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Sur un ski classique, on ne paraffine jamais la chambre à farter et on la prépare au papier de verre pour favoriser l'accroche du fart de retenue.
Sur des écailles qui ont été paraffinées, mettre un coup de poussette reste envisageable. Concrètement, le tartinage est un petit peu plus délicat, et l'imprégnation de ta semelle avec de la paraffine ne favorisera pas la durée de ton fartage d'accroche.
Ceci dit ça peut vraiment valoir le coup de mettre 10 à 15cm de bleu poussette sous le pied, sur un ski à écailles dans de la fraiche froide légère et profonde.
Quand la température monte un peu, on se retrouve dans des neige plus humides, avec moins de soucis d'accroche avec les écailles. Les farts plus chaud deviennent moins intéressants et potentiellement génant si la température baisse et que l'on a pas nettoyé ses skis.
Modifié il y a 6 ans
Les écailles n'ont jamais été un concept magique qui permettait facilement de grimper aux arbres. Sinon ils ne s'enquiquineraient pas à mettre et enlever des peaux sur la Pierra Menta.
Optimiser l'accroche de ses écailles n'est pas un travail technique aussi simple que ça en à l'air. La finesse de placement nécessaire pour faire monter sans effort un annum dans une pente qui peut dépasser les 20° n'est pas forcément plus facile à acquérir que l'élégance en télémark dans les bois.
Les écailles d'aujourd'hui ne sont pas forcément moins bonnes que celles d'il y a 20 ans. On grimpe des fois mieux à l'alpes d'huez avec une deux chevaux qu'avec une BMW. C'est pas tant une question de qualité de gomme, que de section de pneus. C'est entre autre pour une question de répartition de poids par cm2 sous les écailles, qu'il est préférable d'avoir un ski court, quand ce dernier a des côtes agréables à descendre.

En ski comme en voiture, c'est pas en appuyant fort sur l'accélérateur qu'on gagne forcément le plus de vitesse.
Littéralement "mettre un pied devant l'autre" comme le dit Christian, c'est déjà une bonne approche pour optimiser l'accroche.
Quand on recule, le réflexe est de baisser le menton, de tourner le regard sur les spatules (comme pour lire dessus si il y a le mode d'emploi de la bonne accroche), on pousse plus fort vers le bas et vers l'arrière et au final on ne fait que reculer encore plus fort. Plus je me penche vers l'avant, plus je pousse vers l'arrière, et moins mes appuis sont bien orientés.
Il ne faut jamais pousser sur un ski qui recule, ça ne fait que le faire reculer encore plus vite.

Mettre un pied devant l'autre?
L'accroche on la retrouve sur la traction et non sur la propulsion.
Il faut chercher à griffer la neige en engageant son pied avant. Dès qu'on a gagné un peu de terrain, on renvoie l'autre pied griffer sur l'avant. C'est aussi une question de fréquence. Pour monter à l'apes d'huez en vélo, j'ai meilleur temps de mouliner que de muler sur la plaque. En ski avant de sentir que l'accroche devient limite, on doit engager l'autre jambe vers l'avant.
La bonne attitude part du regard, dès que j'ai incliné le menton vers le bas, j'ai déjà manifesté une volonté de propulsion, j'ai fermé des angles du menton jusqu'au bassin, qui vont m'aider à pousser vers l'arrière pour mieux reculer.
Je me redresse, je tire les épaules vers l'arrière je cherche à garder le buste perpendiculaire à la ligne de pente et j'engage mon pied vers l'avant pour griffer le terrain avec la souplesse et la légèreté d'un félin. Attention car trop loin devant risque de me faire pencher de nouveau vers l'avant, et donc de nouveau orienter mes appuis vers l'arrière.
Dans une montée en trail on peut des fois aller moins vite en courant qu'en marchant. En marchant on fait 3 fois moins de foulées, mais c'est pas forcément plus économique. pour monter en ski il vaut mieux privilégier les petites foulées et la fréquence que les pas de géants.

On peut avoir 50 ans de pratique du ski de fond, et avoir toujours cherché à pousser fort et longtemps, vers le bas et vers l'arrière. Ça donne une illusion d'efficacité car le ski fin accroche quand on pousse dessus, mais ça ne veut pas dire qu'on ne va pas se faire doubler par un skieur qui fait deux fois plus de foulées.
Dans une même montée faites le test en partant bille en tête avec une allonge maximale, redescendez et fixez vous comme objectif de faire 2 à 3 fois plus de pas. Je dirais qu'à la fin on doit être moins essoufflé, et que bien souvent on est monté plus vite.
L'accroche en montée c'est toujours plus une question de finesse que de puissance.
Modifié il y a 6 ans
Fartage des écailles pour la glisse
-un fartage à froid (silver toko ou autres produits liquides) ne constitue pas un entretient de semelle. C'est juste un bon remède pour éviter de botter. Mais ça ne dure pas dans le temps.
- si je n'entretiens pas mes écailles à chaud de manière assez régulière, la semelle devient blanche, pelucheuse et poreuse, et je botte plus facilement, du coup j'ai de plus en plus souvent besoin du remède.

Conseils pour un fartage à chaud:
- ne jamais couler le fart sur la semelle, car on en met trop et on rebouche la structure. Il suffit de gratter le fart sous les écailles dans le sens de la glisse afin de déposer une péllicule. Si le fart est dur à gratter, on le tamponne sur le fer, pour le ramollir avant de gratter.
- On passe le fer une ou deux fois, toujours dans le sens de la glisse pour chauffer la semelle ouvrir les pores et nourrir en profondeur.
- Même en y allant avec parcimonie on a tendance à reboucher un peu la structure, pour ôter l'excédent il faut brosser longtemps (toujours dans le sens de la glisse)
- autre ruse utiliser un papier absorbant et le fer pour pomper l'excédent.

Fartage d'accroche:
C'est délicat, et je recommanderais de ne pas essayer de mettre du tube, si on est pas déjà bien au fait des règles du fartage en classique.
Le fartage à la poussette est plus simple et moins engagé. Il ne convient que pour les neiges fraiches (non transformées)
Avec un fart froid bleu ou vert on ne prend pas de risque (T° -4 à -20). Si le fart est trop froid au pire on accroche pas, si il est trop chaud ça va botter.
Si on a mis une poussette froide et que la tendance est au redoux le fart devient innefficace et il s'usera tous seul.
Si on a mis une poussette chaude et que la tendance est au refroidissement il faudra défarter avec un produit adéquat (solvant liquide) et un chiffon, pour ne pas botter.
- Les skis larges ont peu de cambre, gratter le fart sur 10 à 15 cm sous le pied est déjà efficace (on peut lisser à la main ou avec un liège, voir même ne pas lisser). Sur un ski avec un cambre nordique fort il faudra en mettre plus long 30 à 40 cm.
- une pellicule d'un demi mm suffit

- ne jamais paraffiner par dessus un fart d'accroche, il faut nettoyer la semelle avant.
Modifié il y a 6 ans
Ben je suis un peu dubitatif, ça fait plus de deux ans que je fais la trace tous les jours de l'hiver sur ce genre de matos pour mes groupes. Mes clients sont également sur des époch. Pour ma part l'accroche de ces skis n'a rien ni de merveilleux, mais rien de catastrophique non plus.
Le Sbound accroche selon moi un tout petit peu mieux que l'époch, mais il faut se méfier du cambre tendance nordique un brin plus marqué, et il ne faut pas vouloir le prendre trop long.
Selon les neiges il y a des fois où on peut se sentir tout petit quand on recule en faisant la trace, et ce indépendamment de la largeur de ses skis.
Ma pire expérience en matière de manque d'accroche remonte à près de 10 ans avec un groupe sur des skis fins, voir des skis de fond, avec un 30 de fraiche légère qui recouvrait 1m de fraiche pourrie par la pluie: 10° de pente c'était de trop. Et je suis convaincu que quitte à ne pas trop accrocher, on aurait au moins pas tant brassé avec du matos large.

Sinon N75, effectivement à une période ils se sont dit que ce pouvait être plus fun de faire des skis de fond plus courts avec des cambres nordiques bien prononcés pour le grand public. Ils se sont dit que
plus court c'était plus maniable, mais que le ski allait moins glisser, alors si on mettait un cambre fort les écailles frotteraient moins dans la neige.
Mais si le client n'arrive pas à écraser son ski, il n'accroche pas en montée.
Si la neige n'est pas béton ça donne une surpression sur une toute petite zone à l'avant et à l'arrière et tu laboure le terrain au lieu de glisser.
Si tes skis sont raides, il n'y a plus que le pas tournant pour réussir à changer de direction.
Bref c'était pas la moitié d'une belle trouvaille et le concept a mis 3 ou 4 ans avant de disparaître du marché.
Les skis larges d'aujourd'hui, c'est bien de les prendre courts pour la maniabilité et l'accroche (moins de surface=plus de poids sous les écailles), en revanche ils ont soit très peu de cambre soit pas de cambre du tout.
Modifié il y a 6 ans
Je rejoins un peu, Tone Troope, sur le fait qu'une chaussure à coque plastique ne justifie pas forcément l'utilisation d'un câble ou de cartouches pour avoir une bonne conduite de ses skis en descente sur une utilisation en SRN. Si c'est pour aller taper du piquet sur piste damée, ou pousser les limites du SRN vers du freeride,
le gain de conduite peu se discuter.

Sur les skis si c'est un esprit un peu enduro que tu cherches je te conseille volontiers l'annum.
En 165 t'optimise l'accroche, tu perds un brin en glisse et en portance,tu gagnes en maniabilité dans les bois.
En 175, vu ta taille et ton poids, ça passe aussi, et t'optimise le plaisir de la glisse dans les grands champs de neige, ce sera meilleur dans la croutée ou sur les neiges changeantes, tu perds un brin en maniabilité et en accroche.
A toi de voir.

Côté pompes sur le plastique t'as une option typée freeride, tu passeras partout en descente avec aisance.
Tu peux faire une économie sur la fix en passant sur une simple 3 pin, ou pas si tu veux être sur d'être armé jusqu'aux dents.
Pour rien au monde je ne mettrais une chili, ou un modèle équivalent sur des SRN. Dès que ça monte un peu, tu te prives de la moitié de ta liberté de mouvement, tu te pètes les quadris à faire charrue avec ta spatule dès c'est un peu raide et tu misère en plantant la spatule dans la moitié des conversions. C'est pas pour rien qu'en rando TK ils ont mis des pivots comme en rando alpine sur des modèles comme les G3 ascent.
Si tu restes sur un modèle de chaussure de type svartisen, il ne faut selon moi surtout pas se priver des cartouches de la hardwire. Ça te permet de grimper comme en trail avec l'impression d'avoir aux pieds tes asics ou tes new balance préférées, et en claquant le câble pour la descente t'as un compromis enduro light intéressant.

Mon point de vue:

Annum + plastique c'est de l'enduro lourd tendance freeride, mais à toute épreuve.

Annum+ hardwire+ svartisen, c'est de l'enduro lignt, mais t'as déjà de sacré performances indépendamment de ton niveau technique

Annum+3pin cable on tombe dans la catégorie marathon

Annum+super télémark+ svartisen t'es en semi rigide, et t'as intérêt d'être très bon pilote.


Je me rapelle d'un post de Robert sur la fashion week du SRN, avec la mode du large qui concernait les époch, il y a deux ans. Je crois que depuis il a du trouver du bon et du concret en s'inscrivant dans la catégorie "fashion victime"
Le matos de SRN avait 50 ans de retard il y a 5 ans.
Le retard on l'a attrapé quand on a enterré les vieux skis bois, pour entrer dans l'ère du ski de fond roi.
Il y a eu beau avoir des gens comme Jérome Pinoncelly pour prêcher en faveur du ski de promenade, il n'y a eu sur le marché pendant des décennies que des répliques de matos tendance collant pipette avec carres ajoutés.
Depuis 4 à 5 ans ça bouge assez vite et tant mieux, mais je dirais bien qu'il se pourrait que ce soit admis d'ici peu qu'en SRN:

le charger BC de Voilé est typé freeride
le vector BC enduro
l'annum marathon
l'époch semi rigide
l'éon rigide
En dessous des côtes de l'éon, il devrait perdurer, des catégories VTC, ou cyclocross, qui auront toujours de l'intérêts pour aller se faire de bonnes bambées dans des profils pas trop accidentés.
Modifié il y a 6 ans
Que le BC110 soit le plus beau: les goûts et les couleurs ça ne se discute pas.
Peu me choie l'esthétique, ce qui m'intéresse c'est l'efficacité.
Le cambre plus fort aurait plutôt tendance à m'inquiéter qu'autre chose, mais faudrait pouvoir juger de sa dureté pour être objectif.
Une coque plastique n'est en rien obligatoire pour skier un ski aussi large. En revanche je concède que pour tirer le meilleur parti de ces skis en descente une coque plastique est intéressante. Si le but du pratiquant est entre autre de ne rien concéder sur le meilleur profit qu'il pourra tirer du potentiel de ses skis en descente, je dirais qu'il existe même des très bonnes chaussures à coque plastique qui montent jusque sous le genou, et qui ont jusqu'à 4 crochets de serrage.
Le seul souci des coques plastique c'est qu'après on se retrouve très loin de tirer plus le meilleur profit de nos skis au plat et en montée.
La vraie question n'est pas une question de poids, mais plus une question de déroulé naturel du pied que les chaussures à coque plastique ne permettent pas. Cela a pour incidence entre autre, d'engoncer le skieur en montée dans des placements qui demandent un peu de finesse pour être faciles. L'accroche des skis se retrouvent également limité, car en montée meilleur est le déroulé des doigts de pieds, meilleurs sont les appuis.

L'argument de poids entre voilé 3 pin cable (+cale) et voilé hardwire est dérisoire. Il y a 108 g d'écart, 54g par pied, c'est moins que le poids d'une chaussette remplie de transpi dans une coque plastique qui respire peu :lol:
Le véritable intérêt de la 3 pin hardwire, c'est quelle permet de rigidifier une chaussure cuir en descente pour lui donner des performances qui tendent à se rapprocher des coques plastiques en terme de contrôle.
Ce gain de contrôle avec les cartouches n'est en rien comparable, avec le gain apporté par un cable qui reste un cable: donc souple même s'il est tendu à blinde.
Si on résume, la 3 pin hardwire permet de pouvoir avoir une bonne skiabilité en descente sur un ski large avec une pompe en cuir.
Ce gain de contrôle grâce aux cartouches ne permet pour autant pas de rivaliser avec l'efficacité d'une coque plastique en descente, mais ça s'en rapproche de manière fortement intéressante.
L'intérêt de ce genre de montage (svartisen et hardwire) c'est qu'en un clic de crochet tu passes d'une presque liberté de fondeur, à une presque tenue de télémarkeur.
Pour les fadas du gramme on gagne presque 800g sur les chaussures. Mais je tiens à dire que même à poids égal, même si une cuir était plus lourde que des coques plastiques, je préfèrerais garder un bon déroulé de pied pour les montées, quitte à sacrifier un tout petit brin de perf en descente.

Une svartisen fixé par une 3 pin cable sur un sbound 112, ça permet de monter comme une fleur, pour finir par enchainer dans de la crispation et des roulades
Modifié il y a 6 ans
N_75 a écrit :
2) penser à ceux qui travaillent toute la semaine et se taire, çà s'appelle de la pudeur

A partir de la semaine prochaine je vais commencer à travailler toute la semaine. Je pourrais peut être t'envoyer des photos N75, :lol: :-D :-D
Modifié il y a 6 ans
Sur les skis, je n'ai jamais eu l'occasion ni de tester, ni même d'avoir en main le BC110.
L'époch n'est pas dans la même catégorie que les autres.
C'est un très bon ski qui pourra être plus agréable à emmener que les autres essentiellement sur neige dure.
Entre Annum et fischer 112:
le Fischer accrochera un peu mieux en montée, mais il sera moins plaisant à skier et moins facile en descente du fait de son manque de flex.
Côté fix, pour moi c'est hardwire ou hardwire: ça donne une aussi bonne tenue qu'une chili en descente, et un débattement optimal en montée en n'utilisant que les 3 points sans le câble.
Quoi qu'on veuille bien en dire, quand on a le câble en permanence tendu derrière la godasse, on a pas la liberté de mouvement d'une super télémark.
Côté chaussure je ne suis pas fan du plastique, mais c'est vrai que ça apporte un max de controle en descente, après faut les emmener au plat ou en montée les godillos.

Modifié il y a 6 ans
Bonjour Sleguedois,
Sur le Jura la journée devrait se passer sur la station des Rousses. Pour l'instant on est en attente de confirmation de l'autorisation de la station pour l'accès à la salle hors sac de la Darbella, pour établir le qg.
Modifié il y a 6 ans
Saperlipopette, yen a des choses dans ce sujet qui me donne envie de réagir.
La première chose c'est qu'on est bien sur un forum de SRN, les posts semblent se distinguer un peu d'un forum de compétition de ski de rando alpin. Ça respire bon le contemplatif à tendance poétique.
Sur les "sorcières" je rejoins Forez, et le terme "fées" me semble plus approprié, car moi non plu je ne voudrais pas les fâcher. Elle sont ensorcelantes, mais faut les caresser avec tout le tact qu'il leur est dû, car les fées peuvent aussi nous jouer de mauvais tours.
C'est entre autre pour cette raison, que je n'adhère pas pleinement à l'idée de compétition, dès lors qu'il s'agit de porter nos spatules, sur les croupes de ces géantes majestueuses.
En ski de rando alpin, il y a course et course. S'il faut mettre un dossard, ou faire presque comme si on en avait un, pour croire que c'est de là que nous vient l'essentiel du plaisir en montagne: je deviens plus que sceptique.
L'homme est un animal social comme bien d'autres espèces. Qu'on le veuille ou non dès que nous sommes en groupe, il se crée une certaine forme d'émulation. On a bien assez vite fait, de laisser parler la testostérone dans défis à la con (en montée comme en descente).
Comme l'a écrit feu tonton Georges "le pluriel ne vaut rien à l'homme, si tôt qu'on est plus de quatre, on est une bande de cons".
Sans être aussi radical que Georges, je dirais qu'il y a du plaisir à prendre, et à partager dans ce genre de situations. Mais dans un milieu ou dame nature en impose (mer, montagne, désert…smile, je crois qu'il est bon de garder un peu de réserve.
En montagne, je suis contre l'idée de forcer le trait de ce penchant naturel de l'homme, contre l'idée d'ériger une stèle à celui qui ira le plus vite et le plus haut, dans une course officielle. Médiatiser le sacre d'un vainqueur de Pierra Menta, c'est ouvrir la porte à une masse de skieurs, parmi lesquels on ne manquera pas de trouver quelques couillons, au regard obstinément tournés sur leurs attributs. Quand les couilles enflent, on a du mal à regarder ce qu'il y a autour: le paysage, le simple plaisir d'être là, le risque à 4/5 où il faut quand même sortir, si on veut piler Roger à la course du WE suivant…
Au domaine des fées même Jornet reste une fourmi, qu'on y aille avec des skis carbone, des skis de fond ou avec des enclumes de SRN en bois, le plus dangereux, et surtout le plus lourd à hisser au sommet, c'est une grosse paire de bijoux de famille. A mon sens il n'y a pas d'exploits à aller chercher en montagne, Il n'y a que du plaisir. Au domaine des fées la quête de la performance et de l'exploit en tout genre, est sans doute le chemin le plus court pour rouler sous une stèle prématurée.

Prendre du plaisir à l'aiguille de l'épaisseur, avec des SRN c'est du domaine du possible pour beaucoup de skieurs avec certains skis de srn.
Relevé le défi en ski de fond c'est même jouable pour pas mal de monde, mais dans ce cas là, qu'on ne me parle pas d'autre chose que du plaisir d'avoir réussi à le faire: à moitié à poil, en traversées conversions, sans jamais enchaîner plus de 3 virages.
Barnett il ne s'est pas privé du plaisir de skier des Karhu guide (annum d'aujourd'hui)
Je suis convaincu que je n'aurais pas forcément plus de plaisir à prendre avec le kit carbone de ski de rando de kaiser 38 (http://www.skitour.fr/actu/2793-test-des-madshus-annum-ski-de-cross-country-downhill) , qu'avec mon matos de SRN à l'épaisseur.
Mais avant tout c'est le plaisir qui compte, ce qui est valable pour certains, ne le sera pas forcément pour d'autres. Certains pratiquants de SRN préféreront y aller en ski de rando alpin, d'autres préféreront ne pas y aller du tout.
Ce WE j'ai fait essayer des annums à un très bon copain adepte de ski de rando alpin, et particulièrement de pente raide. Il était blindé d'à priori, mais ce qui peut se manifester comme du dédain parfois, de la part de certains (vraiment pas tous) adeptes du vrai ski de randonnée, se converti en scepticisme appuyé quand on discute entre copains.
Le SRN c'est un peu le topinambour du ski: en apparence c'est un vieux légume d'antan, mais ceux qui prennent la peine d'y goutter, s'aperçoivent vite que sous cet aspect guère affriolant, se cache un doux velours au léger parfum d’artichaut.
Pour savoir si on aime ou pas, faut au moins avoir pris la peine d'essayer.
L'ami en question avait une monstre banane hier en fin de balade. Dans tous les cas, il n'aurait pas fait le déplacement dans les alpes pour risquer de prendre une coulée derrière les oreilles avec le contexte de ce WE. Et au final, il s'est aperçu que derrière son jardin, il y avait un jeu avec du vrai potentiel, au moins pour les jours où les fées alpines seront déchaînées.
Soyons objectifs: le SRN n'est pas l'outil le plus approprié pour rentrer dans un couloir long de 600m et incliné à 45°.
Mais on a quand même eu quelques virages proche du 45° où nous n'avons pas boudé notre plaisir dans cette peuf.
Si ça avait été une autre neige c'est sur qu'il n'y aurait pas eu matière à discuter la comparaison avec du ski de rando dans ce genre de terrain.
On a enquillé dans des champs de neige vierge à plus de 30° où franchement l'ami n'avait pas l'air malheureux.
Et ce qui lui a mis encore plus le sourire, c'était la glisse au plat et en montée.
L'ère du tout carbone à kaiser38, elle est bien jolie, mais on est aussi à l'époque de la mécanique quantique qui tend à prouver que deux affirmations d'apparences contradictoires, peuvent s'avérer simultanément vraies.
Entre un kg de plume en carbone et 2kg d'enclume en bois qu'est ce qui est le plus lourd?
L'ami adepte du carbone a bien avoué qu'il s'envolait comme jamais dans les montées.
Je ne suis pas Garcimore, la différence elle est dans la fixation et la chaussure qui assure une mobilité naturelle et qui permet de vraiment courir en montée pour un homme qui se sentirait pressé.
Un plâtre même s'il est en résine ou en carbone ça reste un plâtre: ou autrement dit une immobilisation partielle de la cheville et du déroulé des doigts de pieds.
Ce qu'on gagne en SRN à la montée, on le perd en partie en maintient à la descente. Après en fonction de ses qualités techniques de skieur, du choix du terrain et de la qualité de la neige, un bon pratiquant de SRN peut très vite avoir envie de ne pas chausser les skis de rando alpin pour aller jouer dans certains terrains qui était jusqu'alors, la chasse gardée des coureurs de courses alpines.
Est ce tellement dérangeant de voir évoluer le matos de SRN pour certains? :-o
Au plat et dans les petites montées la glisse n'est en rien comparable.
J'ajoute que l'ami qui a découvert le SRN ce week-end est d'un naturel assez pressé, du genre chef de meute avec toujours un temps d'avance sur les autres, juste par principe. Il aime quand ça va bien vite et fort en toutes situations.
Rien que pour la glisse au plat et en montée faible, il était déjà pas mal séduit.
Il a peauté et dépeauté deux fois, alors qu'avec les vector j'ai tout fait sans peaux, autant dire qu'il a du voir là dedans encore de précieuses secondes à gagner pour aller encore plus vite et plus loin à ce nouveau jeu de derrière son jardin. Une belle sortie, ça sentait fort l'hormone mâle quand même. On a peu fait dans le côté contemplatif, mais les fées jurassiennes sont plus enclines à tolérer nos humaines sottises que leur grande soeurs alpines.
Modifié il y a 6 ans