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Le Forez c'est le coin des poètes des neiges, smilen'est-ce pas N_75 ?smile Et des artistes de la photo, Benbois, Jacousmile et JWChalopin, dont on n'a plus de nouvelle mais qui est un sacré aventurier du grand nord avec un super site web.

Hier je pensais prendre un RTT mais vu le soleil et les prévisions pessimistes de la météo, l'après-midi, direction les Pradeaux, une zone plus tranquille, loin des crevasses foréziennes …
+ 8 ° à 13h00 mais toujours ce petit souffle de SSW qui donnait une sensation de petit frais sur le haut.
Sur la route du  barrage les giboulées de la veille avaient bien arrangé la sauce de glace grisâtre, même si les cailloux poussent plus vite que les perce-neige.
Toujours au plus court par le barrage, la ruine du Château, les jasseries de la Fayolle et le haut du plateau des Allebasses en lisière EST de la plantation, j'ai filé sur les anciennes pistes de haute Vallée, station qui n'existe plus que dans les souvenirs de certains. La glisse était bien correcte et la neige très bonne, ça enfonçait juste de 2 à 3 cm.  Et fort heureusement pour descendre,  car en direct sur cette haute vallée de l'Ance (la rivière très bonne pour les pieds à sa source, comme Jacou l'avait testé la veille) la pente est d'un dénivelé de 100 m sur 250 m linéaires environ. C'est souvent le spot à Fourinas, notre skieur de rando alpine qui intervient parfois sur notre forum et je comprends pourquoi. C'est par là aussi que la station de Prabouré à une rando-ferrata du Ronzier, qui permet à ceux ayant pris sa tyrolienne qui franchit l'Ance, de remonter plus sportivement.
Donc les virages s'effectuaient super bien en parallèle, mais plus on descend et plus le couvert forestier devient  épais. J'ai traversé le sentier qui vient des jasseries des Jassoux au nord et rejoint celui remontant sur le bas de la station de Prabouré permettant d'éviter la rando-ferrata. J'ai terminé ma descente dans un pré sous une ruine et après, ne restait plus qu'à remonter car atteindre le fond de la vallée devenait périlleux en enneigement et à cause des arbres. D'ailleurs sur le bas la neige était déjà beaucoup plus molle.
Pour retrouver le haut du plateau il a fallu même déchausser afin de passer un ruisseau et des entrelacs d'arbustes fayards et bouleaux, cassés, pliés sous la neige, de pierres et de terre. Puis j'ai retrouvé le chemin mentionné plus haut et je voyais en bas le pont en ciment sur l'Ance (retour de la tyrolienne) car pour mon bonheur il y avait une coupe franche assez récente, juste parcourue de favilloux et framboisiers. L'accroche était excellente, car seule la pente m'empêchait de monter tout droit.
Je suis ressorti aux jasseries de viallevielle, juste sous le petit bois de fayard, planté comme une clôture autour d'un petit espace, comme un ancien enclos ? Il est sous le réservoir d'eau à côté de la jasserie du SHF (sports d'hiver forézien) un club de Saint-Etienne.
Ensuite j'ai coupé le plateau pour aller chercher le vallon qui prend à l'angle EST de la plantation et conduit non loin du pont de la Fayolle. Mais là, plus aucune glisse, les skis scotchés sur la neige…
En ressortant du vallon pour replonger sur les jasseries de la Fayolle, alors que la pente et à peu près identique, là, la glisse est revenue. L'explication je pense à cause du vent. Le vallon précédent était à l'abri, donc la neige avait été réchauffée alors que là, le vent légèrement frais prenait et sans doute suffisait à tenir une bonne température à la surface de la neige.
Après je suis rentré sur les Pradeaux par mon trajet de l'aller, mais sur la route du barrage, les giboulées de la veille avaient disparues et la misère était plus visible.
Ruine du Château avec derrière les jasseries de la Fayolle et le haut du plateau des Allebasses, la fameuse courbe de niveau à 1400 m ressemblant à la botte italienne.  La même en plus gros avec sur la droite au ras du bois le gros Rochers. Puis au retour la ruine vue de dessous avec légèrement sur la gauche les 4 rochers. Et le bois de fayard aux jasseries de Viallevielle.
            
Modifié il y a 10 mois
Oyez brave gens ! Gentilles damoiselles et beaux seigneurs à ski vous déplaçant, la complainte de pauvre jacou, dont les attributs faillirent être bouinés et priez saint Régis avant que de départir en vos neigeuses pérégrinations …
Pauvre, pauvre Jacou, plaignez plaignez sa triste histoire qu'ici on vous va conter…
Jacou à srn poussait sa peine,
Sans rechigner, sans problème,
Quand soudain sous ses skis cédant,
Un pont de neige cassant,
Dans l'abîme le précipitant.
Tout fut perdu pour Jacou, for l'Honneur,
Car dans cette rase de malheur,
Seul son pied droit y chut,
Évitant à son séant,
Un bain de siège mal allant,
Car alors il eût dû,
A défaut de chaussette,
Essorer son intime layette….
😉 😊 😀 😁 😂

Eh oui mon bon jacou, encore une belle sortie à 4 smile
Un peu de vent au départ, + 2°, la légère poudrée de la nuit donnait parfois des freinages intempestifs non désirés, des giboulées sèches, du soleil, quoi de mieux …smile
Sinon nous sommes allés tourner sous roche Gourgon en passant par la piste "d'été" , le GR3, qui tourne sous le suc de Pégrol pour aller sur les jasseries de Garnier. Mais avant la bosse il a fallu prendre à droite juste avant cette petite plantation qui ressemble de loin un peu à celle sous le suc de Pégrol, afin de suivre la neige au mieux. Par la croix de Barras, (qui était ce brave garçon, est-il mort ici, au milieu de nul part, sur ce grand plateau dénudé où le vent ne s'arrête guère ?) nous avons gagné la jasserie de Gourgon avec un parcours émaillé de multiples traversés de barbelés pénibles car haut de 3 voire 4 rangés.
Puis nous avons tourné sous la roche Gourgon avant de repartir au plus court via le bois de petits arbres à l'abri du vent et rebasculer sur les sources de l'Ance et les jasseries de Pégrol. Et là, en traversant une des sources nous avons failli perdre jacou smilequi a disparu dans une crevasse forézienne, moins dangereuse que leurs grandes soeurs des Alpes mais qui lui a offert presque un bain de siège mais un bain de pied smile . Il a bien fallu 10 mn pour l'en ressortir sous les regards interrogatifs de Malou smile
Puis retour aux Supeyres en laissant jacou sous un arbre et Malou tirer la voile, enfin le contraire smile
Modifié il y a 10 mois
Hier après-midi encore une tant que ça peut le faire au départ des Pradeaux. Ca devrait encore être possible jusqu'en fin de semaine car le redoux annonciateur du printemps fait doucement son oeuvre. + 7° avec toujours ce petit air frais mais sans plus et du soleil qui parfois a joué à cache nuages. Glisse correcte et bonne même sur les plateaux.
je suis parti par le vallon dont le haut a été inondé par le barrage. Malgré qu'il soit humide il est encore bien enneigé. Puis le bois à gauche et 700 m sur le retour des pistes de fond où un seul skieur était passé en patinant et les berges du barrage donc côté OUEST (photos). Puis à travers pour rejoindre les pistes de fond sur le plat de Fayevie, dans le virage avant de replonger sur le pont de la Fayolle. Je les ai traversées pour prendre juste en face un "chemin" qui à travers le bois et en pente régulière rejoint le plateau.
Ensuite la descente sur la Font qui Perce, une des sources du ruisseau des Pradeaux, peut-être la principale d'après la carte IGN. Descente extra, bonne glisse sur une légère croûte qui cassait régulièrement. Par contre ce matin ça ne devait pas être top avec une croûte plus dure. Je suis remonté ensuite par les pare-feu de la plantation des Allebasses, puis les Brûladis et la tête des téléskis de Prabouré où il n'y avait guère de monde cette fois. Juste avant, quatre fondeurs "touristes", l'un d'eux ayant un gros anorak d'alpin, le long de la lisière EST plantation.
Après en longeant bien le bois j'ai gagné les 4 Rochers. l'enneigement est bon, c'est limite sur 30 m au gros Rochers, mais comme on est dans de la bruyère … Descente des 4 Rochers merveilleuse, en télémark sur le haut et en finissant en godille. Il y a bien longtemps que je n'avais retrouvé d'aussi bonnes sensations chez nous, ces derniers temps la neige étant très peu glissante. Quelques zestes de grésil ont zébré le temps alors que le Mezenc  était écrasé par des nuages très très noirs.
Du bois du Coin je suis remonté direction la tuile pour basculer à droite un peu avant et prendre le vallon (photos) qui retombe à la ruine de Barru, sur le barrage. C'est aussi un des ruisseaux sans non qui l'alimente. C'était très bon aux endroits où ça descend, donc avec assez de vitesse, ailleurs ça enfonçait. Comme d'habitude il faut le prendre bien à gauche le long de la lisière. Mais au milieu quand il est bien ouvert et que celui du bivouac qui retombe vers le pré de la ruine du Château,  vient sur la droite, j'ai retraversé le ruisseau sur les nombreux ponts de neige. On reste souvent à gauche et il y a un affluent assez large et profond, trop souvent sans pont qu'il faut enjamber, donc la solution de tirer à droite est la meilleure.
Plus bas j'ai retrouvé nos traces de la veille avec forez63, mais là où l'on s'était enfoncé de 2 à 3 cm, je me suis retrouvé dans 30 cm de neige en train de pourrir sur toute la hauteur de la couche.
Puis le barrage côté EST et la route encore garnie de sa boue/glace grisâtre mais qui commence à donner de sérieux signes de faiblesse. Il reste le chemin dessous parallèle encore enneigé.
Voilà, pour ceux qui  veulent encore profiter des Pradeaux, il ne faut pas tarder, mis à part si ça reneige bien sûr 10 à 20 cm. Tout ce plateau des Allebasses est quand même un sacré bon endroit pour le SRN, surtout avec tous ces vallons, combes, qui donnent de bons mouvements de terrains très nordiques. C'est moins uniforme que sur le haut du massif. Les deux ne sont pas opposables mais complémentaires.smilesmile
          
Modifié il y a 10 mois
Superbe la vidéo,smilesmile ! Magnifique paysage de combes qui font le sel du ski de rando nordique smile
Mais chez nous en Forez, on a de l'herbe en plus de la belle poudre smilesmilesmilesmile
Bonne fin de saison à toutes et tous ami(e)s jurassiens ! smile
Encore une sortie hier après-midi à partir des Pradeaux avec  forez63.
En 48 heures, la neige avait bien "ramassé".smile T° de 7 ° et très légère brise du SUD. Neige légèrement glacée par endroit, qui pouvait casser à d'autres ou encore neige mouillée un peu type gros grains excellente à certains passages. Donc un panel de neiges transformées. Glisse bonne voire trop bonne en sous-bois et médiocre à découvert. Temps couvert, gris, le soleil a juste tenté une timide apparition.
Sinon départ par la route forestière du barrage puis bien vite nous avons opté pour le chemin dessous, car sur la route, avec tous les passages de skis, raquettes, piétons et du 4X4 d'entretien de l'ouvrage, la neige n'est plus qu'une bouillie grisâtre encore un peu glacée.smile
Puis nous avons décidé d'aller profiter de tous les vallons humides qui alimentent le barrage. Donc lorsque le chemin de contour du plan d'eau prend sur la gauche et que juste en face il y a un autre chemin, nous avons pris à droite pour faire le premier vallon. mais comme il est fermé par les plantations sur le fond, nous avons repiqué ensuite à gauche pour aller retrouver le vallon qui prend à la ruine de Barru ou au reste de la petite passerelle. De là, nous avons été dans celui du bivouac pour ensuite passer à la ruine du Château et tenter de remonter le ruisseau des Pradeaux qui alimentent le barrage, jusqu'au pont  de la Fayolle.
Nous le faisions jadis, à la fin des années 90 et début 2000 en raquettes, skis sur le sac et arrivés au pont, nous rechaussions les skis de fond pour rentrer par les pistes aux Pradeaux avec les raquettes sur le sac. L'avènement des skis de rando nordique à modifier fort à propos ce système un peu bâtard mais qui permettait d'aller "visiter" d'autres lieues délicats en skis étroits.smile
Depuis, les deux plantations qui bordent le ruisseau ont poussé, rétrécissant le passage et du coup c'est tout de même "sportif",  car en plus des arbres et parfois en travers, il faut traverser une multitude de rus de drainage perpendiculaire au ruisseau. Ils sont plus ou moins hauts et plus ou moins larges, donc il faut trouver les bons passages. Voir les photos jointes où forez63 s'emploie …smile
Puis une fois au pont nous sommes rentrés d'abord par la piste direction Prabouré et vers les jasseries de la Fayolle, nous avons piqué dans le pré dessous pour franchir un des affluents du ruisseau et remonter sous la ruine du Château et tirer sur le barrage toujours côté EST (photo). De la maison du gardien nous avons choisi de rentrer par la route forestière afin de profiter de la glisse de la "neige" grise/glacée. Il faut juste faire attention aux quelques pierres qui sortent sous les arbres.
          
Modifié il y a 10 mois
Bienvenue à toi qui viens de trouver la lumière du vrai ski des origines ! smilesmilesmile
Mais si tu fais de l'alpin ça viendra vite, aucun problème …smile
Et au plaisir sur la neige smile
Modifié il y a 10 mois
Ce n'est pas encore la faim, la famine n'est pas là mon bon Jacou ! smilesmile
4° cet après-midi au col des Pradeaux, avec un vent d'OUEST assez frais et 5 à 7 cm de "poudreuse" en plus. Mais une neige gorgée d'eau, très lourde et qui au départ par la route forestière du barrage faisait ventouse sous les skis, d'où pas un pet de glisse, horrible ! Puis 30 m plus haut en dénivelé et ça allait déjà mieux mais sans quand même atteindre des sommets, on est resté dans la médiocrité.smile Le temps hésitait entre printemps et hiver lorsque le soleil sortait ou pas. Ou l'on sentait le moteur chauffer ou on frissonnait : comme l'on dit dans notre idiome très imagé, c'était un temps "pelé"…smile
Sinon je suis parti par le chemin du réservoir, à déconseiller en descente vu les cailloux qui pointent, surtout dans la partie basse la plus pentue. La météo avait annoncé de possibles averses et ne s'était pas trompée car sous l'effet du soleil et du vent ça pissait dru sous les arbres. Donc j'ai vite filé sur la Tuile et le bois du Coin pour rester au maximum à découvert.
6 skieurs croisés au bois du Coin venant de Prabouré, sur une piste damée de la veille donc avec la couche collante dessus. Dur dur le patinage, c'était 3 tentatives de patinage puis 10 m en classique avec les skis écartés et 3 patinages, bref du patinoutage …smile
Sur les 4 Rochers j'ai croisé 8 raquettistes  avant de passer au nez du téléski de Prabouré où il y avait du monde également. Ensuite le long de la plantation des Allebasses, où j'ai trouvé encore 2 patineurs, un gars qui s'en sortait et une pauvre fille qui faisait encore moins que patinouter.smile Un couple en classique et l'homme, fort avisé, m'a dit avoir commencé en patineur puis bien vite changé pour des skis à écailles. Un peu comme forez63 hier en optant pour les raquettes, c'est du pragmatisme et de l'expérience mêlés. Même quand je skiais encore sur piste j'avais souvent les raquettes dans la voiture, quand le temps et la neige n'étaient pas très sûrs.
Le long de la plantation c'est là où ça allait le mieux du fait de l'altitude et de l'exposition EST. Par les pare feux je suis ensuite retourné vers le vallon qui part de l'angle EST, là où le ruisseau des Pradeaux prend sa source pour ensuite glisser vers le pont de la Fayolle.
J'ai traversé le vallon pour filer sur les jasseries de la Fayolle et passer sous la ruine du Château (photos jointes). Même dans les descentes ça ne glissait pas un caramel, il fallait essayer de se tenir le plus en arrière possible pour soulager les spatules et ça avançait tant bien que mal en trace directe. Pas mal de traces de skis dans le pré sous la ruine, on en voit de plus en plus en hors pistes.smile
Ensuite le barrage  en allant le chercher tout de suite à droite avant le reste de passerelle vers la ruine de Barru. Il a perdu un peu d'eau en un mois. Juste avant la maison du gardien j'ai croisé 3 promeneurs et 1 jeune skieuse de rando nordique, bien équipée et qui allait fort bien.smilePuis j'ai tenté la descente sous les piles, là aussi en trace directe et pourtant au plus pentu. J'ai même failli tomber sur l'avant quand la pente est moins sévère, ça m'a freiné.
Ensuite j'ai retrouvé plus bas la route forestière  en voyant un petit garçon avec les skis à la main et ses parents avec sa soeur qui avaient un peu de mal. Donc j'ai coincé le petit entre mes jambes et tout doucement en poussant d'une jambe on est arrivé. Il faut dire que la couche de neige fraîche avait disparu et qu'il restait, heureusement, la glace grise qui glissait un peu mieux. Ca m'a rappelé de lointain souvenir, car le nombre de gamin des écoles que j'ai pu redescendre du pré de la Marion …smile
Donc voilà, en terme d'enneigement c'est encore très correct, après, si ça gèle un peu cette nuit, demain matin ça ne sera pas le top. Mais ça skie !smile


Modifié il y a 10 mois
Départ des Pradeaux cet après-midi en ski de rando, avec une T° de + 6° mais un vent de SUD frisquet qui m'a obligé sur le haut à remettre le bonnet et les gants. Neige peu glissante à cause de la très fine couche tombée la veille. Enneigement encore bien correct, mais temps tristounet, gris et neige très sale sous les arbres.smile
Sinon je suis parti par le barrage côté EST, puis la ruine du Château pour traverser ensuite le ruisseau juste dessous et remonter sur les jasseries de la Fayolle. Ensuite je suis remonté encore sur le plateau vers 1400 m où j'ai croisé 4 skieurs avec des skis étroits qui semblaient chercher leur chemin. Depuis que le domaine à supprimer la liaison haute, ceux qui ne connaissent pas butent sur le haut de la station de Prabouré sans trop savoir où aller.smile
C'est vers elle que je me suis dirigé, pour aller prendre la piste d'alpin, où même là ça ne glissait guère. Pas mal de monde, environ 80 skieurs sur la station. je suis ensuite remonté par le vallon sous les jasseries de Viallevieille et suis allé faire un tour sur les pistes de l'ancienne station de Haute Vallée (un coin cher à notre skieur de rando alpine Fourinas, qui intervient parfois sur le forum) dont les téléskis ont été démantelés en juin 2007 (nous y étions avec forez63 et d'autres bénévoles pour l'enlevage par hélicoptère des poteaux). Même là où pourtant la pente fait passer la "rouge " de Prabouré pour une bleu pâle, je pouvais y aller tout droit et ça manquait de vitesse pour virer dans de bonnes conditions.
J'ai juste fait le haut avant de repartir plein OUEST vers la plantation des Allebasses que j'ai traversé en plein bois jusqu'à sa sortie à 500 m du pont de la Fayolle. Dans les arbres, ça glissait mieux, la neige "fraîche" n'avait pas trop pénétrée, on était sur la vieille.
Puis le plateau pour repiquer sur le sommet du bois ou col des Allebasses, sous le suc de Montchaud et enfin piquer direct sur le vallon par cette ancienne piste de fond de la fin des années 70 où forez63 avec d'autres y avaient amené à deux endroits des traverses pour faire des ponts. Il ne reste d'ailleurs que les traverses comme vestiges de cette époque glorieuse du ski de fond, car même aujourd'hui en coupant ou suivant un peu les pistes, je n'y ai pas vu âme qui vive…smile
Puis le long du barrage côté OUEST pour rentrer  et la piste raquette qui atterrit à côté de chez Maurice, 50 m sous la cabane de péage du nordique. Il faut juste faire attention à deux endroits sous les arbres, lorsque l'on quitte le chemin plus large et damé qui redescend directement au garage de la dameuse, quelques pierres pointent le bout de leurs dents et surtout à l'arrivée où là c'est la terre avec juste une bande permettant à peine de passer les deux skis bien serrés. Sinon c'est bon et c'est là où ça glissait le mieux, bien tassé par les raquettes. +3° à l'arrivée vers 17h15.
Voilà, c'est sûr qu'une journée de bruine qui pourrirait la neige et ça ferait beaucoup de mal, donc à voir l'évolution.smile
Retour aux affaires forézienne et à la rando nordique après presque 3 semaines de 3 Vallées, ski de fond, alpin et rando alpine …smilesmile
Et l'accueil a été à la hauteur, avec un -17 ° et une bonne  petite brise de N/E à 9 h au col des Supeyres. Fine couche de neige poudreuse très froide sur de la dure, d'où une glisse moyenne. Couche qui avait tendance à casser un peu donc descentes délicates. Pour l'occasion j'ai troqué mes habituels skis larges Fischer S Bound 112 de rando à écailles, pour des Fischer E 99 sans écailles et ainsi patiner. L'avantage de la neige froide c'est que face au vent je retenais assez pour faire du classique et ailleurs ça "patinotait" . Début dans la brume puis au fur et à mesure le soleil a réussi à prendre possession du ciel mais pas sur les hauts sommets de PsH et Monthiallier.
Premier être vivant, le jeune gars planté à la cabane du domaine nordique, prêt à manger du client.smile 
Après un bonjour d'usage, il m'a regardé d'un oeil suspicionneux en me voyant monter vers la croix les skis sur l'épaule, en se demandant sans doute si je n'allais pas le gruger en passant derrière la longue file de barrières qui cloisonnent le ski nordique de pistes. Ben non, je l'ai laissé sur sa faim en prenant à gauche toute vers le Nord.
Le début de la route qui va vers les 3 Fontaines a été partiellement déneigé sur 500 m environ, sans doute pour servir de parking aux récents championnat de France de snowkite (27 engagés d'après le journal). Pour être à l'abri du vent j'ai pris dans le bois sous la route. Puis direction EST vers les jasseries de Pégrol. Malgré les grosses moufles en laine et les sur moufles, j'avais bien du mal à me réchauffer les doigts et ce qui m'arrive très rarement, je sentais même le froid aux pieds.
Comble du sort, je suis tombé sur une mâchoire inférieure de mouton bien décapée et dans la brume, j'ai cru entendre "to be or not to be" … le brouillard joue des drôles de tours parfois…smile
Dans le trou pour passer les sources de l'Ance ça allait mieux, puis le magnifique petit bois, mélange de bouleaux et fayard qui permet d'aller au pied de Roche Gourgon. Un petit tour là-haut en longeant le bois pour y monter, là où la neige tient et je suis allé à Pierre Bazanne. Là-bas, ça souffle tellement que la couche de neige est faible, donc il faut vite en profiter si le redoux annoncé en fin de semaine est bien réel. 
Ensuite, afin d'éviter le vent de trois quart face, j'ai décidé de passer par côte Braveix et d'aller chercher les bords du bois des sources de l'Ance (2 bras qui se jettent au niveau du pont à 3 km sous les Supeyres) en laissant le buron du Plan Chevalat sur ma droite. Il faut juste faire bien attention aux traversées des ruis, car c'est du gelé, partiellement gelé ou courant… Là, j'y ai vu de loin, mes second et troisième êtres vivants, 2 renards qui galopaient séparément. Ainsi protégé un peu du vent, j'ai regagné les jasseries de Pégrol puis les Supeyres, en croisant 3 snowkiters et 2 raquettistes qui démarraient du col. 
Vu le nombre de voitures au col, je me demande si le pauvre gars fermé dans sa cabane de péage a récolté de quoi se payer un café à l'auberge. J'ai discuté avec un jeune fondeur mais comme la neige portait, il voulait aller en skate sur PsH.
 
Modifié il y a 10 mois