Hauts Plateaux du Vercors France > Vercors / Grande Traversée du Vercors : Combeau – Corrençon-en-Vercors

Francois Mattart

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Durée : 2 à 4 jours

Difficulté : Moyenne

Pulka : accessible

François vient de très loin pour explorer le Vercors en hiver. La Belgique est son camp de base officiel mais ses incursions dans les massifs de France sont fréquentes. Chose extraordinaire chez lui, c’est sa chance et son envie de relever de nouveaux défis !

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Il a été l’heureux gagnant d’un séjour à ski offert par l’agence Grand Angle dans le cadre d’un jeu organisé par www.skirandonnenordique.com

Après toutes ces épreuves, il a eu le courage de se lancer à la découverte des Hauts Plateaux du Vercors, alors qu’il n’avait que 2 heures au compteur « d’expérience » en ski de randonnée nordique !

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<< Entrée en matière >>
Se retrouver sur des skis de randonnée nordique n’est pas chose aisée lorsque l’on est un piètre skieur comme moi. Mais l’appel de l’aventure est chez moi plus fort que mes appréhensions ! C’est ainsi, que je me suis retrouvé, lattes aux pieds et pulka dans le dos, en route pour 5 jours de randonnée à travers les Hauts Plateaux du Vercors.

Ah, le Vercors, celui-là même que nous avions traversé en 2004 chaussés de nos godillots avec les Amis de toujours. Lapiaz, Scialets et autres déformations naturelles seront au rendez-vous mais sous deux mètres de poudreuse. Pas de sources à disposition, il faudra faire fondre la neige…

<< Immersion au départ de Rousset-en-Vercors >>
Fini le confort douillet du gîte de Rousset, en route pour Le Paradis Blanc. Ou pour l’enfer du Grand Nord ?…

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C’est par la route forestière de Coche que nous grimperons de 923m à 1365m d’altitude en atteignant le refuge ONF de Pré Grandu. La montée se déroulera sous un ciel couvert sans que nous rencontrions de problèmes majeurs, hormis les différents réglages musculaires traditionnels de début de rando.
J’utilise le terme rando car c’est en effet cette façon ancestrale de marcher qui va me conduire à travers les étendues blanches. Le mouvement de marche est permanent. En y ajoutant la petite glisse supplémentaire, c’est avec facilité que nous atteindrons le refuge de Pré Grandu.

Le refuge de Pré Grandu : installation simple dotée de toilettes écologiques et d’un feu de bois pour la chaleur et l’ambiance.

Djamel, notre guide nous bourre de conseils de prudence et de mise en garde. Le Vercors, il connaît ! 15 ans à arpenter les plateaux ça vous muscle le cerveau…

Les premières constatations ne tardent pas à venir, il va falloir résister à l’humidité… Transpiration, neige fondante, pluie et autres variations sur le thème de l’eau feront partie de notre aventure. En parlant d’eau, le premier réflexe que nous nous imposons après avoir délivré les duvets de leurs sacs de compression, c’est de prendre de la neige, de la faire fondre pour la faire ensuite bouillir. Ce rituel journalier ne nous lâchera pas pendant 5 jours, matin et soir…

Se protéger de l’humidité est chose aisée avec du bon matériel. Trop de soucis, dans le passé, m’ont poussé à opter pour des vêtements de qualité qui m’apporteront une totale satisfaction.
14 heures : nous replaçons nos pieds sur les skis et filons plein Est vers le Grand Veymont. Premières émotions en ouvrant la trace, chacun à notre tour, dans la poudreuse. Une petite pluie nous tient compagnie et le terrain est tout en pente montante mais douce. Nous ne rencontrons aucune difficulté pour atteindre la plaine du Pichet.

La pluie continuant de tomber, nous décidons de repartir vers Pré Grandu. Génial, les montées deviennent descentes. Premières joies de la glisse et premières galères…
Les chutes sont nombreuses car notre centre de gravité de néophytes a la fâcheuse tendance de ne pas se placer au bon endroit. Malgré une fatigue due au stress, au voyage depuis la Belgique et à l’énergie brûlée à se relever de la poudreuse, c’est dans la bonne humeur que nous nous moquerons de nos déboires. En aparté, chacun se demande néanmoins comment nous allons nous en sortir avec les pulkas dans 2 jours…

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Première soirée avec parties de Uno endiablées, fous rires et autres blagues de potaches : le groupe entre dans la phase où les personnalités de chacun font que la sauce prend ou pas…Pas de soucis pour nous, ça prend !

<< Équipement pour le raid >>
Je profite d’un moment de solitude dans la chambre rudimentaire (non chauffée) pour faire un topo de mon équipement et tirer mes premiers constats. L’option surpantalon Gore Tex avec pare neige est parfaite. J’ai mon pantalon de randonnée (Schoeller ) dessous. Aucune humidité, hormis celle de la transpiration, dans les chaussures et ce malgré plusieurs immersion jusqu’au bassin dans la poudreuse. Pour le dessus, un Tshirt manche longue thermique et un Power Stretch me donnent de la chaleur (mais pas trop) sous ma veste Gore Tex Proshell. Je vire celle-ci dès l’arrivée au refuge pour enfiler une petite doudoune en Primaloft. Chaleur garantie. Pas besoin de changer les dessous, je ne suis que légèrement mouillé de transpiration et sécherai très vite sous la Puffligth.

Mon sac à dos Camp se fait oublier grâce à une ergonomie étudiée pour ce type d’activité. Ce sac me permet d’emporter ma pelle personnelle. Ah bon ? Une pelle ? Mais tu ne dors pas en bivouac… Non mais la première chose à emporter comme outil pour un déplacement dans la neige, c’est une pelle ! Je ne l’oublie jamais ! Et comme Alain Hubert, j’ai également une petite brosse pour balayer la neige sur les équipements. Une brosse ?, n’importe quoi !… Demandez-lui ce qu’il emporte pour ces explorations arctiques, vous serez surpris…

<< Premiers réglages>>
Tout va bien au niveau de l’équipement et de la forme physique mais j’ai un problème avec l’eau. Neige fondue et bouillie donne un goût fade et, franchement, ce n’est pas bon du tout. Résultat, je bois moins et mes urines ont viré à l’orange… Je dois mieux boire et faire un effort en buvant cette eau sous forme de thé, elle passera mieux. Mon thermos me servira beaucoup pendant le raid.

<< L’aventure>>
Soirée tranquille et sommeil profond pour cette première nuit.

Le lendemain, un ciel couvert nous obligera à ne pas prendre de risque et nous ne nous éloignerons pas de notre refuge. Au menu, une journée de 6 à 7 heures était prévue mais nous opterons pour une demi-journée d’exercices avec les skis. Raidillons montés, descendus. Conversions à gauche, à droite, en montant, en descendant. Djamel nous assomme de conseils et nous progressons tous. Ces exercices nous serons ô combien utiles pour la suite. Nous avons même pu essayer l’élégance du Telemark ! Enfin, plutôt le Telemark sans élégance pour nous ! La très mauvaise météo de l’après midi nous empêchera de poursuivre notre apprentissage. Nous retournons sans traîner au refuge mais en prenant beaucoup de plaisir sur le chemin. Adieu exploration vers la plaine de Quéry…

Un groupe de raquetteurs passera la nuit dans le second dortoir. Le gîte ONF de Pré Grandu peut accueillir 17 personnes. La soirée sera bruyante mais très conviviale.

Bonne nouvelle, demain, quelque soit la météo, nous traverserons les Hauts Plateaux pour rejoindre le refuge des Chaumailloux. Tant mieux, cet après midi de repos forcé n’a fait qu’attiser mon envie de grands espaces. Demain, la grande aventure commence.

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Réveil matinal et petit déjeuner frugal. Préparation des pulkas avec la nourriture et nos sacs. Rangement du refuge.

Les randonneurs en raquettes sont partis, le silence reprend ses droits. La nature nous appelle. Il pleut, nous partons, direction sud est.

Nous marchons et glissons en silence en suivant la route du Rachier. Il neige un peu, la visibilité diminue. Il faut coller au train. Les flocons se font plus épais. Djamel surveille, tel un berger, ses drôles de moutons. Le silence. Le bruit de la glisse. Avancer, ne pas traîner. Le vent se lève, le Grand Nord est là et nous sommes en plein dedans. Rester vigilant. Gare aux Lapiaz qui sont partout. On devine leur présence par le léger entonnoir que la neige a formé dans leurs entrailles. Tenir la courbe de niveau, ne pas gaspiller son énergie inutilement. Les skis font très bien leur travail et la pulka n’est pas gênante. Au contraire, elle apporte une certaine stabilité. Les petits raidillons se passent aisément. Les peaux de phoque sont indéniablement indispensables pour ce type de terrain. Nous frôlons les branches de sapins qui plient sous le poids de la neige. La tempête se calme un peu et nous passons Gerland d’un bon train. J’ouvre la trace depuis un moment quand soudain, les nuages s’écartent, le soleil apparait, le grand bleu est enfin de la partie. Nous tombons la veste et sortons les appareils photos. Nous sommes sur le scialet de la Fontaine de la Plante. Pause midi. Nous devinons Pré Peyret au loin. Des randonneurs vivent leur aventure en filant vers la Grande Cabane. Le vent est de retour. Les vestes aussi. Il neige. Nous filons vers Peyre Rouge. Le Mont Aiguille nous attend. La neige est bonne, nous passons près de La Jasse de Peyre Rouge. Djamel a repris les commandes.

Nous ne traînons pas. Il nous faut atteindre Chamailloux au plus vite. Nous passons le pas de l’Ours et dans la pente, en contre bas, entre les flocons, nous apercevons le refuge. Nous y sommes, il n’y a plus qu’à se laisser glisser. C’est tout sourire que nous prenons la trace de notre guide. Nous passerons la nuit au refuge ONF en contrebas de Chamailloux.

La neige tombe toujours, nous nous hâtons de dégager l’entrée, les fenêtres, de décharger et de rentrer les sacs, de ranger les pulkas, d’allumer le feu, de mettre de la neige à fondre et d’installer nos matelas et nos duvets. Cette journée de ski m’a rendu accro au ski de randonnée nordique et je m’imagine déjà raconter cette aventure à mon petit garçon…

Adieu raquettes, mon choix est fait, je suis devenu skieur nordique avec pulka. Je pense déjà aux futures destinations, aux bivouacs, au matériel, à Amundsen et aux peuples scandinaves qui depuis la nuit des temps ont utilisé ce mode de déplacement. Je suis un randonneur et j’aime ce sentiment de liberté dès que j’enfile mes godillots. J’ai eu aujourd’hui cette même impression avec mes skis. La raquette me plaisait beaucoup et je retrouve les mêmes sensations de marche mais qu’il est génial de se laisser glisser sans bruit dès que le terrain le permet…

La pulka est une compagne silencieuse et discrète. Pas de soucis de dos. Elle suit la trace sans broncher. Les virages se prennent large, histoire de ne pas brûler de l’énergie pour rien. Je suis prêt pour de nouvelles aventures hivernales…

Un appel de Djamel me sort de mes pensées, le thé est servi.

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Nous quittons le refuge le lendemain vers 9 heures sans les pulkas. Nous attaquons l’ascension du pas de l’Ours mais en prenant la direction des ruines de Jasneuf. Le ciel bleu du départ se couvre rapidement. La journée d’hier nous a donné de l’assurance sur nos lattes et les conversions très utiles dans les ascensions, nous font grimper d’un bon pas.

Pause de midi dans une bergerie car la neige est de retour. Des randonneurs en raquettes se joignent à nous. Convivialité montagnarde.

L’ascension se poursuit par le Jardin du Roi. Les raidillons très raides sont bien négociés et les descentes entre les sapins sont magnifiques. Le ciel est gris mais la visibilité est bonne. La neige s’est arrêtée de tomber. Nous atteindrons les 1900m près de la Croix du Lautaret et prendrons la direction de Chamousset tout en glisse. Le bruit caractéristique des peaux est comme une douce mélodie dès que l’on prend de la vitesse. Gaz, nous filons comme le vent !

Soirée tranquille et couchés avec les poules car demain une grosse journée nous attend. Le chemin du retour vers le Col du Rousset est au menu du jour.

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Levés tôt, nous attaquons cette longue journée par le rangement du refuge, la préparation du matériel et les derniers remplissages de gourdes et de thermos.

Retour au pas de l’Ours et passage à Prey Perret sous un beau ciel bleu. Nuageux mais bleu. Nous ferons la pause de midi au Pas des Econdus. La neige est excellente, nous avons bien progressé ce matin. La journée est encore longue mais personne ne se plaint. La reprise se fera par une abominable côte tout en dévers. Encore une fois, les skis et les peaux font merveille et nous passons l’obstacle sans difficulté particulière. Nous sommes sur la Montagne de Beure et déjà les pistes de skis sont visibles. Le Col du Rousset nous ramène à la réalité. Le rêve se termine. Nous continuerons la descente par la Combe Mouron. Direction Rousset. Dans un virage, une source. Je n’ai pas hésité une seconde, j’ai rempli ma gourde et me suis goulument noyé dans une eau enfin meilleure que cette neige bouillie…

Le final est un peu trop technique pour les corps fatigués mais nous atteindrons Rousset et notre gîte dans la bonne humeur malgré une neige moins abondante.

Fin de cette fantastique aventure dont les traces éphémères ont déjà été balayées par les vents…

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Liens web utiles :
fleche_droite.png Le site professionnel de François Mattart
fleche_droite.png Agence de voyage Grand Angle
fleche_droite.png Idées d'itinéraires dans le massif du Vercors

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sylva

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Bonjour François,
J'aimerais savoir quels sont les degrés de pente les plus raides que tu as rencontré? Et est-ce qu'il y avait des arbres où c'était complètement dénudé? J'aimerais bien faire la traverse du Vercors mais j'ai un peu le vertige.

Patou

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Bonjour,
pour info en Vercors = montagnes russes.
Il faut partir avec la carte ign et en complément la carte du coin (échelle différente) mais bien pratique car sur l'ign certains chemins ne sont pas indiqués.
Il faut faire attention aux lapiaz, savoir ou l'on va si on veut s'égarer 'des chemins'gr..
Ou il y a du gaz c'est sur les crêtes, mais on peut très bien rester à la hauteur du plateau.
Ne pas hésiter à demander pour avoir d'autres infos.

sylva

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Question; qu'est-ce que ça veut dire
il y a du gaz sur les crête?
Qu'est-ce qu'un lapiaz?
Et le degré des pentes?

Patou

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Bj S,
le gaz: c'est qu'il y a du vide, ce qui veut dire bien souvent que tu es sur les crêtes ou bien en via ferrata.
les lapiaz: c'est des trous de gruyères dans les dalles au sol, souvent l'endroit est calcaire.
c'est bien visible sans neige et cela n'empêche pas de marcher dessus, mais en hiver il faut savoir ou marcher, la carte IGN les répertorie.
Les pentes se calculent en degré.
Un ex: 12% sur route qui est déjà important sera l'équivalent de: ça correspond à un faux plat, insinifiant en ski.

Patou

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Pour savoir quel degré fait une pente:
il existe un carré en plastique que l'on met sur la carte 1/25 000,et donc il y a plusieurs côtes.
La carte comporte des reliefs, des courbes maîtresses;des courbes de niveau.
Il faut mettre le carré sur une courbe de niveau qui correspond et on trouve le degré de la pente.
En pratique c'est plus facile à comprendre, c'est très précis.
A force de lire les cartes, on a pas trop besoin du carré. :-D
Pour te donner un ex; les domaines en ski alpin
ça dépend des stations(petites;grandes)
une piste rouge(difficulté moyenne) correspond à
20°env.
une piste noire(difficulté max)correspond à 25°env.

Nicolas Masson

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Pour compléter les réponses de Patou :
Dans l'argot de la montagne de ce coté-ci de l'atlantique, "le gaz" c'est le vide, le précipice.
Sur les itinéraires habituels de traversée du Vercors il n'y a pas de passages vertigineux.
Les "lapiaz" sont une forme de relief karstique : des réseaux de fissures dans une dalle calcaire, dont la largeur peut aller de quelques centimètres à quelques mètres.
Il y en a partout sur les hauts plateaux du Vercors (qui ne sont plus ou moins qu'un immense lapiaz), et la carte ne repère que les plus importants et remarquables.
Sur un lapiaz enneigé tu retrouves un peu la même problématique que sur un glacier crevassé : tu n'as aucun moyen a priori de savoir si tu te trouves sur du solide ou sur un pont de neige au dessus d'un trou.
C'est pourquoi il y a parfois des accidents par chute dans les lapiaz. Mais pas de raison de psychoter : ça reste exceptionnel.
Pour la pente et la couverture forestière : tu peux regarder les cartes topographiques et les photos aériennes du Vercors sur geoportail.fr pour te faire une idée précise du relief et du paysage.
Le terrain est très "nordique" : surtout des pentes douces, les rares escarpement sont généralement faciles à contourner.
Suivant les endroits, on trouve de tout : des forêts d'épicéa, des pinèdes clairsemées et des grandes étendues nues.

Robert

Robert

Bon, ben tombe pas dans les lapiaz, Nicolas …
Tu fais toujours une traversée ce Week-end ?

sylva

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Je vous remercie de me répondre donc je sais maintenant ce que sont les gaz et les lapiaz.
Le degré; je connaissais mais en fait je voulais savoir les passes les plus raides, c,est 25-30-35 degrés? Je crois que pour moi, 25 voir 30( je ne suis pas certaine) c'est limite même si ça dépend du décor autour (si il y a des arbres c'est moins pire).
Je n'ai pas eu de problèmes dans la passe de Tjäjkta à Abisko donc ça vous donne une idée.
Donc question; pourrais-je me joindre à un groupe l'an prochain ou je pourrait ruiner le séjour en faisant une crise dans une pente raide et j'aurais besoin de faire venir un hélico?

Nicolas Masson

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Robert :
La traversée était prévue jeudi (tempête de foehn) et vendredi (fortes précipitations).
J'ai renoncé.
Sylva :
Sur les itinéraires "classiques" il n'y a pas de pentes raides ou de passages vertigineux. Les photos ci-dessus donnent une idée des terrains typiques qu'on rencontre.

vincent

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100mètres montés en 100 mètres de distance c'est du 45° (ou 100%). Si on peut parler en pourcentage en vélo, pour la progression en ski ou en raquette, c'est insignifiant dans les pentes les plus faibles. Il vaut mieux parler en degrés : 20 ou 30 degrés correspondent aux premières pentes potentiellement dangereuses (un fond plat dominé par des pentes raides peut être aussi piègeux) ainsi qu'aux limites de notre domaine nordique.
Plus localement une simple corniche peut décrocher et ensevelir le skieur. Un chemin classique le long d'une barre rocheuse peut l'hiver disparaître sous une longue pente avalancheuse formée par la neige soufflée.
Au-delà du travail sur carte il faut apprendre à observer le terrain à plusieurs échelles : éviter les grands secteurs exposés, et dans les secteurs tranquilles, éviter les petits pièges.
Et augmenter la marge de sécurité quand le temps se gâte.

Robert

Robert

sylva : Si tu ramènes ton museau par chez nous,
sur qu'on va pas te laisser explorer seule nos
grandes étendues blanches et si tu tétanise dans une pente, sur que ça va pas nous pourrir la vie . On une recette: On t'assomme avec des cornes de caribou, on te ficelle, on te case dans
un grand sac , on balance le tout dans la pente
et on te réanime en bas avec du génépy .
Bon, sans rire ne complexe pas si tu as des coups
de vertige ; du reste ça n'a souvent rien a voir avec la pente ou la difficulté : J'ai connu ça
a une certaine période de ma vie : j'étais incapable de prendre un télésiège ! Mais ça se
soigne, ça se gère et surtout , ça se guérit !

Patou

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Sylva,
tu connais ton niveau c'est déjà pas mal.
Avant de partir étudie la carte ou les étapes à faire et à poser les bonnes questions si tu pars en groupe.
Tu trouveras bien les cotations de ta sortie sur un site adapté; rando;ski…

Régis Cahn

Régis Cahn

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Je vais pas répéter tout ce qui a été écris…
Viens découvrir le Vercors, il y a de nombreux endroit qui ne te poserons aucun problème en randonnée nordique… C'est pas plus compliqué que dans les Mines Madeleine :-)

Patou

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J'aurai bien aimé goûter un lien de mines madeleine! :lol:

sylva

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patience!
Un texte sera sur le site dans quelques semaines, et en attendant, il faut faire une recherche google sur la Gaspésie et les Chics Chocs et il y a des images sur tout cela et les mines Madeleine.