Tous les messages créés par forez

Bonjour à tous et bonne année avec surtout la santé, le reste bien ou mal se passera toujours smile
Mieux vaut regarder notre montagne sans neige et bien portant que la voir toute blanche en étant très malade, positivons toujours smile
Pour ces histoires de liaison et de domaine nordique, pour appuyer ce qui est dit plus haut, je peux ajouter des anecdotes cocasses qui viennent confirmer si besoin de la bêtise de notre système administrato énarquien  … On peut en rire mais c'est plutôt à pleurer smile
Pour la liaison cité, en réunion à la mairie de Vertolaye avec forez63, au milieu des années 80, nous avions rencontré les gugusse (et je pèse mes mots) chargés de l'étude du futur domaine nordique.
Pour étudier ils avaient étudié … dans un premier temps, le parc Livradois-Forez nous avait demandé de faire si possible une carte d'enneigement du massif avec les avantages et inconvénients des différents départs possibles. Ensuite, avec çà, le parc avait constitué un dossier et les gugus, ensuite avait extrapolé à partir du dossier, en n'omettant pas bien sûr, au passage, de se servir … 20 briques à l'époque pour faire du copier/coller, mais passage obligé par ces gugusses, car leur société étatique devait servir de tirelire aux politiques, enfin bref smile
A cette fameuse réunion, ils étaient 3, un permanent barbu et 2 jeunes architectes dont un qui fumait la pipe et nous regardait derrière ces grosses lunettes avec des allures d'un Sartre face à des besogneux incultes.
Et là, son idée à ce super gugusse était de faire passer la liaison par la croix du Fossat … Si, si, vous lisez bien la croix du Fossat … Il voulait créer une piste qui de la plate-forme actuelle qui prolonge la piste de liaison dont vous parlez, au-dessus des Chaumettes, devait remonter la vallée des Reblats, franchir le "col" à la croix du Fossat et redescendre allègrement dans la vallée du Fossat pour retrouver la piste. 
Donc, si nous n'avions pas été là, et il a fallu argumenter face au tuyau de la pipe qui tapait la carte IGN le long de ce "parcours" idyllique selon son possesseur, le paysage que nous connaissons aurait été dégagé au bulldozer, les arbres couchés de côté, à moitié enterrés et à ce jour, comme personne n'aurait plus entretenu cette piste (on a des subventions pour créer dans notre beau pays mais jamais pour entretenir), elle serait défoncée …
Enfin voilà pour une anecdote.
Je me souviens également d'un maire dont je tairai le côté pour éviter de polémiquer, qui a dit à une réunion : "Mais qu'est-ce que vous en avez à faire du déficit, c'est de l'argent public" smile
Chaque commune voulait sa part du gâteau et les institutions du dessus, dans un souci comme toujours et actuel de faire croire que le touriste allait nous assurer des lendemains "économiquement glorieux", avaient ficelé le système en décidant que pour prétendre au label zone nordique (à présent domaine nordique) il fallait être un nombre conséquent de communes avec X superficie, nous avons bâti et bullé à grand coups de subventions bien sûr.
C'est ainsi que des bâtiments ont été construits un peu partout, que l'on a ouvert des pistes côté ouest du massif à des altitudes où l'enneigement était plus que précaire et que l'argent public a filé à vitesse grand V, alors que même à l'époque, s'il était quand même plus élevé que maintenant, le potentiel skieur restait relativement faible. Il y avait certes beaucoup de monde aux Pradeaux et à la Loge, mais pas assez pour faire vivre toutes ces portes.
Quant à nos amis les gugusses, je ne peux que citer des extraits de leur rapport de 1986 :
page 18 : ce qui donne pour la saison théorique un total d'environ 50 000 journées ski (nous avons fait 23 000 journées ski en 80 jours en 1990/91, le meilleur du domaine, pour donner un ordre d'idée, en 2012/13 qui a été un très bon hiver le domaine actuel a annoncé 9000 journées ski en 84 jours). dans le rapport/étude du parc ils parlaient de 80 000 journées ski (inflation optimiste quand tu nous gagnes …smile
page 23 : le site du Pilat présente une telle saturation qu'il paraît impossible qu'il représente une position concurrente dans l'avenir.
Page 26 : estimation de la croissance des skieurs estimée à 15 % par an.
page 27 : on prendra comme coût annuel d'entretien du kilomètre de piste 3000 F (hors amortissement de l'engin de damage). On considérera que la longueur de piste entretenue augmentera de 20 kilomètres par an (heureusement qu'ils se sont plantés sinon il n'y aurait que des pistes damées là-haut smilePage 21 : ils estiment le coût de traçage des pistes entre 3000 et 6000 F … On se met pas juste …
Et le mieux que j'ai lu sur un rapport mais ne peux retrouver : il faut distraire la clientèle Clermontoise de l'attractivité du massif du Sancy.
Enfin, c'était une autre époque … paraît-il … mais on nous construit à Ambert une piste BMX alors que nous n'avons pas de club de BMX, tant que la source de la subventionnite aigu ne se tarit pas … 

Pour ma part je n'avais pas regardé l'émission, j'en regarde certaines mais je trouve que ça se répète un peu dans le formatage, le produit "grand public" comme le fait remarquer Sancho.
Je ne souviens du reportage ou plutôt du "désinguage" sur Clermont et Michelin. 
J'ai regardé la partie SRN et même si, c'est certain, ça peut être un peu frustrant pour ceux qui ont assuré "l'appui technique et l'intendance" du reportage c'est quand même très bien. C'est vrai que ça doit t'avoir bouffé du temps …
Les reportages s'appuient sur les hommes de terrain mais à la fin c'est le média/audimat qui gagne et ça n'est pas près de changer. Chez nous quand il y a un reportage sur l'Auvergne, c'est l'axe chaîne des Puys, Sancy et Cantal, le reste n'existe pas.
Bravo Sancho de cet éclairage sur le SRN smile et ton magnifique Jura … Tu as fait honneur au SRN avec tes compagnons de "cordée" et au-delà à la montagne hivernale nordique.
PS : tu devrais montrer le reportage à Madshus et leur demander des tarifs très privilégiés smile
PS2 : avec toute ta faculté d'analyse et la pertinence de tes propos sur le ski, je pensais que tu avais un âge canoniquesmile et là j'ai vu un "gamin" smile … je plaisante bien sûr smilesmile
Modifié il y a 2 ans
La première de la saison pour moi cette après-midi aux Supeyres.smile Mais je vois que Jacou a déjà "torpillé" les stats smile
Soleil et quelques nuages d'altitude au départ, vue imprenable mais trop claire pour être "honnête" sur les Alpes, qui se découpaient dans des tons orangés. Côté Sancy par contre c'était tout noir de nuages bas … Vent d'ouest faible mais neige pas facile à skier. Couche difficile à quantifier disons de 5 à 50 … smilesmile
En effet, la pluie a creusé des caniveaux et la petite couche de poudreuse retombée depuis a été balayée par le vent et a trouvé refuge dans les creux et replis du terrain, donc il faut suivre les bons "courants", sinon gare les genoux trinquent avec les skis qui dansent latéralement..
J'ai regretté de ne pas avoir pris mes skis nordiques typé skatings car ça aurait fait. Mais bon, malgré tout une belle sortie sur la croix du Fossat où j'ai mesuré 18 cm de neige tassé sur le socle, donc il a bien dû en tomber 25 à 30 en cumulé vers 1400 m.
A l'aller j'ai croisé 3 randonneurs nordiques dont un de Saint-Etienne avec qui j'ai causé un bon moment. Mais surtout beaucoup de marcheurs, type du "dimanche" (sans que cela soit péjoratif j'en fait parti parfois) sans sac à dos, les mains dans les poches comme sur un chemin en plaine …
Attention aussi au fils de clôtures pour les kiters et les skieurs en descente, car ils ne sont pas tombés. J'ai vu également un troupeau d'une quarantaine de vaches au goulet des 3 Fontaines, à l'abri du nord contre le bois. C'est assez surprenant quand même … smile
Au retour je suis rentré par le vallon de l'Oule, qui prend dans la montée du suc de Pégrol, à gauche sur le léger replat entre les deux "côtes". Il est très agréable, un peu plus technique que celui qui mène de sous la Côte 1500 et les jasseries de la Richarde à la pointe de la vallée de Chorsin, mais c'est du même "type". Il passe sous le suc de Pégrol côté Nord/Est. La neige y était assez poudreuse. 
Je voulais filer ensuite sur les sources de l'Ance mais c'était trop tollé et j'ai rejoint la piste normal pour rentrer aux Supeyres. En passant au pied du suc de Pégrol vers 16h30 j'ai vu 6 personnes et un chien qui grimpaient à pied direction Pierre-sur-Haute, sans même un sac à dos donc certainement sans lampe frontale smile.
Sinon énormément de marcheurs au col en arrivant et un seul "raquettiste". 
Même très éloignés géographiquement dans nos massifs respectifs (le mien est tout tout petit à comparaison smile) nous partageons les mêmes passions, alors bienvenue à toi Mathieu smile

Salut à tous smile
Pour moi j'ai tapé dans du Sbound 112 équipés en NNBC donc avec des chaussures plus souples typées ski de fond.
J'ai choisi ça qui, c'est vrai, n'est pas très "logique" comme ensemble skis/fix/chaussures, en fonction du terrain où je pratique avec entre autre notre bon N_75 smile
En effet, des skis larges pour flotter en poudreuse quand il y en a et là c'est un régal … smile et également pour qu'ils soient plus court (170 cm) et permettent donc de passer aux mêmes endroits qu'en raquettes à neige, donc dans les bois assez touffus. 
Des chaussures plus "ski de fond" pour avoir un mouvement plus souple en alternatif et être plus léger. Mais c'est vrai que les skis larges il faut quand même les "pousser" sur le plat, mais bon, ça débarrasse . . .smile
Je n'ai jamais essayé de chaussures type Scarpa T4 et c'est vrai que pour les descentes ça doit être top.
Sinon j'ai aussi des Fischer E 109 sans écailles et toujours avec la même fixation NNBC pour, les jours où la neige porte, carrément faire de la rando nordique en patinant smile c'est pas trop "puriste" mais bon … smile
Je viens de découvrir le clip, c'est pas mal du tout, ça mêle tout et c'est très bien, ils se bougent sur Saint-Anthème et ce depuis quelques années déjà smile
Merci de nous le faire partager. smile
j'ai achevé ma saison mercredi dans les alpes mais ça devient chaud smile Cette fois je range le matériel et espère le ressortir fin novembre smile
Très beau récit merci de nous le faire partager et bon retour à la "civilisation" smile
ce qu'oublie de vous expliquer Forez63 c'est que les traces de la motoneige était celle du guide. En effet, j'y suis également allé 2 fois en Finlande, sur le lac Inari, lui a dû y aller une quinzaine de fois voire plus.
On accompagnait des groupes mais il y avait un guide qui était en motoneige avec un traîneau et il transportait les principaux bagages et la nourriture. A midi il allumait un feu où l'on faisait griller des morceaux de viande de renne au bout d'un morceau de bois et le soir on dormait dans les refuges d'état.
Donc voilà pour ceux qui pouvaient être interloqués par l'histoire de la motoneige. Mais même en autonomie on peut se retrouver sur des pistes de motoneige comme on peut se retrouver chez nous en VTT à "prendre" du goudron, car bien sûr dans le Nord la motoneige et un moyen de déplacement.
Bon, cette fois c'est le clap de fin sauf chute imprévue … S'ils me lisent, svp, que les gugusses du haut dégivrent le frigo à neige et n'oublient pas de le remettre en route fin novembre smile
Avec Forez63 ce matin nous sommes allés sur les Supeyres et même en voiture au bout du goudron, aux 3 Fontaines. Puis de là à pied, poussés par un bon vent de sud relativement frais (on devait avoir 5° à 6 ° mais du 0° en ressenti) jusqu'aux ruines du suc de Pégrol, d'où l'on domine la vallée des Reblats d'une grosse centaine de mètres. De là on a une vue dans l'échancrure de la vallée sur la plaine et Ambert.
Nous avons plongé sur la vallée par le pré dessous et le bois qui n'est pas très large à cet endroit et en plus assez aéré. Nous avons longé le ruisseau qui alimente celui du Batifol puis arrivé dans la vallée nous avons chaussé les raquettes. En 48 heures ça avait bien "ramassé". Là où j'étais remonté en ski en rive droite, donc sur l'adret, n'était plus possible, seul le côté mont Thiallier, donc l'ubac, était encore enneigé. 
Nous sommes allés jusqu'au bas du mur qui remonte sur la croix du Fossat puis avons fait demi-tour par la cave où nous avons quitté les raquettes pour remonter par la croix des 2 bergères et rentrer sous un vent porteur d'humidité bien de chez nous smile
Voilà pour ce qui ressemble à s'y méprendre à la clôture de la saison et en espérant que la prochaine sera plus enneigé. Comme on dit chez nous : "ménagez-vous" smile
Ce matin pluie moyenne en bas et neige au-dessus de Job, juste avant le Grand Mur, vers 900 m, ensuite plus rien à la route de Domas.
Il a fallu dégager à la pelle le passage "ouvert" par les 4X4 mais impraticable avec un véhicule normal, dans la gourbe de neige poussée par la DDE. Ensuite plus rien, plus de neige même dans le pré du buron de la Grosse-Font.
Juste au-dessus du buron, un peu de neige sur la route puis une trentaine sur 50 m labouré par les 4X4 qui on peiné pour traverser. C'est donc à pied que j'ai rejoint le Chansert.
La route ensuite est "enneigée" encore mais les deux jours de vent du Sud ont fait très très mal. Passages enneigés et déneigés pour monter sur les rochers de la Pause, avec on va dire 1 cm de fraîche (pour payer l'encre comme disait un de mes anciens prof de math et là en l'occurrence le travail des gars d'en haut smile
Visibilité à 200 m environ mais très lumineux, le soleil n'était pas loin et tentait de percer, son disque apparaissait dans les nuées. Le fait qu'il y ait de bonnes tâches sombre de bruyère ou rochers aidés à une meilleur perception. Neige dure mais bonne à descendre grâce à la fine pellicule de fraîche, en virages dérapés et même en dérapage latéral descendant.
Puis les ruines des 3 jasseries au-dessus des 3 debouts du Fossat et un aller/retour vers la ruine des Nerses dont il ne reste que le pignon Ouest que l'on arrive encore à distinguer d'en bas, mais vu comme il penche, ce n'est plus qu'une question de mois. Il y avait juste de la neige dans la piste.
Descente prudente sur la croix du Fossat qui est plutôt une presque-île qu'une île grâce à ce passage de la Gois du Fossat smilesmile
Ensuite les Reblats avec là aussi une descente prudente et des virages en demi ou chasse-neige car ça enfonçait par plaque. Donc laisser le poids réparti sur les deux skis. En essayant avec le bâton juste avant pour bien tâter le terrain, il enfonçait de 10 cm dans une neige pourrie.
Le mur négocié au mieux avec des fausses traces de skis et le passage du ruisseau où il a fallu déchausser car il y a du volume et il a gagné en largeur. par contre des murs de neige d'un bon mètre de part et d'autre.
Puis la cave en finissant dans des traces de bottes laissées par les courageux pêcheurs, il y a deux ans j'y avais rencontré 2 connaissances. Comme très souvent, la neige s'arrête là, 30 m avant la cave.
Je voulais voir s'il était possible de remonter par le bois au plus court sous les ruines du suc de Pégrol mais le bois était juste recouvert de la pellicule fraîche, donc je suis remonté par le même chemin. 
J'ai juste décidé sous le dernier mur de mettre les demi-peaux en prévoyance de la remonté jusqu'au rochers de la Pause, pour être mieux dans le dévers un peu glacé et avaler plus tranquillement les 180 m environ de dénivelé.
Bien m'en a pris, c'était un vrai plaisir smile. La descente par contre et comme je m'y attendais en ayant vu la neige en montée a été assez folklorique à négocier mais ça c'est fait smile.
Bon ben là ça commence à être dur … Mieux vaut être au début du commencement ou à la fin du commencement qu'au début de la fin mais là on est à la fin de la fin donc … smile Vive le printemps ! smile