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Vive la Haute Route des Escartons !

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Jean Lou Botta

Jean Lou Botta

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Vive la Haute Route des Escartons !

Autrefois intitulée « La Haute Trace », cet itinéraire de randonnée nordique est relancé par une association d’hébergeurs du Queyras qui souhaite promouvoir ce cheminement nordique transfrontalier. Découvrez ce sentier balisé et non tracé de 115 km !

La Haute Trace est morte, vive la Haute Route des Escartons !

La Haute Route des Escartons

Les hébergeurs du Queyras motivé par Marc Laurens ont créés en 2012 une association qui regroupe les institutions (agences, hôtels, gites, collectivités, associations) qui veulent à nouveau animer le parcours. Désormais l’idée est de promouvoir un itinéraire sur lequel on peut se déplacer autant l’été que l’hiver c'est-à-dire plutôt en VTT dans un premier temps l’été, ensuite certainement à cheval et l’hiver si le meilleur moyen de déplacement reste le ski il doit être de randonnée nordique car une grande partie de l’itinéraire n’est plus tracé. Bien entendu les amateurs de raquettes y trouveront aussi leur compte.

 

Tracé et variantes de la Haute Route des Escartons
Tracé et variantes de la Haute Route des Escartons

 

Un parcours adapté à la découverte d’une région

Le territoire de la Haute Route des Escartons couvre l'extrémité Nord des Alpes du Sud. L'altitude moyenne des vallées est élevée. L'érosion glaciaire a atténué la contrainte de la dénivellation dans le sens longitudinal et latéral.

Ce "Pays" des Escartons associe les paysages réputés du Queyras, du Haut Val de Suze italien et du Briançonnais. Il permet aux randonneurs de prendre de la hauteur. Les montées progressives sont une invitation permanente à l'altitude. Les transitions entre vallées, alpages et cols franchissables s'effectuent facilement. L'accès aux altitudes voisines de 2000 mètres a lieu sans engagement extrême. Cette sensation est renforcée par la présence des habitations permanentes et des chalets d'alpage (Saint Véran, vallée des fonds de Cervières). Les panoramas sur les hauts sommets du massif des Ecrins en renforcent le caractère haute-montagne.

Avec la proximité permanente de la frontière, la Haute Route des Escartons ne peut se concevoir sans un passage sur le territoire italien. Après la traversée du Queyras de Saint Véran au Col d'Izoard à 2361 mètres nous traversons la vallée de Cervières. A l'Est de Cervières, le parcours s'élève vers les Cols de Bousson (2169 mètres) ou Chabaud selon que l’on préférera marquer une pause au Refuge de Mautino ou dans le village de Thures. Ces cols sont à la fois l'entrée sur le territoire italien et le "passage clef" de l'itinéraire. On traverse ensuite les "Monts de la Lune" en descendant vers le village italien de Clavières. Puis, le Col de Montgenèvre (1800 mètres) marque le retour en France avant la descente vers la Vallée de la Clarée.

Ici l’aventure peut être rendue confortable par la présence tout au long du parcours d’un réseau d’hébergement qui associe les refuges, les gites d’étapes et les hôtels. Les fans de nuit sous les étoiles pourront bivouaquer autant l’été que l’hiver dans des lieux privilégiés car les espaces couverts et les alpages alternent avec la proximité de torrents et rivières.

Haute Route des Escartons - Crédit photo Delphine Roux
Crédits photo Delphine Roux ©

 

Un itinéraire riche de valeurs

L'itinéraire porte des valeurs d'aventure et d'histoire. L'histoire des Escartons évoque de fortes valeurs de liberté. Entre 1343 et 1713, l'auto-administration, la démocratie, la monnaie et les échanges commerciaux locaux ont forgé la cohésion d'un pays émancipé. En 1343, le dauphin Humbert II accorde à cinq territoires de la région de Briançon une large autonomie. Cinq Escartons furent créés ("escartonner" signifie répartir les contributions entre les membres de la communauté). Ils couvrent le Briançonnais, le Queyras et les vallées italiennes d'Oulx, du Val Chisone et du Val Varaita. Ce statut particulier fut aboli en 1713 pour les vallées italiennes et à la Révolution pour les vallées françaises.

 

Haute Route des Escartons - Crédit photo Vie Sauvage
Crédits photo Vie Sauvage ©

 

Un trait commun : L’habitat traditionnel

Toutes les demeures qui jalonnent la Haute Route des Escartons, quelle que soit la profession de leur propriétaire, concentraient sous le même toit un logis de taille réduite, une vaste étable où cohabitait tout le cheptel et une grange fenil.

Les maisons parfois si rudimentaires du Nord des Hautes-Alpes ne sont pas les témoins de sociétés autarciques vivant à l’écart du monde. Elles ont au contraire été la demeure de populations mobiles, entreprenantes, au fait de ce qui se faisait ailleurs, et probablement moins pauvres qu’on ne le prétend habituellement.
Le bâti témoigne d’une homogénéité sociale. Dans les villages d’altitude peuplés presque exclusivement d’agriculteurs, les maisons, de même volume, semblent destinées à abriter un nombre de têtes de bétail, une provision de foin et des récoltes d’importance équivalente.

En règle générale, du XVII siècle au début du XX siècle, chaque famille vivait dans une maison dont elle était propriétaire (enquête du curé Albert, 1783.)

Haute Route des Escartons - Crédit photo Delphine Roux
Crédits photo Delphine Roux ©

 

La sécurité

Sur la Haute Route des Escartons comme ailleurs, le premier garant de la sécurité est le randonneur lui-même. Aussi avant de partir vous devrez avoir songé à vous préparer autant sur le plan physique que technique, le matériel devra être adapté à l’activité choisie et en bon état. Ici l’engagement entre chaque point d’hébergement ou habité est peu important cependant pour apprécier et réussir ces vacances il appartient à chacun de réunir toutes les conditions pour que le séjour soit idéal.

L’hiver deux secteurs retiennent l’attention en termes de sécurité :

  • Le franchissement du Col de l’Izoard ne peut s’entreprendre qu’après s’être assuré de la stabilité du manteau neigeux car entre la Casse Déserte et le sommet du Col, les pentes sont assez fortes malgré la présence rassurante de la route
  • Les cols de Bousson et Chabaud par temps couvert sont des lieux idéaux pour réaliser de savants exercices d’orientation. Il faudra dans le versant français éviter de traverser certaines pentes suffisamment raides pour être à l’origine de coulées de neige. La montée aux deux cols est vaste aussi avec de la visibilité il est facile de choisir le meilleur trajet, en revanche dans le brouillard (si, si ça existe ici aussi) quelquefois très épais avec les retours de vent d’Est la navigation requiert une grande attention.

Pour l’orientation si l’usage du GPS est fortement recommandé, permettant de télécharger les tracés avant de partir, il n’en reste pas moins que la carte doit aussi accompagner le randonneur.

Il nous apparaît évident que le triptyque DVA, Pelle, Sonde est obligatoire sur ce genre de terrain, sachant que le randonneur doit pouvoir décider de changer d’itinéraire chaque fois qu’il le souhaite et ne pas être limité par l’absence de matériels de sécurité. A skis ou en raquette la neige peut être instable aussi les « raquettistes » ne doivent pas se sentir exonéré de s’équiper et d’apprendre à se servir eux aussi de matériels de sécurité de base.

Haute Route des Escartons - Crédit photo Magali Albert
Crédits photo Magali Albert ©

 

Le Matériel

Pour le parcours estival, qui peut être entrepris autant dans un sens que dans l’autre, un VTT situé dans le niveau moyen de la gamme suffira. Très peu de single et jamais de hors sentiers, les sections à cailloux peuvent s’éviter et sont très courtes, à la descente les pentes sont faibles.

Nous porterons notre attention sur l’équipement du skieur car le parcours de randonnée (ce n’est pas une piste) de la Haute Route des Escartons est atypique à plusieurs titres. Les dénivelés d’une seule montée ne dépassent jamais 600 m, les pentes sont modérées équivalentes pour les plus inclinées à une piste rouge et la neige peut être tantôt damée car nous empruntons les pistes de ski de fond et d’alpin à certains moments (bleu à Clavières) mais sur la moitié du parcours il n’existe pas de damage, En conséquence votre matériel devra correspondre à une utilisation pour le terrain le moins facile et tenir compte de votre niveau technique, du poids du sac ou de la pulka. Donc la pulka s’imposent, ils permettront de faire face à toutes les situations de neige et recevront plus facilement des peaux autocollantes pour les montées. Leurs carres assureront un confort supplémentaire dans les descentes et grâce aux fixations larges vos chaussures garantiront une meilleure tenue, un grand confort et des pieds au sec.

Haute Route des Escartons - Crédit photo Magali Albert
Crédits photo Magali Albert ©

 

Infos pratiques

  • Départ – Arrivée : St Véran – Névache dans le sens Sud-Nord ou Nord-Sud
  • Durée : 4 à 5 jours selon les étapes
  • Distance : 115 km
  • Dénivelé : 2555 m positifs et 3165 m (sud au nord)
  • Météo : 0 899 710 205
  • Secours : 112
  • Cartes IGN : 3535 OT, 3536 OT, 3537 ET, 3637 OT
  • Topo de la Haute Route des Escartons
  • Escartons, les bonnes pratiques hivernales : conseils de préparation de votre randonnée, réponses concernant la redevance sur les sites nordiques, etc..

 

Haute Route des Escartons - Crédit photo Magali Albert
Crédits photo Magali Albert ©

 

Organisation

Vous pouvez organiser vous-même votre séjour itinérant en réservant sur le site web vos hébergements en fonction des étapes que vous aurez retenues. Les navettes peuvent être assurées par un service taxi ou en utilisant le bus (Transport Résalp, Imbert ou Petit Mathieu) et le train (gare de Montdauphin et Briançon). Vous trouverez des loueurs de skis de rando nordiques dans le Queyras et le Briançonnais.

Enfin, si vous optez pour un séjour «clé en main avec un moniteur et le transport des bagages, il faudra vous rapprocher des agences spécialisées qui ont des formules très adaptées. 

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