Cirque de Grandval France > Monts du Cantal

Vincent.Hok

Vincent.Hok

  • 0 topo
  • 3 sorties
  • 0 test
  • 0 avis
  • 2 actualités
  • 4 commentaires
  • author: Vincent.Hok

Durée : Demi-journée

Distance : 12,0 km

Difficulté : Moyenne

Altitude de départ : 1350m

Altitude d'arrivée : 1350m

Dénivelée : +550m -550m

Altitude de chaussage: 1350m

Point le plus haut : 1650m

Pulka : non accessible

Maintenant que la saison hivernale passe en mode ski de printemps (et ça tombe bien, le massif est encore bien enneigé au-dessus de 1400m), j’en profite pour vous présenter quelques espaces particulièrement adaptés à la pratique de la rando nordique, que ce soit en raquettes à neige, en skis de randonnée nordique ou en ski-raquettes. Aujourd’hui, le col de la Griffoul, situé à 1 368 m d’altitude, entre la vallée de Brezons et la vallée de l’Épie, au sud depuis le col de Prat-de-Bouc. J'y suis allé le vendredi 18 mars 2016 avec les toutous (Iris, épagneule de son état et Capou, petit Spitz) et j'y suis retourné le lendemain avec trois amis, en skis-raquettes (HOK 125 et 145 + OAC 127).

On peut se garer au col, quand la route est dégagée (elle est fermée une partie de l’hiver, ce qu’on peut comprendre en découvrant, après le passage de la fraiseuse au printemps, l’épaisseur des congères). Un large chemin généreusement enneigé monte vers l’ouest, en direction du cirque de Grandval. On admire au passage la vallée de Brezons au sud, une des plus belles vallées glaciaires d’Europe (dixit Haroun Tazieff, qui s’y connaissait un peu) et, au fur et à mesure de l’ascension, on découvre la partie sud des Monts du Cantal, toute la crête qui s’étend depuis le Plomb jusqu’au Puy de Bâne et Malbo. C’est probablement un des coins les plus sauvages du massif, succession d’estives de hautes altitude, de puys et de forêts, parsemés de nombreux burons.

P3180151.JPG

On fera une pause au buron de la Combe de la Saure, parfois totalement recouvert de neige en hiver (exceptés ses fameux panneaux solaires qui brillent dans l’immensité blanche). Le buron accueillit autrefois des visiteurs, même en hiver. J’ignore s’il est prévu une ouverture pour l’été prochain.

Depuis le buron, on grimpe sur la crête, plein nord, au-dessus du cirque de l’Épie. Puis on suit la crête vers l’ouest, en passant à proximité des Puys de Gerbel et de Grandval (1650 m) avant de filer au col de la tombe du Père, à 1586 m, où l’on croise les skieurs alpins dévalant la pistes depuis le sommet du Plomb du Cantal. Attention aux passages parfois un peu pentus entre le puy de Grandval et le col.

le buron de la Combe de la Saure

La descente dans le cirque de Grandval depuis le col est un délice quand la neige est bonne – mais peut s’avérer délicate en cas de neige gelée (au printemps, elle s’adoucit généralement dans la matinée). Attention également aux éventuelles coulées de neige (se renseigner au col de Prat-de-Bouc sur les risques d’avalanches). Et enfin, prenez garde aux ruisseaux qui n’apparaissent pas forcément sous les congères (et peuvent créer des pièges redoutables si la neige s’effondre au passage des skieurs). Si les conditions le permettent, c’est vraiment une superbe descente pour les skieurs de rando ou les skis-raquettes : on a largement la place pour dessiner de grandes courbes en visant les burons de Grandval en contrebas sur la gauche (l’été, on y voit fréquemment des marmottes !).

Cirque de Grandval en skis HOK

Après les burons, un chemin grimpe en lisière de forêt plein est. On peut pousser plus bas si on le souhaite en traversant la forêt qui descend jusqu’au bout de la vallée de brezons, au niveau de la cascade du Saut de la Truite et au hameau du Bourguet, juste après Lustrande. Figurez-vous que c’était un des objectifs d’entraînement du grand skieur de fond Alfred Jacomis, champion de France en 1939, natif d’Albepierre, d’où il avait coutume de partir avec sa lourde paire de skis en bois : il grimpait jusqu’au col de la Tombe du Père via Prat-de-Bouc, puis redescendait jusqu’au Bourguet, où il avait des connaissances, et retour ! Une sacrée équipée avec ces skis lourds et peu maniables.

Pour le retour, on emprunte donc le chemin qui monte en lisière de forêt après les burons de Grandval, pente raide, neige souvent en dévers, par forcément agréable (comptez sur les carres de vos planches pour gagner en stabilité). Au sommet du chemin, un panneau indique « Cirque de Grandval, 1500 m), et le col de la Griffoul est à une petite heure d’ici plein ouest.

La balade fait environ 3 heures (sans compter les pauses). Compter 600 m de dénivelé positif. Pas de balisage. À proscrire en cas de mauvais temps, se méfier du brouillard qui monte vite sur ces hauts-plateaux. Cartes et boussolle (et GPS éventuellement) indispensables si vous découvre le coin.

Une très belle balade à la demi-journée, solitude garantie au printemps, et de très belles pentes pas trop abruptes pour s’adonner aux joies du telemark ! Un spot très connu aussi des pratiquants du snow kite dont on admire souvent les voiles dans le ciel.

P3190015.JPG

 

 

Météo

Ciel bleu immaculé le vendredi 18 mars, et même topo le lendemain, avec quelque nuages ne fin d'après-midi. températures printanières.

Condition de neige

Neige de printemps, mais avec une belle épaisseur par endroit (des congères de deux mètres alternant avec des zones presque au sec). Magnifique à skier le matin, mais la neige se tranforme dans l'après-midi.

Activité avalancheuse observée

Pas de danger particulier si on s'en tient à l'itinéraire, mais des risques notables sur les pentes sous la crête entre le Plomb du Cantal et la Croix d'Imbiquerou.

Commentaires

Aucun commentaire