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On est dans le jura, pas dans l'hymalaya, globalement par temps clair, si tu ouvres les yeux sur les accumulations suspectes le long de ton tracé et que tu prends soin de les éviter ou d'éviter de faire une sieste en dessous: tu élimines de très loin la quasi totalité des risques.
Sur la haute chaine des pentes supérieures à 25° tu vas en trouver.
Elles ne craignent pas toutes, ne serait ce que par l'absence de continuité de la pente.
Tu ne verras jamais dans le Jura des centaines de milliers de mètres cube descendre de la montagne.
Mais ya pas besoin de prendre 10000 m3 sur le bout des spatules pour se retrouver dans la mouise.
Sur la traversée jusqu'à la Faucille, par temps clair tu peux largement trouver des lignes pour ne pas t'exposer ni sur du déclenchement à distance, ni sur du déclenchement que tu provoquerais en amenant la surcharge, et ce à mon sens partout sans prendre aucun risque, sauf peut être entre le gralet et le reculet.
Il a dû passé du monde tous les jours de soleil depuis 15 jours sur ce passage, personne ne s'est fait coffrer à ma connaissance, ce qui ne veut pas dire, qu'il n'y a aucun risque sur cette portion en ce moment. Un risque minime est un risque quand même.
Je devais y passer la semaine dernière avec un groupe, j'ai renoncé surtout à cause du vent, et aussi car j'aime bien mon métier et que mes clients n'avaient pas d'Arva.
Si j'avais eu à y passer seul, ou avec certains potes, je ne me serais sans doute pas posé tant de questions.
Quand tu vas en haute montagne, il y a des séracs, des chutes de pierres, des crevasses, des précautions à prendre pour limiter les risques, mais le risque reste présent. Pourtant ya des dizaines de milliers de personnes qui font le mont blanc tous les ans, juste entre amis, ou accompagnés par des guides, parce que la montagne est belle.
Prendre un guide de haute montagne pour aller au Mont blanc ça ne t'autorise aucune certitudes sur le fait que tu vas pouvoir discuter le lundi matin à la machine à café avec tes collègues, de la course que tu as faite en montagne. C'est entre autre une façon d'optimiser tes chances de rentrer sans encombre, en ayant peut être passé un bon moment.
Ne pas avoir conscience du risque c'est une chose.
En avoir conscience, et l'accepter pour soi, en est une autre.
En avoir conscience, et accepter de porter la responsabilité pour les autres c'est encore autre chose.
Sinon en hiver, on peut aussi rester en caleçon dans son canapé, ouvrir la fenêtre, s'injecter un cocktail de morphine et d'adrénaline et visionner un dvd de Patrick Berhault, mais c'est pas pareil.
Modifié il y a 7 ans
J'en ai plein la caboche des idées de vidéos, un jour ou l'autre je finirai bien par trouver un créneau pour illustrer visuellement un certains nombre de ruses techniques qui facilitent la progression et le plaisir tant en montée qu'en descente.
Pour le moment manu, je n'ai rien d'autre à proposer que la vidéo de promotion de montagne du jura de l'an passé.
On y voit les deux techniques: ski parallèle ou TK, on voit bien que je me fait écraser dans la compression avant le saut, c'est typiquement le genre d'obstacle qui se digère très bien en trace directe avec un pied devant.
En l'occurence en resserant les pieds pour lancer la figure, j'ai bien failli me manger avant de partir en vrille.
http://www.dailymotion.com/video/xhcwa9_montagnes-du-jura-ski-nordique_travel
Modifié il y a 7 ans
Pour une traversée du lac Inari, franchement c'est intéressant d'avoir des cordes puisque c'est plus léger et moins cher.
Sinon dès que le terrain n'est plus cruellement plat et parsemé d'obstacles je ne vois pas d'intérêts, si ce n'est la nostalgie des BD de yakari, où tu peux rejouer au cowboy qui se retrouve ligoté autour d'un arbre totemique.
Modifié il y a 7 ans
Comme le dit oggy, les coins qui craignent vraiment dans le jura sont très localisés.
J'ai été volontairement un brin alarmiste car par chez nous on a souvent tendance à se dire qu'on peut aller skier partout sans trop se poser de questions. Et en l'occurrence en ce moment il y a quelques secteurs où il peut être judicieux d'être un brin observateur.(liste non exhaustive des sommets qui présentent quelques pentes à risque en ce moment: grand colombier, grand crêt d'eau, haute chaine, chalam, dôle, creux du croue, chasseron… pour cet hiver, ailleurs au nord ça manque souvent de neige pour avoir à craindre quelque chose)
J'ai vu de nombreuses failles dans le manteau, voir de nombreux petits départs, dans des coins où je n'y aurais pas songé. C'est bien car ce sont des secteurs où la pente n'est pas assez continue pour que cela présente un risque, et du coup ça aiguise ta vigilance pour les quelques secteurs qui pourraient être un peu expo.
Sur une traversée de la haute chaine, la réglementation t'impose de suivre le GR. En dehors de la descente du reculet en direction du gralet, il n'y a pas grand chose à craindre. Quand celle ci ne présente pas de risque au niveau avalanche, il faut se méfier de la glace en srn.
Sur le risque de coulée: une plaque à vent jurassienne ressemble souvent à une plaque à vent alpine, en plus petit et plus facilement contournable.
Ca se voit d'assez loin, dans la mesure où le temps est clair.
Qu'il y ai un risque de coulée ou pas, la haute chaine n'est pas un secteur de balade bien sympa à parcourir dans le jour blanc ou la tempête.
Jura vient du celte Jhor qui voulait dire forêt, c'est un bel abri pour prendre du bon ski, quand la météo n'est pas clémente.
Modifié il y a 7 ans
Méfiance sur les plaques à vent dans le Jura pour ce début février.
Je rentre d'une semaine sur les crêtes du sud: secteur grand colombier, haute chaine et Chalam, beaucoup de secteur ce sont purgés naturellement. Certaines coulées sont relativement impressionnantes.
Un départ de plaque sous le reculet, versant Léman sur près de 100m de largeur, avec une épaisseur au départ de près de 3m, ça fait vite de la masse, les pentes jurassiennes sont rarement suffisamment continues pour que ça aille très loin, mais il y a tout de même matière à se faire surprendre dans pas mal d'endroits.
Méfiez vous des plaques à vent, dans les alpes on est vite attentif, ici ça ne craint pas souvent, on fait moins gaffe, mais en ce moment la vigilance en rando nordique dans le jura est de rigueur.
Le Ross qui avait fait un post sur les époch, s'est fait prendre au Nord sur le Chasseron, il s'est arrêté dans des arbres avec un genou bien en vrac, et ne serait pas sorti de la coulée sans assistance.
C'est pourtant un sacré loup de couloir en ski de rando dans les alpes.
Par les froids qui courent, mieux vaut ne pas se faire mal, surtout si on se balade seul.
Modifié il y a 7 ans
L'utilisation d'une technique autre que celle du télémark en SRN, n'est pas encore répréhensible par la loi.
On a la liberté d'inventé tout et n'importe quoi, du moment que ça participe au plaisir.
Certains gestes peuvent être plus efficaces que d'autres, mais l'efficacité est secondaire, c'est toujours le plaisir qui doit primer, même si ces deux notions sont souvent liées.
Avancer un pied a pour autant un avantage, car étant donné que ton talon est libre, et que le terrain n'est pas homogénéisé par le damage, tu te retrouves vite à plonger vers l'avant dans les compressions, ou dans des décélérations.
Une répartition du poids du corps avant arrière t'évite dans de nombreux cas de manger tes spatules: tu as plus de marge dans les coups de freins inopinés.
Une répartition du poids du corps avant arrière ne veux pas dire un virage télémark. Ce peut être juste le fait d'avancer un pied en trace directe pour anticiper et digérer une compression dans le but d'éviter une boite.
Une fois que tu as trouvé ton équilibre avec un pied devant, il ne te reste plus qu'à ouvrir le bassin et la ligne des épaules dans la direction où tu veux aller pour tenter de déclencher le virage.
Ca peut marcher en toutes neiges le tk, c'est la subtilité du dosage des appuis qui est plus délicate dans certaines neiges que dans d'autres.
En neige croutée, il n'y a pas 36 solutions, soit on est assez à l'aise pour conserver de la vitesse, et ne pas poser d'appuis trop forts et dans ce cas on peut virer en restant au dessus de la croute en TK ou autre technq.
Soit on casse la croute, dans ce cas la trace directe en traversée avec arrêt naturel, ou virage vers l'amont est la solution la plus sure. Dans de la neige de ce genre avancer un pied est souvent salvateur.
Modifié il y a 7 ans
Après visualisation des images: les pratiquants de la glisse de l'Altai, ne sont pas des rockers, mais de vrais punks dans l'âme: j'adore.
Modifié il y a 7 ans
Il a l'air sympa le rocker de la spatule de genghis khan in the shadow
Modifié il y a 7 ans
Les limites du terrain nordiques, sont les limites que nous voulons bien nous poser quand nous randonnons nordique.
Nos appréhensions sont des freins, la liberté va de paire avec la sagesse de ne pas se bruler les ailes ou de se casser les tibias, dans des projets trop fous.
L'absence de folie, est une prison mentale, qui nous empêche de voler.
S'il doit y avoir une seule forme de compétition dans le SRN, ce serait une course au plaisir, où chacun à son rythme, prolonge son envol vers plus de liberté.
Un ski large et une chaussure légère, me semblent être les meilleurs alliés pour se découvrir d'audacieuses nouvelles façon de voler.
Qui de la poule ou de l'oeuf est apparu en premier, entre le traçage et le ski étroit, peu m'importe, l'un va avec l'autre, et tous deux vont de paire avec le culte du rendement et du résultat.
J'adore le ski de fond mais pour de toutes autres raisons que celles qui me font apprécier le SRN.
La seule liberté que l'on peut trouver dans le ski de fond et que l'on ne retrouvera pas dans le SRN, c'est celle qui consiste à prendre du vent dans les oreilles en testant ces limites, et en dépassant les 25 km/h au plat ou même en montée.
Ca demande beaucoup de technique et de la forme physique, avant que d'accéder au grand plaisir.
Le SRN dans l'accès au plaisir de la glisse, pour peu qu'on choisisse le matériel qui va bien, est de très loin nettement moins ingrat que le ski de fond pour le novice.
Et ce qui est bon pour le novice, est encore plus facile à trouver pour tous ceux qui sont déjà glisseurs.
Modifié il y a 7 ans
Je connais pas Craig, mais en survolant son avis, je partage nombre de ces points de vue. Quand tu vas sur des skis plus larges, la BCX ira toujours en neige douce. Sur du dur, si tu veux attaquer un peu en descente et garder du contrôle récupère soit un ski plus fin, soit une coque plastique. Si tu veux pas te ruiner: lève le pied et descend plus doucement.
A lire le message, on sent que c'est pas le genre à enfiler des perles à la descente.
Avis aux descendeurs qui n'ont pas froid aux yeux:
La semelle de la BCX est un brin plus rigide que celle de la crispi svartisen: meilleur tenue.
L’excès de mousse avec des coutures de playmobile de la BCX, se compense en tirant fort sur les lacets et en serrant les crémaillères un brin légères à fond.
C'est léger, et ce sera toujours plus agréable qu'une coque plastique dans les montées.
En descente, avec les cartouches d'une hardwire c'est bonheur à attaquer tête baissée, même si ça pardonne un peu moins les erreurs que le plastique. Une fois que tu as bien jauger le produit, c'est no limit, jusqu'à explosion de la godasse.
Pour ma part, je remercie le SAV de Fischer de ne m'avoir renvoyé que 12 paires sur les 15 paires que je leur ai retourné l'an passé.
Il me manque une paire en 40, heureusement qu'on a un peu de poudre cette année, car sur neige dure l'an passé, j'ai du réencoller en mode petit bricoleur, les 3 paires que j'ai utilisé dans ce piètre hiver sur neige trop dure pour leurs chaussures.
Modifié il y a 7 ans