Conditions de neige Massif Cantalien

Alors, pour le moment, au 18 novembre 2015, pas un millimètre de neige sur le massif, mais le week-end prochain, ça devrait changer ! Comme je me suis promis cet hiver de remédier à la déplorable absence du Cantal sur ce forum, hé bien je me lance dès à présent, comme ça, je me sentirais obligé d'alimenter ce fil de discussion – en espérant que d'autres skieurs de rando se lancent aussi !
Donc, on skie aussi sur les monts du Cantal, et pas seulement au Lioran. D'ailleurs, pour ceux que ça intéresse, je m'occupe, dès que la neige est de la partie, d'un foyer nordique situé à 1250 mètres en contrebas du Plomb du Cantal, au pied des estives. Le foyer fête ces 40 ans cette année, il est très vintage pour tout dire, n'a pas beaucoup changé en 40 ans, le confort est sommaire mais le café est bon et l'ambiance chaleureuse. J'y loue des skis nordiques, des raquettes, des Fatbike électriques mais aussi des skis HOK (le produit phare du foyer en fait !).
Du coup, les itinéraires que je proposerai sont réalisés la plupart du temps en skis HOK, donc tout à fait valables pour le SRN en général. L'enneigement du massif reste forcément aléatoire, ça dépend des hivers, un peu comme dans en Ardèche, on a parfois de chouettes tempêtes de neige, la "tourmente" chez nous (la "Burle" ailleurs), avec des congères de plusieurs mètres d'épaisseur (comme en février dernier), et parfois rien du tout (comme en janvier dernier). Il y a de quoi faire de magnifiques balades SRN, notamment là où je travaille : des estives et des hauts plateaux, entre 1200 et 1500 mètres d'altitude. Mais le massif est vaste, et un peu à l'écart des sommets parfois assez pentus, on trouve d'autres plateaux superbes (et superbement isolés aussi) comme le Cézallier, La Pinatelle,  le plateau du Limon etc. Des espaces absolument déserts en hiver quand les troupeaux (de vaches) sont descendus aux villages, avec aucun balisage, rien, que dalle : autant dire qu'il vaut mieux préparer son affaire avec soin : la moyenne montagne, comme vous le savez, ça n'impressionne pas forcément, mais un coup de brouillard ou de tourmente, et ça peut se compliquer vite fait (j'ai testé pour vous et je remercie ici solennellement les équipes du PGM de Murat).
À très bientôt pour des infos neige et des itinéraires !
Merci Vincent de nous tenir informé des conditions par chez toi. J'ai notamment traversé le Cézalier en été et n'attend que d'y retourner l'hivers. Mais semble-t'il il faut viser juste, la neige est vite soufflée et les clôtures peuvent vite être pénibles. A moins que des passages  ne restent ouverts en hivers ?
Un peu plus au sud, il y a aussi de très beaux terrains de jeux entre Margeride et Mont Lozère.
à bientôt
https://lenezaufrais.wordpress.com/
xtofpol
Mais semble-t'il il faut viser juste, la neige est vite soufflée et les clôtures peuvent vite être pénibles
Salut à tous ! :)
Le vent crée souvent des accumulations de neige par endroit, et ils faut les viser pour n'avoir que le dernier rang de barbelés à franchir…Mais pour pas mal parcourir ces coins au printemps ou en automne,  j'ai l'impression que les barbelés laissent tout doucement la place aux clôtures électriques, bien plus facile à franchir, et qui sont parfois tout simplement déposées en fin d'automne. Par contre, sur la neige on le les devine guère et il faut être attentif.
Bonne idée de causer du Cantal !
Volcan15 m'a souvent fait rêver, mais il ne donne plus de nouvelles.

…In truffade we believe :D
Modifié il y a 5 ans
@xtofpol le Cézalier en hiver, c'est vraiment impressionnant. L'idéal c'est de partir ou bien de la Godivelle au nord ou bien de Pradiers, voire du col de Fortunier au sud. Là, autour du Mont Chamaroux et du Signal du Luguet (1551 m), c'est les grands espaces et l'infini sous les planches. Le problème, primo, c'est que les routes d'accès sont souvent fermées l'hiver, et secundo, qu'en cas de brouillard, ça peut devenir très galère. Mais par beau temps, c'est énorme (et on doit pouvoir planter sa tente à l'abri du gros bosquet de sapins au Signal du Luguet ou trouver refuge dans un buron - reste à savoir s'il y en a un d'ouvert, faut que je me renseigne).
@N_75  Oui, je plussoie pour les clôtures électriques, c'est l'impression que j'ai aussi. Les éleveurs que je connais les préfèrent aux barbelés, mais c'est pas le même coût. Là où j'habite, sur la Haute-Planèze à l'est du Plomb du Cantal, on a pas mal de parcelles d'estives en biens de section : en général, les paysans les ouvrent à la fin de la saison, quand les vaches redescendent autour des villages. On est donc rarement obligé de passer sous (ou sur) les clôtures. Et souvent, effectivement, l'accumulation de la neige fait oublier les barbelés (et les ruisseaux aussi parfois, ce qui occasionne quelques surprises éventuellement désagréables - si la neige recouvrant le ruisseau n'est pas très ferme).



Vincent.Hok
reste à savoir s'il y en a un d'ouvert, faut que je me renseigne).
chuuuuut !   :angel:
tu feras passer l'info en messages perso…:D


Tu ne loues que des Hok et des skis de fond (oui,oui, ça fait déjà un investissement), pas de SRN, ni même de skis de fond sans carres mais un peu plus larges que les skis de compète ?
A lire et écouter, j'ai l'impression que les gens semblent re-découvrir qu'on peut skier hors des traces de ski de fond, et hors des pentes alpines…en fait pratiquer le SRN. Avec les potes, on l'appelait STT (ski tout terrain) avant que l'appellation ne se démocratise.
La question c'est parce que je connais quelqu'un qui cherche de la location avant d'acheter !
Modifié il y a 5 ans
Hok, ski de fond classique et raquettes à neige.
C'est exactement ça : au foyer j'ai pas mal de gens qui viennent faire du hors piste, ils veulent de la neige vierge - dans un esprit rando, exploration, voire crapahutage. Les Hok sont très bien pour ça, et le terrain s'y prête. Et il m'arrive de croiser sur le massif, loin des pistes damées, des skieurs de fond avec des planches à l'ancienne qui font leur propre trace (par exemple, l'année dernière, au col de la Grifoul, un éleveur du coin, 70 piges au minimum : "j'ai toujours fait ça l'hiver, qu'il me fait, et ces skis, j'en ai jamais changé"smile. On a oublié qu'avant l'arrivée des dameuses et des skidoo, le premier faisait la trace hein !
On voit la même tendance en alpin. Le hors piste. Et on note aussi la même tendance des stations (nordiques ou alpines) d'essayer de récupérer ces activités "sauvages" en proposant des itinéraires spécial "hors piste" - ce qui est contradictoire dans les termes n'est-ce pas, mais ce serait dommage de laisser les gens s'amuser tout seul (l'argument définitif justifiant cette "reprise en main des activités "sauvages" étant : la sécurité). Dans le cantal, le "suraménagement" touristique de la montagne reste modéré et confiné à certains coins, les autres endroits étant du coup totalement désertés - et c'est très bien comme ça.
Vincent.Hok
Et il m'arrive de croiser sur le massif, loin des pistes damées, des skieurs de fond avec des planches à l'ancienne qui font leur propre trace (par exemple, l'année dernière, au col de la Grifoul, un éleveur du coin, 70 piges au minimum : "j'ai toujours fait ça l'hiver, qu'il me fait, et ces skis, j'en ai jamais changé"
Dans le Forez on a également un phénomène dans le genre ! pas éleveurs, mais pas loin de… 20 piges de plus….  :D
y'a pas de smileys pour que je me marre…:)
Modifié il y a 5 ans
20 piges de plus ? ouala ! ça fait dans les 90 au total ça !!
Faut dire que dans les années 60/70, la plupart des gamins des villages du Cantal autour de la montagne ont appris à skier, souvent dans le cadre de l'école avec leur instit. Et avant, on avait les skis de menuisier, qui servait surtout à se déplacer car les hivers étaient rudes. Et c'était du ski nordique (l'alpin était plutôt réservé aux urbains plus fortunés). Les jeunes de cette époque du coup savent quasiment tous skier et certains, devenus un petit plus âgés, ont gardé l'habitude de chausser les planches l'hiver venu. (certains d'entre eux, parmi les anciens, avouent avoir déserté les domaines nordiques quand le skating est arrivé, et les pistes damées, et les forfaits payants : mais chuutttt, faut pas raviver d'anciens conflits :)
Modifié il y a 5 ans
Vincent.Hok
certains d'entre eux, parmi les anciens, avouent avoir déserté les domaines nordiques quand le skating est arrivé, et les pistes damées, et les forfaits payants
J'ai toujours eu la vague impression que cette période (deuxième moitié des 80' en gros) à été une charnière entre les années pas alternatif, knickers, foyers de ski de fond, salle hors-sac, salle de fartage, trace unique parfois, et vin chaud correspondant en gros aux années de la démocratisation du ski de fond en France (1970-1985), et l'ère boulevards à ski de fond. A l'image d'un sport qui entre dans le professionnalisme…et perd de son charme (le rugby me vient à l'esprit). Mais on ne s'en rend compte qu'avec le recul du temps.
Le quasi-nonagénaire auquel je faisais allusion devrait être bien placé pour en causer !
Modifié il y a 5 ans
N_75
knickers, foyers de ski de fond, salle hors-sac, salle de fartage, trace unique parfois, et vin chaud correspondant en gros aux années de la démocratisation du ski de fond en France (1970-1985)
Voilà : et c'est pour cette raison que pour les 40 ans du foyer, on va organiser une journée vintage avec défilé de mode et sortie sur de vieilles planches !
Bon, ce fil de discussion commence carrément HS - mais c'est pour patienter en attendant la neige (dans 24 heures chez nous d'après les météorologues)