Vallée de Saint Véran : Le grand canal – Refuge de la blanche France > Queyras

Jean Lou Botta

Jean Lou Botta

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Durée : 1 jour

Distance : 17,0 km

Difficulté : Moyenne

Altitude de départ : 1960m

Dénivelée : +708m

Point le plus haut : 2500m

Pulka : accessible

Les vallées du Queyras par leur géographie offrent la possibilité de nombreuses randos nordiques, la Haute Route des Escartons les traverse en deux journées avant de rejoindre le Briançonnais, dans chacune d’elles des balades à la journée voire deux jours sont possibles.  Au départ de Saint Véran nous allons parcourir le vallon de l’Aigue Blanche avec un aller en balcon offrant un panorama saisissant. Il s’agit de la vallée principale, outre sa position géographique frontalière avec l’Italie (Val Varaita) à l’Est, l’Ubaye au Sud et la vallée de l’Aigue Agnel au Nord ce coin du Queyras recèle une histoire en lien avec les richesses de son territoire et notamment le minerai de cuivre. En suivant le grand canal nous remonterons vers les anciennes mines puis plus haut la chapelle de Clausis pour marquer une pause au refuge de la Blanche. Refuge qui peut être utilisé par le randonneur nordique pour aller éventuellement plus haut sur la frontière.

Télécharger la trace GPX

Le départ peut s’effectuer depuis le centre du village à son point le plus haut, nous indiquons celui par la route de la mine. On va chausser (et mettre les peaux si vous ne l’avez pas fait au chaud) au départ de la route de la mine au Sud Est du village (km 0, altitude 1960 du gpx), suivre la route et la quitter à gauche (km 1, altitude 2110 m du gpx), au niveau du panneau d’interprétation du téléski du « pré du géant » et suivre la direction « Cabane de la fontaine du renard ». 150 m de dénivelé conduisent à la cabane, ce sera la section la plus raide de la journée, on prend pied sur le canal (km 2,400, altitude 2280 m du gpx) et le suivre vers l’amont (pratiquement plein Sud).

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Arrivée au km 4,400, (altitude 2 330 m du gpx) à l’approche de la cabane de Labounnais, si la neige est plaquée (c’est malgré tout assez rare) ne pas hésiter à quitter le canal (et la trace gpx) si celui-ci est trop bouché car à ce niveau la pente devient raide au-dessus et en dessous. A l’endroit où la courbe de niveau part plein est, avant que la pente raidisse, il faut monter plein nord 5 mn puis traverser au dessus du canal. Lorsque la cabane de Labounnais (2 316 m) est à vue la rejoindre par la pente facile à gauche. De ce point on doit quitter le canal dont le tracé est en amont trop exposé à des pentes raides. On descend au mieux par des pentes peu raide et large pour rejoindre la route de la mine au droit de la chapelle Sainte Elisabeth (km 5,200, altitude 2 253 du gpx).

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On suit la route qui va traverser le site minier contemporain (altitude 2 247), puis au km 7,200, (altitude 2 340 m du gpx), on atteint le pont sur le torrent principal de la Blanche, nous sommes juste sous la chapelle de Clausis. Quitter la route et remonter en suivant le torrent au mieux, en évitant les talus proches de celui-ci en cas de fortes épaisseurs de neige, en direction du refuge. Là nous sommes vraiment dans le cirque de la Blanche, la Tête des Toillies domine le vallon et on peut voir les cols qui permettent le passage vers l’Italie. Le col de Saint Véran peut constituer un objectif avec vue sur le Val Varaita qui réservera de belles descentes au retour.

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Le refuge mérite un arrêt gastronomique, bon accueil garanti. La descente vers Saint Véran va se dérouler rive gauche, au début sur la route d’accès souvent damée puis on la quitte au km 11, (altitude 2 400 m du gpx), la chapelle de Clausis est à 100 m à ce moment là, détour conseillé, si les conditions le permettent il faut descendre dans la combe du bois de la Selle, large, plein nord, souvent bonne neige pour rejoindre le fond du vallon et ensuite une piste souvent tracée (km 12, altitude 2 230 m du gpx). De là se laisser glisser jusqu’au pont Vieux (km 15,80, altitude 1 953 m du gpx) qui marque la fin de la descente, le traverser et remonter en pente douce vers le point de départ atteint en 10 mn.

Depuis le refuge il est possible de monter au Col de Saint Véran (350 m de dénivelé) et retour au refuge pour rejoindre le tracé indiqué.

Difficultés rencontrées

Pour se faire plaisir la maîtrise du freinage type chasse neige est quasi obligatoire. Quelques pentes sous la cabane de Labounnais et dans le bois de la Selle seront plus appréciées si vous avez un virage passe partout type stem ou télémark. Mais sinon quelques conversions en viendront vite à bout.

Si enneigement important modifiant la topographie du canal (il n’est plus horizontal dans sa largeur) il faut absolument quitter l’itinéraire quelques mètres comme indiqué ci-dessus.

A la montée depuis le pont (2 340 m) sous la chapelle de Clausis il faut éviter les talus raide près du torrent, les contourner en cas d’épaisseur de neige significative)

Accès

Transports en commun

Gare sncf à Montdauphin-Guillestre et car pour Saint Véran en correspondance avec le trin de nuit et dans la journée. 

Accès routier

  • depuis Grenoble (4 h) via le col du Lautaret, Guillestre car le col de l’Izoard est fermé à la circulation l’hiver.

  • Depuis Marseille (3 h 30) via Sisteron.

Cartographie

Mont Viso, Saint Véran. Aiguilles – 3637OT

À savoir

Encadrement possible avec Mathieu Antoine, Moniteur nordique, Tel : 06 16 33 16 81.

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Pratiquer la randonnée nordique c’est aussi l’occasion de s’intéresser à ce qui compose un territoire alors autorisons nous quelques lignes sur l’histoire de la mine de cuivre des Clausis : « Les vestiges visibles (km 6,300, altitude 2 247 du gpx) témoignent de l’exploitation d’un minerai rare et très riche en cuivre : la bornite. Des kilomètres de galeries ont été creusés à différentes époques pour extraire ce cuivre, qui était ensuite concentré avant d’être expédié et transformé en cuivre métal. Les travaux de la laverie se faisaient en surface. Les mineurs concassaient, broyaient, triaient, lavaient le minerai, d’où ces machines implantées au fil de la pente. Pendant l’hiver les mineurs creusaient les galeries ; ils faisaient sortir les déblais et stockaient les blocs de minerai dans la trémie. Les habitants de Saint Véran qui travaillaient à la mine, se rendaient à la mine à skis, en bicyclette ou en mobylette selon les saisons ». Ca c’est pour l’époque moderne au 20 eme siècle (fin de l’exploitation en 1960). Une autre histoire est écrite dans les profondeurs situées… « plus haut dans la pente vers 2500 m d’altitude où le filon de cuivre a été découvert plus de 4000 ans avant nous…» (source : « Géoparc des alpes cottiennes »).

La montagne est un milieu hostile. Les informations contenues sur cette page sont données à titre indicatif. Les informations relevées sur le terrain prévalent en toutes circonstances. Prenez vos précautions. En cas de doute, faites appel à un professionnel de l'encadrement. La randonnée nordique est une pratique respectueuse et responsable : vous évoluez dans des milieux naturels sensibles, merci de les préserver.

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