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Merci Lionel pour cette réponse,
Si je comprends bien, quand tu parles de TK léger, tu parles de skis de rando qui n'ont pas d'écailles. Si tel est bien le cas, je concède volontiers que le Jura sans être complètement dépourvu de terrains intéressants pour cette pratique, reste un territoire très limité. Hormis quelques sommets comme: La Dôle, les Monts Jura, le Chasseron… Il y a peu de terrains adéquats qui permettent de rendre l'usage exclusif de la peau de phoque en montée réellement intéressant. Sur ce type de façon de randonner en nordique, je n'ai aucune objection à parler d'alpinordique d'ailleurs, car le terrain adéquat à cette pratique correspond sensiblement à celui de la rando alpine.
Je ne sais pas s'il est bien nécessaire d'avoir une certaine forme de frontière entre SRN et rando TK. Ce sont toutes deux des pratiques incontestablement nordiques, de randonnée. 
Mais mon sentiment semble rejoindre le tiens là dessus, et je dirais que oui, la rando TK se distingue du SRN, car on est obligé de mettre des peaux pour monter. Ce qui a pour effet d'aller chercher un peu les mêmes terrains que ceux exploités en rando alpine. Ces continuités de pentes sont biens présentes dans les massifs dit alpins, et beaucoup moins dans des massifs plus nordiques. La source de confusion vient entre autre du fait que l'évolution du matériel de SRN, fait qu'on trouve des skis à écailles qui sont de plus en plus vireurs. Et qu'on entend de plus en plus parler de matériel de tk léger pour décrire des skis à écailles.
billglisse
En trainant mes spatules dans pas mal de régions et surtout avec des compagnons dans ma trace, j'ai juste fini par identifier deux grands familles de terrains, et qui ne vont pas avec les mêmes matériels.
Pour moi, l'apparition de matériel de skis larges et pourvu d'écailles, fait ressortir un 3 ème grand type de terrain. Pour toi qui connait bien les Amburnex, avec des skis larges on part facilement du Marchairuz, pour aller chercher le Crêt de la neuve, et esquiver les Amburnex pour passer dans la combe Vallouse. En somme ce type de matériel, me permet de faire partager à des clients,  des terrains qu'il m'était très difficilement concevable de fréquenter avec eux, il y a 5 ou 6 ans. En fonction du niveau de mes clients, je cherche aujourd'hui, un peu le même type de pente que tu recherches en rando tk, sauf que dans le Jura on a pas la continuité des pentes.
Les conséquences de l'apparition de matériel de ski de type: annum ou epoch, alliés à une norme 75, sont que le potentiel de balade sur le Jura est démultiplié, et que l'accessibilité du SRN à des skieurs de faible niveau (physique et ou technique) prend un bon coup de boost.smile
Gedryg
On en a retrouvé dans une boîte en sapin pour moins que ça !
On a vu des sorcières brûlées vives pour moins que ça!smile
Je fais des commentaires qui peuvent parfois être virulents. Je crois qu'ils sont surtout "insistants".
Hormis, à l'égard de certaines institutions à qui l'Etat délègue la responsabilité de l'encadrement du SRN, je ne crois pas avoir trop écris de lignes à caractère si agressive que ça sur le forum. Au passage je mords la main qui me nourrit, il arrive quand ils m'embauchent, que je prenne le temps de les pincer dans leurs bureaux avec le sourire, et j'ai toujours l'impression de ressortir en étant passé pour un marginal.
Si je suis insistant sur le forum, c'est entre autre car je suis passionné par le SRN. Il découle de cet état, que j'ai un certain nombre d'idées sur le sujet, qui peuvent être plus ou moins bonnes. Je les expose volontiers avec suffisamment d'insistance, pour quelles suscitent le débat. Certains se contentent de liker comme sur facebook, et ça m'intéresse de savoir qu'on puisse partager ces idées. D'autres alimentent la contradiction, et participent en ce sens à faire évoluer mes idées. Pour ceux qui ont suivi le sujet "cotation" lancé par l'ami Talonlibre, ça me plait d'avoir un Arluk, un Nicolas Masson, ou un N_75 qui viennent apporter un peu de grain à moudre dans la contradiction, pour faire avancer le schmilblick.
1: Comme le souligne Lionel le SRN est une pratique qui n'est pas normée. Le SRN est pluriel et mérite d'y rester car ça participe aux divers intérêts que l'on peut y trouver. 
Parallèlement:
-2: des institutions comme le CNSN ou le CNDN, considèrent cette pratique comme marginale.
-3: le nombre de professionnels qui s'y intéresse est anecdotique. Quand on ouvre l'annuaire pro sur l'encadrement, la liste n'est pas exhaustive, mais on trouve 14 prestataires en France. Quand on ouvre les sites internet, je "dirais" (conditionnel pas si parfait), qu'il y en a au moins 9, pour qui la pratique du SRN revêt un caractère plus que secondaire.
De mon point de vue, les évolutions matérielles actuelles en SRN sont de nature à modifier tant la pratique, que le volume potentiel de pratiquants. Il y a un certain nombre de personnes, qui ont un intérêt à voir cette pratique évoluer, et qui communiquent déjà pas mal sur le renouveau possible du SRN. Ce forum est un bel outil d'échange, qui peut permettre de prendre en compte les attentes des pratiquants, pour éventuellement redéfinir ou compléter les termes à même de bien exprimer la richesse de cette activité. L'idée étant que parmi les gens qui communiquent, si on parvient à avoir un discours réellement concordant, ça peut sans doute contribuer à sortir l'activité du caractère marginal où elle est.
Pour faire écho, à un des derniers sujets ouverts sur le forum, je dirais: "pratiquants de SRN qui pourraient avoir envie de voir cette activité sortir un peu plus de l'ombre, unissons nous"
Talon libre , je valide 99.5% de ton pétage de plomb, j'enlève juste ça
talonlibre
(tu as le droit de m'encadrer avec ton accordéon favori). Enfin ça dépend, si c'est au premier degré, je dirais que j'ai rien contre mais sur des skis t'as pas besoin d'encadrement. Si c'est au deuxième degré, je dois pas aimer bien plus les cadres que toi.

Et tu me donnes juste l'envie d'en rejouer un petit air.
Car oui un ski est un ski: un bout de planche avec au moins une spatule, un concept matériel qui permet d'inventer tout ce qu'on veut, pour jouir des plaisirs de la glisse.
On module le concept, comme on veut, ou comme on peut, pour aller prendre ce qui nous donne de l'envie dans l'univers de la glisse.
Même avec deux spatules ça a du sens , enfin si on a des écailles c'est moins intéressantsmile
Le ski (comme bien des choses), s'enrichit de sa diversité et s'appauvrit de ses particularismes.
Le ski alpin pas moins que le ski nordique: est un ski de viking.
Dans la dichotomie étatique entre talon collé et talon libre, le problème c'est bien la signification de Ull (qui dans la langue ancestrale de Bjork signifiait: graduer dans le sens de la gloire)
Cette dichotomie, elle a déjà un bon relent de chefs de clans, qui cherchent à diviser pour mieux régner.
Dans le royaume "des institutions délégataires", les touts puissants du nordiques ont des baguettes à la place du cerveau, et guère autre choses que les dieux de l'Olympe en ligne de mire. Quand je lis l'intitulé de mon diplôme c'est marqué: BEES ski nordique de fond.  "Ski nordique de fond" ça fait pas un alexandrin, ça fait un mouton à cinq pattes. Un truc inventé par un type qui devait juger, que nordique tout court, c'était trop large, ou pas assez étroit pour ses rêves de médailles.
Concrètement ça se traduit par une formation que tu passes en 3 ans, ya pas de tir (ça va venir on a plein de médailles), ya une demi journée de saut, une demi journée de télémark, mais quand même une bonne semaine de SRN, pour pouvoir justifier d'une seule chose: l'inscription au registre étatique des activités à risque (ce qui donne pleins d'avantages pour justifier le protectionnisme des moutons à 5 pattes). Après tu passes des heures et des heures d'ingestion de description d'une gestuelle adaptée à la quête du métal précieux en ski de fond. C'est super intéressant, mais c'est un peu trop élitistocentré à mon goût.
Dans la vraie vie des écoles de ski du massif du Jura, le formatage et le cadrage trop étroit du mouton à 5 pattes qui ne fait que ruminer des psaumes issu d'un mémento de ski nordique de fond, ne permet plus aux moniteurs de brouter décemment depuis longtemps. Du coup les membres du troupeau broutent à 95 % sur du terrain alpin. Pédagogiquement j'ai rien contre, car un ski c'est toujours un bout de planche avec au moins une spatule au bout: si tu bloques le talon d'un fondeur, il a juste moins de mal, à le garder collé à ses planches quand il veut montrer un beau virage à son client.
La grande maison de l'alpin est également emplie de particularismes, gérés par des puissants qui adulent les piquets. Ils s'en servent pour construire des parcs, mais si t'es trop freeride, ou trop freestyle pour eux, tu broutes pas forcément dans la plus belle des prairies.
Quand je dis que j'aime pas la dénomination "télémark léger", c'est que je préfère télémarker avec l'esprit léger, plutôt que de télémarker en réfléchissant à savoir si je le fais sur du matériel lourd ou léger.
Au royaume des dichotomies on cultive de l'étroiture du cadre. Pour les grands gérants par délégation de l'Etat, le télémark a toujours été un petit poucet égaré dans un parc mal définie. Seulement, il semblerait qu'en haut lieu, dans de bien jolis bureaux, on commence à se dire que ça prend suffisamment d'importance, pour nécessiter une opération de cadrage. Ça ne m'étonnerait qu'à moitié, si on assistait tout bientôt à la naissance de deux beaux petits parcs, un pour le TK nordique "léger", et un autre pour le TK alpin.
Moi j'ai rien contre les AOP, si la rando alpi nordique est le nom d'un produit de terroir du Briançonnais, si c'est vraiment un nom d'usage commun pour parler d'une tradition culturelle des pratiquants de SRN Haut alpin, j'ai aucune objection.
En revanche, je suis réticent à l'idée d'étendre ce particularisme de langage à d'autre secteurs comme le Jura.
Je suis peu enclin à comprendre qu'à partir de 21° on ne fait plus du ski nordique.
Si dans 20 ans le SRN n'est plus le petit poucet de la glisse d'aujourd'hui, et qu'on trouve, des crétins en costumes pour pondre des cadres fondés sur des terminologies du genre: rando de tk léger en terrain alpi-nordique, ben j'en ai d'avance, un peu les poils qui se hérissent.
Car un ski est un ski, une pente est une pente, et je dirais qu'à partir de là: les limites du SRN sont propres à chacun. Mais pour moi tant que ton temps de glisse dépasses le temps ou t'as le cul dans la neige, c'est que tu as du trouver un matériel, et une pente qui convenait à ton bonheur.smile
Nicolas Masson
L'échelle finalement proposée paraît pertinente "en théorie" (et c'est déjà pas mal).
"En pratique", le vrai test serait de voir si pour un itinéraire donné tout le monde propose spontanément la même cotation
Les critères exposés: degré de pente, obstacles, couvert forestier, me semblent très simples. Ça me semble nettement plus facile à apprécier qu'une cotation en escalade. En revanche ce qui est sans doute moins évident, c'est que si l'itinéraire décrit a fait l'objet d'une sortie sur neige croûtée ou dure, il faut faire un petit effort d'abstraction sur les difficultés ressenties dans la journée, pour proposer une cotation juste. 
HE!!!!!! On va se détendre les grands descendeurs du terme "nordique"smilesmilesmilesmile
Le problème de la dénomination "ski nordique", c'est qu'elle est toute aussi symbolique des valeurs de ceux qui pratiquent, qu' entachée de clichés pour beaucoup de non pratiquants,
Oui, le monde du nordique est plein de clichés, qui ont été gentiment instillés par les professionnels du nordiques eux mêmes. 
Petit rappel sur un truc que j'avais piqué sur le forum à notre ami Robert, pour le glisser dans les cours que je donne à Prémanon:
Extrait d’un magazine qui traitait spécifiquement du développement en montagne, parut le 8 janvier 1977.
« le ski nordique en question :
Face à la croissance explosive de la pratique du ski nordique ces dernières années, une étude du SEATM souligne que "le matériel de ski de fond tel qu'il existe ne comble pas les exigences de la clientèle" et "ne correspond pas à l'image idyllique largement diffusée par les médias". Les services du SEATM et en particulier le directeur Georges Cumin, se sont penchés sur cette question et proposent la mise au point d'un matériel adéquat, intermédiaire entre le ski de fond et l’alpin
. Autrement dit, souligne la rédaction d'Aménagement & Montagne : "la réponse appartient aux fabricants !"
Alors, les amis je vous rejoins tout à fait sur le cliché bien réel d'un ski nordique planplan de vieux barbus. Le monde du nordique est tellement planplan d'ailleurs, qu'il a mis 40 ans pour accoucher d'un concept matériel qui existait déjà au XIXème, et répondre enfin aux recommandations de Mr Cumin.
Tous ceux qui sont déjà montés sur des skis de fond, savent qu'il n'y a rien de planplan à réussir à tenir en équilibre sur ces baguettes qui glissent merveilleusement, tant qu' on arrive à les maîtriser. Personnellement j'ai changé de métier depuis 5 ans. Avant j'étais moniteur de ski nordique et accompagnateur de groupe en rando nordique sur du ski de fond à carres. C'était le même job que Lionel quand il était à Chapelle. Un truc génial pour le côté contemplatif, mais où le plus gros de ton métier se résume: à un travail d'expertise sur la lecture des lignes les plus plates du monde à trouver sur des cartes ign. 
Un moniteur de ski normalement ça aime la glisse et ça aime aussi la faire partager. Le problème des skis fins c'est que tu partages facilement les plaisirs contemplatifs de la montagne, mais côté glisse faut être objectif: maîtriser des baguettes ailleurs que sur du plat descendant c'est pas un loisir de vacancier, c'est une passion pour un local qui s'y plonge toutes les semaines, ou un métier. La platitude imposée au public par l'usage de planches trop fines est bien porteuse de l'image planplan.
Je ne connais pas Lionel personnellement, mais mon avis: c'était un type tellement passionné par les plaisirs de la glisse, qu'il s'est donné les moyens de les faire partager à ses clients, en passant le guide de haute montagne. Ce qui lui a permis d'accéder à du matériel plus adapté pour ses clients, tout en gardant les vrais plaisirs contemplatifs de la montagne, ceux qu'on trouve à l'écart des stations.
Je perçois derrière cette barrière à 20°: une lecture du terrain dans lequel il évolue, où passé ce cap dans la pente, tu réfléchis plus en faisant appel à des connaissances de guide, qu'à des connaissances de moniteur de ski de fond. Pour autant c'est pas pour rien que tout les BE nordiques (DE aujourd'hui) sont formés sur des connaissances en nivologie, en recherche ARVA, déclenchement de secours, orientation, construction d'abri de fortune en milieu hivernal….
Sinon à l'opposé du cliché planplan, les professionnels du nordiques se sont bien acharnés à communiquer pendant plus de 20 ans, de manière quasi exclusive sur des images de médaillés olympiques. L'autre cliché, c'est que le ski de fond est un univers exclusif de sportifs de compétition. Dans ce cliché là les pros du nordiques ont été bien pro aussi.

Entre ces deux extrêmes, le champ des possibles dans le ski nordique est très vaste. Et chacun est libre d'inventer son univers nordique sans trop s'imprégner de ces clichés. Ça serait pas mal qu'un jour dans l'univers d'ultras techniciens des professionnels du nordique, on sorte un coup le nez du guidon de la compétition, pour s'éveiller un peu sur ce qui peut être bon à partager et qui reste facilement accessible pour Mme Michu ou Mr Dupont. Car quand on y réfléchi le champ des possibles est très vaste, et potentiellement très populaire.
En attendant, c'est sur que dans le développement du ski de randonnée nordique, le terme nordique, fait pas briller les pupilles, de bien des gens susceptibles d'êtres intéressés, et qui n'ont jamais pratiqué d'activité en ski nordique. Le jour où j'ai commencé à communiquer sur de l'activité SRN en utilisant le terme backcountry, j'ai reçu plein de cailloux de mes pères. Je concède volontiers que l’appellation n'est pas géniale, mais pour moi à défaut de mieux, je juge le terme backcountry, commercialement bien plus intéressant en fonction du public que je cherche à accrocher.
Tous les mercredis matin on s'emploie avec le tact nécessaire, à donner des perspectives de plaisirs en glisse sur des SRN, à des débutants de tous ages qui n'ont jamais skié. Il y a une condition, c'est qu'il faut avoir envie d'essayer.
Sinon je crois que l'office de tourisme propose des excursions aux termes d'Yverdon, c'est pas les même que par chez vous, les bains à bulles sentent le chocolat Suisse. Il y a des musées, des boutiques pour faire du shopping, des caves à fromage à visiter…. plein de truc pour agrémenter une journée si on a pas juste envie d'un peu de farniente.smile
Il y a le magasin skimium les 4 vents à Métabief, qui a 20 paires de skis (époch et annum) montées en hardwire, avec des svartisen.
Et sinon le magasin Michel sport à la Pesse, devait avoir quelques paires l'an dernier, sur du matériel équivalent, vaut mieux les appeler pour être sûr que c'est toujours le cas.
Je suis complètement fan d'à peu près tout ce qui est dit.
Après je ne peux que réagir quand même sur la platitude du relief jurassien. C'est vrai qu'on déplore par chez nous beaucoup moins de morts par avalanche, mais faut quand même faire attention. Je pense que les télémarkeurs Jurassiens attachés à leur massif vont apprécier. En tout cas ceux qui ont réussi à accéder en équipe de France, en s’entraînant dans nos plats doivent avoir: soit bien du mérite, soit de sacré gros bras pour prendre de la vitesse en poussant sur les bâtons. J'en remet une couche avec le sourire car ça m'amuse, mais faut peut être prévenir la FIS, qu'ils s'apprêtent à organiser une coupe d'Europe de géant dans un mois, dans une station qui ressemble à priori à une bien morne plaine.
J'ai déjà écrit des trucs sur le sujet, mais je ne sais toujours pas de quel ciel tombe cette barrière des 20° au delà de laquelle, le skieur qui a des SRN aux pieds semble entrer dans un passage spatio temporel, qui le transforme en autre chose qui me semble assez mal défini.
Pour ceux qui en douteraient encore je confirme qu'il existe des pentes de plus de 20° dans le Jura, et je conçois assez mal l'idée d'expliquer à mes clients que quand on arrive dedans, on rentre dans un domaine nommé "alpi nordique" ou "jurassico alpi nordique"
Pour moi la rando alpi nordique est une vision un peut trop alpinocentrée à mon goût, d'une pratique du SRN dans du terrain qui penche un peu plus que ce qu'on a l'habitude de voir.
Comme l'explique très bien Lionel, c'est l'évolution du matériel qui rend possible, à un plus grand nombre de personne, l'accès à ce type de terrain. J'entend aussi dans le reportage que le terme alpinordique, relève d'une appellation employée dans les hautes Alpes, où il y a une vraie culture du SRN. Pour connaitre suffisamment le terrain, notamment sur le secteur de Névache ou le Queyras, je reproche juste une certaine forme de déni de possibilité de trouver des profils de rando comparables dans d'autres massif plus typés nordiques. Et si on est prêt à l'admettre, on peut vite comprendre que l’appellation, peut sans doute perdre du sens dans la montagne à vache (jurassienne, Auvergnate ou Vosgienne…smile qui penche par endroit bien suffisamment pour être comparable aux terrains décrits.
Mais sinon sur 7min50, j'ai eu 7min30 de pur plaisir (état d'esprit, discours, images….) et 20 sec de début de crise d'urticaire. Je me dis que ça doit pas être trop compliqué de trouver un remèdesmilesmile
jmc63
A propos de neige dure, je m'étonne que certains préconisent de déchausser en cas de courts passages raide : avec des carres en bon état, on est plus en sécurité en dérapage. Je déchausse seulement dans des chemins étroit, neige gelée et tranchée creusée par les raquettistes.
Ça semble une évidence pour toi, car tu viens de l'alpin et que tu as sans aucun doute une très bonne maîtrise du dérapage latéral
Acquérir cette maîtrise avec des skis plus fins, des chaussures et fixations plus légères c'est tout à fait possible mais c'est moins simple.
Talon libre avait fait suivre une remarque très pertinente sur ce sujet, car si on est pas à l'aise avec le dérapage latéral et qu'on est obligé de déchaussér, il n'y a pas besoin de beaucoup de pente dans certaines conditions de neige, pour justifier l'emploi d'une paire de crampons légers.
jmc63
sancho
T'as eu des soucis avec la BCX6

Oui, grosses douleurs à la malléole qui m'ont gâché la journée.
Je ne sais pas pourquoi, mais ça m'étonnes pas, ça doit être la même conception de chausson que pour les BCX 875, au lancement elles étaient confortables et intéressantes à utiliser sur les skis, sauf que les semelles se décollaient, que les mousses s'affaissaient, et que les coutures ne tenaient pas. Ils ont pris les mesures qu'il fallait en changeant de conception et d'ateliers de production pour sortir des modèles qui causaient ce genre de douleur en moins de 2h à plus de 80 % de mes clients qui les ont essayées. Je ne sais pas s'ils ont évolué depuis, car quand tu as mal aux pieds, tu renvoies pas forcément au SAV.
je suis très content des Crispis, même si elles ne sont pas exempt de petits problèmes qui sont beaucoup plus rares.
Sur le confort des crispis, certains clients (aux pieds un peu fort en général) peuvent avoir des douleurs au niveau du rivet de la boucle micromètrique (l'ajout d'un carré de mousse semble solutionner le problème). Il y a également quelques plaintes par rapport à la rigidité de la coque articulée (problème de frottement résolvable en modifiant légèrement la forme au décapeur thermique) et très rarement de points de tension ligamentaires qui à mon avis ne doivent pas poser de problèmes à quelqu'un qui entraîne ses chevilles régulièrement dans la pratique du SRN.
C'est toujours mieux d'essayer avant d'acheter, aujourd'hui il y a deux magasins dans le jura qui proposent la location, ailleurs je ne sais pas s'il y a du neuf. C'est pas dans la culture nordique d'investir dans du bon matériel pour de la location. Il y a des loueurs qui vont même te dire que c'est du haut de gamme, et tu peux même lire dans leurs yeux que ça doit pas être du matos pour les débutants.
Pour moi c'est pas du haut de gamme, c'est juste une autre gamme et en termes d'efficacité, ça me parait tout aussi pertinent pour des bons skieurs que pour des débutants. Après je trouve que ça serait pas mal que ça rentre un peu dans les caboches de certains proprio de magasin: que les bons skieurs, plus que les débutants, peuvent s'en sortir mieux avec du moins bon matos. Ils sont assez nombreux les vendeurs qui me semblent apprécier de se tirer des balles dans le pied, en vendant du matos pas toujours bien adapté.
talonlibre
Oui, couche tard  ce matin.
J'aimais bien échelle Sancho,  mais c'était sans doute trop casse-gueule
Disons peut être que Mr Traynard n'avait pas un si bel outil participatif à dispo pour élaborer la cotation qui porte son nom. 
Peut être aussi que ça l'aidait à pas se coucher trop tard, pour se lever de bonheur le matin, pour aller profiter de la neige. Ce qui me semble être un bon moyen de garder les idées clairessmile