Un mois en ski nordique dans le Grand Nord ! Norvège

caroline

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Durée : Plus de 4 jours

Difficulté : Moyenne

Pulka : accessible

C'est parti pour un mois tout là-haut ! Notre petite équipe a embarqué pour un raid en Suède et en Norvège, afin de pratiquer le ski nordique. Récit. 

 

 
 
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En 2014, nous avons souhaité fêter notre 10ème aventure nordique dans le Grand Nord, mais aussi notre nouvelle liberté due à notre "départ" à la retraite ! L'occasion aussi de partager notre passion avec de nouveaux et nouvelles cafistes.

Nous constituons 2 groupes de 4, le premier groupe nous accompagnera les 15 premiers jours, le deuxième groupe nous rejoindra les 15 derniers jours.

 

Mercredi 26 février :

Départ à 4h30 du matin pour prendre le bus à la gare de Grenoble, direction Genève, puis avion pour Stockholm. Comme d'habitude, nous avons choisi de voyager en train de Stockholm jusqu'à notre point de départ ; 15 heures de train, c'est plus confortable en voiture-couchette !

 

Jeudi 27 février :

Arrivée à Gallivare (ça parait simple à prononcer, détrompez-vous !!) à 9h45. Le maxi-taxi que nous avons réservé pour aller à Ritsem nous attend à la gare ; pendant les 3 heures de route, le chauffeur nous raconte en anglais toute l'histoire de la région, passionnant pour ceux qui arrivent à comprendre malgré le bruit du moteur !...

Il fait 0°, le temps est gris, nous nous inquiétons déjà en voyant l'état du lac tout gelé que nous devrons traverser le lendemain ; il n'a pas neigé depuis plusieurs semaines.

À Ritsem, refuge STF, le gardien nous rassure en nous précisant qu'il y a 70 cm de glace sur le lac.

27-02-2014 taxi Gallivare-Ritsem -2.jpg

 

Vendredi 28 février :

Il fait -9° ; le temps est clair ; nous descendons sur le lac non sans quelques difficultés à cause du sol gelé (premières chutes avec les pulkas). Nous visons l'abri (un "windshelter" appelé Rautojaure) que nous avions repéré sur la carte à 20km de Ritsem. Malgré toutes les recherches internet que nous avons faites avant de partir et les questions que nous posons au gardien de Ritsem, nous ne savons toujours pas dans quel état il est, mais à priori, il existe toujours !

Nous atteignons l'abri vers 16h ; il faut dégager l'accès; nous pouvons y dormir à 6 (4 sur les 2 bancs et 2 par terre); il fait 0°à l'intérieur, il n'y a pas de poêle. Nous utilisons nos réchauds à méta, mais nous nous rendons compte que les 420 g de méta que nous avons prévu pour 6 ne suffiront pas pour le repas du soir, le petit-déjeuner et l'eau pour le lendemain !!

 

Samedi 1er mars :

Lever à 6h ; départ à 8h ; il fait -5°dans l'abri, -13°dehors. Nous manquons d'eau pour la journée qui va être longue !!

Le temps est correct, mais le terrain n'est pas facile ; nous montons sans cesse des croupes qu'il nous faut ensuite redescendre. À 12h20, nous n'avons fait que 10 kms sur les 26 prévus. Vu l'aspect du terrain, nous changeons notre itinéraire pour nous élever un peu au-dessus du lac Sarkajaure que nous traversons ensuite sur 4 kms pour arriver au pied de la montée finale.

Il est 16h30 ; le départ de la montée est très raide avec les pulkas. À 18h, il fait déjà sombre ; à 19h nous sortons les frontales et marchons au GPS ; 4 kms dans la nuit noire ! nous traversons la frontière sans vraiment voir les kairns qui la marquent.

À 600m du refuge, un petit point lumineux nous guide ; le refuge est occupé par 3 allemands ; il est plus de 20h ! Nous sommes bien contents de nous retrouver au chaud dans ce beau refuge norvégien Roysvatn (812 m).

01-03-2014 (2).jpg

Dimanche 2 mars :

Journée repos sauf pour l'inépuisable Anaëlle qui part se balader ! Nous profitons du sauna. Le temps est beau jusqu'à midi ; ensuite c'est le jour blanc.

 

Lundi 3 mars :

Lever 6h ; il fait toujours -6°; nous avons 22 kms à faire jusqu'au refuge Pauro (700m). Le jour blanc ne nous facilite pas la tâche car le terrain est mouvementé et nous avons du mal à distinguer les creux et les congères.Nous retrouvons le soleil après la pause express du déjeuner vers 14h.

Arrivés au refuge à 16h30 ; il y a 12 places + un petit refuge à côté et nous sommes seuls ! Il fait -11° à 19h ; le cirque est tellement beau que nous décidons d'y rester pour profiter du lieu.

 

Mardi 4 mars :

Lever entre 7h et 8h selon chacun ; il fait -14° mais le soleil est présent. Anaëlle voit beaucoup de traces de renards et de campagnols. Nous partons vers un col au-dessus du refuge ; les pentes ne sont pas trop raides ; la neige est fiable bien qu'un peu croûtée par endroits. Les conditions sont idéales pour filmer à la montée comme à la descente.

Retour en début d'après-midi et farniente dehors au soleil (bien emmitouflés quand même) pour contempler le paysage ! Anaëlle continue à tricoter ses chaussettes, confortablement installée dans son trou.

Nous nous sentons au bout du monde ; l'endroit est tout simplement sublime...

 

Mercredi 5 mars :

Lever 6h30 ; il fait seulement -6°. Le ciel est rosé ; il y a eu du vent toute la nuit ; le temps a changé et le ciel se couvre après une nuit bien étoilée. Après 9 km de lac, nous bifurquons à 90° pour rejoindre le lac de Sita. Nous montons de 100 m dans le jour blanc ; à la descente, nous ne distinguons pas les congères. Gérard évite de justesse l'une d'elles mais Françoise se fait entraîner et fait une chute mémorable : bras de pulka pliés à 90°, pas de mal autre mais ce soir il nous faudra faire quelques réparations.

Partis à 8h, nous arrivons à 16h au refuge de Sita (600m) après avoir fait 22 km.

Le thermomètre indique +2° !!

 

Jeudi 6 mars :

Le vent souffle depuis hier soir et ne s'est pas radouci. Nous partons vers 8h avec le vent du sud que nous prenons de face ; 15 km de lac, dont 4 km plein est avec un vent qui nous pousse de travers.

Nous cassons la croûte à l'abri dans le creux de neige d'un rocher, puis nous montons avec le vent dans le dos et un brouillard de plus en plus épais. Le GPS (et la boussole aussi !) nous conduit au refuge Skoaddejavri (1000m).

À l'approche du refuge, c'est la grosse tempête ; la neige est plaquée sur la porte du refuge ; le vent tournoie. Impossible d'atteindre les toilettes ; Anaëlle nous déclare alors : "Qui pisse au vent se lave les dents " !!

Il fait -4° ; l'altimètre a monté de 100m depuis ce matin.

 

Vendredi 7 mars :

Le vent souffle toujours autant mais la visibilité semble meilleure. Toujours -4° ; l'altimètre n'a pas bougé au lever. Journée repos, lavage, réparations diverses... Gérard a pu atteindre les toilettes et a réussi à les dégager. François nous propose une séance de yoga. Anaëlle tricote des chaussettes. Denis révise l'utilisation de son GPS.

Le soir, nous constatons que l'altimètre a monté de 30m ! mauvais augure pour demain !

 

Samedi 8 mars :

Le vent s'est calmé pendant la nuit pour reprendre au matin ; il est passé du sud au nord. Il n'y a plus aucune visibilité. Pour aller aux toilettes, c'est encore une véritable expédition.

L'altimètre a encore monté de 20m mais la température n'a pas bougé. À 14h, il est descendu de 80m et à 18h de 150m ! il est donc revenu à l'altitude du lieu.

Journée de repos forcé.

 

Dimanche 9 mars :

L'altimètre ne cesse de faire le yoyo ; après avoir baissé hier soir, il est monté de 70m ce matin. Le vent semblant moins violent, nous décidons de partir.

Il est 8h ; nous mettons 1h15 pour faire 1.5 km dans le brouillard le plus total à l'aide du GPS et de la boussole et nous réalisons que nous sommes montés au-dessus du col après avoir tourné en rond ! Après le col, le vent s'est calmé ; il neige beaucoup; les peaux et même les skis bottent jusqu'au lac de Gautelis. À 1km300, nous apercevons le refuge puis il disparait.

Arrivée à 16h, le ciel se dégage ; c'est enfin l'accalmie ! Nous avons mis 8h pour faire les 13km de Skoaddejavri à Gautelis sans pause déjeuner.

 

Lundi 10 mars :

L'altimètre n'a pas bougé mais le vent souffle toujours très fort. Nous partons vers 8h30 par grand beau (qui ne va pas durer !).

Après une belle montée raide dans 60cm de neige fraîche, l'itinéraire est varié ; le soleil joue avec le brouillard, ce qui nous permet de voir 3 rennes, un glouton, une perdrix blanche.

Nous passons un col et descendons sur le lac qui nous permet de rejoindre le refuge Caihnavaggi.

Au refuge que nous atteignons à 14h, nous faisons connaissance d'un allemand et de 2 espagnols installés là depuis 4 jours à cause du mauvais temps ; ils sont très surpris de nous voir arrivés dans le brouillard.

Partis d'Abisko, ils hésitent à continuer sur Gautelis. Nous nous installons dans le petit refuge de 4 places, tout neuf.

Il neige fort.

10-03-2014 Cainhavaggi (2).jpgCainhavaggi

Mardi 11 mars :

Il fait -5°. Nous partons sous un ciel à nouveau chargé bien que le vent ne souffle presque plus. Nos voisons décident de revenir sur Abisko. Il a beaucoup neigé ; nous devons faire la trace. Nous descendons dans un superbe vallon avec heureusement de la visibilité suffisante.

Arrivée au refuge Cunojavvre (700m) à 12h30, nous voyons les sommets alentour tout pelés ! Nous passons une après-midi tranquille (Anaëlle tricote toujours ses chaussettes !).

Le soir, l'altimètre a pris 50m de positif, mauvais signe !

 

Mercredi 12 mars :

L'altimètre est passé de 700 à 820 m ; le vent du sud souffle à nouveau très fort. La visibilité est presque nulle. Comme d'hab, aller aux toilettes est une expédition !

Nous avons le choix entre revenir par Katterat en Norvège où nous retrouvons le train (200 m à monter sur 18 km avec le vent de face) ou bien revenir par la Suède, c’est-à-dire par Abisko. Nous décidons de prendre la 2ème option plus raisonnable car en descente avec le vent dans le dos.

En 1h30 dans le brouillard, nous arrivons au refuge suédois Una Allakas qui est à 4 km. Nous y retrouvons l'allemand et les 2 espagnols.

C'est un refuge gardé comme tous les refuges suédois.

 

Jeudi 13 mars :

Il a neigé toute la nuit. Nous partons vers 8h dans le brouillard et la neige et faisons nos 24 km jusqu'au refuge Abiskojaure sans problème ; il nous suffit de suivre les croix rouges suédoises ! Arrivée à 15h30 dans ce grand refuge accueillant : les 2 gardiennes nous offrent une limonade chaude et nous profitons du sauna.

Grand ciel bleu, belle lumière mais de courte durée car la tempête revient avec toujours un vent du Sud, sud-ouest.

 

Vendredi 14 mars :

Nous partons à 6h30 poussés par un vent fort. Arrivée à 11h à Abiskostation, nous trouvons 4 gars installés avec leur tente dans la gare à cause du vent !

Nous découvrons alors qu'il n'y a aucun train en provenance de Kiruna car un train a déraillé entre Kiruna et Abisko. De plus, il n'y a aucun bus en circulation car la route est coupée à cause de la neige et du vent. Nos 4 compagnons ne peuvent donc pas aller prendre leur avion à Narvik ! La galère ne fait que commencer pour eux ; ils devront en fin de compte attendre que la route soit ré ouverte pour repartir par Kiruna : taxi, train, avion… 2 jours de voyage, 48 heures de retard...

 

Samedi 15 mars :

Pour Gérard et moi, le problème est moins crucial car la 2ème équipe n'arrive que dimanche à Narvik. La route pour Narvik devient praticable en milieu de journée ; nous montons dans l'unique bus venant de Kiruna pour Narvik ; celui-ci va suivre le chasse-neige sur 80 km et mettre ainsi 7h30, notre chasse-neige s'arrêtant régulièrement pour laisser passer le chasse-neige venant en sens inverse ainsi que les voitures qui le suivent !

Belle ambiance joyeuse dans le bus ; les nordiques sont habitués à ce genre de situation !

Nous arrivons dans notre camping de nuit ; dur de trouver où se trouve notre mobil-home ; il n'y a personne à qui s'adresser et le terrain est pentu.

15-03-2014 route de Narvik (1).jpgRoute de Narvik

 

Dimanche 16 mars :

Tout est fermé ; petit-déjeuner avec nos restes, lessive à la main avec une petite savonnette. Il fait très beau ! nous allons déjeuner en ville (à 2km) ; un seul restaurant ouvert, une pizzeria.

Puis à l'entrée du camping nous accueillons nos 4 nouveaux compagnons qui viennent de l'aéroport de Narvik en bus.

 

Lundi 17 mars :

À la gare, nous apprenons que la ligne de train est toujours hors service et ceci jusqu'à jeudi ! Mais un bus circule ! Or nous avions prévu de prendre le train jusqu'à Katterat, notre point de départ à skis, et non le bus car la route ne passe pas à Katterat.

En effet, la route et la ligne de chemin de fer n'emprunte pas le même côté du fjord !

Nous étudions donc la possibilité de nous faire déposer par le bus vers Bjornfjell, au bout du fjord, ce qui nous permettrait de rejoindre Katterat par la montagne sans trop de difficultés (hmm !!) et de dormir dans le refuge DNT situé à 3 km de la gare. Nous partons du camping à la gare en taxi et prenons donc le bus qui remplace le train.

Départ à skis et pulkas à 14h ; il fait -11°.

Bel itinéraire, nous suivons quelques bâtons-repères que nous devons vite abandonner car ils nous entrainent vers la Suède ; dans la descente (raide !), nous retrouvons de gros cairns qui nous guident ; nous descendons de "rampes" en "rampes", jusqu'au moment où nous devons quitter les cairns qui vont vers la gare et non dans la direction du refuge.

Après de moultes péripéties dans un vallon raide, plein d'arbres, de nuit, nous trouvons le refuge Voktergolig à 21h........fermé !!  Exceptionnellement ce refuge n'a pas de cadenas DNT !!

Nous nous résignons à dormir dans l'abri à bois ; la température descend à -20° dans la nuit.

17-03-2014 Bus au départ de Narvik.jpgBus au départ de Narvik

 

Mardi 18 mars :

Au petit matin, nous regagnons la gare de Katterat; la gare est chauffée ! Quel plaisir d'autant plus que des ouvriers sont là et nous prêtent leur bouilloire.

Ils nous prêtent également une scie et une perceuse pour nos réparations de pulkas, certains bras ayant souffert dans la descente boisée de nuit ! Après un bon petit déjeuner, nous partons pour le refuge Hundalshytten (700m) situé à 12 km de la gare. Arrivée à 16h ; il fait -16°.

Epuisés, nous admirons malgré tout quelques aurores boréales.

 

Mercredi 19 mars :

Temps merveilleux mais froid : -21°à 7h du matin. Repos puis petit ballade vers un col qui nous donne une belle vision des alentours de Narvik. Belle neige à la descente, super pour le pas de télémark.

19-03-2014 Récit de nos mésaventures.jpgRécit de nos mésaventures

 

Jeudi 20 mars :

Départ à 7h30; il fait encore -16°. Objectif : refuge Cunojavre par le lac Sealgajavri, puis refuge Una Allakas en Suède, soit 18+4 km. Le temps se dégrade avant d'arriver à Cunojavre que nous avons du mal à trouver pour notre pause de midi. A Una Allakas, le vent s'est levé et l'altimêtre a monté de 60 m !

 

Vendredi 21 mars :

La gardienne vient vers 7h30 nous donner les prévisions météo pour la journée : vent du SO 40km/h. Bien que l'altimètre ait monté de 250m depuis hier, nous décidons de partir pour Alesjaure par l'itinéraire balisé qui traverse la montagne : trois bonnes montées raides interrompues de plats et pour finir une descente raide.

Partis à 8h20, nous arrivons à 15h30 à Alesjaure (780m). Le refuge est étalé sur 4 grands bâtiments pouvant contenir chacun une trentaine de personnes (il y a plus de monde qu'en 2007 !).

Le sauna est ouvert à 18h pour les filles et 19h pour les garçons ; nous en profitons tous.

 

Samedi 22 mars :

L'altimètre a encore perdu 40m dans la nuit. Nous partons vers 9h30 sans vent pendant 1/2h, avec un peu de soleil ; il fait -6°. Le vent du sud, donc de face, se lève et devient pénible. Impossible de nous arrêter pour la pause casse-croûte. La longue montée finale pour atteindre le refuge est fatigante, mais l'accueil chaleureux de la jeune gardienne au refuge nous remet vite d'aplomb. Nous sommes à Tjaktja (1000m).

Comme d'hab’, nous effectuons notre "corvée" d'eau (dans un trou de la rivière) et de bois (à couper dans l'abri à bois).

 

Dimanche 23 mars :

Nous décidons de rester dans ce refuge pour nous reposer. Il fait -8°; après le calme de cette nuit, le vent se remet à souffler. Nous aidons la gardienne à améliorer l'accès au trou d'eau (le trou a une profondeur de 10m !).

Puis dans l'après-midi, arrivent trois Vertacomicoriens !!

23-03-2014 trou d'eau à Tjakttja.jpgTrou d'eau à Tjakttja

 

Lundi 24 mars :

Vers 7h30, la gardienne nous annonce que le vent va tourner du SO dans l'après-midi et qu'il va y avoir un réchauffement ( -4°) ! Finalement il fait grand beau ; l'étape est magnifique et nous permet de faire une belle halte-déjeuner après le col et d'atteindre le refuge Salka (835m) à 14h30. Nous profitons du sauna "mixte" à 19h.

La gardienne nous propose de réserver le logement à Nikkaluokta ainsi qu'une motoneige qui viendrait nous chercher à mi-chemin entre Vistas et Nikkaluokta  (car il y a 34 kms de plat !).

 

Mardi 25 mars :

À 7h, il fait -7° et le vent souffle du Nord qui par chance correspond à notre direction pour Nallo. Après une pause-déjeuner à 13h, nous laissons les pulkas pour nous balader dans un vallon avant le refuge; nous apercevons des rennes. Arrivée au petit refuge de Nallo (915m) à 16h.

Nous partageons notre coin de dortoir avec une dame Sami et ses 2 chiens.

25-03-2014 Chien à Nallo.jpgChien à Nallo

 

Mercredi 26 mars :

Nous décidons de faire une balade avant de redescendre sur Vistas. Nous montons jusqu'à un lac à 1235m; le temps est superbe; les sommets sont magnifiques.

Après notre pause casse-croûte à Nallo, nous descendons dans un superbe vallon, poussés par le vent d'ouest ; de part et d'autre du vallon, nous constatons que de grosses avalanches sont tombées. Puis, le vent fort nous fait perdre les traces de motoneiges et nous devons remonter pour ne pas nous laisser entraîner dans le lit de la rivière devenu étroit.

Nous retrouvons le passage (un peu raide !) avant de nous laisser glisser dans les douces collines qui nous mènent à Vistas. Un groupe de 11 jeunes s'entraînent avec leur professeur aux techniques alpines.

Il ne nous reste donc que le vieux petit refuge de 6 places.

 

Jeudi 27 mars :

Toujours -2° dehors avec un vent du Nord. 9H30, nous partons pour 12 kms jusqu'à la petite cabane Sami "Listasstuga", où nous avons RV à 14h avec la motoneige qui doit nous ramener à Nikkaluokta, 22 km plus loin.

Il fait un temps superbe ; le vent a chassé les nuages. Sans nous presser, nous arrivons à la cabane pour déjeuner et avons le temps d'admirer l'extérieur (toit végétalisé) et l'intérieur, véritable musée Sami (vieux bouquins, vieux poêle, vaisselle ancienne). La propriétaire de la moto-neige nous équipe de grosses combinaisons et nous voilà lancés sur la piste à 30km/heure.

À Nikkaluokta, nous logeons dans une maisonnette tout confort ; il fait 0°.

27-03-2014 après Vistas.jpgAprès Vistas

27-03-2014 sur la moto-neige.jpgSur la motoneige

Vendredi 28 mars :

Petit-déjeuner au restaurant du centre, bien abondant. Après la visite de l'église du village, nous prenons le car pour Kiruna (1 heure de car). Puis nous faisons quelques courses au centre ville pour notre repas du soir en attendant le train qui doit passer à 15h45.

Dans le train, nous rencontrons 3 français avec leurs pulkas achetés sur le site aventurenordique.com ! Ils ont un tipi pour 5-6 personnes, un poêle à bois ; c'était leur première expérience d'Abisko à Ritsem en aller-retour.

 

Samedi 29 mars :

Après une bonne nuit dans le train, nous cherchons les consignes à ski (elles ne sont pas dans la gare, mais dans le hall des bus !!). Débarrassés de nos encombrants bagages, nous pouvons visiter Stockholm jusqu'au soir.

Il fait beau et chaud (15°) ; le ciel est bleu. Nous dormons à l'hôtel-auberge "City Backpackers" situé à 400m de la gare.

 

Dimanche 30 mars :

Retour à Grenoble via Genève. Après un mois loin de chez nous dans un paysage sublime malgré les moments pénibles de tempête, nous nous sentons quelque peu "déphasés" et avec toujours l'envie forte de recommencer l'aventure nordique.

 

 

Chantal et Gérard, de CAF Grenoble Oisans

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