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clo34
Le temps est bien trop changeant dans le Massif Central , comme la neige  et il faut donc en profiter au jour le jour .
C'est exactement ça.

Je n'ai pu faire qu'une sortie en janvier, mais elle fut bonne. C'est une de plus que l'année dernière…smile
clo34
Et je pense , après avoir bien examiné la carte que le sommet bien blanc avec sa tour  que l'on aperçoit sur une photo précédente  est le Truc de Fortunio, le sommet le plus haut  de la Margeride à 1552m .
C'est bien lui.
Damien63
je suis aller chercher la neige plus au nord du plateau, à la limite des 3 départements, autour du Puy de Gudette.
Eh bien c'est exactement où je prévoyais d'aller la prochaine fois! Ca à l'air d'un terrain magnifique (hors vent et brouillard).
Par contre, il me faudra plus de temps. Plutôt 3 h de Montpellier.
Super! Dimanche on n'était pas loin, en Aubrac avec vue sur la Margeride.
Je connais la Margeride et le lac de Charpal l'été. Très bonne idée de venir traîner ses skis au dessus de Mende la prochaine fois, si l'enneigement le permet encore (et le président smile)
Nous aussi, nous avons bien profité des bonnes conditions sur l'Aubrac. La météo s'annonçait difficile mais avec des éclaircies. On s'est tâtés mais au final, bonne pioche (on vient de Montpellier à 2 h de route).

Compte tenu de l'enneigement, j'ai préféré éviter de monter au Col de Bonnecombe. Pas envie de chaîner. Il était tôt et je me demandais même si le déneigement serait terminé.
Donc direction St Laurent de Muret. Objectif, une boucle avec comme but le château de la Baume.
On n'est pas encore sur le "vrai" plateau mais ça tombe bien, l'enneigement est là, le vent est moins fort et ça permet de découvrir une autre partie de l'Aubrac. LE Mailhebiau c'est magnifique, mais avec le vent, c'est pas toujours une sinécure. Ma femme étant devenue très sensible au froid aux mains, ça ne sera pas plus mal.

Super contents de ce choix. On se gare dans le village et on grimpe d'emblée sous le Pic de Mus.

Hésitation à grimper au sommet mais renoncement à cause de l'horaire. La neige est annoncée cet aprem et le couvre-feu nous donne l'objectif d'être de retour vers 18h.


Après le moulin de Sinières, le paysage se découvre. On est pas sur le plateau mais la sensation d'espace est là. On évite de piquer tout droit à l'azimut à cause des clôtures.


Pause casse croûte à lous Escambalous

 et après la Recouse (magnifique maison)

on s'offre un passage en forêt par un chemin peu entretenu donc pas mal de jeunes arbres aux branches ployant sous la neige qui nous rendent une progression lente mais magnifique.

Nous bifurquons à droite en descente, ce qui nous mène à l'orée de la forêt et nous offre un point de vue sur le très beau château de la Baume, à nos pieds.


Au loin, la Margeride. Nous descendons au ruisseau et c'est là le point bas de la journée à 1150 environ.
Le retour sera fait en mêlant chemins, drailles et azimut à travers champs. C'est toujours très beau. La neige commence à tomber comme prévu, mais d'abord doucement, et sous une pâle lumière solaire qui continue et donne un paysage d'une douceur exceptionnelle. Seule ombre au tablea, depuis midi, la température est remontée vers 0 et on botte pas mal.
retour à la voiture sous les coups des 4 heures qui sonnent à l'église. La neige reprend de plus belle mais nous rentrons après une sublime journée.
Nous n'avons vu personne dehors de toute la journée, à part le paysan du moulin qui déneigeait devant chez lui, dubitatif devant notre projet de rejoindre le château de la Baume. Visiblement, il ne connait ni son coin, ni le SRN.
Le Col de Bonnecombe est LE spot de l'Aubrac, et il commence à être connu mais il ne faut pas hésiter à s'aventurer ailleurs. Il y a tant à découvrir.
La trace visible ici.
Modifié il y a 8 mois
N_75
J'aime bien l'analogie avec le "gravel" et le bon sens, le truc un peu bâtard qui n'excelle nulle part sauf dans une certaine polyvalence.
Mais quel a été l'impact des manifestations de gravel sur sa reconnaissance…et les ventes…?
Je ne suis pas spécialiste, mais je pense qu'il est très difficile de mesurer les ingrédients de la pâte une fois qu'ils sont mélangés. Les manifestations réseaux sociaux, et globalement exposition sur internet sont "indispensables" pour lancer un nouveau sport (ça n'en est pas un) ou une nouvelle mode (c'en est une). Mais je sais que c'est le créneau le plus dynamique du vélo (hors VAE) (pas les plus gros volumes, bien évidemment).

Les modes ont besoin d'un terreau fertile pour prendre . Ce n'est que sur la durée qu'on voit si elle ne sont que ça ou si elles se transforment en pratiques plus durables.

Dans le cas du gravel, je pense que le virage vers une pratique sportive mais qui délaisse le bitume bien lisse et les chronos est clairement dans l'air du temps. On n'arrête pas de parler d'"aventure" en vélo gravel, qui n'est ni plus ni moins que de l'itinérance en autonomie (tiens tiens, ça ne vous rappelle pas une autre pratique?smile). Moi qui fais du vélo en étapes sur plusieurs jours, en VTT rigide antédiluvien ou randonneuses depuis 30 ans, ça me fait évidemment marrer de voir les jeunes (et moins jeunes) se sentir les pionniers (comme moi à la fin des années 80 sur mon VTT). Mais j'ai vite compris qu'il faut pas les priver de ce sentiment. Ca ne sert que mon mon propre égo. Ils ont besoin de ça.

Je digresse, mais un peu volontairement car je pense que le SRN serait finalement plus attractif s'il était promu comme le "ski d'aventure" plutôt que comme le énième sport de glisse. Les raquettes ça n'asticote pas les hormones des jeunes. Mais se faire une escapade au contact direct de la nature, avec l'adrénaline de pouvoir se perdre si on fait n'importe quoi, de se faire la petite fondue dans un abri/buron/cabane, de skier sous la pleine lune et de conserver avec tout ça le plaisir de la glisse, je pense que ça serait plus attirant.

Le gravel se distingue du vélo de voyage/cyclo-camping par une approche plus légère, du matos (soi-disant) simple, l'idée d'aller vite et loin, où je veux, route et chemins, sans prise de tête. Ne serait-il pas intéressant de promouvoir le SRN avec une approche similaire: plus léger, compatible piste et hors piste, pas de pulka mais un équipement plus léger genre SRA, plus tourné vers l'itinérance que les sommets (mimic du SRA).
J'ai déjà pensé que les collectivités (communes, PR, etc.) devraient tenter de développer un peu les abris de construction légère, assez spartiates mais permettant de s'affranchir de la tente pour le public des VTTistes/graveleux en itinérance l'été. Et en rédigeant ce post je me dis que ça pourrait aussi servir l'hiver sur des itinéraires de traversées. Dans mon coin (Sud Massif Central) on pourrait faire des choses pas mal pour des W-E ou même plus pour des traversées ou des boucles genre GR de Pays avec ce type de relais. Y  a que dalle en infrastructure pour les randos hivernales à part certains spots (hauts plateau ardéchois je crois). C'est bien ce que les finlandais proposent dasn leurs parcs, non?

A voir ce que vous en pensez.

En fait , j'avoue ne pas être certain de vouloir que la pratique se développe tant que ça compte tenu du nombre assez restreint de spots pour cette approche; et du nombre de jours avec de la neige pour en profiter smile… Gros égoïste que je suis!!
Je vous remercie infiniment.
Grâce à vous je déculpabilise. J'ignorais totalement qui était Steve Barnett et donc son livre. J'ai fait une recherche et je suis tombé directement sur ce lien . Il a très simplement exprimé dans cet article (déjà ancien) exactement ce que je pense:
  • sur ce que représente le SRN pour moi: 

he attempts to explain his perspective based on what attracted him to it in the first place: ../.. cost, simplicity, mobility, and safety.
  • sur la raison qui me fait garder mes Rossignol Back Country achetés il y a environ 30 ans 

His favorite ski touring rig? Madshus Glittertinds (68-55-62 mm) with Salomon BC boots and bindings
Steve Barnett ne prétend pas (et moi non plus) que cette perspective est meilleure que celle de ceux qui prêchent pour un ski large. Mais au moins je n'ai pas l'impression d'être un passéiste ronchon. Je constate avec plaisir que mon approche est partagée par quelqu'un d’éminemment qualifié. Je ne ressens plus le besoin de me justifier.

Je vous remercie aussi pour ces vidéos car elles me poussent à me remettre en question sur ma technique de virage et me motivent à la re-travailler.
talonlibre
Skier sur ces bons vieux Madshuss droits et nordiques me permet d'appréhender la diversité de notre pratique, d'ouvrir d'autres portes et horizons…
Finalement, je me suis peut être planté dans mon jugement (exprimé dasn un un autre post). Je ne suis pas seul à trouver qu'une bonne paire de SRN "nordiques" (droits et pas trop larges) a encore une utilité…smile.

En tous cas ce texte écrit en 1979 est très bien vu et d'actualité.
Modifié il y a 1 an
Intéressant, cette discussion. Elle révèle bien la difficulté pour le SRN de trouver son public.

Les hésitations de Madshus révèlent indirectement que le SRN "alpin/nordique" comme je l'ai lu ailleurs (néologisme révélateur) est une "niche" et qu'avec le temps, elle ne se développe pas donc qu'elle est en danger (d'abandon par les fabricants).

Mon analyse:
Un sport de pleine nature se développe 1) dans un milieu (topographie, climat, accessibilité, etc.) et une culture. Pour le 1) ce sont des données (on n'y peut pas grand chose), et pour le 2) une culture ne se décrète pas. Des exemples comme le surf montrent que c'est possible à partir de rien mais il faut pour cela du temps, une exposition médiatique, du photogénique etc. Juste inenvisageable pour le SRN malgré les énormes efforts louables de Régis et des contributeurs du forum.
Pour le SRN, bien que vous soyez nombreux sur ce forum à être installés dans les Alpes, il faut quand même reconnaître que celles -ci, à part de très notables exceptions comme le Vercors (entre autres), n'ont pas le profil adapté au SRN "nordique" (pardonnez mon pléonasme voulu car nécessaire). Les pentes y sont souvent assez fortes, les profils élevés (montée/descente). Les avantages du SRN sont peu utiles et ses inconvénients marqués. La preuve, les spécialistes que vous êtes poussent pour des skis de plus en plus larges, avec des chaussures rigides, des fix "gros calibre" etc. Des skis qui ressemblent de moins en moins à des skis de fond et de plus en plus à des skis de rando alpine "talon libre". Vous assumez totalement la rupture avec le ski de fond (considéré par certain comme un ancêtre encombrant), tout cela de manière assez compréhensible compte tenu de votre terrain de jeu. Pour le reste des massifs montagneux français (Vosges, Massif Central, Jura) la topographie est beaucoup plus propice à la pratique du SRN "nordique" mais malheureusement, l'enneigement étant ce qu'il est, les opportunités de pratiquer régulièrement deviennent tellement réduites que la pratique régulière reste réservée à quelques zones très réduites, pas forcément accessibles facilement pour un grand nombre, ou aux locaux peu nombreux (et sans les moyens financiers des urbains qui font tourner le commerce).
Sur le deuxième aspect, la culture, il faut se rendre à l'évidence, nous manquons de culture nordique réelle, qui ne se décrète pas. Dans les pays qui l'ont, elle repose sur une pratique familiale, privilégiant la proximité avec la nature, se perpétuant d'une génération à une autre. On recherche un dosage entre la pratique sportive, ludique et la balade dans la nature. Chez nous, les sportifs s'orientent vers le ski de fond skating, le ludique vers la randonnée alpine ou le ski de piste, le côté nature vers la raquette. Pourquoi diable s'équiper de matériel spécifique somme toute onéreux pour pratiquer sur des terrains assez limités, souvent loin de chez soi, avec de l'enneigement très aléatoire alors qu'en choisissant soit la rando alpine, soi les raquettes, on peut s'y mettre assez facilement sans apprendre de technique spécifique, et on est à fond dans l'air du temps (voir le développement très rapide de la rando alpine)?

Je pense que ce sera très difficile d'enrayer le déclin. Je regrette la marginalisation du SRN "nordique" (skis plus longs et fins, compatibles avec traces) en France par la conjugaison:
- de la raquette présentée comme la rando hivernale hors piste pour un public recherchant l'activité "pleine nature" accessible à tous;
- du ski de fond sur piste tracée et le skating présenté comme le truc moderne et sportif (qui rapporte aux stations);
- de la poussée des mordus du SRN comme vous en êtes sur ce forum vers les skis larges pour pentes prononcées et neige poudreuse. Plusieurs ici ont présenté l'approche "nordique" comme complètement dépassée, ringarde, apanage des vieux "cafistes" et quasiment un repoussoir pour ceux qui s'intéresseraient à s'engager dans le SRN.

Je continue de penser que le SRN avec des skis de 55 ou 60 (capable de circuler dans des traces) a de nombreux avantages, sur le terrain pour lequel il est conçu, par rapport à la raquette. Allez dans le Cézallier, l'Aubrac, le Jura ou les hauts plateau du Vercors pour le vérifier. Il a aussi plus d’avantages sur ces terrains que d'inconvénients par rapport aux SRN larges conçus pour le terrain "alpi-nordique" . Certes il sera moins "ludique" dans les belles pentes de profonde et moins commode dans les passages étroits. Peut-être faudra-t-il déchausser là où les autres pourraient passer. Mais il sera parfait pour tracer et randonner bien plus loin qu'en raquettes. Il fera merveille sur des itinéraires rando de traversées, éventuellement itinérantes, potentiellement partiellement tracés ou simplement balisés.  Avec ce type de skis, on a des carres pour gérer les passages soufflés et verglacés mieux qu'avec des skis de fond. On peut utiliser des chaussures et des fixations polyvalentes ski de fond et SRN. On peut accompagner des amis qui louent des skis de fond au foyer local et faire un pas de deux et de la poussée simultanée si on a appris les bases de l'alternatif. En un mot on a un ski polyvalent et adapté à une pratique assumant son lien avec le ski de fond tant qu'on reste sur le bon terrain.
Pour les collectivités de ces zones, le coût de traçage/damage optionnel mais utile pour les débutants serait bien moindres que pour un réseau de pistes de fond "officiel" . Il vaudrait bien mieux tracer comme avant, après une chute de neige et pas forcément tous les jours, des itinéraires plus sensés axés découverte plutôt que les arabesques ridicules dans des champs pour "faire des kilomètres". 


Quant à la pratique "alpi-nordique" et au sujet, celui du risque de disparition d'une offre de skis larges, je crains (mais ne la souhaite) sa "confidentialisation" encore plus poussée (comme le télémark). Elle me semble juste un marché trop à l'étroit et trop concurrencé, trop exposé aux évolutions du climat pour intéresser durablement des fabricants à la recherche de volumes minimaux. Perso, je ne suis pas inquiet. Je garde mes skis des dizaines d'années. Les skis du marché norvégien me vont bien. Mon plaisir est intact de skier avec quand je peux aller où je sais qu'ils sont adaptés. J'ai des raquettes pour les Alpes quand la pente est trop raide, pour une balade sympa; je loue des skis de rando alpine pour aller me faire un sommet et une descente dans une bonne poudreuse. Je n'ai pas de pratique militante, le plaisir étant 1) de sortir, 2) de glisser. SRN, rando alpine ou raquettes: ce ne sont que les outils de la découverte et de l'escapade.


Peut-être qu'on y reviendra. Après tout, dans le cyclisme, le "gravel" fait fureur alors que ce n'est qu'une pratique ancestrale sur des vélos de route plein de bon sens (pneus large appelés il y a 30 ans "ballon"smile qui avait été perdu à cause d'une focalisation sur des pratiques calquées sur la compétition.
A condition qu'on ait de la neige sur nos terrains de jeu, évidemment.smile
Je suis partant, mais à confirmer.
Si je peux venir, ça sera avec mon matos de quasi 30 ans d'âge, mes "longues plumes"  qui énervent certainssmile
Mais j'espère bien pouvoir enfin tester du matos récent plus "joueur" (puisque ça semble être le terme consacré  ).