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La neige est là sur le Forez, pas énorme mais ça débarrasse comme l'on dit chez nous.

Dimanche 20/02 j'ai fais un tour à partir du col des Supeyres (1365m). Neige humide, 7 à 8 cm mesurés au départ puis plus sèche au-dessus de 1500 m où il pouvait y avoir environ 12 à 15 cm.
Compte tenu qu'elle était compacte du fait de sa structure, je n'ai pratiquement pas touché un cailloux. Il fallait rester dans les chemins, bruyères interdites.
Au retour en retrouvant mes traces, l'eau était remontée sur certaines portions.
Vent de nord ouest, autour de - 2 à - 3° en ressenti est 1 à 2° en réel.

Aujourd'hui mercredi 23/02, j'ai trouvé la neige sur le bord de la route vers 1150 m et à peine sur la route, à l'ombre, vers 1300 m.

Toujours au départ du même col, à 1365 m, 8 à 9 cm mesurés car il en est un peu retombé mardi et compte tenu qu'elle s'est un peu tassée naturellement.
Neige moins humide que dimanche mais encore bien compacte. Très bonne pour le ski de rando, facile à tracer les skis s'enfonçaient de 2 à 3 cm.
Là où elle avait été soufflée par le vent, elle était dure en surface et autorisait des virages demi chasse-neige sans trop porter quand même le poids du corps sur un seul ski.
Seuls les pâtures ou chemins étaient pratiquables correctement.

Vers la croix du Fossat à 1485 m, j'en ai mesuré 20 cm avec une petite sous-couche grise-glacée pas très dure.
Température de 2 ° en arrivant à 14h30 et 4 ° à 17H30 en repartant. Très peu de vent, un ciel voilé avec quelques éclaircies.

Mais bon c'est pas le top quand même. Vu la saison que l'on connaît, c'est bien mais une demi journée humide avec une limite pluie neige vers 1500 à 1600 et s'est foutu.

Alors si vous voulez en profiter, c'est le moment.

Voilà, si ça peut servir à quelqu'un … :-D :lol:
Modifié il y a 8 ans
C'est un drame terrible qui fait mal même si on ne connaît pas ces skieurs. Ils partageaient la même passion que nous.

Quand on pense neige, on pense souvent avalanche en oubliant que le froid est quelque chose à ne jamais négliger.

J'ai accompagné deux fois des groupes sur le lac Inari en Finlande, mais mon père (à 82 ans il fait toujours son tour de ski) a une grosse expérience avec plusieurs séjours là_bas à son actif ainsi qu'en Laponie Norvégienne, Suédoise et Québec.

Il m'a raconté qu'une fois alors qu'ils étaient le soir dans un abri d'Etat comme il y en a beaucoup sur le lac Inari, 2 randonneurs sont arrivés à la nuit, épuisés. Ils avaient voulu "griller" une étape. Il se souvient de l'un d'eux, un grand balaise qui est resté prostré sur un banc près du feu durant une bonne heure, n'arrivant pas à parler, ni à manger, juste à souffler.
Après ils ont repris un peu de forces, ont mangé (la chance d'être tombé sur un refuge où il y avait déjà du monde, un feu et de la nourriture prête).
Puis ils ont expliqué leur périple au guide finlandais.

Ce que l'on peut qualifier de dicton dit que lorsqu'il fait très froid et que ça tempête, l'amérindien se "cabane" en attendant que ça se passe alors que le "blanc" essaye d'avancer.
Modifié il y a 8 ans
Je n'ai jamais tracté de pulka mais ça ne doit pas être évident dans un dévers pareil, à moins d'avoir un équipier qui tient le "cul" de la pulka avec une corde pour la maintenir dans la pente ? :oops:
Modifié il y a 8 ans
Les trappeurs utilisaient il me semble un poële comme ça. Bernard Clavel dans sa saga Harricana, le mentionne.

Sinon, Fanny, en Laponie Finlandaise, j'ai accompagné des groupes sur le lac Inari à partir d'Ivalo, et nous dormions dans des refuges d'Etat.

Ils sont ouverts à tous. Nous étions avec un guide et je ne crois pas qu'il y a des réservations particulières à faire. A voir. Il y a dans ces refuges, du bois et de la nourriture pour les personnes en difficultés.

Si l'on a pas de problème, on doit donc faire son propre bois pour se chauffer.

Par contre pour trouver du bois assez sec pour ne pas s'enfumer, c'est pas toujours facile.

profitez-en bien de la Laponie, bon séjour. :-) S^i
Modifié il y a 8 ans
Jacques a écrit :
Matériel obligatoire :

-… couverture de survie, …
Inutilisable avec du vent fort, excepté à plusieurs pour emballer un blessé : ça ne tient à rien, c'est juste de la feuille.
Avec du vent fort, il n'y a guère que le vindsekk (sac à vent, en norvégien), dans lequel on s'enfile par les têtes, qui soit maîtrisable, et aboutisse à une protection du skieur ou du groupe de 2 ou 3 skieurs.

J'avais noté une belle démo par le groupe de skieurs photographes etoim.no, mais cette photo n'est plus disponible.

Le vindsekk sous sa composition dissymétrique à dos imper et face ventrale perméable, sert aussi en usage minimal en sursac pour la nuit.

C'est vrai que la couverture de survie même avec un vent de 10 km/h n'est pas facile à employer.

J'ai un sac de bivouac ORTOVOX pour 2 personnes. Je pense que c'est un peu le même système que le sac à vent dont parle Jacques.

On l'enfile par la tête comme un poncho pour 1 personne ou par le fond sur toute sa largeur, comme un sac de couchage en fermant le côté tête.

Il y a des liens sur les "épaules" côté tête, qui permettent de l'accrocher sur une branche et de se glisser alors dessous à 2 en position assise.

Il fait office également de sac de survie, il est orange fluo d'un côté avec un grand "help" écrit dessus.

A présent chez Ortovox ils en sortent également un une place.

Sinon, pour l'aventure nordique, je vous souhaite de bien en profiter, je reviendrai juste d'une semaine au ski (alpin, j'aime bien aussi).

Bonne glisse à tous et surtout bon bol d'air. :-)
Modifié il y a 8 ans
Dans l'article il parle d'Abondance.

Il me semble qu'il y a 2 ou 3 ans, le maire avait fermé la station, arguant que chaque hiver le déficit était trop dur à supporter pour la commune qui gérait les pistes.
A l'époque la décision avait été très mal vue par les commerçants.
Depuis, la station est repartie avec de l'argent "d'investisseurs" comme l'on dit maintenant.

Chaque année depuis bien (trop) longtemps, je note ce que je fais chaque mois en vélo, course à pied, ski… et au bout de la saison d'hiver un petit récapitulatif/synthèse de l'hiver.

Eh bien en 1990 ! hiver encore plus triste que celui-ci où l'on a un peu pratiqué fin novembre et décembre, en février, le thermomètre de ma porte-fenêtre de cuisine a affiché 18° et 24° en mars l'après-midi. Elle est exposé nord/est à 500 m d'altitude et je suis exposé au soleil levant.
Modifié il y a 8 ans
Heureux les invités à user leurs semelles de skis sur de vilans cailloux !:roll:

Depuis début janvier je n'use que les semelles des chaussures de course à pied sacré Nom de Diou ! :evil:

Pour les réparations je fais comme vous, des baguettes que j'allume au briquet et fait fondre sur les "plaies" des semelles et que je racle doucement à niveau.
Modifié il y a 8 ans
C'est vrai que les spatules ça peut faire mal.

Il y a plus de 25 ans (ouille ça fait mal…smile je faisais encore des courses et dans une neige merdique, mi poudre mi transformée très humide, un fartage au jaune en tube swix 2 couches à chaud pour pas que ça accroche trop, je suis tombé.

Le ski s'est bloqué d'un coup, le bonhomme s'est couché de tout son long sur le ski. Je ne te dis pas au niveau des orteils, ça a plié dur et heureusement j'étais plus souple que maintenant.

Le plus étonnant du truc c'est que au niveau du sein droit, je suis tombé sur la spatule.
Eh bien elle a percé ma combinaison en lycra, le sous-pull mais pas le teeshirt dessous. Mais la peau était bien égratignée et j'avais un petit hématome.

Bon, les skis de l'époque avaient des spatules très relevées, c'était des Karhu en 210 cm.

Sinon la spatule de rechange c'est une REX (fabriquant Finlandais de fart entre autre) rouge.
C'est vrai qu'à présent c'est très rare de casser au niveau de la spatule.
Sur des skis comme il y a aujourd'hui, j'ai cassé au talon dans une chute et fendu une spatule sur un saut (un muret caché sous la neige que je n'avais pas vu).

Mais bon c'est pas trop lourd et ça peut servir de mini pelle à neige pour dégager ou npour touiller la soupe si on a oublié une grande cuillère.

Merci pour les Vosges, je te dis pareil pour le massif du Forez.

Le seul endroit que je connaisse le plus près des Vosges c'est… Strasbourg… :lol:
Modifié il y a 8 ans
Je n'ai guère de connaissance en ski de rando nordique, car en neige poudreuse j'utilise des Salomon à écailles et lorsqu'elle porte des Salomon Equipe 10 (atomic aussi) de skate montés avec des fixations de rando.

Mais une chose est sûr ou à peu près, c'est que Ficher en terme de ski nordique est au sommet depuis très longtemps, avec du matériel dont la qualité reste constante. Regarde en coupe du monde c'est essentiellement Fischer et Atomic.

Je ne connais pas beaucoup de skieur qui ont dit être déçu par Fischer, alors que Rossignol par exemple peut sortir de très bons skis mais dont la production sera inconstante suivant les séries et même pour un ski "dit" identique.

Le problème dans ton cas est que les rails de ski nordique tracées pour le classique sont adaptées en priorité à des skis dont les lignes de cote sont de 42/44 environ. Lorsque je prends une piste traçée avec mes Salomon de rando, ça frotte sur les bords au niveau essentiellement de la spatule. Ca frotte également à celui de la chaussure, car la fixation de rando est plus large et la chaussure aussi.

Donc le Madshus, vu ses lignes de cote, risque de te poser de sacré problème dans les rails ou alors faut skier à côté du rail, mais dans ce cas, sur la piste damée pour le skating c'est plus dur.
En effet, en poudreuse ou neige molle ton ski tiendra à peu près latéralement, mais si la neige est un peu cirée voire gelée, t'arrêteras pas de le ramener dans le "droit chemin" et c'est éprouvant au niveau des adducteurs.
Les skis de rando sont moins cambrés et moins longs que ceux typés piste et flottent plus sur la neige damée cirée comme c'est le cas sur les pistes de skating.

Bon, ben désolé, je ne peux pas t'en dire plus. :-?
Modifié il y a 8 ans
Le billet est un petit bijou de philosophie montagnarde comme je l'aime, où la nature prend le pas sur la technicité pure.

J'ai toujours apprécié, même lorsqu'il s'agit de ski nordique sur piste tracée, la nature alentour, alors que beaucoup regarde la qualité de la piste en priorité, même si elle était tracée autour d'une décharge.

C'est la différence entre prendre le ski nordique (sous toutes ses formes, pistes damées et rando et les raquettes) comme une façon de vivre l'hiver ou le prendre simplement comme un sport au sens strict du terme, où seule prime la performance.

Il n'y a pas que le talon qui est libre dans ce billet…
Modifié il y a 8 ans