N'hésitez pas à fermer ce message à caractère informatif X

Tous les messages créés par forez

Pas mal, pas mal … Faut mieux maintenant que les gars là-haut qui s'occupent des largages dans les nuages, la gardent pour novembre/décembre prochain … :lol:

Départ au-dessus du bûron de la grosse Font cette après-midi. Plus de neige dans le pré dessous. Des manques ensuite sur la route avant le Chansert puis sur le chemin qui monte sur les rochers de la Pause.

D'en bas avant de partir je voyais bien la montagne et sur le haut ce sont les "niolles" qui m'accueillent. Et bientôt ces nuages donnent de petits grains de neige du type giboulée. Visibilité à 100 m pour descendre sur les jasseries du Fossat et la croix dans une bonne neige, mais rien à voir avec un jour blanc, les bouquets de bruyère et les arbres sans neige donnent des repères.

Puis la vallée des Reblats, le passage du ruisseau en étant obligé de sauter alors que la semaine dernière il y avait un pont. Beaucoup d'eau ensuite et une bonne chute de neige en flocons qui virevoltent sous l'effet des bourrasques. je trouve deux courageux pécheurs (des vrais) dont une connaissance sous la ruine de la grande clairière :-D . A cet endroit le ruisseau a débordé.

Ensuite la cave et la remontée sur la montagne de mont Thiallier où le centimètre de neige fraîche a pompé l'humidité de celle de dessous et du coup c'est le peautage automatique. :-?
Puis sur le haut, une traversée difficile sous la neige qui cingle grâce à l'aide d'un fort vent d'ouest. Elle colle à la moindre aspérité, boucle de sac, plis des vêtements et la visière est garnie. C'est vraiment l'hiver là-haut qui vient nous rappeler que l'on est que fin mars. :-o

Je remonte sur le mont Thiallier en suivant la neige ce qui me décale sur la droite du chemin d'été, mais toujours dans le léger "col" entre les rochers de la Pause et le mont.
La descente de l'autre côté est délicate car il faut chercher la neige, toujours sous le vent qui saoule. Pour rejoindre le vallon sous la Fromagère il ne reste plus que des bandes de neige. descente prudente en chasse-neige entre la bruyère, les rochers et la grille à mouton qui ressort par endroit. La neige est plus dure et pourtant craque parfois.

Puis la Jacine alors que le ciel se déchire de bleu à l'est, le passage sur les pierres du ruisseau et le retour sous un temps calme.

La neige est tombée jusqu'à 1100 m environ, mais sur le haut pas plus de 2 à 3 cm là où le vent ne l'a pas soufflée.
Sinon depuis mercredi ça a drôlement ramassé, ça sent le clap de fin, mais ce fût une belle saison, même avec les 3 semaines d'interruption de janvier. :-D

Et en arrivant à Ambert, la montagne s'est découverte à nouveau. A croire que l'Esprit de l'Ile à Benbois ne voulait pas que j'en profite une dernière fois. :-o

Modifié il y a 4 ans
Benbois me casse la baraque avec ses photos … :-x Non, ça illustre « l’état » de notre manteau neigeux. :lol:

Départ du col du Béal en suivant la ligne de crête à la limite de « l’érosion » de la neige.

Vent frais de nord, une polaire sans manche sur la chemise, que je n’ai pas quittée de toute la sortie, juste ouverte de tant en tant en montée et à l’abri du vent où la chaleur me tombait dessus comme la misère sur le pauvre monde. :-)

Descente du Procher sur la Chamboite en serrant la pente côté nord/est. A ne pas faire le matin sur neige dure car la pente est très forte en plus des arbustes et des pierres, mais dans cette super neige de printemps c’était du bonheur. Quelle merveille que les skis courts et larges. Le côté pratique des raquettes pour aller partout ou presque associé à la glisse. :-D 8-)

Les militaires ont fraisé la route entre le col et leur base (mur de deux mètres au niveau du rocher de la Chapelle). J’ai fait un petit tour au sud de la route puis vite j’ai retraversé vers le rocher Pavé où j’ai dû déchausser pour monter et rechausser dans la pente nord pour rejoindre Pierre/Haute.

Contournement par le côté ouest, mais pour trouver la continuité de la neige, il a fallu aller loin sur l’est, au niveau de la croix qui est dans l’enceinte et qui marque le sommet.

Puis le dessus du vallon des Gorges Chiouloup pour contourner le rocher de la Chaize et le haut des grands Chars et de pré Mouray pour plonger sur la combe entre la vallée de Chorsin et la côte 1500. Je suis remonté sur le côté est du plat de la Richarde pour redescendre sur le carrefour de Pradoux.
J’ai vu derrière moi deux randonneurs (sans doute les deux de Jacou) qui avaient l’air de peiner en descente.

Ensuite le suc de Pégrol et la descente délicate dans le sens où il faut chercher la neige, jusqu’au plateau des Egaux bien enneigé. J’y ai vu deux voiles mais pas celle à Jacou, qui plus tard m’ont dépassé au retour pour filer vers Pierre/Haute et me recroiser de loin.

Les deux randonneurs m’ont croisé (les pauves ne profitaient pas des descentes magnifiques dans cette neige gros grains car ils avaient des skis très étroits) :-? et allaient sur les Supeyres.

Sous le suc de Pégrol, Il manque l’aile orientée sud du half pipe, mais une petite descente dedans pour le fun était à faire.

Retour dans mes traces sur le suc de Pégrol puis une petite escapade du côté de l’Oule, à la première ruine et le long de la lisière de la vallée de Chorsin. Mais le vent dans le nez, la donne n’était plus la même. L’eau sourde de partout, c’est magique … N_75 serait heureux lui qui aime bien les passages de rus et ruisseaux, mais qui n’aime pas voir ça ? Manque plus que les premiers œufs de grenouilles … :-)

Puis Pierre/Haute dans mes traces ou presque. Passage par le nord et par le haut des pistes de Chalmazel qui avaient été tracées pour le dernier jour d’ouverture mais pas très fréquentées au vu du peu de traces laissées dans la neige molle.

Et heureusement pour moi, car du coup, le haut de la noire du Banban était vierge ! Juste les traces de la dameuse … mais la neige commençait à regeler sérieusement, du coup ça m’arrangeait bien de pouvoir virer sans fausse trace.

Puis la remonter de Procher par la pente est, là aussi à ne pas prendre le matin, car la neige durcissait et même pour monter c’était dur.
Puis retour au Béal en prenant la limite neige/bruyère sous le rocher de Peyre-Mayou, car le soleil donnait encore et c’était Extra … D’ailleurs Léo Ferré a oublié de mentionner dans sa chanson les sorties de ski en Forez … 8-)

J’ai doublé deux dames (qui avaient dépassé l'âge dêtre des bergères dont je ne sais plus qui sur le site a déploré l'absence :lol: ) à pied qui m’ont demandé si je n’avais pas de la place … Désolé, c’est du monoplace … Dans cette neige qui fuit sous le pied, marcher doit être un vrai calvaire. :-?

Donc encore bon mais en restant sur les pentes nord/est avec départ du Béal.

Le nord du mont Thiallier, croix du Fossat sont bien enneigés ainsi que vu d’en haut le vallon de la Jacine sous le mont Chouvet. La route de chansert n’est toujours pas déneigé, donc départ à Domas avec certainement de bons manques pour monter. La vallée des Reblats pas de soucis.

Des Supeyres ça passe encore, mais il y aura des manques assez rapidement. Après ce sera le long de la lisière ouest en coupant entre le goulet des 3 Fontaines par un léger pli du plateau des Egaux.

Sinon c’est encore pas mal enneigé vu de loin autour de la plantation des Allebasses, mais le terrain de jeu est très réduit.

Voilà pour les nouvelles fraîches/chaudes. Bonne fin de ski. :-D
Modifié il y a 4 ans
Sortie bivouac le week-end dernier.

Départ de la route de Domas et direct les rochers de la Pause avec les skis « peautés », chargement de 16 kg oblige.
Temps voilé et neige de printemps de très bonne qualité. Le pré de la Grosse Font est encore enneigé, juste des manques au passage entre la route et le pré et plus haut sur la route aux endroits habituels.
Sur le haut un vent de nord/nord/ouest frais, aucune vue au loin sur les massifs.

Descente prudente sur les jasseries du Fossat sans pouvoir profiter du « half-pipe » qui prend dessous sur une des sources du ruisseau des Reblats. Il est plus pentu et plus long que celui sous le suc de Pégrol.

Installation du campement sur la pente est de la vallée, sous le soleil qui avait percé et sur un petit plat à 200 m du ruisseau, en face de la clairière où il y a la ruine (pente ouest), près du chemin qui remonte en direction de Pradoux et que nous avions pris avec Jacou et N_75 lors de notre première rencontre il y a deux ans. :-D
J’avais repéré l’endroit, dans une hétraie où il y a quelques sapins. Elle est à 150 m de la lisière sous les ruines de Pradoux. C’est l’endroit le plus rapide et assez facile d’accès pour pénétrer direct dans la vallée.

Ensuite je suis allé faire un tour plus « léger », par la cave, puis j’ai remis les peaux pour remonter sur la montagne de mont Thiallier et redescendre sur la jasserie du Bechou.
Je suis remonté sur les Nerses. La visibilité était bonne, je voyais la plantation des Allebasses, les voiles des snow-kite sur le plateau des Egaux, le mont Thiallier, mais Pierre-sur-Haute était dans les nuées. Un fort vent de nord soufflait qui rameutait une brume qui semblait se former dans la vallée du Livradois.
Et en l’espace de 10 mn, je ne distinguais plus que la lisière de forêt des Reblats que je m’étais dépêché de rejoindre pour naviguer « à vue avec un repère » afin de ne pas rejouer le film d’il y a 15 jours « jour blanc sur le Thiallier ». :-( Mais la visibilité était quand même bonne pour skier, aux environs de 300 m.
Et en aparté, tout ceci m’a fait repenser au temps où j’œuvrais encore bénévolement au sein du domaine nordique et où l’idée des sportifs du ski club était de faire tracer des pistes entre les Supeyres et Pierre-sur-Haute. Lorsque j’avais soulevé le problème qu’il faudrait 1 piquet tous les 10 m, soit environ 700 piquets, relayé un peu par le major commandant la station de Pierre/Haute qui avait dit qu’avec leur chenillette et les énormes poteaux rouges tous les 10 m, il leur était arrivé de passer entre deux sans s’en apercevoir, le président du ski club avait alors déclaré : « nous enverrons les gens là-haut que quand il fera beau » … j’avais émis un doute sur le terme « quand il fera beau », sachant qu’en montagne … ce jour-là mon père avait claqué la porte en gueulant qu’il avait assez entendu de conneries pour la soirée … Et les émules des mêmes personnes avaient osé écrire sur le site du domaine nordique quelques années plus tard, en janvier 2012 que : « on assure pas la présence et les secours les jours de mauvais temps » … :-?

Donc je suis retourné me « catouner » (les non-initiés au patois local comprendront le terme) dans mon « chez moi», dans la vallée où l’on était bien à l’abri du vent. Un tit coin de Paradis … :-D 8-)

Au matin, j’ai été réveillé par des centaines de passereaux (des mésanges ? c’est mon dernier mot, non, j’appelle un expert, allo Benbois ?) qui babillaient dans les arbres au-dessus de ma tête. Ca a duré ½ heure puis plus rien, comme un rassemblement disloqué.
Corvée d’eau au ruisseau, rangement et me voilà reparti par la lisière sur les ruines de Pradoux, sous le soleil. Neige légèrement croûtée à l’ombre et déjà molle au soleil mais bonne pour la rando. Vent léger de nord, déjà des snow-kite sur le terrain du plateau des Egaux.

Je suis allé sur le suc de Pégrol afin de voir de loin « l’état » du côté de pierre Bazanne. C’est cuit comme on pouvait s’y attendre pour franchir la croix de Barras, mais il y a encore de la neige dans les vallons sous la pierre et roche Gourgon. J’ai croisé deux skieurs qui partaient sur Pierre-sur-Haute, léger, sans sac, tranquille … Ils devaient je pense avoir le portable dans la poche. C’est d’ailleurs étonnant ce rapport au portable. C’est souvent que lorsque l’on discute de rando à ski, beaucoup me disent d’un air affolé : « tu prends ton un portable au moins ! ». Avant cette saison je répondais, non, je n’en ai pas. Maintenant j’en ai un, mais je préfère ne pas oublier beaucoup d’autres choses plus à même à me tirer d’affaire qu’un tas de connections dans une boîte plastique. Malheureusement à présent, notre société fait que beaucoup/la plupart préfèrent compter sur une aide extérieure éventuelle que sur eux-mêmes. Sans parler que le portable dans notre montagne du Forez ne passe pas partout, loin s’en faut.

Sur le suc de Pégrol, Traces de motoneige qui venait des Supeyres et allaient vers Pradoux, peut-être celle des jasseries de Pégrol, connue depuis 15 ans des gendarmes mais … laxisme, bonne protection politique … allez savoir … Mieux vaut coller un procès pour un 56 km/h retenue 51, c’est plus facile, car là il faut suivre les traces de la motoneige pour voir où elles mènent, c’est dur hein ??? :-x

Puis carrefour de Pradoux et passage dans le vallon des sources du ruisseau de Chorsin pour remonter sous la côte 1500 et redescendre sur la croix du Fossat. Le socle de 65 cm de hauteur est découvert une bonne moitié. On voit l'herbe et il reste environ 30 cm de neige autour.
Je suis parti vers le mont Thiallier en arrondissant la courbe de dénivelé par les jasseries du Fossat (en posant le sac pour se faire le half-pipe dessous) et au-dessus des Nerses. Et de l'autre côté, la descente prudente toujours à cause de la charge sur le vallon de la Jacine, la traversée du ruisseau et retour à la route de Domas.

Voilà, ça skie encore très bien, mais il faut en profiter, la saison se tire, des grands trous apparaissent, liés à l’effondrement de la neige, mangée par-dessous et petit à petit on sent qu’elle se ramollit sur une plus grande épaisseur de la couche. Et ça grouille de vie sur cette neige, des insectes, des moucherons, des chenilles et même au sommet du mont Thiallier à 1558 m, une grosse mouche comateuse. :-o
D'en bas, ce soir, la face sud fait triste mine, mais ça devrait faire encore au moins la semaine voire l'autre si les conditions ne bougent pas (pluie et vent de sud).
Modifié il y a 5 ans
Grand Steak, j’espère qu’après ou avant avoir pris la photo du pont de la vallée des Reblats, tu as fait le plein à la source de la cave paternelle juste au-dessus, car avec elle, les montées deviennent des descentes …. :lol:

Sinon, comme l’a signalé plus rapidement Jacou, très belle sortie hier après-midi à partir du col du Béal. :-D

Neige excellente pour la rando, de printemps qui enfonçait de 5 cm, bonne glisse, bonne portance … du miel blanc … et sous le soleil, chaud voire très chaud …

Par contre aucune vue sur les Alpes et même sur les sommets auvergnats de l’ouest, tout était noyé dans une brume nuageuse d’un seul tenant qui a fait dire à Jacou que ce devait être la chape de pollution et je partagerais son avis, car ça faisait bizarre, limite jaunâtre … :-? :-(

Donc du Béal direct Pierre-sur-Haute avec toujours le passage délicat au niveau de la descente de Procher sur le col de la Chamboite. II faut tirer sur la pente nord/est, mais de là, ensuite, la route est encore enneigée avec les traces de la chenillette (PB 100 pour les connaisseurs de ce type d’engin) des militaires.

Descente directe sur les jasseries de la Richarde, puis la côte 1500, le plat de la Richarde et la plongée sur la croix du Fossat. Ensuite nous sommes passés sur « l’île » (comme dit Benbois et repris par son adepte N_75) du Thiallier et sommes remontés sur le mont éponyme (le K2 comme dit Damien63) en allant tourner un peu au-dessus de la jasserie des Nerses. Et après, une superbe descente sur le rocher de la Fromagère nous attendait, où ça virait tout seul, il suffisait juste de remuer un peu les genoux … Magnifique … :-)

Nous sommes allés sur la jasserie de la Font du Blanc puis remontés sur les rochers sans nom, sur la ligne de crête entre la Fromagère et le mont Chouvet. Nous avons pris le vallon de la Jacine, traversés le ruisseau et au croisement 300 m au-dessus du col de Chansert, nous sommes remontés à droite sur les rochers de la Pause.

Et après, voyage retour par la croix du Fossat, Pierre-sur-Haute et le haut des pistes d’alpin de Chalmazel (là, j’ai fait une erreur, il aurait fallu rester au soleil, car la neige commençait à regeler) et le Procher … et enfin pour le physique et malheureusement pour le plaisir, le col du Béal.

Jacou qui possède un GPS a annoncé à l’arrivée, 26 km et 1500 m de dénivelé … Ouf ! Pas étonnant que je sois « rendju » (même les non initiés au patois local comprendront sans peine le mot, déjà employé par ailleurs ici même).

En résumé, que du bonheur, neige super extra pour la randonnée, ça glisse toujours sur le Forez et de plus en plus à la vue du nombre de traces de ski de fond, ça va devenir le Courchevel du ski de rando nordique, les fourrures en moins ! :lol:
Modifié il y a 5 ans
je ne peux pas le vendredi soir, mais le samedi oui, à moins que la météo ne soit vraiment pourrie, avec de la pluie … :-?

Le bon bivouac c'était le week-end dernier mais je ne pouvais pas. :-(

On en reparle …

Demain après-midi vers 12h30/12h45 je suis au col du Béal , si ça dit à quelqu'un ou quelqu'une, le tout au pluriel … :-D
Modifié il y a 5 ans
Ca bouge sur le "Forezorum". Jacou nous a joué les explorateurs en solo (si j'avais été là je t'accompagnais avec plaisir), N_75 (je l'ai mis le tiret du smile un remake des" bronzés font du ski", manque plus que la musique … :lol: et tout le monde a bien bougé, comme quoi petit massif mais gros coeur notre Forez ! :-D

Pour moi c'était un petit "stage" alpin où je me suis régalé d'une autre façon, et après, on a fait avec mon ancien, le Forez63 du site, une bonne ballade samedi matin à partir des Supeyres.

Vent d'est un peu frais qui "tenait" un peu la neige au départ, mais rien de terrible, car sitôt à l'abri on était bien/trop bien pour la saison.
Direct par la bosse des snow-kiters sur une neige gelée mais pas tôlée. Le half-pipe sous le suc de Pégrol est à faire, car il est praticable. La petite chute de neige a suffi pour garnir le fond par rapport à il y a 15 jours. :-)

Et là de l'idée de départ de la vallée des Reblats, on oblique plein est en opportunistes de la rando pour filer sur la Loire … Quand faut y'aller, faut y'aller … 8-)

Donc la jasserie de Pégrol la plus haute et le franchissement de la croix de Barras, où là il faut chercher son passage, mais comme on est dans des prés et non de la bruyère ça passe bien sur une neige transformée.

Mais après sur la pente est, c'est beaucoup mieux, bien enneigé même. Le vent a été joueur, on ne voit parfois que le haut des piquets de clôture et 20 m plus loin 3 rangées de barbelés. Il faut choisir ses passages suivant les creux du terrain.

Nous avons piqué dans le vallon sur la gauche du buron du Plan Chevalat, parmi les arbustes. Là, la neige était extra, nous sommes même tombé sur des gobelets (du sucre en poudre) et une trace de ski de rando.

Puis nous sommes remontés vers le chemin qui va à pierre Bazanne où nous avons croisé une skieuse qui venait de Sichard. Après la pause casse-croûte et contemplative, nous avons contourné le bois pour aller poursuivre le vallon sous roche Gourgon (côté sud très déneigé mais possible d'y monter le long de la lisière ouest comme d'habitude), toujours parmi les bouleaux, les pins et les petits fayards.

Pour Benbois qui doit savoir ce que c'est, nous avons trouvé un "piège" formé d'une boite en plastique blanc, légèrement conique, avec une trappe d'ouverture sur le côté et à l'opposé un petit tube transparent Ø 20 mm environ avec comme une crépine au bout et des trous de Ø 3 mm environ. Il est posé sur un tube inox de 60 avec une platine de 500 au carré, et à environ 1,60 m du sol. Est-ce pour prélever du pollen ? Des insectes ?
:-o

Là il commençait à faire très chaud, manches de chemise relevées de rigueur, neige molle juste en surface, excellente et très glissante.

Après nous avons traversé le ruisseau (un joli renard nous a défié de loin) sous la jasserie de Gourgon en laissant la première de Garnier sur notre droite.

La bosse de la croix de Barras et retour dans le vallon des jasseries de Pégrol, puis la bosse au-dessus, le petit Goulet et enfin les Supeyres où déjà il y avait un peu de monde.
Donc pour aller sur pierre Bazanne et roche Gourgon faut se dépêcher, jusqu'à mardi matin je dirais ça peut encore faire mais après pour franchir la croix de Barras …

Au coucher du soleil, j'ai vu que sur le sommet du mont Thiallier, là où bien sûr c'est soufflé, la neige avait changé de couleur, passant du blanc au brun, ce qui veut dire que la bruyère n'est pas loin.
Par contre sur le suc de Pégrol où l'on est plus sur de l'herbe, c'est resplendissant de blancheur.

Mais il y a encore de quoi faire, pas d'affolement, la saison se finira bien … :-D

Modifié il y a 5 ans
Et encore mon bon Benbois, d'en bas je voyais la lisière de la forêt sous le Mont Thiallier, ça devait être un peu mieux que ce matin … :-?

En effet, tu m'avais donné l'envie d'aller dans le "sauvage" de notre montagne de Mont Thiallier, alors ni une ni deux direction le carrefour de la route de Domas. :-P

5 à 10 cm de neige fraîche à 1150 m, quelques flocons virevoltaient.

je suis allé sur Chansert puis pré Daval et la vallée du Fossat. Il y a une quinzaine d'années, en raquettes, j'avais remonté avec mon père le ruisseau du Vertolaye sur la rive gauche et là, je l'ai tenté en ski …

Dur, dur, surtout sur la fin quand le ruisseau est pris entre deux pentes très raides, garnies d'arbres et de rochers. Il a fallu chercher le passage et remonter dans la pente. Je brassais 30 à 40 cm de neige par endroits et les bâtons parfois s'enfonçaient jusqu'à la poignée. Heureusement, les petits arbres type bouleau ou fayard, servaient à "s'élever" le corps et "l'esprit". :-P

C'était magique, nature endormie, ouatée … juste une malheureuse trace d'un oiseau que j'ai entendu. Il aurait fallu un Benbois pour dire qui il était …

Grosses accumulations de neige, qui commençait même à prendre sur le ruisseau. Depuis un mois, c'est la première fois que le temps était réellement à l'hiver. Mais pas très froid quand même.

Puis j'ai traversé sur la fin une des deux sources pour me retrouver après un léger replat, à replonger sur la barrière du chemin.

Ensuite la croix du Fossat au bout de deux heures d'efforts. La neige a recouvert le socle.

La prochaine fois, promis, juré, craché, je mets les demi-peaux que j'avais dans le sac mais que … "Oh, ça passera bien" … Oh, ça vaut plus le coup maintenant on est presque rendu …" :-( :-P

De là direction les jasseries du Fossat, puis je voulais monter sur le mont Thiallier afin de redescendre sur l'autre versant vers le rocher de la Fromagère … Mais là, visibilité de 10 à 30 m … Vent, tout était givré, un joli jour blanc, lecture du relief très approximative … :-?

Je suis arrivé je pense sur le haut car la neige était très glacée, la poudreuse balayée. Le vent a chassé un peu la brume et j'ai vu des rochers. Ils me semblaient être ceux côté sud avant la grosse corniche photographiée par Benbois. Je voulais surtout éviter de me retrouver dedans, dans cette forte pente et avec une grosse accumulation dangereuse.

Alors j'ai bifurqué légèrement, passant le vent de nord/ouest de mon côté droit à pleine face … Puis ça descendait un peu … à un moment je me croyais en train de glisser et j'étais arrêté … Enfin toutes les bonnes "illusions" que procure le jour blanc.

Et à force de tourner, j'ai retrouvé des traces, donc les miennes … J'ai sorti la boussole, puis pris un cap un peu au hasard pour replonger dans la pente, et j'ai vu surgir devant moi, la jasserie des Nerses ou du moins ce qu'il en reste encore.

Donc là, le parc, les jasseries du Fossat, les rochers de la Pause où l'espace de 10 secondes le disque du soleil est apparu dans un pan de ciel bleu, puis la descente sur Chansert par le chemin du bois, sous une neige très fine, limite grésil qui brûlait les yeux. Car le masque à neige était vite crépi et bouché. Je pensais que ça irait mieux dans le bois mais non, jusqu'à Domas la neige dans les yeux venait "dauber" la descente qui pourtant était excellente.

Il y a longtemps que je ne m'étais plus égaré dans le brouillard. Ca serait intéressant dans ces cas-là d'avoir le GPS, juste pour voir où je suis passé réellement. :-o

Et à Ambert, j'ai été accueilli par un léger soleil, une incroyable différence … Une heure avant dans le brouillard et là à voir des gens qui vaquaient à leurs occupations, à se demander si je n'avais pas rêvé … On a quand même une sacré chance de pouvoir vivre des "petites aventures" à notre porte … Ceux qui ne sont jamais montés là-haut en hiver ne peuvent même pas imaginer … :-D
Modifié il y a 5 ans
Pour avoir skié avec toi et tes HOK, j'ai vu que tu en bavais, surtout sur les faux plats descendant.

Je pense que ce sont des skis faits pour s'amuser dans un petit périmètre et dans une neige poudreuse. Peut-être autour d'un stade de neige comme initiation pour des enfants entre raquettes et skis …

Mais à 400 € ça fait cher par rapport aux autres skis de rando. :-?


Bon, sinon pour en revenir au sujet, c'est vrai je pense que l'AMM serait plus "adapté" que le moniteur de ski de fond pur ski nordique de piste, technique et fartage, pour emmener des personnes en rando nordique.

Après c'est dans l'esprit, tu peux avoir des moniteurs de fond qui ont l'esprit nature hors performance pure mais qui peuvent expliquer techniquement et avec pédagogie, les bons gestes.
On en a un avec Sancho. :-D

Il me semble que les AMM vous passez un module raquettes, alors pourquoi pas un ski de rando nordique avec de la technique adaptée à la pratique ???

C'est vrai que ça pourrait relancer l'activité nordique, mais encore faudrait-il que les domaines nordiques veuillent évoluer, sans délaisser les pistes bien sûr pour les adeptes, mais en regardant plus loin …
Seulement voilà, comme ils louent des skis, ils veulent toucher le "jackpot" des 2 côtés en empochant la redevance …

Si ce sont des skis de rando, la redevance … Ou alors comme pour la raquette, sous des prétextes sécuritaires, ils feront payer, mais ça rapporte moins …

C'est dommage que certains petits sites qui vivotent, du style col du Béal dans le Forez, n'aient pas le courage de vouloir franchir le pas vers une activité plus rando (ski, raquettes, chien de traîneaux), surtout qu'il est bien placé pour cela.

Mais non, alors que l'offre avec le col de la Loge d'un côté et les crêtes du Forez de l'autre est pléthorique sur un massif en mal de "clients", le col du Béal continue sur la même pente … Dommage …

Je m'écarte un peu désolé, mas tout est un peu lié il me semble …

Le nordique n'est pas prêt à faire sa "révolution" d'un point de vue enseignement et Nordic France non plus d'un point de vue approche du Nordique dans sa globalité.

Et c'est pour ça que de ski de fond (même si c'est sur piste), on en entendra reparler dans 4 ans, mis à part si un français gagne une coupe du monde ou fait un podium …
Modifié il y a 5 ans
Bonne glisse Damien sur ton nouveau "territoire" … :-D
Modifié il y a 5 ans
Ce soir, vu d'en bas on est à un enneigement "renouvelé" autour de 1100 mètres.

En effet, les sapins on blanchit environ par là, car de chez moi je vois le village des Versades qui est sur un replat à 1079 m d'altitude.

Il se situe au-dessus de Valcivières et au départ de la vallée de Billeyre, qui arrive sous le Mont Thiallier et la congère que Benbois nous a photographiée.

D'ailleurs du sommet en partant sur la droite dans la légère combe où passe le chemin d'été, il y a une superbe descente sous le rocher de la Fromagère, jusqu'au nez de la vallée de Billeyre, vers la ruine. On a 150 à 200 m de dénivelé.

C'est vrai que seul dans la brume c'est assez impressionnant, c'est un "autre monde" que cette montagne de Mont Thiallier, plus sauvage …
Modifié il y a 5 ans