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Tous les messages créés par sancho

Ca serait pas un mal, que Mr fischer pense en fabricant ses chaussures: que sur un malentendu, ça peut arriver à tout le monde de faire une roulade, et que ce n'est pas une raison pour devoir changer de pompes à chaque fois nos skis ont un peu décollé du sol.
Sans faire de fausse modestie, c'est vrai que j'ai tendance à tirer un peu sur le matos.
Avis aux fabricants: je veux bien mettre mes services à dispo pour tester la résistance de nouveaux produits.

Sinon pour moi le SRN, c'est avant tout liberté, évasion, nature.
Ca se décline du mode balade tranquille accessible à tous, jusqu'à des tendances un brin free-ride selon le niveau technique des skieurs.
Mais comme le dit Régis, c'est aussi l'occasion de faire de belles rencontres.
Le calme de la nature, l'espace, la durée des balades, favorise les échanges autrement plus que sur les domaines tracés.
En terme de relationnel, on est à des années lumières d'un cours de ski traditionnel.
Et dieu que c'est bon d'avoir le temps de prendre du temps avec les gens.
C'est même, pour ma part, le premier des plaisirs du SRN, le cadre de la pratique favorise l'échange, la convivialité, le partage d'un petit moment de bonheur loin de l'agitation du monde.

Au plaisir Denis…
Merci Régis d'avoir retrouvé cet article, que je n'avais jamais vu, de mémoire ce doit être le fruit de 10 min de téléphone le long de la route avec Stéphane Paris début Janvier.
Il y a dedans quelques racourcis que je ne cautionne pas à 100%, mais dans l'ensemble l'article de Stéphane Paris reflète pas mal de choses qui me vont bien.
Modifié il y a 8 ans
Pour les modèles de 2011, avant de décoller la semelle, il faut forcer un peu plus dessus, mais quand on veut on peut.
Dans le stock que je mets à dispo des clients, les semelles n'ont heureusement pas bougé. Pour ma paire perso, ça donne déjà des signes de fatigue considérable.
A part ça la couture qui relie la boucle du chausse pied, a cédé sur plus de 10 paires, et les rivets qui tiennent les boucles de sérrage sont en toc.
Bilan, avant de partir sur une expé en terre de baffin avec des bcx875, il est conseillé de prendre une pince à rivet, du bon fil et une aiguille, ainsi qu'une bonne colle applicable à -40°C.
Sinon en terme de légèreté, maniabilité, confort à skier sur du terrain nordique, je préfère la bcx875 à un modèle à coque plastique.
Pour ma part je suis quasi certain que fischer, salomon, madshuss, rossignol ou autres sont tout à fait capable de concevoir des produits qui tiennent la route.
Quand j'ai débuté le ski de fond il y avait des fermetures éclair sur les chaussures que tu pouvais manier avec une pince étau sans les faire dérailler.
Il me semble que les semelles ne se décollaient pas tant que ça et que les pompes sans êtres indestructibles avaient une durée de vie nettement supérieure à aujourd'hui.
Je crois que le problème est juste que Mr fischer n'a pas envie que le randonneur nordique moyen mette 240€ dans une BCX875 qui dure ad vitam eternam.
On appelle ça l'obsolescence programmée, tout les produits de consommation courante sont conçus pour avoir une durée de vie limitée, et que le consomateur puisse repasser à la caisse plus ou moins rapidement.
Sur la BCX875 force est de constater qu'il y a eu un mauvais calcul, car si on doit repasser à la caisse trop tôt, c'est sur que c'est pas bon pour l'image de la marque.
Modifié il y a 8 ans
Désolé de te décevoir Robert, mais il me semble bien que depuis le refuge du grand Cunay quand tu regardes dans l'axe de la Pierra Menta, tu tombes sur un premier plan Aravis pour te cacher les frontales des dévoreurs de dénivelé (je te le confirmerai après le prochain passage à la cabane)
En poussant plus au sud du massif, depuis les Monts Jura ou depuis le bugey, tu as sans doute tes chances pour suivre la course de très très loin.
La nuit depuis la cabane, on peut voir les dameurs bruler du gazole sur certaines stations alpines.
Pour un délire: suivi de dossards surmontés d'une frontale en pleine pierra menta, je choisirais le grand Colombier et m'armerais d'un bon téléscope.
Avec un peu de recul tu peux avoir une vue d'ensemble, de l'événement et si la course ne s'avère pas palpitante, tu pourras toujours changer d'angle pour laisser flâner ton regard sur les anneaux de saturne.
J'espère juste que le ciel sera dégagé pour tout le monde.
Au plaisir
Robert
Modifié il y a 8 ans
1 / " Savoir qu'un jour ça se fini, ça doit quand même un peu aider à se lever le matin, histoire d'en profiter avant que ce soit terminé?"
Tu nous en r'ajoute une couche quand tu veux . Ca me rappelle un passage de Rousseau ( Tiens , un Suisse …smile


Rousseau il était plus Chasseron que Mont Tendre, et là je n'y suis pas passé depuis vendredi, c'était franchement bon au dessus de 1200m.
En dessous là neige n'avait pas l'air de repousser derrière nos traces.
Mais depuis dimanche ça a du bien s'arranger.

Rousseau a vécut 3 ans à Môtier au pied du Chasseron, la parution de "lettres écrites à la montagne" lui a valut les jets de pierres des protestants du val de travers.
Durant ces 3 ans il a silloné le Chasseron en long en large et en travers de sorties botaniques, où en quête de flaneries propices à stimuler l'inspiration.
On peut penser, que s'il avait vécut 222 hivers de plus, il aurait investi dans une paire de ski backcountry cross country downhill freehell à cambre inversé et qu'il aurait migré sur le mont Tendre en 2011, non pas à cause des pierres des protestants, mais pour s'assurer d'un meilleur enneigement, nécessaire à de belles rêveries glissées…

2/ "Le messager boiteux avait annoncé le début de l'hiver pour le 26 février: chapeau!!!"
Le messager boiteux ! Putain ! Toute mon enfance ! Je savais pas que ça existait encore ce truc ! pour la nostalgie, tu peux en r'ajouter deux couches .

Ca ne me gène pas l'idée que le messager boiteux soit éternel!!!
Modifié il y a 8 ans
La neige est enfin là!
Depuis le 27/02, il y a matière à libérer dans le jura le randonneur nordique qui sommeillait en vous.
Entre 20 et 30cm à 1000m, pour se lacher en forêt il est préférable de monter au dessus de 1100 à 1200 m.
Les meilleurs secteurs du parc jurassien Vaudois ont enfin passé le mètre d'or blanc: 130cm dans les creux d'enfers sur le Mont Tendre.
Modifié il y a 8 ans
Evasions nordiques, recherche des participants pour assurer le départ d'un week-end immersion au coeur du parc jurassien vaudois les 19 et 20/03.
Le parc jurassien vaudois est sans doute l'un des plus beaux théatres de découverte de la randonnée nordique dans le Jura.
Nuitée prévue au refuge CAS du Cunay, vue sur les Alpes par beau temps, cabane bien équipée, eau, électricité au solaire, facilement chauffable…
Cabane ravitaillée par nos soins.
2 jours de ski, enneigement garanti, le tarif inclue les pique-nique des 2 midi, le diner et le petit déjeuner, l'encadrement: 130 €
150 € avec le matériel de ski: madshuss époch et bcx 875.

Les personnes intéressées peuvent joindre Stéphane au 06.99.03.42.78 ou par mail dans la rubrique contact de www.evasionsnordiques.com
Modifié il y a 8 ans
oui sancho était en hibernation.
Une belle semaine de raid, avec des conditions de rêve les 3 premiers jours: 40cm de poudre par dessus un fond dur, devinez où: encore le parc jurassien vaudois.
Après ça a été plus aléatoire sur la fin de semaine, mais du bon ski quand même, et une pause aux thermes à yverdon pour laisser passer la pluie de jeudi, et décontracter les gambettes.
Ce week-end a marqué la fin de la météo de merde, ça a bien posé dans le jura, on dirait même que c'est un peu l'hiver.
Le messager boiteux avait annoncé le début de l'hiver pour le 26 février: chapeau!!!
pourvu que ça dure jusqu'en juin au moins.
Pour ma part Robert, à la vie éternelle, je préfèrerais la neige éternelle.
Toutes les bonnes choses ont une fin, et pour une faim de vie éternelle, j'aurai peur à la longue de manquer d'appétit.
Savoir qu'un jour ça se fini, ça doit quand même un peu aider à se lever le matin, histoire d'en profiter avant que ce soit terminé?

Bon je sors de ce sujet glissant pour un autre, quand est ce que tu ramènes le 4*4 au col du Marchairuz?
J'ai pas vu le mont Tendre depuis au moins 4 jours, mais mon petit doigt me dit que ça doit ressembler à un manteau de 40 à 80cm de couche de fond recouvert de 40 à 50 cm de poudre.
Ca serait déjà ça à prendre à ce vilain hiver 2011.
A plus sanch
Modifié il y a 8 ans
Soit je suis polio, soit le mode citation bugg depuis chez moi. Mais c'est pas grave.

stef a écrit:
Sans compter que les modèles carbone se réparent très bien, n'est-ce pas Ross…

C'est vrai que le carbone se répare très bien, euhh! en tout cas ça se répare surtout très bien, quand on habite à deux pas de chez le Ross.

Sinon pour la taille à hauteur de téton, c'est me semble t-il un bon compromis montée descente, qui évite de trop jouer sur les règlages.
Avec des clients où pour moi, dans du terrain vallonné, de type montagnes russes, je ne me pose pas la question.

En revanche je rejoins l'avis de stef,si c'est pour attaquer plus de 500m de positif avant de redescendre d'une traite, ça peut valoir le coup de les monter au creux de la salière, pour les redescendre à hauteur d'un baton d'alpin
Modifié il y a 8 ans
Rêves ta vie, et vies tes rêves, et surtout n'oublies jamais qu'un des meilleurs moments du voyage à ne rater sous aucun prétexte, c'est le retour au bercail.
Dans le grand froid, chaque détail a son importance, c'est le caractère quasi vital de chaque détail, qui donne l'exaltation.
Mettre le bout de viande qui nous constitue, sur la table des pires conditions pour se tester, ça à le mérite d'approfondir la connaissance que l'on a de soi.
Mais sinon c'est quand même une forme de toxicomanie.
On distille un soupçon d'adrénaline, à longueur de journée car à chaque instant, on est en mode survie, avec l'effort on cumule avec le shoot à l'endorphine.
Le coktail nous révèle une perception de la nature plus belle, une certaine forme de lucidité accrue sur qui nous sommes, et ce que nous faisons dans l'instant.
Ce sont des drogues naturelles, mais ce sont des drogues quand même.
Mieux vaut vivre 20 ans comme un lion, que 100 ans comme un mouton, mais c'est encore mieux, si le lion dure 100 ans de vie pleine et entière.
Prends soin de toi, jubile à l'adrénaline, mais méfies toi qu'elle ne te conduise pas, dans de trop grosses galères. Imprégnes toi des lumières, des paysages, et des sensations de bien être éprouvées.
Ecoutes avec un peu de distance ceux qui pensent que ton projet est folie et démesure, il y en a parmi ceux là qui ont des sourires virtuels, soutenus par leur pharmacien.
D'autres s'inquièteront vraiment pour toi, et c'est bien naturel, n'oublies pas à ton retour, d'aller partager avec eux un peu du bonheur éprouvé.
Les mots en disent souvent moins, que rides figées par le froid sur les sourires.

Bou j'arrêtes là, je vais être à la bourre pour partir au boulot, je me suis encore un peu enflammé, mais j'y ai pris du plaisir, grace à toi, et à ce que tu nous fait partager de tes projets.
Merci Sylva, ya un moment où j'ai presque senti du -30 et du blizzard dans mon salon.
Sur ce je me lève et vais aller faire du feu.
Bonne journée à toi, la mienne commence avec la banane et je te le dois.
Modifié il y a 8 ans
La bonne taille pour un baton en SRN?
En ski de fond classique, on prend le creux de la salière comme référence, le petit creux au dessus de la clavicule.
En SRN dans un mètre de peuf, c'est sur que c'est trop grand, tu te retrouves avec les mains au dessus des oreilles si tu gardes les dragonnes.
Pour ma part, ou pour les clients, je distribue le baton au niveau du téton.
C'est à mi chemin entre la taille du baton d'alpin et celui du fond: un poil trop grand pour les descentes, un poil trop petit pour un finish au sprint d'une Vasipaulette en poussée simultanée.

Sinon c'est un détail, mais la poussée intervient quand la main à passée le buste, avant on tracte.
C'est important que le baton ne soit pas trop court, car ça aide bien de tirer dessus pour se hisser sur le dessus de la montagne.
Dans des déplacement en SRN, il est rare de pousser pour accroitre la propulsion, à moins vraiment de chercher à lacher les copains.
En revanche il n'est pas rare de pousser sur les batons pour s'équilibrer dans une conversion, ou pour sortir d'une mauvaise passe après un pas de recul.
C'est en montée avec une pulka aux fesses qu'on pousse le plus, pour éviter que la loi de la gravité ratrappe notre bivouac et nous avec.
Je suis tatillon, peut être même un peu con, mais il m'ont bien formaté à Prémanon dans le passage du BEES de ski de fond.
La formation est monstrueusement axée technique, c'est du fond pure et dure, peu adaptée pour répondre aux attentes de la clientèle qui ne cherche pas nécessairement à quérir l'or olympique.
Mais dans le contenu, en cogitant un peu, il y a pas mal de choses à adapter pour se faciliter la vie en SRN.
Il y a plein de petits détails, facile à mettre en oeuvre pour éviter de transpirer dans les ascensions, et gagner du plaisir dans le mode descente.
A l'occasion je tacherai de prendre quelques photos en situation pour partager quelques astuces.
Modifié il y a 8 ans