Les Narces, Méaudre village et des ruisseaux France > Vercors
Durée : Demi-journée
Distance : 6,0 km
Difficulté : Moyenne
Altitude de départ : 1300m
Altitude d'arrivée : 1100m
Dénivelée : +100m -300m
Altitude de chaussage: 999m
Point le plus haut : 1300m
Pulka : non accessible
Vous n’êtes pas obligé de lire ce récit de sortie, déroutant et hors des sentiers battus. Vous pourriez perdre du temps… alors que pendant ce temps, vous pourriez skier….
C’est marrant, parce qu’au moment ou Nico Chaby terminait sa randonnée, je m’apprêtais à entamer la mienne, moins généreuse en dénivelé, mais intéressante au niveau descente. Un plaisir de rencontrer un afficionado de talon libre !
A croire, que « Les Narces » deviennent le HUB pour faire du Ski de Randonnée Nordique… Depuis que je le dis, que je l’écris, que c’est un coin sérieux pour le backcountry….
Pour en revenir à la sortie, celle-ci était tout simplement courte et orientée descente.
J’ai laissé l’automobile au parking, du refuge des Narces pour descendre au village et plus précisément dans un hameau plus éloigné que le centre - village.
Il est donc sous-entendu, qu’il faudra dans un futur proche, récupérer la voiture ; ce que je ferais, dans la pénombre et sous la neige quelques heures après, en courant pour récupérer du repas d’aventure.
Etape 1 : manger un bon casse-croute au refuge des Narces.
Etape 2 : enfourcher les skis, puis glisser tranquillement sur la piste damée par les chiens de traîneau, d’Alain de Rêve Arctic.
Après quelques centaines de mètres, je bifurque au carrefour du Crêt pour glisser jusqu’au point de vue qui domine le village de Méaudre et le val d’Autrans-Méaudre-en-Vercors, commune réunifiée pour la vie, quoiqu’en dise quelques réfractaires moustachus (ou pas) ; et je ne dis pas ça parce que les municipales de 2026 approchent….
Enfin, le ski c’est la vie, mais la politique aussi. Le seul point commun ? Non, y’ a les JO 2030, mais qui n’iront pas jusqu’aux Narces.
Tant pis, la commune ne bénéficiera pas d’infrastructures et de modernisme. Mais les jeunes des clubs locaux, rêveront toujours d’olympisme, des valeurs du sport et s’entraineront dur pour y arriver, ou pas. Qu’importe, c’est l’intention qui compte. Merci au Sam Méaudre, d'apprendre à bien glisser à nos jeunes.
De toute façon, on a déjà eu les Jeux, au siècle dernier, en 1968, lorsque Grenoble est devenue la capitale des Alpes et qu'Autrans, la capitale du nordique et Gève, le dieu du stade. C'est grâce à Shuss, la mascotte des JO, que le tourisme a transformé cette ancienne terre de résistance. Ne l'oublions pas. La forêt aussi a permis le développement de la commune méaudraise. Protégeons là, plus que jamais. Les temps changent, la température aussi.
C'est sans rapport donc, avec la descente qui m’attend, sur l’ancienne piste rouge du tire-fesses du Cray (qui remonte le long de la noire), qui n’est plus en fonction depuis quelques saisons. C’est pourtant le doyen des remonte pentes de Méaudre, puisqu’installé en 1962. Source & ancien plan des pistes de Méaudre. Le logo a changé aussi. La montagne non.
Quid de sa désinstallation ? Pas au programme, pas entendu parler. On verra plus tard. On a qu’a attendre que des associations de gentils écolos qui s’emmerdent le dimanche viennent découper les pilônes pour construire des TinyHouse, loin de chez nous. C'est bien connus, les écolos s'emmerdent, et pas qu'eux.
Je suis encore sorti des pistes… On dirait un rappeur-sniper qui dégomme juste pour aligner du verbe. Mais alors juste pour le plaisir. Mince moi aussi, j'ai changé.
Pour info, le 24 février 2025, la station a fêté ses 70 ans. Vous en connaissez beaucoup des entreprises françaises qui ont une espérance de vie aussi longue ? Bravo pour l'engouement collectif. Pourvu que cela dure le plus longtemps possible en pensant à l'avenir, hein ? Bande d'autruches en transition résiliente.
Pas si simple de descendre sur cette piste rouge, sans touristes, mais colonisée par des plaques de neige durcies sous quelques centimètres de neige soufflée. Donc pas, de pas de telemark, juste des virages Stem. Pas de talons libérés = pas d'esprit libre.
Après quelques courbes quelquefois hésitantes, me voici en bas de la piste pour atteindre les dernières pentes douces proches du village.
Me voici en terre rurale et en terrain d’aventure… Pour rejoindre mon point d’arrivée qui demeurera secret, je dois franchir encore quelques pentes, barbelés, route nationale, puis ruisseaux gorgés, puis champs détrempés par la ravagerie de l'avant-veille, pour enfin retrouver quelques pentes montantes à l’abri de l’orgre du Sud qui élimine inéxorablement l’or blanc.
Finalement, c’est skis sur le dos que ma tirade se finira… et je crois que c’est presque le ski que je préfère. Du ski, mais pas que. Tu territoire aussi, le champ des oiseaux de printemps du mois de février, l’eau qui coule… la liberté de choisir un tracé à travers champ…
Je me suis permis cette sortie et je n'étais pas seul. Cet écrit aussi. Toute façon, personne le lira, ni le maire bientôt déchu, ni les habitants, tout le monde se fou de mon Ski de Fond Hors des Traces. J'aime mon village et je ne suis pas le seul.
Note : ce texte n’a pas été rédigé par l’intelligence inhumaine. Les photos sont du jour et non retouchées. J'ai involontairement laissé quelques fautes d'orthographes, pour rendre la sortie plus authentique. Le modèle sur la photo, n'est pas responsable des écrits de Régis, pratiquant du ski sauvage et de la Moyenne Montagne.