique c'est comme la bonne répartition du poids du corps en télémark c'est du 50 50. Il y a autant de plaisir à la montée qu'à la descente.
Dans une belle ascension il n'y a jamais rien de monotone. C'est une perpétuelle succession de petits ajustements sur la taille de la foulée, le placement du bonhomme, un coin du regard qui navigue entre la délectation du paysage et le piaffement des ptits zozios, et l'autre coin qui lit malicieusement la trajectoire, l'ajuste en fonction de la forme de l'instant et anticipe les placements qui vont suivre. Il y a une multitude de nuances du piano au fortissimo sur la pression à exercer pour donner naissance à chaque foulée, des dièses et des bémols sur l'angle d'attaque de chaque pas par rapport à la pente, et un éventail de variations possibles au fur et à mesure que les micro reliefs se précisent. On peut revenir 20 fois au même endroit ce ne sera jamais la même partition, ne serait ce que parce que l'acoustique de la neige ne sera pas la même.
Allez sur ce je vais me coucher, avec tes sottises Robert, yen a qui vont déjà me prendre pour un grand malade. A chacun son virus :-D
Modifié il y a 6 ans