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Fabrication pulka « maison » Pulkas

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Note 3,0/5

Pulka boisAvec l'arrivée de notre malamute Ilouliak dans notre foyer, nous avons décidé de faire des randonnées hivernales en autonomie. La pulka nous semblait être l'engin adapté à cette pratique mais avant d'investir dans cet achat, j'ai eu la tentation d'en construire une afin de voir si cela correspondait à nos attentes. Elle a effectué ses premières glissades début 2008 et affiche maintenant 420 km au compteur.

Testé par
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Note du test 3/5

Nous en sommes pleinement satisfaits, au point que nous n'envisageons plus pour l'instant l'achat d'une "vraie". Voici donc pour ceux que cela peut intéresser, un compte-rendu de la réalisation.
Pulka dans la neige

Le choix des dimensions :
Largeur : suffisante pour avoir une certaine stabilité (éviter les retournements), pas trop pour passer dans les traces laissées par des skis ou des raquettes : 43 cm hors tout, 38 cm à la base.

Longueur : suffisante pour la capacité de chargement et pour avoir une certaine directivité sur le terrain, pas trop pour pouvoir la mettre dans la voiture (elle tient sur la banquette arrière) : 142cm

Barquette en bois

Le choix de la forme :
Spatulée et rétrécie à l’avant pour pénétrer plus facilement dans la neige profonde. Légèrement plus haute devant pour éviter d’embarquer trop de neige en profonde. Obtenir esthétiquement quelque chose qui ressemble plus à une vraie pulka qu’à une caisse.

Le choix des matériaux :
Le choix du bois s’est imposé car sa mise en œuvre est assez simple et on peut assez facilement le travailler avec des outils de base. Pour une question de légèreté et de malléabilité, j’ai opté pour du contre-plaqué extérieur de 5 mm et du ¼ de rond 17x17 en sapin pour l’assemblage (colle à bois et vis 3x15 à tête fraisée). Utilisation de profils alu pour les rails servant à la protection et à la directivité de la pulka. Suite à un premier essai, adjonction de profils alu aux zones d’usures. (voir étape 8)
Profils plastiques pour la fixation de la bâche de protection (bon marché) 150g/m².

Avant de la pulka en bois

Les étapes de fabrication de la pulka

Étape 1 : préparation des ¼ de rond
a) pour l’assemblage : le fond et les côtés n’étant pas perpendiculaires, il faut pratiquer une coupe à l’aide d’une scie circulaire. Garder une partie non rectifiée pour l’assemblage des côtés et de l’arrière qui forment un assemblage à 90°.

Schéma des 1/4 de rond

b) pour la courbure : pratiquer des entailles à la scie à main afin de faciliter la courbure du ¼ de rond. L’espacement et la profondeur des entailles dépendent du bois dont vous disposez. Préservez des zones sans entailles afin de pouvoir utiliser des vis.

 1/4 de rond en bois

Étape 2 : découpe du contre-plaqué
Les coupes rectilignes ont été réalisées à l’aide de la scie circulaire et les courbes à l’aide d’une scie sauteuse (dentition fine pour obtenir une coupe propre). Au niveau des courbes de l'avant, j'ai coupé un peu plus large et j'ai ajusté à l'assemblage.

 Schéma de la découpe du contre-plaqué

Étape 3 : renforcement des côtés
Après 300 kilomètres d'utilisation, j'ai rencontré un problème concernant la solidité de la structure : il s’est créé une fissure au niveau de la jonction entre la pièce avant et les côtés.

 Renfort en bois

C'est assez facile à résoudre : il faut renforcer l'avant des côtés avec une pièce en bois d’au moins 8mm d’épais et de 10 cm de long collée et vissée sur le CP de 5.

 Pièce en bois

Étape 4 : mise en place des ¼ de rond sur les côtés
La partie délicate concerne la courbure : il faut procéder avec délicatesse et progressivement (de l’arrière vers l’avant, ne pas chercher à obtenir tout de suite la courbure complète, mais au fur et a mesure de la mise en place des vis). Ajuster éventuellement la profondeur des entailles, implanter les vis au milieu des zones sans entailles.

Étape 5 : assemblage de l’arrière, du fond et des côtés
Là aussi, procéder délicatement et progressivement. C’est un peu plus facile en mouillant le contre-plaqué à l’aide d’une éponge.

Étape 6 : confection de la pièce avant
A l’aide d’une râpe, de papier de verre et d’huile de coude, tailler dans un chevron une pièce qui s’ajuste le mieux possible à la forme de l’avant. Elle a pour but de consolider l’avant qui est le plus susceptible de subir des chocs et qui devra accueillir la fixation du système de traction.

 Devant de la pulka

Étape 7 : collage
Jusqu’à présent, les assemblages ont été uniquement vissés pour permettre les ajustements. Il faut maintenant procéder à l’assemblage définitif à l’aide de colle à bois. Il convient de boucher les entailles réalisées dans les ¼ de rond afin de les consolider. J’ai utilisé de l’Araldite (de la résine époxy aurait encore mieux convenu).

Étape 8 : protection du bois
Dans un premier temps, j'ai appliqué trois couches d'un vernis extérieur de qualité pour chalet en bois. La première journée d’utilisation a montré qu’il était nécessaire de renforcer les bords d’attaque avant et le talonnage arrière. C'est l'objet de l'étape 9. Sur une neige douce de début de saison, le vernis s'est bien comporté.

 Dessous de la pulka

Mais l'utilisation sur une neige transformée et abrasive a fortement endommagé le vernis et attaqué le bois.

 Dessous de la pulka

Entre deux hivers, j'ai remis de la pâte à bois et du vernis mais le résultat a été le même…

 Dessous de la pulka

Pour préparer l'hiver 2009-2010, je me suis donc décidé à stratifier le fond (et les côtés) avec une couche de tissus et de la résine époxy.

Si le poids de la pulka en a quelque peu souffert (+ 800g), l'aspect bois reste visible. J'ai dû charger en résine pour rattraper l'usure irrégulière du bois. En effectuant cette opération sur du bois neuf, il est possible de faire mieux (poids et esthétique). L'efficacité est bien réelle : la neige ne produit plus d'usure, seuls quelques cailloux rencontrés ont laissé de petites traces.

La société SICOMIN basée à Châteauneuf-les-Martigues m'a précieusement conseillé sur les produits et leur mise en œuvre: 1 kg de résine époxy SR 5550 + 300 g de durcisseur SD 5503 + tissu + wood fill pour épaissir la résine (afin de combler les irrégularités dues à l'usure).

Étape 9 : pose des rails alu, des points d’attache et ajout de protections

 Vu du dessous de la pulka

Les rails alu doivent protéger le fond, mais surtout apporter de la directivité et de la tenue dans les dévers. Pour renforcer les bords d’attaque avant et le talonnage arrière, j'ai utilisé, dans un premier temps, des chutes de goulottes électriques. Celles-ci n'ayant pas duré, je les ai remplacées par des profilés alu de récupération.Lors de la stratification, j'ai supprimé le renfort du talonnage arrière.

 anneau de la pulka

Les anneaux vissés dans le chevron m'ont donné entière satisfaction. Ils sont compatibles avec un brancard ou avec des cordelettes.

J'ai privilégié ces dernières car d'une réalisation aisée, elles semblent plus adaptées à ma pratique tout terrain et aux changements assez fréquents d'équipage tracteur (moi seul, chien seul ou tous ensemble). Je développerai certainement dans un prochain article la problématique de la traction.

Étape 10 : pose de la bâche et de son système de fermeture
L'utilisation d’un profilé de ce type s'est révélé assez pratique pour fixer la bâche à la pulka. Il s'agit d'un serre-feuillets habituellement utilisé pour relier les pages d'un document. Je l'ai trouvé en un mètre chez Casto (l'idéal aurait été au moins 1,5 m).

 Profilé

Le principe est de constituer une cheminée avec deux rectangles de bâche se superposant à l'avant et à l'arrière. Les superpositions sont collées sur une hauteur d'environ 50 cm.
Des scratches sont collés en haut pour faciliter la fermeture qui se fait par rabat (un peu comme un sac étanche). Un système de cordelette et d'élastique assure le maintien de la bâche et du contenu de la pulka.

 Bâche de la pulka

Étape 11 : Réaliser un chariot en cas d'absence de neige
L'objectif est de pallier à un manque de neige comme pour la traversée d'un village ou d’un bout de chemin trop exposé au sud !

 Chariot de la pulka

Je possède un chariot pour le transport pour notre canoë. Il convient pour la pulka mais présente l'inconvénient d'être relativement encombrant et lourd (3 kg 680 ).

 Essieu chariot

J'en ai donc réalisé un spécialement adapté à ma pulka. Les roues (550 g chacune) ont été récupérées sur un kart d'enfant, les moyeux taillés à la scie et à la râpe dans des chevrons, l'axe est un tube de cuivre qui traînait dans mon garage. L'ensemble de l'essieu pèse 1,5 kg. C'est bien plus léger que le modèle pour canoë.

Il n'y a pas de vissage, le système se positionne sur les rails alu. La tendance à reculer est très faible car dès qu'il se met un peu de travers, il s'auto-bloque.Pour une courte distance, sur un chemin non chaotique, cela suffit. Sinon, je passe une sangle sur la pulka et sous chaque moyeu dont la partie la plus fine est prévue à cet effet. On peut positionner l'essieu où on le souhaite pour gérer l'équilibre. Les deux options ont leurs avantages et leurs inconvénients :

 Chariot fabriqué

Modèle relativement léger et peu encombrant. Le centre de gravité bas procure une excellente stabilité, mais la garde au sol est limitée.

 Chariot acheté

Modèle relativement plus lourd et plus encombrant. Le centre de gravité est élevé, mais la garde au sol est excellente pour les chemins.

Étape 12 : Les chiffres
Le poids après stratification et avec la bâche est de 4,9 kilos.
A titre indicatif, voici les dépenses effectuées :

Contre-plaqué de 5mm : 20,45
Quart de rond 17mm x 2m40 : 6,94
Vis 3 x 15 : 4,00
Serre feuillet : 11,56
Bâche 150g/m² : 3,50
Rail alu 10x13x10mm x 2m : 9,35
Vernis : 10,20
Kit de stratification : 18,48
Total : 84,48 euros

Je n'ai pas comptabilisé le nombre d'heures passées à la réflexion et à la réalisation, l'achat d'une pulka du commerce aurait peut-être été plus rentable ! Mais je serais passé à côté du plaisir intellectuel et manuel que cette réalisation m'a procuré. Et cela n'a pas de prix.

Étape 13 : Partir dans la nature et en profiter…
Retrouvez tous mes récits hivernaux sur http://nature.malamute.free.fr

11 commentaires

Marc

Marc

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J'ai toujours bien aimé l'approche simple et naturelle de Patrick. Et la façon de le partager en textes et photos. Je lui souhaite un bon voyage en Laponie le mois prochain.

serge

serge

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ben ouais, pour ne pas se répéter copier collé de Marc et merci à toi Pat pour tes réponses rapide, et, tes sites très détailler sur tout les sujets.
le site courrant; http://nature.malamute.free.fr/
celui du vouage en cours; http://laponie.malamute.free.fr/
grâce à toi j'ai bientôt une pulka fait maison.
bonne neige à tous

christian8

christian8

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bravo belle realisation,c'est astucieux et pas cher et le temps passé c'est avant tout du plaisir.Bon"vent" a toi et a ton malamute;si je n'aimais pas autant les Bergers Allemand c'est le chien que j'aurai choisi.

Christophe

Christophe

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Je crois que les roues vont servir cette année ! :roll:
Mes malamutes n'ont toujours pas tracté la mienne, au fait.

forez

forez

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Beau boulot cette pulka.
Juste 2 idées :
A l'étape 9, les anneaux vissés dans le bois. N'y at-il pas un risque d'éclatement de celui-ci ?
Peut-être faudrait-il mieux percer le chevron de part en part et à la place d'un filetage bois, souder sur l'anneau un filetage métal (10/12 devrait être bien) avec soit un écrou frein au bout soit 2 écrous (écrou/contre-écrou). Il faudrait que la force s'exerce sur tout le chevron, donc une tôle (inox ou alu) percée qui relierait les écrous des 2 anneaux et servirait de grande rondelle et de répartiteur de force de tirage sur le chevron.
Et pour l'usure du fond, une feuille inox de 5/10ème, ça ne rouille pas et l'épaisseur faible fait que ça se travaille bien. Par contre en neige froide avec un peu d'humidité c'est vrai que ça aurait tendance à glacer.
Ce sont juste des idées lançées en l'air ( à défaut malheureusement de les lancer dans la neige) et non des affirmations bien sûr. :-)

grandsteak

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beau boulot, effectivement
pour éviter le fartage du contreplaqué, il est possible de récupérer la semelle d'un vieux snowboard (emmaus par exemple), et de la coller ou de la visser.
semelle à décoller (déjà testé avec des skis de fond, une fois l'amorce réalisée, ça vient presque tout seul)

pat

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Bonjour et merci à tous pour vos commentaires.
Merci à Régis qui a pris de son temps pour la mise en forme et la publication de cet article.
Vous avez dit :
- Marc : "approche simple et naturelle" : c'est très bien résumé et ça me fait très plaisir.
- Serge : "grâce à toi j'ai bientôt une pulka fait maison" : J'attends avec impatience les détails de ta réalisation et surtout celle de ton brancard, pour m'en inspirer…
- Christian8 : "Bon vent a toi et a ton malamute; si je n'aimais pas autant les Bergers Allemand c'est le chien que j'aurai choisi." : Je te comprends parfaitement bien que les Bergers Allemands et les Malamutes soient très différents de caractère, surtout au niveau de l'obéissance !!!
- Christophe : ça fait plaisir de te revoir sur les forums, caresses aux malas et courage à toi.
- Forez : "A l'étape 9, les anneaux vissés dans le bois. N'y at-il pas un risque d'éclatement de celui-ci ?" : Toutes les idées sont bonnes à prendre, mais aucun soucis de résistance de ce côté. Leur orientation est telle qu’ils travaillent uniquement dans le sens de l’arrachement.
"pour l'usure du fond, une feuille inox de 5/10ème… " : comme tu le souligne il y a le pb de la tendance à glacer, j’y vois aussi le risque d’avoir de l’humidité qui s’infiltre entre la plaque et le bois.
- Grandsteak : "récupérer la semelle d'un vieux snowboard" c’est effectivement une bonne idée. Je vois cependant quelques avantages à ma méthode de stratification : pas besoin d’adapter la largeur du fond à cette du snowboard, et possibilité de faire de même avec les côtés en une seule fois.
(j'ai ajouté et les côtés à l'article car je ne mentionnais que le fond, mais les côtés souffrent un peu également.
Pat

Christophe

Christophe

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@ Pat : Merci ! ;-)
Je sors de ma tanière mais je peux toujours pas faire de kart ou courir. Les chiens s'emmerdent alors ils ont appris à aller à la vitesse de ma marche histoire de se défouler un peu.
Je vois que la pulka tient bien le choc. Pour la semelle, du mat de verre avec de la résine puis une couche de gel coat serait pas mal.
Je vais essayer aussi une espèce de vernis pour bateau qu'un pote doit m'envoyer. Il parait que ça résiste super bien à l'abrasion.
Quant au chariot, je préfère les versions hautes, ça permet de mettre les roues vers le milieu pour équilibrer la charge et avoir peut de poids vertical sur le bas d'un sac à dos ou d'un harnais alors que le chariot au raz du sol t'oblige à les mettre très en arrière ce qui augmente le poids vertical au niveau du marcheur.
EN plus les chariot D4 ou Eckla sont assez larges et le risque de retournement est assez faible.

forez

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Tu as raison pour l'humidité entre de la tôle inox et la pulka. Je vois un second inconvénient à l'inox, c'est son PRIX !
Je crois que le système à Christophe avec de la fibre de verre et de la résine serait bien.
C'est costaud la fibre, on peut réparer des planchers de voitures percés ou les bas de caisse.
Dans mon boulot on s'en sert au quotidien pour renforcer les tuyauteries en PPH (matière plastique). On enroule de la bande autour puis on met un peu de résine puis une nouvelle couche. C'est un frettage.
Ca pourrait bien aller pour le fond d'une pulka. Il faut bien doser la résine entre colle et durcisseur. Peut-être mettre moins du second pour que ça soit moins cassant, même si ça met plus de temps à prendre et sécher.

ToneTrooper

ToneTrooper

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Bonjour et merci beaucoup Pat pour ce super article.
J'avais oublié l'idée de me fabriquer la mienne pour 2 raisons principales : le brancard et la glisse du bois sur la neige (donc l'abrasion).
Tu en as déjà résolu un, et à la lecture de ton article les idées ont germées pour le brancard.
Bravo aussi pour la simplicité du système à roues léger.
Petite question : tu dis que les rails latéraux sont nécessaires mais n'ont-ils pas tendance à bourrer ou geler? j'envisageais d'utiliser des vieux skis de fond (coupés/taillés) en tant que patins directionnels.
Merci encore et bonnes randos.
Pierre